Chili, les héros sont fatigués

Un film de Marco Enriquez Ominami

 2003  Documentaire  63 mn  N&B et Couleur  DVCAM  Mode de production : Télévision  VO, VOSTF (espagnol)

 Musique : Aldo Asenjo  Image : Rene Rojo  Son : Ricardo Pasterne  Montage : Catherine Poitevin, Claire-Anne Largeron

Producteur :
Cinétévé (4 quai des Célestins, 75004 Paris, téléphone : 01 48 04 30 00, fax : 01 48 04 70 38, mail : cineteve@cineteve.fr)
Distributeur :
Cinétévé (4 quai des Célestins, 75004 Paris, téléphone : 01 48 04 30 00, fax : 01 48 04 70 38, mail : cineteve@cineteve.fr)

Le 11 septembre 1973, le général Pinochet renversait dans le sang Salvador Allende. Les compagnons les plus proches du Président seraient, eux aussi, éliminés. Comme Miguel Enriquez, secrétaire général du MIR, abattu en octobre 1974 et devenu une légende. Sur fond d’archives douloureuses ou vibrantes, son fils part à la rencontre des anciens camarades de son père. La plupart ont abandonné leurs idéaux, ou trouvé des accommodements idéologiques avec le régime. Ce film désenchanté montre comment s’effritent les idéaux.

«  Chili - Les héros sont fatigués " est un film sur le compromis politique. Il met en perspective trente ans d’histoire contemporaine et dresse le portrait d’une nation sous tutelle. Il traite aussi très clairement du cynisme et de la sinuosité des chemins de la politique. En désignant les rapports de force et en pointant les contradictions de la jeune démocratie chilienne, Marco Enriquez a voulu figurer les dérives de l’exercice du pouvoir, aujourd’hui entre les mains d’anciens révolutionnaires ayant fait allégeance à leurs ennemis du passé.

Le réalisateur harcèle sans relâche le président socialiste pour obtenir une entrevue. A l’image de cette scène dans laquelle il est au téléphone avec la secrétaire du chef de l’Etat, dans une boîte de strip-tease. Sa quête prend soudain une dimension tragi-comique. Par le témoignage d’autres figures importantes du centre gauche, désormais au pouvoir, il dénonce avec cynisme la collaboration et les compromis de la gauche avec les partisans de Pinochet.

Le cinéaste, figure centrale du film, personnifie grâce à son héritage paternel la mauvaise conscience de ces ex-révolutionnaires confrontés à leur passé. Etat des lieux du socialisme chilien. Nous, téléspectateurs, rebondissons sur une trame de lecture plus large. Celle de la gauche européenne qui a dû sacrifier ses idéaux sur l’autel du libéralisme contemporain…

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