Wattstax

Un film de Mel Stuart

 1972  États-Unis  Documentaire  107 min  Couleur  Mode de production : Cinéma  VOSTF (anglais)

 Musique : Isaac Hayes, the Staple Singers, Luther Ingram, Johnnie Taylor, the Emotions, Rufus Thomas, Carla Thomas, Albert King, Richard Pryor.  Image : Larry Clark

Producteur :
Stax records (pas de coordonnées)
Distributeur :
Mission (171 quai de Valmy, 75010 Paris, Tel : 06 60 20 81 55, email: rodolphe.mission@noos.fr)

Il y a 50 ans, en 1957, le label Stax est fondé à Memphis par Jim Stewart et sa soeur Estelle Axton. Cette maison de disque va marquer non seulement l’histoire de la musique soul mais aussi celle des relations raciales en Amérique. L’apogée de son succès est manifestement le début des années 70 avec Isaac Hayes et son Shaft qui obtient un oscar et le concert unique de WattStax. Le 11 Août 1965 à Watts, le ghetto noir de la banlieue de Los Angeles, des émeutes éclatent qui mettent en lumière les conditions de vie misérables des noirs aux USA. 7 ans plus tard, le dimanche 20 août 1972, en commémoration de cette date cruciale dans l’histoire de la communauté noire est organisé au cœur du ghetto le concert « WattStax ». « WattStax » est un événement musical majeur de toute l’Amérique noire. Le révérant Jesse Jackson, maître de cérémonie, accompagné des figures majeures de la Stax Records, le label de soul music de Memphis vont célébrer la fierté noire et chanter les standards du funk, de la soul, du gospel et du blues jusqu’à la tombée de la nuit devant plus de 100 000 spectateurs fans électrisés. Le spectacle est là, endiablé sur scène comme dans les gradins. Un festival de danse, de rythme, de sape et de style. Mais « WattStax » est plus qu’un film de concert, le réalisateur Mel Stuart offre un contrepoint politique et sociologique en s’aventurant dans les rues, les cabarets, les bistrots et les coiffeurs du ghetto en filmant et questionnant les habitants. Il dresse un portrait fascinant sur les relations humaines entre Afro-Américains et les rapports entre les noirs et les blancs. Sont évoqués la pauvreté, l’intégration, le communautarisme et le salut dans la musique. Des récits et des faits qui restent tout à fait contemporains aux États-Unis comme en Europe et surtout en France depuis les émeutes en banlieue… Et pendant le tournage, la découverte par le réalisateur d’un comique unique: l’humoriste Richard Pryor avec une série de « stand up » à l’humour mordant qui n’épargne pas la communauté noire en faisant fi des convenances. « Le stand up », spectacle informel et comique, est devenu un modèle repris par des générations de comédiens anglophones ou francophones et notamment, en France, par Jamel Debbouze.

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Vidéo :

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