Petite prairie aux bouleaux (La)

Un film de Marceline Loridan

 2003  France, Allemagne  Fiction  90 min  Couleur  35 mm  Mode de production : Cinéma

 Scénario : Marceline Ivens-Loridan, Jeanne Moreau, Elisabeth D. Prasetyo, Jean-Pierre Sergent  Image : Emmanuel Machuel  Son : Paul Lainé  Montage : Catherine Quesemand

 Distribution : August Diehl, Anouk Aimée, Marilu Marini, Zbigniew Zamachowski, Claire Maurier

Producteurs :
Mascaret films (21 rue Bergère, 75009 Paris, Mail : mascaretfilms@wanadoo.fr, Tél.: 00 33 (0) 1 44 83 69 70, Fax : 00 33 (0) 1 44 83 69 79)
Capi films (61, rue des Saints-Pères, 75006 PARIS, Tél : 01 42 22 40 23)
Distributeur :
Capi films (61, rue des Saints-Pères, 75006 PARIS, Tél : 01 42 22 40 23)
 Éditeur :
Studio Canal (1, Place du spectacle, 92130 Issy-les Moulineaux, téléphone : 01 71 35 35 35)

De retour à Paris, après cinquante ans d’absence, Myriam se rend à une réunion d’anciens déportés qui commémorent la libération des camps d’extermination nazis. Myriam retrouve là quelques-unes de ses compagnes de captivité, comme elle survivante de Birkenau. C’est là qu’elle fut déportée avec son père qui, lui n’est pas revenu d’Auschwitz. Elle avait 15 ans. Myriam fait ce long voyage pour ce retour à Birkenau. Y aller est une obligation. En quête de sa propre identité, Myriam doit se confronter à ce lieu où elle a été blessée dans son corps et sa conscience. Elle fait ce voyage seule. Ce retour à Birkenau provoque chez elle un choc d’une extrême violence et déclenche une tempête d’émotions qui la ramène à son passé. Tout ici lui est familier. Elle retrouve sa baraque, son châlit et les lieux plus ou moins intacts. Les souvenirs l’assaillent, dont certains qu’elle croyait ou qu’elle avait voulu oublier pour pouvoir survivre. Le camp est silencieux, mais il n’est jamais vide. Le lieu est oppressant. Les baraquements, les cheminées des anciens crématoires, les salles de douches, les chambres à gaz à moitié détruites, les clôtures de fils barbelés rouillés, les miradors désertés : Myriam reconnaît tout. Dans le camp, Myriam rencontre Oskar, un jeune Allemand. Il tente en photographiant le camp de déceler les traces de l’horreur du passé.

Ce que recherche Myriam est d’un autre ordre. Sa quête procède de l’invisible et de l’indicible. Oskar révèle à Myriam qu’il est le petit-fils d’un colonel SS en charge de l’administration des camps de concentration en Pologne pendant la Guerre. Myriam est révoltée. Mais le Temps a fait son œuvre. Elle accepte de l’aider à compléter et à affiner son travail. Ensemble ils parcourent Birkenau. Myriam apprend à Oskar ce qu’était l’enfer de la vie quotidienne à Birkenau. Oskar lui dit ce qu’il sait du camp d’après ce qu’il en a appris de ses lectures et des ses recherches. Le travail de chacun d’eux sur son histoire personnelle les rapprochent et fortifie cette rencontre.

Myriam et Oskar s’aident l’un et l’autre, comme ils le peuvent, à avancer coûte que coûte, malgré les blessures, les cassures, les douleurs non dites. Ils se quittent sur un quai de gare.

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