Mots ont un sens (Les)

Un film de Chris Marker

 1970  France  Documentaire  20 mn  Noir & Blanc  16 mm  Mode de production : Cinéma  VF

Producteurs :
Iskra (18 rue Henri Barbusse, BP 24 94111 Arcueil CEDEX, téléphone : 01 41 24 02 20, fax : 01 41 24 07 77, mail : iskra@iskra.fr)
SLON (Société pour le lancement des oeuvres nouvelles) (devenu ISKRA) (SLON, 18 rue Henri Barbusse, BP 24 94111 Arcueil CEDEX, téléphone : 01 41 24 02 20, fax : 01 41 24 07 77, mail : iskra@iskra.fr)
Distributeur :
Iskra (18 rue Henri Barbusse BP 24 94111 Arcueil CEDEX, téléphone : 01 41 24 02 20, fax : 01 41 24 07 77, mail : iskra@iskra.fr)

Portrait de François Maspéro, libraire et éditeur engagé à gauche, symbole et bouc émissaire de 68. Produit par SLON et conçu par Chris Marker, On vous parle… est un magazine de contre-information diffusé dans les circuits parallèles.

« Des deux On vous parle… consacrés au Brésil (le n°3 qui rassemble des témoignages de prisonniers politiques torturés, et un autre qui est un hommage à Carlos Marighela), le premier est froid (les documents d’origine cubaine sont simplement accompagnés d’une « voice over » française), le second, qui supplée au manque de documents par des images pauvres presque abstraites (l’écran d’un téléviseur, une lampe de bureau), est déjà plus personnel. Faut-il créditer Marker du n°10, On vous parle du Chili ? La part créatrice y est très limitée, deux cartons nous en préviennent avant la première image : « En 1971, le cinéaste chilien Miguel Littin a fait un film autour d’une conversation avec Régis Debray et le président Allende, Compañero Presidente / Nous avons groupé ici des passages de cette conversation qui peuvent aider à comprendre la politique d’Allende, ainsi que les forces auxquelles il s’est heurté ». Plus markérien est à l’évidence le n°6, Le deuxième procès d’Arthur London, un reportage sur le tournage de L’Aveu. La voix de Chris Marker y interroge Yves Montand, Georges Semprun, Simone Signoret et surtout Arthur London. Voix de Marker : « Le vrai London en face d’un faux policier qui s’efforce de ressembler à ceux qui l’ont supplicié… L’irréalité du monde où nous vivons tient dans cette rencontre ». Il y est question de responsabilité. Le film se termine sur une citation de Gramci. C’est sur une autre citation de Gramci que s’ouvre, dans la même série, le n°5 : Les mots ont un sens, sous-titré « Portrait de François Maspéro ». Film à deux voix, c’est surtout celle de Maspéro qu’on entend. Marker s’exprime par le montage, ordonné par des entrées qui sont des mots du dictionnaire comme Édition, Sélection, Récupération (où intervient un chat au-dessus des livres) et Contradiction, avec cette dernière phrase de l’éditeur qui la termine avec le sourire évoqué plus haut : « Moi, je suis un bourgeois qui lutte toujours pour trahir la bourgeoisie, et pour la trahir mieux ». Comment ne pas penser qu’il y a de l’autoportrait de Marker dans le portrait amical de Maspéro ? »


Jean-Pierre Jeancolas, « La centrale Marker », Positif, n°433, mars 1997, p. 89


Film programmé lors de la 3ème Décade Cinéma et Société 2008 sur les années 68 au cinéma

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