Ceux des champs

Un film de Bertrand Dunoyer

 1952  France  Documentaire  20 mn  Noir & Blanc  16 mm, 35 mm  Mode de production : Télévision  VF

 Musique : Le Pauvre Laboureur

Distributeur :
Ciné-archives (2 place du colonel Fabien, 75019 Paris, tél : 01 40 40 12 50 ou 48, fax : 01 40 40 13 99, mail : contact@cinearchives.org)

En terre limousine, l’action des paysans contre la faiblesse des prix de la viande à la vente. Après des vues consacrées aux travaux des champs et des fermes en hiver (ramassage des feuilles pour la litière, labours, coupe du bois, traite des vaches, corvées d’eau…), Ceux des champs montre une scène de foire à Saint-Léonard où les maquignons, profitant de l’abondance des bêtes et de la faiblesse des prix, imposent aux paysans des prix particulièrement bas. Ils topent en forçant la main. Bouchers et État prennent également leur part. Sur le marché, les paysans peuvent néanmoins s’entretenir avec le député communiste du département, « un homme qui vous écoute et qui explique le mécanisme des choses, une homme du pays » . De fermes en fermes, des réunions -reconstituées- sont alors organisées (où l’on vote). Une action est prévue le jour du marché. Les paysans, déterminés et calmes, se réunissent ; des barrages se dressent. Troncs, charrettes et fumier déversés bloquent les routes.

La dernière séquence est consacrée à l’intervention maladroite des C.R.S. -dont l’inutilité et le ridicule sont soulignés par le commentaire- face à des paysans goguenards. Même si « la radio du gouvernement » occulte délibérément cette action paysanne de grande ampleur, le gouvernement est contraint d’accorder 9 milliards pour un fonds d’assainissement du marché de la viande. La dénonciation de la partialité de la radio est brièvement illustrée par une scène où l’on voit une vieille femme -dont le modeste intérieur est décoré par une photo dédicacée d’Henri Martin- sourire et éteindre sa radio.

Après une dernière séquence montrant, de l’intérieur, une voiture s’arrêter devant des paysans confiants et résolus,Ceux des champs s’achève par des vues de labours et le chant du Pauvre Laboureur.

Filmé dans un département rural à forte tradition communiste et destiné au monde paysan, Ceux des champs, fort bien réalisé et efficacement construit, au commentaire souvent littéraire, semble atteindre certains des buts généralement visés par la propagande communiste: participation effective des paysans à des scènes majoritairement reconstituées, linéarité du récit, fin positive, valorisation de l’action collective, des élus et de la presse communistes (La Terre), dénonciation de la radio gouvernementale… Ceux des champ témoigne de l’implantation du parti communiste français dans certaines couches de la petite paysannerie française.

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