Milou en mai

Un film de Louis Malle

 1990  France  Fiction  105 mn  Couleur  Mode de production : Cinéma  VF

 Distribution : Michel Piccoli, Miou-Miou, Michel Duchaussoy, Domnique Blanc, Harriet Walter, Bruno Carette, François Berléand, Paulette Dubost, Martine Gautier, Rozenne Le Tallec, Anne-Marie Bonange, Marcel Bories, Bernard Brocas, Renaud Danner, Etienne Draber, Jeanne Herry-Leclerc, Denise Juskiewenski, Valérie Lemercier

Producteur :
Nef Productions (a cessé son activité)
Distributeur :
Pyramide Distribution (5 rue du Chevalier de Saint-Georges, 75008 Paris, Tél : 01 42 96 01 01, Fax : 01 40 20 05 51, @ : distribution@pyramidefilms.comd)
Distributeur institutionnel :
ADAV (41 rue des Envierges, 75020 Paris, Tél : 01 43 49 10 02, Fax : 01 43 49 25 70, @ : contact@adav-assoc.com)
 Éditeur :
Arte vidéo (ARTE France Développement - Service commercial, 8, rue Marceau, 92785 Issy les Moulineaux cedex 9)

Une vieille dame s’éteint dans une grande demeure du Sud-Ouest. Son fils, Milou, qui a soixante ans et qui s’occupe de la propriété, convoque pour l’enterrement toute la famille. Mais nous sommes en mai 1968 et depuis deux semaines Paris est en effervescence.

« Mai 68 était une parfaite toile de fond pour mon scénario. J’avais là l’occasion - un vieux truc à moi - d’étudier la façon dont les gens réagissent quand des événements extraordinaires les obligent à sortir de leur train-train quotidien ; des événements d’ordre privé, la mort de la grand-mère, et d’ordre historique, Mai 68… même si cette histoire se passait dans une région de France très calme et éloignée de tout. Les nouvelles de la révolution parviennent de façon indirecte et déformée. Mes personnages sont soudain confrontés à une situation où ils doivent improviser et s’interroger sur eux-mêmes. Ils ne se sont pas vus depuis des années et ne ressentent pas une affection particulière les uns pour les autres. Leur plus cher désir est d’enterrer la vieille dame au plus vite, de vendre la maison et de rentrer chez eux, à Londres, à Paris ou à Bordeaux. Mais ils sont coincés là. […] Le film est une satire d’une certaine bourgeoisie, mais, tout en ridiculisant un peu mes personnages, je voulais aussi qu’ils soient émouvants. Ils évoluent, mécontents et égoïstes au début, quand ils voient qu’on ne peut pas enterrer la grand-mère, ils finissent par se laisser aller et se mettent à rêver à une société utopique, à une vie communautaire, à la libération sexuelle, toutes ces idées à la mode. C’est le printemps, il fait un temps superbe, la nature prend le dessus… »

Louis Malle, Conversations avec Philip French, Paris, Denoël, 1993, p. 222-223

Film programmé lors de la 3ème Décade Cinéma et Société 2008 sur les années 68 au cinéma

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