Lettre à ma sœur

Un film de Habiba Djahnine

 2006  France  Documentaire  68 min  Couleur  Vidéo  Mode de production : Cinéma

 Musique : Moussa Selkh  Image : Leila Habchi et Ahmed Messad  Son : Farid Kortbi, Benoît Prin  Montage : Benoît Prin

Producteurs :
Momento production (38 rue de la Chine, 75020 Paris, téléphone : 01 43 66 25 24, fax : 01 43 66 86 00, mail : infos@momento-production.com)
Polygone étoilé (Le) (1 rue Massabo, 13002 Marseille, Tel. 04 91 91 58 23, Fax. 04 91 91 58 23, polygone.etoile@wanadoo.fr)
CRRAV (Centre régional de Ressources audiovisuelles) - Pictanovo (21 rue Edgar Quinet, BP 152, 59333 Tourcoing CEDEX, Tél : 03 20 28 26 40, Fax : 03 20 28 26 41, @ : edemolder@pictanovo.com)
Distributeur :
Polygone étoilé (108 rue Robespierre, 93100 Montreuil, GSM : 06 19 24 06 47, djahnine68@aol.com)

Habiba Djahnine a longtemps été hantée par le trajet, effectué en compagnie de la dépouille de sa sœur Nabila, de la ville de Tizi Ouzou où celle-ci a été assassinée vers Béjaïa où se trouve la maison familiale. Le parcours en voiture et le commentaire de la réalisatrice structure le film du retour, dix ans après, sur les lieux du drame, à la rencontre de parents, amis et voisins pour tenter de comprendre une décennie d’assassinats et de massacres de civils. Pour trouver un exutoire à la douleur, pour que le travail de deuil puisse s’accomplir, pour pouvoir penser enfin que dix années de violence et 200.000 morts n’auront pas servi à rien, pour honorer la mémoire des disparus, pour transformer les cadavres qui encombrent les placards de notre histoire récente en sentinelles de la mémoire. On y entend ainsi la grand-mère, des frères et des sœurs, mais aussi des collègues, des garçons, des filles et des femmes, auprès desquels Nabila a agi en éveilleuse de conscience et qui se souviennent de ses petites attentions, de sa grande sollicitude, de son écoute.

« En 1994, confie Habiba Djahnine qui se trouvait alors à Timimoun dans le sud-ouest algérien, Nabila m’avait écrit une lettre, elle me racontait l’escalade de la violence, la répression, les assassinats, les espoirs si maigres et son désarroi face à l’action quasi impossible en ces années de plomb.". Dix ans après, Habiba qui réside à Paris est retournée au pays pour lui faire une réponse sous la forme d’un film. Lettre à ma soeur se termine sur une interview de Nabila, réalisée au tournant des années 90 par le cinéaste Ahmed Lallem, qui en dit long sur la combativité de l’architecte, militante, syndicaliste et féministe, fauchée dans la fleur de l’âge.

(texte extrait du site www.algeriades.com)

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