Terminus Auschwitz (1&2) - Les chemins de fer européens et la Shoah (Nach Fahrplan in den Tod – Europas Bahnen und der Holocaust)

Un film de Wolfgang Schoen, Frank Gutermuth

 2008  Allemagne  Documentaire  104 min  N&B et Couleur  Mode de production : Télévision

 Musique : Peter W. Schmitt  Montage : Cesare del Vecchio

Producteur :
SWR (Südwestrundfunk) (Fernsehen HA Kultur, Hans Bredow Strasse, D-76522 Baden Baden, Allemagne, Tel. 49 72 21 929 43 73, Fax. 49 72 21 929 61 61)
Distributeur :
Arte Sales (8, rue Marceau, 92785 Issy-les-Moulineaux cedex 9, Tél : 01 55 00 77 77, @ : infosales@artefrance.fr)

Si la déportation des juifs originaires de nombreux pays européens fut coordonnée par Adolf Eichmann en coopération avec la compagnie ferroviaire allemande, la Deutsche Reichsbahn, l’intervention d’autres entreprises de chemins de fer fut nécessaire pour organiser le transport. En France, aux Pays-Bas, en Slovaquie, ces sociétés nationales ont géré les horaires et les plans de circulation des trains de la mort, et mis des wagons à bestiaux, des locomotives, du charbon et du personnel à la disposition des nazis. Des survivants des camps d’extermination ou leurs enfants se sont efforcés depuis longtemps de dénoncer ces formes de collaboration.

Alors qu’après la Libération, la compagnie française a surtout voulu mettre en avant le rôle héroïque de nombre de ses agents dans la Résistance, le tribunal administratif de Toulouse concluait en juin 2006 à une coresponsabilité de la SNCF et de l’État français dans la déportation des juifs. Si l’État a accepté le verdict, la SNCF a décidé de faire appel : la cour administrative d’appel de Bordeaux a depuis infirmé le jugement en retenant l’incompétence de la juridiction administrative. Aux Pays-Bas, les Nederlandsche Spoorwegen sont restés muets après la guerre sur ce chapitre de leur collaboration avec l’occupant. Mais ils se considèrent maintenant comme blanchis, depuis qu’ils ont officiellement présenté des excuses à la communauté juive en 2005. En Slovaquie, enfin, le travail de mémoire et d’investigation ne fait que commencer… Ce documentaire en deux parties fait appel à des témoignages d’anciens déportés ainsi qu’à des historiens pour lesquels la mise en cause des compagnies ferroviaires impliquées est justifiée.

Le film dans la base

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