Ballet mécanique

Un film de Fernand Léger

 1924  Animation  14 mn  Noir & Blanc  16 mm, Dvd  Mode de production : Cinéma

 Musique : Antheil George  Image : Murphy Dudley

 Distribution : Kiki de Montparnasse, Katherine Murphy

Distributeur :
Cinédoc (18 rue Montmartre, 75001 Paris, tél : 01 42 33 10 64, fax : 01 42 33 63 35, mail : cinedoc@wanadoo.fr)
Distributeur institutionnel :
ADAV (41 rue des Envierges, 75020 Paris, Tél : 01 43 49 10 02, Fax : 01 43 49 25 70, @ : contact@adav-assoc.com)

Reprenant à son compte la célèbre phrase de Marinetti : «une automobile de course est plus belle que la victoire de Samothrace», Fernand Léger succombe à la fascination pour les objets manufacturés et participe au fantasme d’un Eden technique où règne harmonie entre homme et machine. En ce début de 20ème siècle, «le beau est partout» et l’art dit moderne doit pouvoir rivaliser avec la technologie de l’aviation.

« Le Ballet mécanique date de l’époque où les architectes ont parlé de la civilisation machiniste. Il y a dans cette époque un nouveau réalisme que j’ai personnellement utilisé dans mes tableaux et dans ce film. Ce film est surtout la preuve que les machines et les fragments, que les objets usuels fabriqués sont possibles et plastiques. Contraster les objets, des passages lents et rapides, des repos, des intensités, tout le film est construit là-dessus. Le gros plan, qui est la seule invention cinématographique, je l’ai utilisé. Le fragment d’objet lui aussi m’a servi; en l’isolant on le personnalise. Tout ce travail m’a conduit à considérer l’événement d’objectivité comme une valeur très actuelle et nouvelle. »

« J’ai pensé que c’était l’objet négligé, mal mis en valeur qui était succeptible de remplacer le sujet. Partant de là, ces mêmes objets qui me servaient en peinture, je les ai transposés à l’écran, leur donnant une mobilité et un rythme très calculés pour que tout cela fasse un tout harmonieux. »

Fernand Léger, In Fonctions de la Peinture.

Il réalise ainsi le premier film sans scénario, et s’exclame : «l’erreur de la peinture c’est le sujet, l’erreur du cinéma c’est le scénario».

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