Mourir d’aimer

Un film de André Cayatte

 1971  France  Fiction  90 mn  Couleur  Mode de production : Cinéma  VF

 Distribution : nnie Girardot, Bruno Pradal, François Simon, Monique Mélinand, Jean-Paul Moulinot, Claude Cerval, Jean Bouise, Nathalie Nell, Marcel Pérès, Marcelle Ranson, Yves Barsacq, Daniel Bellus, Claudine Berg, Jacky Blanchot, Florence Blot

Producteur :
Cobra Films (Boîte Postale : Boulevard Emile Bockstael, 88, Accès : Porte cochère nº 114, 1020 Bruxelles, BELGIQUE, Tél : 32 (0) 2 544 19 69, @ : contact@cobra-films.be)

1968, Danielle Guenot est professeur dans un lycée de Rouen. Dans l’exaltation encore fraîche du mois de mai passé, Danielle et l’un de ses élèves, Gérard Le Guen, s’aiment. Les parents de Gérard, qui se plaisent pourtant à afficher des idées libérales, portent plainte pour détournement de mineur… Réalisé d’après la véridique affaire Gabrielle Russier, Mourir d’aimer résonne comme l’adieu aux utopies de mai 1968, comme le constat d’une rencontre à jamais manquée entre les générations.

« Quand il plaide, André Cayatte ne fait pas les choses à moitié. Veut-il déconsidérer et détruire l’adversaire ? Quelle fougue ! Quelle virulence ! On connaît le procès et les éléments en cause : d’une part les droits de l’amour que l’on ne peut aliéner sans choquer le romantisme des foules, d’autre part les obligations morales et leur éventuel conformisme […] Cayatte ne s’embarrasse pas de nuances. Il tempête, il accuse, il s’emporte. Il force le trait des personnages. Il les rend horribles d’un seul bloc […] L’amour contrarié, détruit, l’héroïne persécutée, martyrisée. Les malheureuses conséquences d’un rigorisme abusif et d’un enchaînement de maladresses. Là, Cayatte s’indigne à bon escient. Il s’émeut légitimement. Qu’il décrive la naissance de cette passion partagée ou plus tard les affres des amants, les sacrifices qu’assume l’un pour sauver l’autre, à tour de rôle, la renonciation de la jeune femme à cet univers de confidences confiantes qu’elle avait su créer avec ses élèves (épisode pathétique) ou le suicide final, discrètement évoqué, Cayatte avocat démontre un indiscutable brio. Cayatte cinéaste illustre la plaidoirie d’images fortes, sur le rythme exact de la période oratoire. Et l’on a le cœur serré par le spectacle d’un tel désastre des sentiments… »

Louis Chauvet, Le Figaro, 25 janvier 1971

Film programmé lors de la 3ème Décade Cinéma et Société 2008 sur les années 68 au cinéma

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