Avignon-sur-scène

Un film de Sylvain Roumette, Pierre Samson

 1968  France  Documentaire  55 mn  Mode de production : Film d’école

Producteur :
Centre audiovisuel de l’École normale supérieure de Saint-Cloud (31 avenue Lombart, 92260 Fontenay-aux-Roses)
Distributeur :
Centre audiovisuel de l’École normale supérieure de Saint-Cloud (31 avenue Lombart, 92260 Fontenay-aux-Roses)

Avignon sur scène « n’est pas une chronique du Festival d’Avignon 1968. Il est simplement l’écho de quelques questions qui furent posées au théâtre et à la culture ». Le film se construit sur l’alternance d’extraits de représentations scéniques (Ballet du XXe siècle de Maurice Béjart, Living Théâtre de Julian Beck) et de discussions souvent houleuses autour de la fonction sociale et politique du théâtre.

Extraits du commentaire :

« Puisqu’un festival organisé est un festival bureaucratique, (les contestataires) ne veulent plus de salles ni de programmes, mais une sorte d’improvisation permanente et publique dans les rues et sur les places, où les spectateurs feraient jeu égal avec les acteurs. À l’expression corporelle et à la créativité personnelle s’ajoute avec le Living une ambition plus proprement politique. Si l’art ne suffit pas à faire la révolution, il peut y préparer les sensibilités et souvent par les chemins les plus imprévus. Libération du spectateur, propagande révolutionnaire, prise de conscience politique, on attendait tout à Avignon du théâtre prophétique incarné par Julian Beck. Au cœur de cette attente, il y avait celle du baptême de la participation, cette liberté enfin donnée au spectateur de monter sur scène, de se mêler aux comédiens et de peser sur les spectacles de toute la force de son désir. On ne fait pas de théâtre révolutionnaire avec de bons sentiments, même porté au rouge par la passion érotique. Aussi bien la seule chose qu’avaient en commun les contestataires et le Living Théâtre, c’était la volonté d’expérimenter au-delà du théâtre populaire et du théâtre politique, un théâtre de provocation. Plus de texte mais des mots d’ordre. Plus de comédiens mais des militants. Plus de spectateurs mais des participants. Un théâtre de guérilla. Que le Palais des Papes ne soit pas le Palais d’Hiver, ils étaient plusieurs à s’en douter. Mais ce qui comptait pour eux, c’était de faire que le théâtre déserte ses lieux habituels, qu’il descende dans la rue et que s’y étant installé, il y reste. Il y est resté un mois, jouant portes ouvertes le mimodrame de la révolution ou plus précisément celui de la Commune. »

 

Film programmé lors de la 3ème Décade Cinéma et Société 2008 sur les années 68 au cinéma

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