Vacances de Mr Hulot (Les)

Un film de Jacques Tati

 1953  France  Fiction  96 mn  Noir & Blanc  70 mm, 35 mm  Mode de production : Cinéma  VF

 Scénario : Jacques Tati, Henri Marquet  Musique : Alain Romans  Image : Jacques Mercanton, Jean Mouselle  Montage : Jacques Grassi, Ginou Bretoneiche, Suzanne Baron

 Distribution : Jacques Tati, Nathalie Pascaud, Michèle Rolla, Valentine Camax, Louis Perrault, André Dubois, Suzy Willy, Michèle Brabo, Marguerite Gérard, René Lacourt, Lucien Fréfis, Raymond Carl

Producteurs :
Distributeur :
Films distribution (34 rue du Louvre, 75001 Paris, Tél : 01 53 10 33 99, Fax : 01 53 10 33 98, Mail : info@filmsdistribution.com)

Après le succès de Jour de fête, Tati n’a pas voulu poursuivre les aventures de François le facteur – malgré les nombreuses propositions des producteurs. C’est qu’il songeait déjà à lui substituer le personnage de monsieur Hulot, ce grand bonhomme lunaire et dégingandé qui semble débarquer d’une autre planète.

Avec Les Vacances de monsieur Hulot, le cinéaste bouscule les conventions de la comédie à la française, en orchestrant une suite de sketchs irrésistibles, à la fois tendres et gentiment moqueurs : chaque nouvelle situation – l’épisode du tennis, de l’enterrement, du ping-pong ou du canoë – laisse entrevoir un univers particulier, cocasse et émouvant, tandis que, déjà, Tati est passé à autre chose.

Redoutable observateur de ses contemporains, il capte sur la pellicule, l’air de rien, la gravité médiocre de ces vacanciers qui ne veulent surtout pas être dérangés dans la tiède monotonie des jours qui passent. Du coup, Hulot, ce merveilleux empêcheur de s’ennuyer en rond, est forcément rejeté.

Influencé par le cinéma muet, le réalisateur réduit les dialogues au minimum, leur préférant gestes expressifs et mimiques. D’ailleurs, les mots n’ont plus de sens : le haut-parleur nasillard de la gare est incompréhensible, les clients du restaurant ne profèrent que des banalités qui n’intéressent personne, les cours de la bourse se déversent sur des enfants qui s’en moquent, les propos des uns recouvrent ceux des autres…

Pourtant, tout en se souvenant de Chaplin et de Keaton, Tati annonce la modernité de la Nouvelle Vague.

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