Davos, Porto Alegre et autres batailles

Un film de Vincent Glenn

 2002  France  Documentaire  91 mn  Couleur  Mode de production : Cinéma  VF

 Scénario : Christopher Yggdre  Image : Philippe Larue, Vincent Glenn, Eric Guéret, Barmak Akram  Son : Pierre Boscheron, Régis Leroux  Montage : Annick Hurst

Producteur :
Vincent Glenn (vincentglenn@no-log.org)
 Éditeurs :
Co-errances (45 rue d’Aubervilliers, 75018 Paris, Tél : 01 40 05 04 24 / 01 40 05 05 97, Fax : 01 40 36 68 29, Mail : contact@co-errances.org)
Doriane Films (145 rue de Belleville, 75019 Paris, téléphone : 01 44 74 77 11, fax : 01 44 74 64 93, mail : doriane@dorianefilms.com)

Le Forum Économique Mondial de Davos (Suisse) existe depuis 1971. Soutenu par plus de mille entreprises transnationales, il réunit chaque année des hommes d’affaires, des hommes d’État, des hauts fonctionnaires internationaux, et plus largement tous ceux qu’à Davos on appelle les « global leaders « . Il a pour objectif officiel de " rapprocher les gouvernements et le monde des affaires pour relever les défis auxquels l’humanité sera confrontée au XXè siècle « .

En 2001, au Brésil, aux mêmes dates que Davos s’est tenu le premier Forum Social Mondial de Porto Alegre. Venus de plus de 120 pays, des organisations de Paysans sans Terre, des mouvements pour l’abolition de la dette des pays pauvres, des syndicalistes, mais aussi des élus politiques et des chercheurs se sont réunis non pour en rester à une " contestation « , mais pour passer à un stade plus constructif de propositions sociales.

Ainsi commença cette sorte de duel, de bataille argumentaire et médiatique. L’histoire de ce film est celle de notre désir d’en rendre compte.

Vincent Glenn et Christopher Yggdre

 

Deux équipes de film, une à Davos l’autre à Porto Alegre, armées chacune d’une caméra, parcourent deux forums bien différents…

Alors que la première filme les abords d’une forteresse suisse où on ne la laisse pas entrer, la seconde se fraie un chemin entre les centaines de débats qui animent Porto Alegre.

Davos Porto Alegre et autres batailles, c’est d’abord l’histoire de cette confrontation. C’est l’histoire du face à face entre ces deux Forums que beaucoup de choses distinguent mais qui ont en commun d’avoir été conçus à la fois comme lieux de pensée et lieux d’influence. Tous deux ont émergé en vue de peser sur les évolutions économiques et politiques de la planète.

Construit comme une série d’allers retours entre la Suisse de Davos et le Brésil de Porto Alegre, le film est une tentative de saisir les idéologies et les intérêts en présences.

Les caméras n’ont de cesse de chercher la parole des journalistes, des militants, des intellectuels venus enrichir le débat de leur présence.

Les personnages présents dans le film, sans être nécessairement " leaders « , ont pourtant tous en commun d’être fort d’un certain " pouvoir « , si l’on veut bien donner à ce mot le sens de " pouvoir faire " quelque chose, et pas exclusivement le " pouvoir dominer « , ou le " pouvoir opprimer « . Chacun à sa façon, ils combattent une certaine " culture de l’impuissance " en politique, l’idée qu’ " on y peut rien « , sinon applaudir, grimacer ou pleurer après les décisions des maîtres du monde…

Seattle, Washington, Millau, Dakar, Prague, Nice, Davos, Porto Alegre, Montréal et plus récemment Gênes, Doha, Monterrey, Barcelone, Johannesburg… Des noms de villes se sont mis à retentir comme des noms de batailles. Mais de quelle(s) bataille(s) s’agit-il ? Ces villes rejoignent-elles une espérance commune ? Dessinent-elles un mouvement mieux organisé que ne le laisse entendre les reportages sur les manifs et les casseurs ?

Peut-être sont-elles d’abord la tentative à un niveau mondial d’identifier les pouvoir et leurs idéologies. C’est peut-être aussi le passage d’une constellation de contestations à une force commune de proposition.

Parcours subjectif et suggestif, le film est porté par le désir de déchiffrer ces batailles, de s’émanciper de la soit-disant " fin des idéologies " qui est un autre nom pour dire " confusion « . Il s’appuie sur cette pratique d’une éducation populaire d’un nouveau type, à Porto Alegre, pour en retirer une once d’espoir. Il est peut-être aussi, par là même, un ensemble de tentatives pour remettre à l’honneur les notions d’intérêt commun et de biens collectifs, à mesure que l’idéologie dominante s’emploie à mettre l’accent sur la réussite individuelle et sur l’argent comme indices majeurs de ce qui vaut et de ce qui ne vaut pas.

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