Playtime

Un film de Jacques Tati

 1967  France, Italie  Fiction  152 mn  Couleur  70 mm  Mode de production : Cinéma  VF, VOSTF (français)

 Scénario : Jacques Tati, Jacques Lagrange  Musique : Francis Lemarque, Dave Stein, James Campbell  Image : Andreas Winding, Jean Badal  Son : Jacques Maumont  Montage : Gérard Pollicand

 Distribution : Jacques Tati, Barbara Dennek, Rita Maiden, France Rumilly, France Delahalle, Valérie Camille, Erika Dentzler, Nicole Ray, Marie-Pierre Casey

Producteur :
Distributeurs :
Films distribution (34 rue du Louvre, 75001 Paris, Tél : 01 53 10 33 99, Fax : 01 53 10 33 98, Mail : info@filmsdistribution.com)
Les Films de mon Oncle (7 bis, avenue de Saint-Mandé, 75012 Paris, Tél : 01 43 45 89 06, Fax : 01 43 42 52 19, Mail : facteur@tativille.com)

Parmi un groupe de touristes étrangers, une jeune Américaine débarque à Paris : elle est aussitôt conduite à son hôtel. C’est là que Monsieur Hulot a rendez-vous avec un chef de service qui semble insaisissable. Plus encore que dans ses précédents films, l’intrigue est ici réduite à sa plus simple expression. Car ce qui intéresse Jacques Tati, ce n’est pas tant de raconter une histoire que de plonger le spectateur dans un monde déshumanisé pour lutter contre la passivité naturelle des citadins d’aujourd’hui, voire susciter chez eux une réaction d’insoumission.

« Film difficile, comme toutes les œuvres neuves et puissantes. La satire de la vie moderne forme certes le sujet apparent de Playtime. Mais ce n’est pour Jacques Tati qu’une nouvelle occasion de nous parler avec tendresse des hommes - de chanter la tendresse. Ce décor des cités de l’avenir, déjà partiellement présent ici et là, à Paris comme ailleurs, n’est pas plus absurde, il l’est même beaucoup moins, que celui des villes d’hier. Seulement le comique qu’y remarque ou qu’y suscite un observateur de la qualité de Jacques Tati est d’une autre sorte. L’homme est là, méconnu, ignoré, brutalisé par une société qui l’écrase, mais en réchappant parce qu’il est homme, justement, et qu’il réduit ce qui l’entoure, même démesuré, à l’humaine mesure… »

Claude Mauriac, Le Figaro littéraire, 1er janvier 1968

« En fait, on rend un mauvais service à Tati lorsqu’on l’accable sous le poids des intentions. Il n’y a pas de « message » dans Playtime. Mais on y trouve, en revanche, tous les thèmes chers à l’auteur, ce qu’on pourrait appeler sa « chanson » personnelle et, à propos de la description amusée, amusante, du nouveau décor de notre vie quotidienne, un certain nombre de réflexions sur notre inadaptation foncière à un système de vie trop ordonné et sur la fragilité des belles machines humaines. Autrement dit, Playtime est un film limpide, comme l’étaient Les Vacances de M. Hulot et Mon Oncle, un film que deux mots devraient suffire à qualifier : rire et poésie… »

Jean de Baroncelli, Le Monde, 22 décembre 1967

Film programmé lors de la 3ème Décade Cinéma et Société 2008 sur les années 68 au cinéma

Pour découvrir ce film

Lieux de consultation :
Sur internet :

Le film dans la base

Incontournable dans le chemin d’accès :
Autre chemin :
Incontournable dans la période :
Projeté dans le festival :