Nos invités

Session de mars

Tout au long de la Décade :

  • Catherine Coquery-Vidrovitch, historienne spécialiste de l’Afrique, professeur émérite à l’université Paris VII, elle a publié entre autres, Les Africaines. Histoire des femmes d’Afrique du XIX ème au XXème siècle (Desjonquères 1994), et à la suite du discours de Dakar, où Nicolas Sarkozy osait affirmer que « l’ Afrique n’a pas d’Histoire », Petite histoire de l’Afrique (La Découverte 2011). Elle a également beaucoup travaillé sur l’histoire des migrations. Elle déroulera le fil rouge de la Décade.
  • Marie Mortier, fondatrice du festival Migrant’scene au niveau national, organisé par la Cimade et coordinatrice de ce festival de 2007 à 2012. Ce festival permet de porter un autre regard sur les migrants. Elle nous fera donc bénéficier d’une expertise sur les films projetés à la lumière des combats de la Cimade.

Lors de séances :

  • Sophie Bachelier, réalisatrice de Mbëkk Mi, le souffle de l’océan est aussi photographe. En résonance avec ce film, elle a publié l’ouvrage Lentement slow (éditions VMCF, 2010 ) avec des portraits photographiques des épouses, mères, sœurs, grand-mères des hommes qui émigrent clandestinement.
  • Jonathan Millet, réalisateur de Ceuta, douce prison, qui a déjà obtenu plusieurs récompenses, notamment le prix du public au festival « Regards sur le cinéma du monde », et la mention spéciale du jury au festival « Les écrans du réel ».
  • Nicolas Thomas, chimiste de formation, il a exercé divers métiers : chercheur, chômeur, enseignant, organisateur de tournée de projection vidéo, ouvrier de démolition, ingénieur sécurité… Sensible aux questions sociales traitées par les premiers concernés, il a co-fondé pendant sa période de chômage un blog et un magazine mensuel radiophonique sur le chômage fait par et pour les chômeurs. En parallèle, il expose la réalité sociale qu’il filme et diffuse au sein de l’association de cinéma incarné Cinécri(t) dont il est président et co-fondateur.
  • Vanina Vignal, réalisatrice de Stella. Après des études de théâtre en France et en Roumanie, elle a travaillé comme assistante au montage à la réalisation avant de réaliser ses propres films. Elle a appris le roumain au point d’avoir traduit et adapté en français bien des films roumains notamment ceux de Cristian Mungiu. « Au vu de mes films, on m’attribue souvent des origines roumaines. Pourtant, je n’en ai pas. Mais il y a eu les hasards de la vie, une rencontre d’une roumaine vivant loin se son pays encore sous le joug d’un totalitarisme qu’elle avait fui ». V. Vignal.

Lors de la session de mai

Tout au long de la décade

  • Marie-José Mondzain, philosophe, écrivain, directrice de recherches émérite au CNRS. Elle a consacré plusieurs ouvrages à la problématique de l’image notamment : Image, icône, économie (Seuil 1996), Voir ensemble (Gallimard, 2002), Le Commerce des regards (Seuil, 2003), L’image peut-elle tuer ? (Bayard Presse, 2005), Homo Spectator (Bayard Presse 2007), Qu’est-ce que tu vois ? (Gallimard 2008), La Mode (Bayard Presse 2009), Images (à suivre) (Bayard presse, 2011). Elle déroulera le fil rouge de la Décade.
  • Michael Hoare, réalisateur, il utilise sa caméra en cinéaste militant fortement engagé aux côtés des résidents des foyers de la région parisienne et de l’association « Droit au logement » .
  • Marie Mortier, fondatrice (au niveau national) du festival Migrant’scene organisé par la Cimade et coordinatrice de 2007 à 2012. Ce festival permet de porter un autre regard sur les migrants. Elle nous fera donc bénéficier d’une expertise sur les films projetés à la lumière des combats de la Cimade.

Lors de séances

  • Robert Bober, né à Berlin de parents juifs d’origine polonaise (origine qu’il partage avec Georges Perec), sa famille fuit le nazisme en 33 et se réfugie à Paris. Il quitte l’école à 14 ans et devient successivement tailleur, potier, éducateur (notamment auprès d’enfants ayant perdu tout lien social après la guerre), assistant de François Truffaut et à partir de 1967, réalisateur et metteur en scène. Il est aussi l’auteur de quatre romans édité chez P.O.L, dont le dernier : On ne peut plus dormir tranquille quand on a une fois ouvert les yeux.
  • Saïd Bouamama, né en 1958 à Roubaix, est sociologue, militant associatif et politique. Docteur en socio-économie, il est membre de l’IFAR (Intervention Formation Action Recherche), une association loi 1901 où il est chargé de recherche et formateur de travailleurs sociaux. Il a écrit principalement sur les thèmes liés à l’immigration, comme les discriminations et le racisme. Il croise les luttes de l’immigration avec celles des autres formes de domination (de sexe, de classe) pour mettre en évidence les similitudes de ces différentes formes, tout en spécifiant leurs singularités.
  • Daniel Ellezam, responsable du dépôt légal des vidéogrammes au Département audiovisuel de la Bibliothèque nationale de France.
  • Nicole Fernandez Ferrer, Déléguée Générale du Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir. Créé en 1982, le Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir a pour missions la conservation, la valorisation, la diffusion et la réalisation de documents filmés ayant trait aux femmes, à leur histoire, leurs droits, leur créativité, leurs luttes…
  • Denis Gheerbrant, photographe, directeur de la photographie et réalisateur. Il a travaillé avec des cinéastes comme René Allio, Jean-Pierre Denis ou Jean-Pierre Thorn. Depuis son premier film, réalisé en 1978, il poursuit une œuvre singulière, faite de rencontres approfondies avec les personnes qu’il filme avec respect et empathie, seul à la caméra, à la prise de son et au montage. Il nous fait le plaisir de venir présenter en avant-première, son dernier film On a grèvé.
  • Nadia Mokaddem, réalisatrice du film Sur la langue de ma mère ! , son premier film. Elle travaille actuellement au sein de Peuple et Culture Corrèze où elle s’occupe de l’activité cinéma documentaire.
  • Roger Musnik, responsable d’acquisitions au Département littérature et arts de la Bibliothèque nationale de France, spécialiste de littérature française.
  • Béatrice de Pastre, directrice des collections des Archives Françaises du film du Centre National du Cinéma et de l’image animée.
  • Danièle Restoin, présidente de Mémoire à Vif, association née de la résurgence d’une résistance locale à la Guerre d’Algérie en mai 1956, où des rappelés, soutenus par la population de La Villedieu, petite localité de la Creuse, ont manifesté leur refus de partir en Algérie. Depuis sa création en octobre 2001, l’association mène une réflexion sur la mémoire, plus particulièrement sur les mémoires occultées ( révolution espagnole, fusillés pour l’exemple de la Première Guerre, femmes tondues, luttes ouvrières… ), pour déboucher sur des solidarités avec les combats d’aujourd’hui.