Ordre à tout prix (L’)

Un film de Samuel Lajus, Frédéric Ploquin

 2020  France  Documentaire  Prise de vue réelle  52 min  Couleur  Mode de production : Télévision  VF

 Musique originale : Stéphane Lopez  Image : Alberto Ploquin, Olivier Raffet, Rémy Revellin, Yann Staderoli  Son : Graciela Barrault, Olivier Dandré, Guilhem Paget-Latger, Guillaume Valeix

Producteur :
Compagnie des Phares & Balises (CPB) (108, avenue Ledru Rollin, 75011 Paris, Tel: + 33.(0)1.44.75.11.33, @ : distribution@cpbfilms.com)
Distributeur :
Compagnie des Phares & Balises (CPB) (108, avenue Ledru Rollin, 75011 Paris, Tel: + 33.(0)1.44.75.11.33, @ : distribution@cpbfilms.com)

Dans ce documentaire, le journaliste Frédéric Ploquin et le réalisateur Samuel Lajus prennent le parti d’interroger les détenteurs de la force dite « légitime » et de les confronter aux images d’affrontements lors de manifestations des Gilets Jaunes. Une plongée au cœur des forces de l’ordre qui permet de comprendre l’évolution récente de la stratégie gouvernementale et ses impacts directs sur notre liberté de manifester.

Depuis la IIIe République, le maintien de l’ordre « à la française » est érigé en modèle. Procédant d’un subtil équilibre entre le respect du droit de manifester et la protection des institutions, il s’articule autour du triptyque « emploi de forces spécialisées / gradation de la riposte / maintien à distance ».

Au début du mouvement des Gilets jaunes, fin 2018, ces principes volent pourtant en éclat. Le saccage de l’Arc de triomphe, les centaines de blessés parmi les manifestants et les forces de l’ordre marquent les esprits. Le gouvernement s’oriente alors vers une nouvelle ligne, plus dure, qui va ébranler les fondamentaux de l’ordre public et qui donne désormais l’ordre d’aller systématiquement « au contact » pour interpeller les manifestants les plus remuants, une tâche confiée à des effectifs novices en matière de maintien de l’ordre, comme les BAC (brigades anticriminalité). Comment en est-on arrivé-là ?

 

Le documentaire dissèque cliniquement les conséquences de ce revirement. Pour comprendre, les co-réalisateurs ont pris le parti de n’interroger que les personnes détentrices de la force dite « légitime » et de les confronter aux images de ces affrontements. En enquêtant « de l’autre côté », au sein de cette maison de police corporatiste qui fait bloc, ils sont partis à la recherche de la critique à l’intérieur plutôt qu’à l’extérieur, avec des spécialistes. Car loin de livrer une vision univoque et partisane des événements, ces témoignages font, au contraire, émerger de vives contestations sur les consignes et la méthode gouvernementales.

 

En revoyant les images des affrontements tout en écoutant les raisons de leur escalade et le mal-être d’une profession, on ne peut que se demander si le maintien de l’ordre peut véritablement légitimer certaines violences ? La protection des biens n’entre-t-elle pas en concurrence avec celle des libertés fondamentales ? Car l’enjeu est de taille : comment concilier exigences politiques et gestion des nouvelles formes de contestation, tout en garantissant la possibilité de s’exprimer, socle de notre société démocratique ?

« Sur le terrain ou dans la hiérarchie, ceux qui détiennent ou ont détenu le « monopole de la force légitime » s’interrogent sur la doctrine de « maintien de l’ordre à la française ». Une réflexion indispensable. » L’Humanité

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