Enfants maudits (Les)

Un film de Cyril Denvers

 2019  France  Docu-Fiction  67 mn  Couleur  Mode de production : Télévision

 Scénario : Cyril Denvers, Bénédicte des Mazery  Musique : Elio Di Tanna  Image : Cyril Denvers, Sébastien Metais  Son : Michel Thoret, Renaud Natkin  Montage : Anne Lorrière

Producteurs :
J2F Productions (17 Rue de Seine, 92100 Boulogne-Billancourt)
France 2 (7 esplanade Henri de France, 75015 Paris, téléphone : 01 56 22 42 42)
LSD films (46 rue Sedaine, 75011 Paris, @ : cdenvers@lsdfilms.fr)

La misère sociale est l’un des facteurs aggravants de la délinquance infantile dont elle se nourrit. Jusqu’à ce qu’une justice spécialisée pour mineurs ne soit créée, les autorités françaises ont emprisonné des enfants dès le plus jeune âge. Les maisons de correction avaient des allures de bagnes. Au début du XXe siècle, on estime qu’environ 3000 enfants sont envoyés chaque année en milieu carcéral, loin des regards. Tous sont raflés dans les quartiers populaires et jugés à la va-vite.

« Dans le haut de la rue de la Roquette, dans le 11e arrondissement, à Paris, il a existé une prison pour enfants, un pénitencier pour mômes agités et vagabonds : ce lieu s’appelait « la Petite Roquette ». Lors de son ouverture, en 1836, elle a, par sa forme hexagonale et ses méthodes de « rééducation », le double statut de prison moderne et modèle.

Mais pour les générations d’enfants qui y séjourneront, la vie y est un enfer. Outre le régime d’isolement et d’encellulement individuel, l’administration impose aux mineurs le silence absolu (certains en perdront l’usage de la parole). Avec l’écriture comme seul moyen d’expression et espoir de salut, les enfants adressent régulièrement des lettres à leur famille, suppliant leurs proches de venir les récupérer.

Dans les années 1960, lors de la vente d’une maison en Normandie et le débarras de sa grange, la famille de Yann Bisiou, maître de conférences en sciences criminelles, tombe par hasard sur ces lettres d’enfants, signées ou anonymes, écrites entre 1909 et 1912. Si ces missives se trouvaient dans une grande chemise au fond d’une malle poussiéreuse, c’est qu’elles avaient été censurées par la direction de la prison, et donc jamais envoyées à leurs destinataires…

S’emparant de ces archives inédites exceptionnelles, le réalisateur Cyril Denvers parvient à restituer la mémoire de ces adolescents morts d’oubli, de faim et de cruauté dans « un lieu secret, indigne de la République ».

Mieux, Cyril Denvers a demandé à des comédiens de l’association 1 000 Visages de lire ces textes devant la caméra pour un résultat saisissant.

D’un bout à l’autre, le film, bouleversant, récompensé au festival de Luchon (prix de la réalisation et prix du public), porte la voix de ces jeunes, la colère et le désespoir, comme la beauté de leur plume. » (Télérama)

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