Vie nue (La)

Un film de Antoine D’Agata

 2020  France  Film expérimental  8 mn  Couleur  Mode de production : Cinéma  MU

 Scénario : Antoine d’Agata  Musique originale : Throbbing Gristle  Image : Antoine d’Agata  Son : Antoine d’Agata  Montage : Julie Léna

Producteur :
Les Films Pelleas (25 rue Michel Le Comte, 75003 Paris, Tél : 01 42 74 31 00, Fax : 01 42 74 41 00, @ : lesfilmspelleas@pelleas.fr)

« En découvrant les photos d’Antoine d’Agata qui nous sont parvenues pendant le confinement, l’idée d’un film pour la 3e Scène s’est vite imposée. Une occasion de témoigner de ce moment où la création ne pouvait plus s’exprimer dans des théâtres fermés, mais par des formes inattendues. Bien loin de l’art lyrique, La vie nue témoigne de ce temps suspendu, de ces hôpitaux débordés et de ces villes désolées. » (Opéra de Paris)

La vie nue nous entraîne dans un voyage halluciné, depuis le décor incandescent de la ville confinée, où les rares rescapés errent sans raison, jusque dans l’hôpital, où les gestuelles des soignants et patients porteurs du virus deviennent rituels de vie et de mort. Antoine d’Agata transforme ces espaces opaques en un théâtre d’ombres vidé de tout semblant de réalité et oblitère la surface même des choses, l’épiderme des êtres et du monde, pour en révéler la dimension tragique.

D’après l’œuvre photographique {Virus d’Antoine D’Agata}}

Le film La vie nue a été réalisé à partir des photos de l’œuvre Virus d’Antoine d’Agata.

Dès le premier jour du confinement, Antoine D’Agata a parcouru les rues de Paris avec une caméra thermique pour enregistrer, tel un « agent de contamination », l’épisode viral qui a fait de la ville un étrange théâtre d’âmes errantes. Il traque la chaleur emmagasinée par les corps, dans la rue d’abord, puis très vite dans les unités de soins continus et de réanimation Covid-19. « J’ai produit ces deux derniers mois 13 000 images : 6 500 images dans les rues de la capitale, 6500 images dans divers hôpitaux, dormant parfois des jours durant au sein même des structures hospitalières, photographiant les interactions entre ambulanciers, docteurs, infirmiers, aide soignants et malades, les gestes médicaux, d’hygiène ou de réconfort.» À travers sa série VIRUS il explore ainsi un langage inédit où les corps apparaissent transfigurés, l’image thermique faisant surgir des postures, des détails dans les corps, des courbes et des zones imperceptibles à l’œil nu.

« Virus est le résultat d’une expérience photographique née d’un sentiment de responsabilité, d’obligation, de saisir jour après jour, ce mélange de violence et de douceur. J’ai voulu faire apparaître comment les corps résistent à la surveillance intégrale, dans cette situation tragique et froide dont je ne peux me détourner. » (Antoine d’Agata)

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