Symphony of the Ursus Factory (Symfonia Fabryki Ursus)

Un film de Jaśmina Wójcik

 2018  Pologne  Documentaire  Prise de vue réelle  61 mn  Couleur  Mode de production : Cinéma  VOSTF (polonais)

 Scénario : Igor Stokfiszewski, Jaśmina Wójcik  Musique originale : Dominik Strycharski  Image : Kacper Czubak  Son : Aleksandra Gowin

Producteur :
Wajda Studio (Fundacja Szkoła Wajdy, ul. Chełmska 21, bud. 24, 00-724 Warszawa, Pologne, @ : info@wajdastudio.pl)

Grâce aux sons et à la mémoire corporelle, les anciens ouvriers de l’usine Ursus reconstituent une journée de travail dans une usine qui n’existe plus. La symphonie qui en résulte se compose des mouvements chorégraphiés des ouvriers ainsi que du personnel technique, administratif et de direction, accompagnés par la phonosphère recréée de l’industrie lourde.

« Ce documentaire, qui flirte aussi avec le film d’horreur et la dystopie, a pour cadre les anciennes usines polonaises de tracteurs Ursus. À une époque pas si lointaine, quelque 20 000 ouvriers s’y pressaient et une centaine de tracteurs en sortaient chaque jour. Avec la chute du communisme, l’endroit s’est vidé et est tombé en ruine. […] Ce ballet tantôt beau, tantôt grotesque, est construit en crescendo, comme le faisait le Boléro de Ravel. » - André Duchesne (La Presse)

L’avis de Tënk

« L’immense usine polonaise de tracteurs Ursus a été démantelée lors de la chute de l’Union soviétique. Avec la complicité active des hommes et des femmes qui y ont travaillé, Jaśmina Wójcik monte le projet un peu fou d’une mise en scène qui emprunte à la comédie musicale, au cinéma russe, à l’opéra. De chacune de ces formes, le film intègre les audaces et le lyrisme révolutionnaire. Peu à peu, les anciens ouvriers commencent à mimer les gestes du travail, se mettent en mouvement, représentations vivantes du réalisme soviétique. L’action culmine dans un cortège gigantesque de tracteurs rutilants et d’hommes en marche vers ce qui s’avère n’être pas tout à fait un avenir radieux mais plutôt une chorégraphie circulaire, dont l’élan finit lové sur lui-même. Qu’importe. L’expérience a fait renaître l’image de liesse et de fierté de temps révolus, où l’homme nouveau était le prolétaire ; et le travailleur, un héros. » - Corinne Bopp (déléguée générale des Rencontres du cinéma documentaire - Périphérie)

Pour découvrir ce film

Vidéos à voir en ligne :
Plateforme Tënk :

Le film dans la Base cinéma & société

Chemins d’accès :
Période :