Corbeaux blancs (Les). Le Cauchemar tchétchène (Weisse Raben - Alptraum Tschetschenien)

Un film de Tamara Trampe, Johann Feindt

 2004  Allemagne  Documentaire  Prise de vue réelle  98 mn  Couleur  Mode de production : Cinéma  VOSTF (russe, tchétchène)

 Scénario : Johann Feindt, Tamara Trampe  Image : Johann Feindt  Son : Paul Oberle  Montage : Stephan Krumbiegel

Producteur :
Zero Film GmbH (Lehrter Strasse 57, D-10557 Berlin, Allemagne, Tel. 49 30 390 6630, Fax. 49 30 394 58 34, Mail office@zerofilm.de)

Petya et Kyril se sont portés volontaires pour aller en Tchétchénie, poussés par la misère. Katya, infirmière, travaillait dans un hôpital de campagne, dans la zone des combats. Aucun d’eux n’est resté le même après son retour. Ils sont brisés, physiquement et mentalement, abandonnés avec leur expérience des mutilations, de la torture et de la mort.

Les cinéastes leur montrent des photos de prisonniers tchétchènes. Sur l’une d’elles un visage de femme est tourné vers l’objectif. Qui est-elle ? Quelle a été sa destinée ? La photographie fait surgir des souvenirs, des peurs et des douleurs cachées. Enfin, l’enquête aboutit et l’histoire de la femme est racontée. L’horreur de la sale guerre prend visage et corps.

L’avis de Tënk

« Quiconque regarde aujourd’hui Les Corbeaux blancs ne peut s’empêcher de mêler les réflexions sur la Tchétchénie aux reportages actuels sur l’Ukraine. Cet essai sur la guerre (russe) et sa grande ombre n’a rien perdu de son actualité depuis 2005. Il montre avec insistance et avec des moyens simples que l’ombre de la guerre concerne tout le monde et assombrit la vie des victimes et des bourreaux. À l’époque, Trampe n’a pas pu tourner en Tchétchénie même. Son film se compose donc d’entretiens réalisés en Russie : une infirmière et des jeunes hommes ayant servi en Tchétchénie, et surtout les mères de soldats qui, des années plus tard, paient encore le prix de la violence que leurs fils ont exercée et subie. Tamara Trampe rencontre les gens avec une grande ouverture d’esprit, mais son humanisme ne bascule jamais dans la (fausse) complicité. Ses questions réfléchies et parfois surprenantes ouvrent quelque chose chez ses interlocuteurs et parviennent à mettre en lumière ce qui a été refoulé. » (Luc-Carolin Ziemann - programmatrice, auteure et formatrice cinéma)

Pour découvrir ce film

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