Deux ou trois choses que je sais d’elle

Un film de Jean-Luc Godard

 1967  France, Italie  Fiction  Prise de vue réelle  95 min  Couleur  Mode de production : Cinéma  VF

 Adapté de : Le Signe de Guy de Maupassant  Scénario : Jean-Luc Godard  Musique originale : Ludwig van Beethoven  Image : Raoul Coutard  Montage : Françoise Collin, Chantal Delattre

 Distribution artistique : Marina Vlady, Anny Duperey

Producteurs :
Argos films (26, rue Montrosier, 92200 NEUILLY SUR SEINE, Tél : 01.47.22.91.26, Fax : 01.46.40.02.05, Mail : contact@argosfilms.fr)
Parc Films (A cessé son activité)
Distributeurs :
UGC Distribution (24, avenue Charles de Gaulle, 92522 Neuilly-sur-Seine Cedex, @ : contact@ugcdistribution.fr)
Tamasa Distribution (5 rue de Charonne, 75011 Paris, Tél : 01 43 59 01 01, Fax : 01 43 59 64 41)
Argos films (26, rue Montrosier, 92200 NEUILLY SUR SEINE, Tél : 01.47.22.91.26, Fax : 01.46.40.02.05, Mail : contact@argosfilms.fr)

« Entre 1964 et 1965, Anatole Dauman manifeste son désir de produire un film de Godard, dont la renommée et la créativité sont alors à leur sommet (Bande à part, Une femme mariée, Alphaville et Pierrot le fou sortent alors). Leur collaboration sera double : d’abord Masculin féminin, puis Deux ou trois choses que je sais d’elle qui correspond au désir initial de Dauman de produire un film traitant de la prostitution occasionnelle.

Godard s’inspire largement d’une enquête de Catherine Vimenet dans Le Nouvel Observateur traitant de la prostitution occasionnelle née avec le développement des grands ensembles dans la région parisienne. Il en reprend des phrases entières dans le scénario, transformant le film sulfureux dont rêvait Dauman en une ambitieuse articulation entre un moment dans la vie d’une femme mariée, mère de deux enfants (interprétée par Marina Vlady, actrice a priori peu godardienne, mais dont le cinéaste loue l’altérité, ce côté ‘à la fois un peu molle et très dure’ selon ses mots), et un moment dans la vie d’un paysage urbain en pleine mutation. De cette double ambition naît un film aussi conceptuel et théorique que sensible et puissant, mais aussi un pur geste documentaire capturant au plus près le Paris estival de 1966.

Godard écrit un scénario court mais parfaitement articulé annonçant l’ensemble de la structure du film, mais ne filmera rien de tout ce qui est conjonctif, sacrifiant le ‘raconter’ au profit d’un ‘voir’ brut, et intégrant toutes sortes de personnages et d’évènements ne relevant pas de l’intrigue avec la conviction qu’ils trouveront leur place dans le film au montage. Cette méthode donne le sentiment d’un film éclaté mais d’une cohérence absolue, d’une grande richesse et d’une immense liberté. »

Caroline Maleville - La Cinémathèque

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