Tout l’or du monde

Un film de Robert Nugent

 2007  France, Australie  Documentaire  83 min  Couleur  Vidéo  Mode de production : Cinéma  VOSTF (anglais, français, peul)

 Musique : Jean Mallet  Image : Laurent Chevallier  Son : Erik Menard  Montage : Andrea Lang

Producteurs :
Trans Europe film (4, cité Paradis, 75010 PARIS, Tél : 01 53 24 16 00, Fax : 01 53 24 16 01, Mail : contact@transeuropefilm.com)
Arte France (8, rue Marceau, 92785 Issy-les-Moulineaux cedex 9, Tél : 01.44.30.46.00)
Distributeur :
Doc & Film International (13, rue Portefoin, 75003 Paris, Tél : 01 42 77 56 87, Fax : 01 42 77 36 56)

Une imposante usine d’extraction d’or est démontée sur l’île de Bornéo, en Indonésie, transportée par mer, puis reconstruite à l’identique sur le site aurifère d’une région agricole de Guinée, en Afrique de l’Ouest. Au-delà de l’exploit logistique, le documentaire de l’Australien Robert Nugent s’attache aux bouleversements provoqués par l’implantation d’une multinationale de l’extraction dans la vie des villageois et dans leur environnement. Tout comme à Bornéo, des ingénieurs venus d’Angleterre, d’Australie et d’Afrique du Sud se basent sur les indications des autochtones pour installer leur usine clé en mains, puis leur en interdisent l’accès. Un véritable drame dans cette région de Guinée où l’on est paysan, mais aussi mineur, selon la saison. L’or tient une place essentielle dans l’économie locale. Les témoignages recueillis au cours de la mise en place, puis de l’exploitation de la nouvelle mine, disent le délitement de l’organisation traditionnelle de la société africaine : si certains voient dans cette entreprise une source de revenus inespérés, la plupart ne font qu’en subir les conséquences négatives. Non-embauche des paysans, cupidité accrue, difficultés à préserver l’activité agricole sur un territoire dont les routes ont été coupées… À travers une approche dénuée de tout manichéisme, le réalisateur traduit l’incompréhension et la méconnaissance des ingénieurs occidentaux qui s’enorgueillissent de créer une école ou de conserver de la terre arable, réutilisable une fois le filon aurifère tari. Ces hommes se pensent porteurs de progrès, mais la solitude et le vide abyssal de leurs vies privées en font plutôt des naufragés du monde moderne. Du griot du village à l’ingénieur en chef en fin de carrière, ce documentaire exemplaire confronte deux visions du monde inconciliables autour de leur rapport au précieux métal jaune et capte les dramatiques (et irréversibles) changements induits par la mondialisation.

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