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Tous les films - Tous les réalisateurs

Révolution Française

1788 (Maurice Failevic, 1978)

À travers la vie quotidienne d’un village près de Chinon, Maurice Failevic analyse la montée d’une révolte, d’un espoir qui allait amener un des plus grands bouleversements de l’histoire française.

Affaire de l’étang de Lachamp (L’) (Michel Escurat)

Reconstitution théâtrale de l’affaire de l’étang de Lachamp.

Droits de l’homme et le droit de la femme (Les) (Robert Bober, 1989)

La Révolution française a-t-elle donné des droits aux femmes ? La question est traitée par la mise en scène d’une séance de répétition d’une pièce de théâtre fictive.

[Tous les films pour cette période]

Commune : Paris, 1871 (La) (Peter Watkins, 2000)

La Commune de Paris 1871, événement majeur dans les annales du mouvement ouvrier, reste pourtant l’une des pages les plus singulièrement méconnue de l’histoire de France.

Commune (La) (Armand Guerra, 1913)

Première et touchante tentative dans l’histoire du cinéma, qui plus est par une coopérative libertaire, de reconstituer les débuts de la Commune de Paris. Apparition, in fine, des derniers communards.

Liberté sans rivage (La) (Sophie Labonne, 1997)

Mars 1997, le 11ème arrondissement de Paris, tout juste acquis aux socialistes, commémore la Commune de Paris par la mise à feu symbolique d’une guillotine.

[Tous les films pour cette période]

1ère guerre mondiale

Héroïque cinématographe (L’) (Laurent Veray, Agnès De Sacy, 2003)

Puisant dans les fonds d’archives européens, ce film reconstitue le journal de guerre fictif de deux opérateurs, un Français et un Allemand, entre 1914 et 1918. Un regard neuf sur d’exceptionnelles images d’archives.

Mort monumentale (La) (Olivier Descamps, 1984)

A la fin de la première Guerre Mondiale, la France rend hommage au million et demi d’hommes tués au combat. Entre 1920 et 1925, ce sont 30 000 monuments à la mémoire de ces soldats qui sont érigés. Soixante ans après, le réalisateur nous propose une promenade au coeur de cet univers patriotique qui constitue un phénomène statuaire sans précédent.

Paris 1900 (Nicole Védrès, 1946)

Chronique de 1900 à 1914 à travers des extraits de 700 films d’archives. Le choix des images et la justesse de ton du commentaire ont fait de ce film un classique du genre.

Soldat inconnu vivant (Le) (Joël Calmettes, 2004)

Pendant tout l’entre-deux-guerres, un homme fascine l’opinion. Sa photo fait régulièrement la une des journaux. Il inspire des écrivains, des dramaturges et des cinéastes : Giraudoux, Drieu la Rochelle, Anouilh, etc. Son nom : Anthelme Mangin. Son surnom : « Le Soldat inconnu vivant ».

[Tous les films pour cette période]

Fronts populaires

36, Le grand tournant (Henri De Turenne, 1970)

Ce film consacre l’art du film d’archives : un véritable récit sur le contexte du Front populaire, les causes de sa naissance, son apogée, les difficultés qui ont conduit à sa chute.

Bâtisseurs (Les) (Jean Epstein, 1938)

Ce film manifeste la volonté, de la part de la CGT , d’inscrire son action, dans une vision de la société qui réclame plus de prévision et d’action publique, anticipant les mesures de reconstruction que prendra le gouvernement après la guerre.

Bête humaine (La) (Jean Renoir, 1938)

D’après le célèbre roman de Zola, ce film traite des dangers de l’alcoolisme dans le milieu ouvrier. « La Bête humaine » met en jeu des individus seuls, écrasés, broyés par leur destin et leur histoire.

Breiz nevez (Collectif & Anonyme, 1938)

Reportage sur la fête organisée par le Parti communiste à Pont-Labbé, le 7 août 1938.

Ceux qui se souviennent : Tout va très bien… (1936-1939) (Hubert Knapp, 1981)

Émission qui évoque l’histoire du début siècle par ceux qui l’ont vécue, divisée en deux parties : avant 1936 et 1936-1939.

Colonies de vacances (Collectif & Anonyme, 1932)

La municipalité communiste de Bagnolet a commandé ce film de propagande pour présenter le combat mené afin de créer la première colonie de vacances de la ville et envoyer ses enfants à la mer.

Congés payés 1936 (Les) (Philippe Kohly, 1996)

Le film montre l’évolution des pratiques collectives liées à l’allongement progressif des vacances légales et restitue la notion de travail dans notre société.

Copains du dimanche (Les) (Henri Aisner, 1957)

L’histoire d’un jeune ouvrier qui par un concours de circonstances passe son baptême de l’air et retape avec d’autres un viel avion.

Crime de Monsieur Lange (Le) (Jean Renoir, 1935)

Première rencontre de Jean Renoir et de Jacques Prévert et aussi avec l’équipe des comédiens du groupe Octobre, ce film reflète d’une façon prémonitoire les préoccupations du Front populaire.

Défilé des 500 000 manifestants de la porte de vincennes, 14 juillet 1935 (Le) (Collectif & Anonyme, 1935)

La journée du 14 juillet 1935, organisée au vélodrome de Buffalo à Montrouge constitue un moment clé dans la constitution du Front populaire.

Grèves d’occupation d’usine (Jacques Lemare, 1936)

Actualités réalisées par des ouvriers pour représenter les importants mouvements de grévistes de juin 1936, dans la région parisienne.

Légende du siècle : 1936 ou la mémoire du peuple (La) (Claude Santelli, 1977)

Emission en deux parties sur le Front populaire. A l’aide de documents d’archives, de textes et de témoignages de contemporains, Santelli fait revivre cette période et dresse le portrait des deux figures les plus marquantes du socialisme français : Jean Jaurès et Léon Blum.

Léon Blum ou la fidélité (Claude Fayard, 1973)

A travers des documents d’archives et de nombreux témoignages de qui l’a approché, le long de son parcours, ce documentaire dresse un portrait vivant de Léon Blum.

Magazine populaire (L’équipe technique de la société La Marseillaise, 1938)

Durant l’été 1938, naquit l’idée de réaliser un magazine d’actualités populaires. Un seul numéro vit le jour.

Marseillaise (La) (Jean Renoir, 1938)

En 1792, pendant la Révolution, le peuple marseillais forme un bataillon de volontaires qui part pour Paris où il participe à la prise du château des Tuileries, le 10 août. Ce grand classique est une exaltation de la liberté et un hymne à la gloire du peuple français.

Métallos (Les) (Jacques Lemare, 1938)

Un documentaire militant qui montre comment se déclenche et s’organise une grève. Il rappelle à l’image de l’ensemble des occupations d’usines qui se sont déroulées pendant le Front populaire.

Neuvième grand prix cycliste de l’humanité (le) (Collectif & Anonyme, 1937)

Compte rendu du neuvième grand prix cycliste de l’Humanité Le Havre-Rouen-Paris en juin 1937. Ce reportage sportif et « touristique » au ton léger, témoigne de la mobilisation sociale sous le Front populaire, ainsi que de l’intérêt du Parti communiste pour le sport.

Quinze jours en août, l’embellie (François Porcile, 1996)

Août 1936, l’été des premiers congés payés : Madeleine, Raymonde, Joseph, Gilbert, Léandre, Marcel avaient entre huit et dix-huit ans, et n’avaient encore jamais vu la mer. Soixante ans plus tard, ils sont revenus sur les lieux de cette découverte.

Sur les routes d’acier (Boris Peskine, 1938)

Après avoir relaté l’histoire de l’invention du chemin de fer, de l’invention de la machine à vapeur jusqu’à la naissance de l’autorail et de l’énergie électrique, puis l’importance du chemin de fer, dans la naissance des échanges, ce film est avant tout un hymne au travail des cheminots.

Temps des cerises (Le) (Jean-Paul Dreyfus (Le chanois), 1937)

À travers le destin de deux familles, aux origines sociales opposées, et au cours de quatre époque (1895, 1900, 1914, 1937) « Le temps des cerises » évoque plus de quarante ans d’histoire sociale et politique.

Vie est à nous (la) (Jean Renoir, 1936)

Produit par le Parti Communiste Français en vue de la campagne pour les élections de mai 1936 - qui portèrent au pouvoir le Front Populaire - La Vie est à Nous fut tourné par une équipe de cinéastes et techniciens militants communistes ou sympathisants.

Vive la vie (Jean Benoit-Lévy, 1937)

Commandité par le tout nouveau secrétariat aux loisirs et aux sports, dirigé par Léo Lagrange, ce film est un témoignage précieux sur l’atmosphère joyeuse des auberges de jeunesse, nouvellement créées.

[Tous les films pour cette période]

Guerre d’Espagne

Aurora de esperanza (Antonio Sau, 1936)

La révolte d’un ouvrier de Barcelone. Devenu chômeur en 1935 il se porte à la tête d’une grande « Marche de la faim » : plusieurs centaines de chômeurs allant de villes en village…

Autre futur - L’ Espagne rouge et noire (Un) (Richard Prost, 1990)

50 ans après, l’histoire des anarcho-syndicalistes espagnols qui menèrent une révolution autogestionnaire au cœur de la guerre civile. Cette série est née de la volonté des vieux libertaires espagnols de reconstituer la mémoire collective de leur génération, et de nous en laisser témoignage.

Espagne vivra (L’) (Henri Cartier Bresson, 1939)

Ce film rappelle, de façon tristement prémonitoire que tout le monde est menacé par le fascisme…

Felipe, la tête haute (Christian Deloeuil, 2003)

Felipe, La tête haute, ou l’odysée d’un jeune résistant au fascisme, de la guerre d’Espagne au camp de la mort de Mauthausen.

Guernica (Alain Resnais, 1949)

Le 26 avril 1937, la petite ville espagnole, républicaine, de Guernica est bombardée par l’armée franquiste. Elle est rasée et incendiée. Cest la première fois dans l’histoire que l’aviation s’attaque ainsi à une population civile. On dénombra deux mille morts.

Maternité d’Elne (La) (Frédéric Goldbronn, 2002)

En 1939, une institutrice du Secours suisse, Elizabeth Eidenberg, fonde, près de Perpignan, une maternité pour les enfants victimes de la guerre dans un château abandonné : la maternité d’Elne abritera de nombreuses mères réfugiées espagnoles provenant du camp de Rivesaltes mais aussi des femmes juives et tsiganes. Elle permettra aux jeunes enfants de survivre loin des camps et sera fermée par les Allemands en 1944. Le film évoque l’histoire douloureuse de quelques-uns d’entre eux se retrouvant réunis à Elne.

Mourir à Madrid (Frédéric Rossif, 1963)

A partir d’archives cinématographiques, l’histoire de l’Espagne de 1931 à 1939.

No pasarán, album souvenir (Henri-François Imbert, 2003)

Enfant, le cinéaste avait trouvé chez ses grands-parents une série incomplète de cartes postales photographiées dans le village de sa famille, à la fin de la guerre d’Espagne en 1939. Vingt ans plus tard, il remonte le fil de leur histoire.

Terre d’Espagne (Joris Ivens, 1937)

Le film de Joris Ivens se déroule sur deux plans : d’une part la guerre et d’autre part, les paysans qui font tout pour assurer ces récoltes qui permettront aux Madrilènes de manger, aux combattants de continuer la lutte.

Une histoire galicienne (Patrick Séraudie, 2007)

Chonchiña et Francisco se sont rencontrés en 1931. Aujourd’hui, Chonchiña se raconte dans ce film qui évoque le parcours de quelques républicains en lutte contre le fascisme dans les heures les plus sombres d’un conflit préfigurant la seconde guerre mondiale.

Victoire de la vie (Henri Cartier Bresson, 1937)

Dans ce film de propagande destiné à rassembler des fonds au profit des combattants républicains de la guerre d’Espagne, Cartier-Bresson présente tout d’abord l’action accomplie par la République espagnole dans le domaine de la santé publique.

[Tous les films pour cette période]

2ème guerre mondiale

200 jours pour refaire le monde (Jean-Christophe Rosé, 2005)

Première partie : de Yalta à Berlin. Seconde partie : de Berlin à Hiroshima Fin avril 1945.

Affaire du 17e barreau (L’) (Guy Girard, 2008)

Le 17e Barreau, c’est l’alliance spontanée, naïve et courageuse d’une quarantaine d’adolescents à peine sortis de la puberté. En quelques heures d’avril 1943, ils passeront de l’enfance à l’âge adulte en s’engageant dans la Résistance.

Année dernière à Vichy (L’) (Paule Muxel, Bertrand de Solliers, 2008)

Film documentaire à partir des derniers témoins ayant vécu la période où s’installe Philippe Pétain et son gouvernement à Vichy. Alors qu’il existe beaucoup de films à propos de l’occupation nazie en France, ce film est le premier à entendre des gens qui ont vécu sur place cette période controversée.

Armée des ombres (L’) (Jean-Pierre Melville, 1969)

Les activités et la vie extrêmement difficiles d’un réseau de résistants sous l’occupation allemande.

Assassinat d’une modiste (Catherine Bernstein, 2005)

Entre la date de sa naissance, le 2 juillet 1901, et celle de sa déportation à Auschwitz le 18 juillet 1943, par un convoi parti de Drancy, la vie d’Odette Bernstein a laissé peu de traces… Grand-tante de la réalisatrice, cette jeune femme indépendante crée avant-guerre son atelier de modiste et prend le nom de Fanny Berger.

Au revoir les enfants (Louis Malle, 1987)

1944, Julien est pensionnaire dans un collège catholique. La Gestapo débarque un jour au collège et arrête le Père Jean et les trois enfants juifs qu’il avait caches parmi ses petits catholiques.

Bataille du rail (La) (René Clément, 1946)

Hommage aux cheminots qui pour la plupart luttèrent corps et âmes pour entraver le bon fonctionnement de l’organisation allemande.

Chagrin et la pitié (Le) (Chronique d’une ville française sous l’occupation) (Marcel Ophüls, André Harris, 1969)

Clermont-Ferrand et l’Auvergne, pendant les années 40 à 45, la guerre, la défaite, l’occupation allemande, le départ de l’occupant, la résistance triomphante, la fin de la guerre.

Chemin des carettes (Le) (Jean-Claude Chataur)

Ce film a été realisé sur la base de mémoires d’enfance. Il évoque la vie quotidienne sous l’occupation (1943-1944) dans une famille où le grand-père est « courtier en produits du sol », à la campagne, en Corrèze.

Damnés (Les) (Luchino Visconti, 1969)

Les réactions et comportements des membres d’une puissante famille, marchands de canons de la Ruhr, face à l’avènement du nazisme.

Dernière lettre (La) (Frederick Wiseman, 2002)

Catherine Samie, sociétaire de la Comédie-Française, déclame cette dernière lettre qu’une mère juive adresse à son fils avant d’être exécutée par les nazis.

Dictateur (Le) (Charles Chaplin, 1939)

Dans le ghetto juif vit un petit barbier qui ressemble énormément à Adenoid Hynkel, le dictateur de Tomania qui a décidé l’extermination du peuple juif. Au cours d’une rafle, le barbier est arrêté en compagnie de Schultz, un farouche adversaire d’Hynkel…

Enfance sauve (L’) (Tessa Racine, 2008)

C’était sous l’Occupation allemande en France. Ils avaient quelques années. Ils étaient juifs. Pour les sauver, les parents les ont abandonnés. Confiés à des familles, cachés dans des maisons à Limoges, ils ont survécu.

Enfants clandestins (Benoît Sourty, 2006)

A travers quelques itinéraires d’enfants de la communauté juive durant la seconde guerre mondiale, ce film montre que les conditions de vie puis de survie représentent un enjeu qui va au-delà d’une simple prise en charge matérielle. Un exil est en effet toujours un drame en ce qu’il coupe les racines qui rattachent à leur culture des femmes, des hommes et des enfants pris dans la tourmente.

Entre deux feux (Aline Holcman, 2011)

Par-delà les mésententes, les hommes et les femmes du Vercors ont constitué la matrice de la résistance. Entre soutien forcé et volontaire, ils ont rendu possible l’héroïsme des combattants avant que ne s’abattent sur eux les derniers soubresauts de la guerre ; ils ont apporté l’espoir, la nourriture, l’humaine chaleur…

Eté 44 (Patrick Rotman, 2004)

Été 44 se propose de faire le récit de ces mois décisifs où des millions de français ont basculé d’un régime dictatorial sous et à la botte de l’occupant dans la liberté retrouvée.

Génération d’après (La) - Les Femmes aussi - (Robert Bober, 1971)

Robert Bober est parti à la rencontre d’anciens enfants pensionnaires comme lui du château d’Andrésy à Clamart, dit « le manoir », enfants orphelins juifs dont les parents avaient été déportés ou fusillés.

Guingouin, premier maquisard de France (Michel Taubman, Claude Corennec, 1999)

Ce film est le dernier documentaire réalisé du vivant de Georges Guingouin. Il retranscrit son parcours depuis sa nomination comme instituteur à Saint Gilles les Forêt dans les années 30, son rôle dans la résistance, la libération de Limoges et l’après guerre.

Héritages (Daniel Cling, Pascal Cling, 1996)

Trois rescapés d’Auschwitz racontent de quelle façon et dans quelles circonstances ils ont révélé leur histoire depuis leur retour.

Indigènes (Rachid Bouchareb, 2006)

En 1943, alors que la France tente de se libérer de la domination nazie, le parcours de quatre « indigènes », soldats oubliés de la première armée française recrutée en Afrique.

Indigènes impact (Rémi Lainé, 2007)

Le film « Indigènes » de Rachid Bouchareb a révélé en France comme en Afrique un passé occulté : la participation des soldats issus des anciennes colonies aux campagnes de l’armée française.

Invitation (L’) (Cinéma Rouge, 1975)

Impressionnés par cette rencontre éphémère qui leur permet de mieux appréhender le nazisme, les élèves deviennent soudain témoins directs d’une histoire qui ne leur sera plus jamais tout à fait étrangère.

Journée particulière (Une) (Ettore Scola, 1977)

A Rome le 6 mai 1938. Alors que tous les habitants de l’immeuble assistent au défilé du Duce Mussolini et d’Hitler, une mère de famille nombreuse et un homosexuel se rencontrent. Oeuvre d’une extrême richesse qui à travers deux anodins citoyens, décrypte les sombres méandres du fascisme …

Mechti, le dernier combat (Jean-Claude Cheyssial, 2005)

Ce film dresse le portrait de Mohammed Mechti, ancien combattant marocain, engagé à 18 ans dans l’armée française, ayant servi toutes nos guerres depuis 39-45, et qui finit sa vie, ici, à Bordeaux loin des siens.

Ni travail, ni famille, ni patrie - Journal d’une brigade FTP-MOÏ (Mosco Boucault, 1993)

De 1943 à 1945, les membres de la 35ème brigade FTP-MOI - pour la plupart des adolescents immigrés ou fils d’immigrés - ont combattu l’occupant allemand dans la région de Toulouse à l’aide de bombes artisanales et d’armes volées. Leur tactique : la guérilla urbaine.

Nuit et brouillard (Alain Resnais, 1955)

Réalisé en 1955, le célèbre film d’Alain Resnais Nuit et Brouillard est resté le documentaire de référence sur la déportation. A l’aide de documents d’archives, il retrace le lent calvaire des déportés.

Oradour, retour sur un massacre (Christophe Weber, 2003)

Le documentaire reconstitue la destruction d’Oradour-sur-Glane à l’aide d’archives juridiques ou militaires, mais aussi du témoignage des deux seuls rescapés encore en vie aujourd’hui.

Où sont nos amoureuses (Robin Hunzinger, 2006)

Deux jeunes provinciales, Emma et Thérèse, étudiantes puis professeurs dans les années 30, tentent de construire une vie commune à la fois engagée et amoureuse. À partir de correspondance, de documents et d’archives des années 30 et 40, le réalisateur (petit-fils d’Emma) rassemble les morceaux brisés de ces deux vies et montre le destin de ces deux femmes en le replaçant dans le contexte historique de l’entre-deux guerres, puis de l’Occupation en France.

Pas dans la nuit ou la désobéissance (Un) (Emmanuel Laborie, 1999)

Depuis son parcours dans la Résistance française, son expérience de la clandestinité et du passage dans l’illégalité, une question travaille Raymond Aubrac : « Que se serait-il passé si je n’avais pas su désobéir ?

Petite Russie, récits d’un maquis (La) (Patrick Séraudie, 2008)

La « Petite Russie » est le surnom donné par l’état major allemand, pendant la seconde guerre mondiale, à la région de la montagne limousine.

Poupée (La) (Marielle Lariaga, 2003)

A travers une mise en scène de la vie quotidienne d’enfants avant la guerre, « la poupée » se propose d’évoquer le martyr de 210 enfants mitraillés ou brûlés vifs par une section de la Waffen SS le 10 juin 1944 dans l’église d’un village limousin : Oradour sur Glane.

Première brigade (François Perlier, 2007)

Dès 1940, les membres des réseaux communistes de la petite montagne limousine s’organisent pour lutter contre le gouvernement de Vichy et l’occupant nazi. D’anciens partisans nous racontent cette aventure de guérilla, sur une terre ancestrale d’insoumission et de révolte.

Reflet (Le) (Jérôme Amimer, 2008)

En 1942, ma grand-mère avait dû quitter son village de Russie brûlé par l’armée allemande. Elle avait 25 ans. Elle mourra trente-six ans plus tard, ici, en Limousin.

Shoah (Claude Lanzmann, 1985)

Un documentaire constitué exclusivement de témoignages de survivants, de témoins et de complices de l’holocauste, qui mettent au jour l’implacable logique de l’horreur.

Solutions françaises (Jean Painlevé, 1939)

Film de commande présentant la place qu’occupait la France en 1939 du point de vue scientifique et intellectuel.

Survivants (Les) (Patrick Rotman, 2005)

Ce sont quelques survivants, les uns «déportés raciaux », les autres «politiques» et parfois les deux à la fois, Juifs et résistants, résistants et Juifs qui relatent la dernière année, la plus terrible peut-être…

Vieil homme et l’enfant (Le) (Claude Berri, 1967)

Pendant la Seconde Guerre mondiale, un petit Parisien est placé chez un couple de personnes âgées qui ignorent qu’il est juif.

Why we fight (Franck Capra)

Franck Capra est contacté par l’armée américaine pour diriger le service de propagande cinématographique. De 1942 à 1945, il se lance alors dans une série de films destinés à sensibiliser l’opinion et les soldats eux-mêmes sur le sens du combat.

[Tous les films pour cette période]

La guerre froide

Années décisives. Un Rapport sur le relèvement économique de l’Europe (Les) (US information Service, 1956)

Dans l’après guerre, un film de propagande américain sur le plan Marshall.

Bombe (La) (Peter Watkins, 1966)

Une bombe atomique soviétique tombe sur le Kent. Description minutieuse et sobre des effets immédiats et à court terme.

[Tous les films pour cette période]

Guerre d’Indochine

Army (Gilles Nadeau, 1967)

La préparation des GI’s à la guerre du Viêt-nam et la lutte des anciens combattants et des déserteurs contre la guerre.

Basic Training (Frederick Wiseman, 1971)

A l’été 1970, pendant la guerre du Vietnam, dans la chaleur du Kentucky, le 16ème bataillon de l’US Army fait ses classes.

Chambre noire de Khuong Mê (La) (Samuel Aubin, 2003)

Khuong Mê a traversé la guerre d’Indochine contre la France, puis la guerre contre les Etats-Unis. Il a fait du cinéma dans ces conditions. Du cinéma de propagande la plupart du temps, au service de son pays qui est un des rares pays communistes du monde.

Ciel, la Terre (Le) (Joris Ivens, 1967)

Un chef-d’œuvre du documentaire, du film politique qui, en trente minutes, avec quelques inserts d’actualités, nous montre la lutte obstinée du peuple vietnamien contre l’assaillant yankee…

Dix-septième parallèle (Le) (Joris Ivens, Marceline Loridan, 1967)

Vie quotidienne en temps de guerre, sur le dix-septième parallèle, dans la zone « démilitarisée » qui sépare le Nord du Sud Vietnam. Ivens et Marceline Loridan, sa femme, ont vécu pendant deux mois la vie de ces paysans réfugiés dans les caves, cherchant à maintenir les gestes d’une vie normale. Ce film est l’un des plus importants tournés sur la guerre du Vietnam.

Guerre chimique (La) (, 1967)

Les effets sur la nature et sur les hommes des armes employées par les Etats-Unis au Vietnam.

Loin du vietnam (Collectif : Jean-Luc Godard, Joris Ivens, William Klein, Claude Lelouch, Chris Marker, Alain Resnais, 1967)

1967, un groupe de cinéastes décide d’affirmer son soutien au peuple vietnamien en lutte contre les USA, le but n’étant pas de réaliser un documentaire sur le Vietnam, mais d’ouvrir une réflexion sur cette guerre impérialiste.

Mémoire d’enfants de troupe, quand la neige sera noire (Alain Ferrari, 1998)

Mémoires d’enfants de troupe, quand la neige sera noire… En 1946, c’est vers la guerre d’Indochine que se dirigent, sans le savoir, des enfants âgés de douze ans qui pénètrent dans la cour de l’école militaire de Tulle, en Corrèze, pour former la promotion “Quatrième C”.

Moisson de My Lai (La) (Marcel Ophüls, 1970)

Enquête sur le massacre perpétré par l’armée américaine dans le village de My Lai en mars 1968 et ses répercutions aux Etats Unis.

Rencontre avec le President Ho Chi Minh (Joris Ivens, Marceline Loridan, 1970)

Entretien avec le président Ho Chi Minh du Nord-Vietnam sur la guerre du Vietnam.

Sam (Nelly Sabbagh, Pietro Bellorini, 2007)

13 août 2007 : Battambang, au Cambodge. Sam a 19 ans, elle marche sur une mine antipersonnel. Erik, 38 ans est chirurgien en mission humanitaire. Sopheat, 43 ans est démineur local.

Sixième face du pentagone (La) (Chris Marker, François Reichenbach, 1967)

Tournant dans la radicalisation de la lutte aux États-Unis, la Marche sur le Pentagone du 21 octobre 1967 est filmée depuis la préparation dans les locaux de Greenwich Village jusqu’aux affrontements, et la nuit dans les cellules des commissariats de Washington.

[Tous les films pour cette période]

Guerre d’Algérie

Algérie, année zéro (Marceline Loridan, Jean-Pierre Sergent, 1962)

Documentaire sur les débuts de l’indépendance algérienne filmé au cours de l’été 1962 à Alger. Le film fut interdit en France et en Algérie mais obtint le Grand prix du festival international de Leipzig en 1965. Par amitié, la société de production Images de France, leur envoya un opérateur : Bruno Muel.

Algérie, d’autres regards (Raphaël Pillosio, 2004)

Durant la guerre d’Algérie, de jeunes cinéastes français ont réalisé des documentaires qui dénonçaient la nature du conflit mené par leur pays. Depuis, ces films militants n’ont pratiquement jamais été vus. Dans « Algérie, d’autres regards », René Vautier, Pierre Clément, Olga Poliakoff et Yann Le Masson reviennent sur les conditions de leur engagement, les méthodes de production et de diffusion de ces œuvres oubliées aujourd’hui.

Algérie : paroles de tortionnaires (Jean-Charles Deniau, 2002)

Sept appelés, officiers, soldats qui participèrent à la guerre d’Algérie et pratiquèrent l’impensable - la torture - témoignent et tentent de se réconcilier avec elles-mêmes.

Autre côté de la mer (L’) (Dominique Cabrera, 1997)

Paris, été 1994. Georges Montero, petit industriel pied-noir, est resté en Algérie après l’Indépendance. Il arrive aujourd’hui pour la première fois en France à l’occasion d’une opération de la cataracte, au moment où la guerre civile prend de l’ampleur dans son pays.

Autre guerre d’Algérie (Une) (Djamel Zaoui, 2003)

Le réalisateur fils d’un militant messalien qui a dû fuir sa terre natale pour sombrer dans un mutisme amer, mène une enquête minutieuse auprès d’historiens et d’hommes politiques de tous bords afin de comprendre sa propre histoire et celle de la guerre dont on ne parle pas : « l’autre » guerre d’Algérie.

Avoir vingt ans dans les Aurès (René Vautier, 1972)

1961. De jeunes soldats bretons se retrouvent dans le Sud Algérien pour participer à la guerre d’Algérie. Tous se mettent à piller, tuer et violer, sauf Noël Fravelière, hostile à cette guerre et qui refuse de se battre. Il est abattu après avoir libéré un prisonnier algérien.

Déchirures algériennes (Jean Labib, 1987)

Avant-dernière partie d’une série de 6 documentaires sur le général de Gaulle. Réalisée pour la télévision d’après l’oeuvre de Jean Lacouture, ce film analyse la politique algérienne du général de Gaulle, de son arrivée au pouvoir en 1958, jusqu’aux accords d’Evian en 1962.

Elise ou la vraie vie (Michel Drach, 1969)

Une jeune Bordelaise rejoint son frère à Paris où elle trouve un emploi dans la même usine d’automobiles que lui. Là, elle découvre les conditions de travail des ouvriers; l’amour d’Arezki, un Algérien qui travaille avec elle à la chaîne et se révolte contre le racisme haineux qui divise alors les Français et les Algériens…

Ennemi intime (L’) (Patrick Rotman, 2002)

Ce film sur la torture en Algérie retrace dans sa complexité l’histoire de la torture pendant cette guerre. Comment la torture d’État a pu proliférer dans une démocratie avec la complicité et le silence de presque tous.

Frères des frères (Les) (Richard Copans, 1992)

Pendant la guerre d’Algérie, des Français aident l’organisation du FLN en France. Attachés aux idéaux de la République (Liberté, Égalité, Fraternité) ou révolutionnaires tiers mondistes, ils sont considérés comme des traîtres par la majorité de la population.

Général de Bollardière et la torture (Le) (André Gazut, 1974)

L’histoire de ce Général qui s’est opposé à la torture en Algérie. Ce film a été retrouvé par Gilles Barthélemy vidéothécaire, et exhumé du grenier du réalisateur !

J’ai huit ans (Yann Le Masson, 1961)

Film réalisé à partir de dessins d’enfants algériens recueillis dans un camp en Tunisie.

Massacres de Sétif, un certain 8 mai 1945 (Les) (Mehdi Lallaoui, 1995)

Le 8 mai 1945, jour de la victoire sur le nazisme, est aussi un jour de deuil. A Alger, à la faveur des manifestations pour la victoire, apparaît pour la première fois le drapeau algérien revendiquant ainsi l’indépendance. Mais à Sétif, le porte-drapeau est abattu en tête du cortège et une émeute éclate. Le massacre colonial qui s’ensuit s’étendra à tout le Constantinois.

Mémoires d’immigrés (Yamina Benguigui, 1997)

Reconstituer le passé d’une communauté, en suivant le parcours de quelques-uns de ses membres, et lui éviter la dangereuse tentation d’un repli sur elle-mêmes : tel est le pari de la trilogie «Mémoires d’Immigrés».

Muriel ou le temps d’un retour (Alain Resnais, 1962)

Muriel est un des rares films linéaires de Resnais, sur le poids des souvenirs, du passé, l’angoisse du temps qui passe. Muriel n’étant pas un film sur l’Algérie, mais un film où il en est question comme d’une pensée gênante, Resnais par ce propos subtil échappa à la censure très pointilleuse de l’époque.

Pacification en Algérie (André Gazut, 2002)

La Pacification en Algérie est un film essentiel. Engagé - la colère est intacte - et didactique à la fois, tant il est nécessaire d’expliquer, de mettre au jour l’attitude de la France de ces années-là, Gazut interroge la mémoire quarante ans après les faits.

Silence du fleuve (Le) (Mehdi Lallaoui, Agnès Denis, 1990)

« L’oubli est complice de la récidive », dit le commentaire de ce film consacré à la manifestation du 17 octobre 1961 à Paris et à la sauvage répression qui s’en est suivie.

Vivre au paradis (Bourlem Guerdjou, 1997)

Pendant la guerre d’Algérie, Lakhdar, immigré, ouvrier du bâtiment, habite le bidonville de Nanterre. Ne supportant plus la solitude, il fait venir sa femme Nora et ses enfants en France. Dès lors, il n’a plus qu’une obsession : offrir aux siens un appartement digne de ce nom.

Voyage à Alger (Le) (Abdelkrim Bahloul, 2009)

Le Voyage à Alger raconte l’histoire vraie d’une veuve de martyr qui a été expropriée de sa maison par un des chefs de sa ville de Saida. Après avoir perdu espoir de regagner son bien par le biais des autorités locales, elle décide d’aller avec ses enfants à la capitale pour rencontrer le Président de la République (Houari Boumediene).

[Tous les films pour cette période]

Les indépendances

16 de Basse-Pointe (Les) (Camille Mauduech, 2009)

En 1948, en Martinique, dans un climat de grève sur une habitation sucrière, un géreur, blanc créole, est assassiné de 36 coups de coutelas et retrouvé mort dans un champ de cannes de la plantation qu’il administre. En 1951, le procès de 16 coupeurs de canne arrêtés, renvoyé à Bordeaux, ancien port négrier, avec l’assurance d’un verdict exemplaire et sans appel, deviendra le premier procès du colonialisme français aux Antilles, jugé devant “ses pères”.

Algérie, année zéro (Marceline Loridan, Jean-Pierre Sergent, 1962)

Documentaire sur les débuts de l’indépendance algérienne filmé au cours de l’été 1962 à Alger. Le film fut interdit en France et en Algérie mais obtint le Grand prix du festival international de Leipzig en 1965. Par amitié, la société de production Images de France, leur envoya un opérateur : Bruno Muel.

A Luta continua (Bruno Muel, Marcel Trillat, Antoine Bonfanti, 1975-1977)

En 1975 et en 1977, à l’occasion d’une mission de formation de jeunes cinéastes angolais mandatée par le Parti communiste français, Marcel Trillat, Antoine Bonfanti et Bruno Muel ont rapporté un film (Guerre du peuple en Angola) et un court-métrage sur un gamin de Luanda (A Luta continua).

Demain à Nanguila (Joris Ivens, 1960)

« Demain à Nanguila » retrace, à travers l’histoire de Sidibé Moussa et la chronique d’un petit village du Mali, la vie au quotidien de l’Afrique de la décolonisation et montre l’émergence de la conscience collective à propos de la signification du mot Indépendance.

Guerre du peuple en Angola (Bruno Muel, Marcel Trillat, Antoine Bonfanti, 1975-1977)

En 1975 et en 1977, à l’occasion d’une mission de formation de jeunes cinéastes angolais mandatée par le Parti communiste français, Marcel Trillat, Antoine Bonfanti et Bruno Muel ont rapporté ce court-métrage sur un gamin de Luanda.

Indonésie appelle (L’) (Joris Ivens, 1946)

Joris Ivens avait été choisi par le gouvernement Hollandais pour filmer la libération de l’Indonésie. Face aux événements, il démissionne et réalise ce pamphlet pour l’indépendance de l’Indonésie.

Jour où la Guinée a dit non (Le) (Valery Gaillard, 1998)

Le 25 août 1958 au matin, un militaire français se pose à Conakry, Guinée. C’est le Président du Conseil et il s’appelle de Gaulle. Toute la population est venue l’acclamer. Mais l’accueil n’est pas seulement chaleureux : il est bien organisé… Au centre du dispositif, un homme : Sékou Touré un Parti : le Rassemblement Démocratique Africain et une opération politique qui va précipiter en quelques heures un territoire colonisé hors de l’empire français. Ce jour-là, la Guinée a dit non à de Gaulle. Elle en paiera le prix….

Nossa terra (Mario Marret, 1966)

Mario Marret, ancien Résistant, entretenait des liens étroits avec le PAIGC, mouvement d’indépendance de la Guinée Portugaise. Il se rendit plusieurs fois dans les forêts et lagunes tenues par la guérilla et en ramena plusieurs films, dont Nossa Terra.

Voyage à Alger (Le) (Abdelkrim Bahloul, 2009)

Le Voyage à Alger raconte l’histoire vraie d’une veuve de martyr qui a été expropriée de sa maison par un des chefs de sa ville de Saida. Après avoir perdu espoir de regagner son bien par le biais des autorités locales, elle décide d’aller avec ses enfants à la capitale pour rencontrer le Président de la République (Houari Boumediene).

[Tous les films pour cette période]

La Vème République

1974, une partie de campagne (Raymond Depardon, 2002)

Ce document d’archive retrace la campagne du candidat Valéry Giscard d’Estaing aux élections présidentielles de 1974. Une fois élu Président de la République, celui-ci s’était opposé à la diffusion du film jusqu’2002…

Campagne de Provence (La) (Jean-Louis Comolli, 1992)

De juin 1991 à mars 1992, neuf mois d’une bataille politique violente et angoissante, en Provence, à l’occasion des élections régionales. Troisième film de la Série « Marseille contre Marseille » (1989- 2001) de Jean Louis Comolli et Michel Samson.

Cave - 5 mai 2002 (La) (Pierre Demoy, Frédéric Harlez, 2003)

5 mai 2002, jour du 2ème tour de l’élection présidentielle. Face à face, Jean-Marie Le Pen et Jacques Chirac. Dans la cave d’un immeuble parisien.

Chirac (Patrick Rotman, 2006)

Une histoire politique de la droite française, une histoire de France, une histoire de la Vème république à travers un homme : jacques Chirac qui a été ministre de tous les Présidents de la République, de De gaulle à Mitterrand. Premier documentaire jamais réalisé à la télévision française sur un président en exercice et diffusé sur une chaîne publique.

Enfants de la dalle (Les) (Samir Abdallah, 2007)

Une chronique documentaire des campagnes présidentielle et législatives de 2007 sur la dalle d’Argenteuil, du point de vue des candidats « de la diversité », comme on appelle pudiquement les enfants de l’immigration en France.

François Mitterrand ou le roman du pouvoir (Patrick Rotman, 2000)

A travers un montage d’archives et d’interviews, ce passionnant documentaire en quatre parties analyse sans complaisance le « roman du pouvoir » d’un homme politique hors du commun.

J’ai 17 ans, l’âge de raison (Julie Gavras, 2003)

27 avril 2002, 100.000 personnes traumatisées par le duel à venir entre Chirac et Le Pen au deuxième tour des élections présidentielles défilent dans les rues de Paris.

Marseille contre Marseille (Jean-Louis Comolli, 1996)

Marseille, élections municipales de 1995. Cinquième episode, en forme de fable politique, d’une saga marseillaise commencée en 1989.

Marseille de père en fils : Coup de mistral (Partie2) (Jean-Louis Comolli, 1989)

« Comme la ville égare le promeneur, explique Jean-Louis Comolli, elle fuit le regard du cinéaste qui a la naïveté de croire qu’elle s’offre à lui, qu’elle l’attend, qu’elle se fige au moment où il dit « moteur ». Deuxième film de la Série « Marseille contre Marseille » (1989- 2001) de Jean Louis Comolli et Michel Samson.

Marseille de père en fils : Ombres sur la ville (Partie 1) (Jean-Louis Comolli, 1989)

La campagne des élections municipales de 1989 à Marseille. Premier film de la Série « Marseille fait son cinéma » (1989- 2001) de Jean Louis Comolli et Michel Samson.

Marseille en mars (Jean-Louis Comolli, 1994)

Mars 1993, Marseille, les élections législatives, quatrième film de la Série « Marseille contre Marseille » (1989- 2001) de Jean Louis Comolli et Michel Samson.

Présidentielles 1965 - 1995 : les surprises de l’histoire (Virginie Linhart, 2002)

Le fil conducteur du documentaire est aussi simple que captivant : les élections présidentielles, c’est la surprise à répétition ! Chaque élection est un scénario à rebondissements avec ses suspenses, sa dramaturgie, ses enjeux, les votes décisifs au moment décisif et, enfin, le résultat final…

[Tous les films pour cette période]

Les années 68

68, année zéro (Ruth Zylberman, 2008)

Une traversée des « années 68 » à partir du récit de cinq anonymes de différents pays dont les vies ont été bouleversées par leurs engagements respectifs. L’occasion de s’interroger sur l’héritage de 68 dans sa dimension européenne.

68, mes parents et moi (Virginie Linhart, 2008)

Comment l’effervescence de 68 a-t-elle été vécue par les autres enfants nés de parents révolutionnaires en 1968 ? En mêlant la petite et la grande Histoire, l’intime et le public, il s’agit d’un récit sur le décalage entre deux génération.

A bientôt, j’espère (Chris Marker, Mario Marret, 1968)

En mars 1967, à Besançon, une grève éclate aux établissements Rhodiaceta. Les revendications mises en avant ne concernent plus seulement les salaires ou la sécurité de l’emploi, mais le mode de vie que la société impose à la classe ouvrière.

Amours d’une blonde (Les) (Milos Forman, 1965)

Conte de fée cruel, le film est le reflet d’une jeunesse insouciante mais bien vivante.

An 01 (L’) (Jacques Doillon, 1972)

« On arrête tout, on réfléchit, et c’est pas triste… ». L’An 01 narre un abandon utopique, consensuel et festif de l’économie de marché et du productivisme. Financé grâce à la bonne volonté des lecteurs de Charlie-Hebdo, ce film reste emblématique de la contestation des années 1970.

Au feu les pompiers (Milos Forman, 1967)

Dans une petite ville de Tchécoslovaquie le bal des pompiers se prépare mais tourne à la catastrophe. Farce provocante de Milos Forman qui utilise le registre de la comédie pour livrer un pamphlet politique et social virulent.

Autocritique 68-75 (Marie-Claire Schaeffer, 1975)

Trois émissions extraites de la série « Autocritique ».

Autocritique 68-98 (Marie-Claire Schaeffer, 1998)

La réalisatrice retrouve Martine et Annie, Blaise et Emmanuelle. Des mots aux actes, des paroles de 1968 à leurs positions de 1998, face à la résurgence provoquée du passé dans le petit écran, ils tentent de faire le point.

Avignon-sur-scène (Sylvain Roumette, Pierre Samson, 1968)

Avignon sur scène « n’est pas une chronique du Festival d’Avignon 1968. Il est simplement l’écho de quelques questions qui furent posées au théâtre et à la culture ». Le film se construit sur l’alternance d’extraits de représentations scéniques (Ballet du XXe siècle de Maurice Béjart, Living Théâtre de Julian Beck) et de discussions souvent houleuses autour de la fonction sociale et politique du théâtre.

Baisers volés (François Truffaut, 1968)

Réformé, Antoine s’empresse d’aller revoir Christine, une jeune fille qu’il aime d’un amour presque sans espoir. Avec l’aide chaleureuse des parents de la jeune fille, il décide de trouver du travail. Tout d’abord veilleur de nuit, il est très vite engagé dans une agence de détectives… Une galerie de portraits piochés dans la France des années soixante.

Black Panthers (Agnès Varda, 1968)

En 1968, les Black Panthers d’Oakland font des rallyes d’information sur le procès politique d’un de leurs leaders, Huey Newton, afin d’attirer l’attention des Américains et de mobiliser les consciences noires.

Brigadier Mikono (Le) (Jean-michel Humeau, 1978)

L’histoire imaginaire du Brigadier Mikono, CRS et instrument de répression. Une réussite de subversion et d’ironie.

Cannes 68 (Selim Sasson, 1968)

À Cannes, le 18 mai 1968, le Comité de défense de la Cinémathèque Française appelle le jury du festival à démissionner et ses organisateurs à interrompre les projections en solidarité avec les étudiants et ouvriers en grève.

Ce n’est qu’un début, continuons le combat (Claudia Von Alemann, 1968)

C’est un documentaire sur “le film comme arme dans la lutte politique après la révolution de mai 68 en France”. Une véritable réflexion sur le cinéma en 1968.

Ceux des champs (Bertrand Dunoyer, 1952)

En terre limousine, l’action des paysans contre la faiblesse des prix de la viande à la vente.

Charles mort ou vif (Alain Tanner, 1969)

Portrait d’un homme qui décide de quitter sa vie confortable de patron bourgeois pour mener une vie retirée auprès d’un couple bohème : là, il retrouve sa liberté de pensée et le goût de vivre.

Charme discret de la démocratie bourgeoise (Le) (Cinéma Rouge, 1974)

À partir de documents sur la répression à Flins en 1968, les évènements du Chili en 1973, l’entraînement des CRS, la préparation de l’armée à la guerre civile, les activités et les liens des milices patronales. De l’assassinat de Pierre Overney à la campagne raciste d’Ordre Nouveau, la bourgeoisie se prépare à des solutions désespérées.

Cheminot à la Sorbonne (Le) (Fernand Moskowicz, 1968)

En Mai 68, un cheminot gréviste du Sud-Ouest, militant CFDT, découvre la Sorbonne occupée et tente de nouer un dialogue avec des étudiants.

Chinoise (La) (Jean-Luc Godard, 1967)

Dans un appartement dont les murs sont recouverts de petits livres rouges, des jeunes gens étudient la pensée marxiste-léniniste. Réalisé un an avant les événements de Mai 68, La Chinoise est considéré comme un film prophétique.

Ciné-tracts (Anonyme, 1968)

Films de banc-titre réalisés à la prise de vues à partir de documents photographiques de l’actualité nationale et internationale. L’expérience des ciné-tracts a été lancée en mai et juin 1968 à l’initiative du cinéaste Chris Marker.

Citroën Nanterre (Édouard Hayem, 1969)

Le 20 mai 1968, les ouvriers de l’usine Citroën de Nanterre cessent le travail. Le site emploie quatre mille salariés dont 65 % de travailleurs immigrés. Il n’a pas connu pareille mobilisation depuis vingt ans. Les grévistes osent enfin prendre la parole.

Classe de lutte (Groupe Medvedkine de Besançon, 1969)

Réponse des ouvriers de la Rhodiaceta de Besançon au film « A bientôt, j’espère ». Il suit la création d’une section syndicale CGT dans une usine d’horlogerie par une ouvrière dont c’est le premier travail militant en 1968. On y découvre comment Suzanne réussit à mobiliser les autres femmes de l’entreprise, malgré la méfiance des dirigeants syndicaux et les intimidations du patronat.

Cléon (Réalisation collective, 1968)

Cléon, l’une des premières usines à se mettre en grève en Mai 68. Les grévistes de l’usine Renault décrivent le quotidien de l’occupation et débattent de l’accès à la culture et de la reprise du travail.

Comité d’action du 13ème (Atelier de recherche cinématographique (ARC), 1968)

Au début du mois de juin 1968, la lutte d’un comité d’action du treizième arrondissement de Paris auprès de l’usine Citroën de la Porte de Choisy et du dépôt de la RATP de la rue Lebrun.

Contrebandières (Les) (Luc Moullet, 1967)

À la frontière franco-mexicaine, les tribulations de deux jolies contrebandières.

Droit à la parole (Le) (Atelier de recherche cinématographique (ARC), 1968)

À Paris, en mai 1968, l’Université devient le centre de la parole révolutionnaire. Les étudiants tentent d’élaborer, par-delà les clivages, un dialogue inédit avec les ouvriers en grève.

Enfants de Marx et de Coca-cola (Henri De Turenne, Claude De Givray, 1973)

Un montage d’images d’archives retrace les événements de mai 1968 au Quartier latin, la révolte des étudiants et les affrontements avec les CRS, les grèves ouvrières et les manifestations.

Être libre (Réalisation collective sous la direction de Paul Bertault et Claude Jauvert, 1968)

Avignon, été 1968. Le Living Theatre est invité à présenter son nouveau spectacle Paradise Now au Cloître des Carmes. Portée par les récents événements, la troupe entend jouer librement et gratuitement dans la rue.

Evénements de Mai 68, 1968-2008 : 40ème anniversaire (Les) (Loïc Magneron, Jean-Luc Magneron, 2008)

Un documentaire rare sur les événements de Mai 68 qu’agrémentent de nombreux témoignages poignants d’inconnus et de célébrités.

Fiancée du pirate (La) (Nelly Kaplan, 1969)

La vengeance de Marie, orpheline pauvre, contre l’hypocrisie et la médiocrité de tout un village. Film impertinent, qui dénonce dans une veine plus surréaliste que sociale, teintée d’humour noir, les préjugés moraux et la tartuferie des bien-pensants.

Fond de l’air est rouge (Le) (Chris Marker, 1977)

Montage de documents pour la plupart inédits, couvrant dix années capitales de l’histoire mondiale : 1967-1977. Première partie, « Les mains fragiles : du Vietnam à la mort du Che, Mai 68 et tout ça ». Deuxième partie, « Les mains coupées : du printemps de Prague au Programme commun ».

Gauloises bleues (Les) (Michel Cournot, 1967)

Les Gauloises bleues » illustrent cette quête de l’amour, cette recherche du père et du fils, de l’amant et de la mal-almée, du jeune et de l’adulte, de l’individu et de la collectivité.

Génération (Patrick Rotman, Daniel Edinger, Hervé Hamon, Jean Lassave, Françoise Prébois, Gilles Nadeau, 1988)

Génération est le feuilleton d’une génération qui a grandi sous la Guerre froide puis la guerre d’Algérie et qui, débordant d’énergie, prête à exploser, fait son entrée dans les années soixante. Cette série de quinze épisodes fait le portrait de celles et ceux qui se sont impliqués dans les luttes d’hier, alternant images d’archives et interviews.

Gimme shelter (Charlotte Zwerin, Albert Maysles, 1971)

Un film légendaire sur la tournée américaine des Stones en 1969, marquée par le meurtre d’un jeune spectateur à Altamont. Un documentaire rare qui enregistre ce double mouvement : le rock en tant qu’utopie communautaire, puis son soudain effondrement.

Grands soirs et petits matins (William Klein, 1978)

Le mois de mai 1968 à Paris par le cinéaste et photographe américain William Klein. La caméra se porte dans les rues du Quartier latin, de la Sorbonne à l’Odéon, tout près des manifestants, enregistrant les débats sur le vif et au jour le jour.

Hair (Milos Forman, 1979)

Claude Bukowski, jeune fermier de l’Oklahoma, désire visiter New York avant de partir pour le Vietnam. A Central Park, il se lie d’amitié avec un groupe de hippies. Cette rencontre va bouleverser sa vie.

Histoire du siècle, anthologie en images, Vol. 6 (1968-1979) (L’) (Philippe Grandrieux, 1999)

Ce film fait partie d’une série de 9 films sur l’histoire du siècle, évoquée par l’historien Anthony Rowley, commentaires de René Rémond.

Histoire du siècle, anthologie en images, Vol. 7 (1959-1968) (L’) (Max Whiby, Philippe Grandrieux, 1996)

À partir d’un rigoureux travail d’archives, trois séquences sont proposées : l’état du monde en 1959, le pouvoir naissant de l’image dans les années soixante et enfin l’évocation de la « génération contestation » en 1968.

Ian Palach (Raymond Depardon, 1969)

Le 16 janvier 1969, Jan Palach s’immole par le feu à Prague pour protester contre l’invasion de la Tchécoslovaquie en août 1968… Raymond Depardon réalise son premier court-métrage en filmant l’hommage qui lui est rendu.

Idoles (Les) (Guillaumin Marc-Gilbert (Marc’O), 1968)

Satire des yéyés dans laquelle les acteurs fous d’une époque folle s’en donnent à cœur joie.

Jean-Luc Godard et François Truffaut vous parlent (Anonyme, 1968)

Épisode sous-estimé du grand film de 68, « l’Affaire » de la Cinémathèque Française servit pourtant de « répétition générale » et de déclencheur à la mobilisation des gens du cinéma en Mai 68.

Je t’aime, je t’aime (Alain Resnais, 1968)

Claude Ridder, rescapé d’une tentative de suicide, représente un cas qui intéresse les savants. Puisqu’il a vécu entre la vie et la mort, il est le cobaye idéal pour un voyage dans le temps. Claude accepte de se soumettre à l’expérience.

Joli mai (Le) (Chris Marker, Pierre Lhomme, 1963)

Filmé en deux parties dans le Paris du mois de mai 1962, Chris Marker interroge des hommes et des femmes sur les problèmes politiques, sociaux et de leur vie quotidienne.

Joli mois de mai (Le) (Atelier de recherche cinématographique (ARC), 1968)

Les manifestations de 68 à travers l’Europe. Regard sur quelques événements précis qui ont particulièrement marqué Mai 68.

Jules et Jim (François Truffaut, 1962)

1912, deux amis inséparables s’éprennent de la même femme. Truffaut adapte le roman d’Henri-Pierre Roché pour réaliser cet hymne à l’amour. Ce film a soufflé les premiers airs de liberté de ces « années 68 ».

Katia et le crocodile (Vera Simkova, jan Kucera, 1966)

Katia, petite fille de huit ans, se voit confier par un garçon les étonnants animaux de sa classe qu’il doit garder pendant les vacances. Inconsciente, sa petite sœur libère l’animalerie. Une délirante course-poursuite s’ensuit alors dans tout le quartier…

Loin du vietnam (Collectif : Jean-Luc Godard, Joris Ivens, William Klein, Claude Lelouch, Chris Marker, Alain Resnais, 1967)

1967, un groupe de cinéastes décide d’affirmer son soutien au peuple vietnamien en lutte contre les USA, le but n’étant pas de réaliser un documentaire sur le Vietnam, mais d’ouvrir une réflexion sur cette guerre impérialiste.

Lo païs (Gérard Guérin, 1973)

Début 1970, Gaston, originaire du Larzac, débarque à Paris comme tant d’autres jeunes, pour « réussir ».

Mai 68 (Gudie Lawaetz, 1974)

Entre images d’archives et entretiens directs, une chronique des journées de mai et juin 1968 cinq après les « événements ».

Mai 68, la belle ouvrage (Jean-Luc Magneron, 1968)

Long réquisitoire contre les violences policières, Mai 68, la belle ouvrage confronte scènes d’affrontements filmées sur le vif et entretiens des témoins de l’événement.

Milou en mai (Louis Malle, 1990)

Une vieille dame s’éteint dans une grande demeure du Sud-Ouest. Son fils, Milou, qui a soixante ans et qui s’occupe de la propriété, convoque pour l’enterrement toute la famille. Mais nous sommes en mai 1968 et depuis deux semaines Paris est en effervescence.

Moissons de l’utopie (Les ) (Yves Billon, 1995)

L’arrivée dans les années 68-70 en Ardèche des « hippies », « poilus », « bourrus », « babas ». Cette population d’origine urbaine en rupture avec la société capitaliste, fuyant la ville et la société de consommation, évoque aujourd’hui les préoccupations qu’ils partagent avec la population locale.

Monterey pop (Don Alan Pennebaker, 1968)

Un film sur le plus grand festival avant Woodstock.

More (Barbet Schroeder, 1969)

À Ibiza, un jeune Allemand se laisse entraîner dans la drogue et une passion destructrice.

Mots ont un sens (Les) (Chris Marker, 1970)

Portrait de François Maspéro, libraire et éditeur engagé à gauche, symbole et bouc émissaire de 68. Produit par SLON et conçu par Chris Marker, On vous parle… est un magazine de contre-information diffusé dans les circuits parallèles.

Mourir à 30 ans (Romain Goupil, 1982)

Après le suicide de son ami Michel Récanati, Romain Goupil s’interroge sur son passé militant d’extrême gauche, de membre des CAL (Comités d’action lycéens). Il insère au milieu d’images d’assemblées générales et de manifestations tournées en 1968, des documents intimes et des témoignages d’anciens camarades qui participent de ce portrait d’une génération.

Nouvelle Société (Groupe Medvedkine de Besançon, 1969-1970)

La lutte de classes existe à l’échelle mondiale. Partout la classe dirigeante s’invente de nouveaux masques pour survivre. En France le dernier en date s’appelle nouvelle société. Nous n’y croyons pas. Nous n’en voulons pas. La société nouvelle nous la bâtirons sans eux, contre eux, avec vous.

Paris Vu Par… (Jean Rouch, Jean-Luc Godard, Claude Chabrol, Jean Douchet, Jean-Daniel Pollet, Eric Rohmer, 1966)

Un jeune producteur, Barbet Schroeder, a eu l’idée de confier une caméra 16 mm et de la pellicule à six amis cinéastes en leur demandant de réaliser un court-métrage sur un quartier de la capitale.

Parole de militants, le mouvement du 22 mars 1968 (Audrey Lezais, Carine Médaillon, 2006)

Entretien de Jean-Pierre Duteil qui évoque le mouvement du 22 mars 1968 à Nanterre.

Parole prise (La) (Marie-Claire Schaeffer, 2008)

La réalisatrice replonge, quarante ans après, dans la matière filmée en Mai 68 et propose, à travers un montage de séquences inédites, une nouvelle série de situations conflictuelles exorcisées par une parole enfin libérée.

Playtime (Jacques Tati, 1967)

Dix ans après Mon Oncle, revoici Monsieur Hulot, perdu dans les dédales d’un Paris ultra-moderne.

Pouvoir dans la rue (Le) (Alain Tanner, 1968)

Mai 68 à Paris filmé par Alain Tanner, alors réalisateur à la Télévision suisse romande, accompagné d’un commentaire qui retrace les « événements ».

PSU en Mai 68 : mémoires de militants (Jean-Michel Carré, 1999)

30 ans après 68, des militants du PSU ont ressenti la nécessité de se retrouver pour faire le point de leur mémoire sur un événement qui a été ressenti pour chacun d’entre eux comme déterminant dans leur engagement politique.

Puisqu’on vous dit que c’est possible (Chris Marker, 1973)

En 1973, après l’échec des négociations salariales avec la direction des usines des montres Lip, les ouvriers se mettent en grève. Au bout de quelques jours, ils décident de s’approprier l’entreprise et reprennent le travail en autogestion.

Réponses de femmes (Agnès Varda, 1977)

Des femmes prennent successivement la parole pour dénoncer le conditionnement que leur impose dès l’enfance une société machiste et revendiquent le droit d’exister en tant qu’individus à part entière. Un ciné-tract représentatif de la vigueur de la revendication féministe dans les années 1970.

Reprise (Hervé Le Roux, 1996)

Le 10 juin 1968, des étudiants en cinéma filment la reprise du travail aux usines Wonder de Saint-Ouen. Une jeune ouvrière dit qu’elle ne rentrera pas. De nos jours, la recherche de cette femme prend le tour d’une enquête quasi-obsessionnelle…

Reprise du travail aux usines Wonder - Wonder, Mai 68 (La) (Jacques Willemont, 1968)

Un groupe d’étudiants de l’IDHEC en grève vient filmer un militant de l’OCI (Organisation communiste internationaliste), le 10 juin, à l’usine Wonder de Saint-Ouen. L’équipe de tournage arrive sur place au moment où la reprise du travail vient d’être votée et décide de filmer…Une jeune ouvrière refuse de reprendre le travail.

Rhodia 4x8 (Groupe Medvekine de Sochaux, 1969)

Colette Magny interprète une chanson tirée de son album Mai 68 et dédiée aux luttes ouvrières à l’usine Rhodiaceta de Besançon.

Rosière de Pessac (La) (Jean Eustache, 1968)

Depuis 1876, selon les dispositions du testament d’un habitant de Pessac, petite ville de la Gironde, le maire et un jury procèdent chaque année à l’élection d’une Rosière en choisissant, pour ses qualités morales, une jeune fille qui recevra un prix qui fera honneur à la communauté.

Salamandre (La) (Alain Tanner, 1971)

Pierre et Paul, respectivement journaliste et écrivain, s’associent pour écrire un scénario d’après un fait divers : l’histoire d’une jeune fille accusée par son oncle d’avoir tenté de le tuer. Le procès se termine par un non-lieu. Ils décident d’aller chercher la vérité directement à la source, auprès de la jeune fille.

Salut les cubains (Agnès Varda, 1963)

Agnès Varda rapporte de Cuba mille huit cents photos en noir et blanc, images prises quatre ans après l’arrivée au pouvoir de Fidel Castro. Elle les filme en rythme et les commente, portant ainsi à l’écran un fulgurant kaléidoscope résonnant au son des espoirs de la révolution et des percussions.

Shadoks (Les) (Jacques Rouxel, 1968)

Cette série mythique raconte les histoires des Shadoks, sortes d’oiseaux rondouillards avec de longues pattes et de petites ailes ridicules, ainsi baptisés pour la consonance anglo-saxonne du nom et en clin d’œil au capitaine Haddock, selon leur créateur.

Sigrid (Atelier de recherche cinématographique (ARC), 1968)

À Berlin-Ouest, à l’occasion de la Manifestation européenne de solidarité avec le Vietnam (17 au 19 février 1968), une étudiante allemande explique le fonctionnement et le but de l’Université critique.

Sixième face du pentagone (La) (Chris Marker, François Reichenbach, 1967)

Tournant dans la radicalisation de la lutte aux États-Unis, la Marche sur le Pentagone du 21 octobre 1967 est filmée depuis la préparation dans les locaux de Greenwich Village jusqu’aux affrontements, et la nuit dans les cellules des commissariats de Washington.

Sochaux 11 juin 68 (Groupe Medvekine de Sochaux, 1970)

En juin 1968, après vingt-deux jours de grève, la police investit les usines Peugeot de Sochaux. Une sanglante répression s’ensuit qui fait deux morts et cent cinquante blessés. Pour commémorer l’anniversaire du massacre, des témoins, réunis au Centre culturel du comité d’entreprise de Clermoulin, se souviennent.

Société est une fleur carnivore (La) (Collectif, sous la direction de Guy Chalon, Bernard Gesbert et Gérard Gozlan, 1968)

Documents et témoignages directs dénoncant les violences policières commises au Quartier latin en mai et juin 1968.

Vincennes, roman noir pour université rouge (Yolande Robveille, 2008)

La genèse puis le quotidien de l’Université de Vincennes de 1968 à 1980. Un certain esprit des années 70 à partir du microcosme de cette université particulière.

Week-end (Jean-Luc Godard, 1967)

À la veille de mai 68, la société de consommation débouche sur une série d’embouteillages et d’accidents.

Week-end à Sochaux (Groupe Medvekine de Sochaux, Bruno Muel, 1971)

Un film écrit, joué et rêvé par le Groupe Medvedkine de Sochaux, composé de jeunes ouvriers travaillant à la chaîne aux usines Peugeot et de techniciens du cinéma.

Z (Constantin Costa-Gavras, 1969)

Dans les années 1960, dans un pays du bassin méditerranéen, un député progressiste, président du Mouvement national pour la paix, est assassiné. Le juge d’instruction chargé de l’enquête met en évidence le rôle du gouvernement, notamment de l’armée et de la police, dans cet assassinat.

[Tous les films pour cette période]

Deux histoires de prison (Ginette Lavigne, 2004)

Au Portugal le jour même du renversement du régime fasciste par les militaires, la population s’est rassemblée devant les prisons et a exigé et obtenu la libération de tous les prisonniers politiques. Cette victoire populaire a marqué réellement la fin du fascisme et le début d’une nouvelle ère. Diana Andringa et Maria Jose Campos racontent les mois qu’elles ont passé comme prisonnières politiques à la prison de Caxias.

Maïs vert (Sornaga Zelenka, 1975)

Les paysans portugais au temps de la campagne de dynamisation culturelle du M.F.A. (Mouvement des Forces Armées). «Il ne s’agissait pas pour nous de faire un film pour une organisation politique, mais de communiquer une série d’expériences importantes et de contribuer à l’ouverture d’un débat sur le Portugal.»

Nuit du coup d’état - Lisbonne, avril 74 (La) (Ginette Lavigne, 2001)

Le 25 avril 1974, la Révolution des Oeillets met fin au Portugal à la plus vieille dictature d’Europe. Le film est le récit de l’organisateur de ce coup d’Etat, Otelo de Carvalho, de la nuit du 25 avril.

Photo déchirée, chronique d’une émigration clandestine (La) (José Vieira, 2001)

Au début des années soixante, des milliers de portugais débarquent clandestinement en France. Trente ans après, le cinéaste part à la recherche des histoires de son enfance et enquête pour comprendre la genèse de cette émigration sans précédent qui fut appelée le « plébiscite par les pieds » contre Salazar.

[Tous les films pour cette période]

Les grèves de 95

Au piquet (Jean-Jacques N’Diaye, 1996)

Toulouse, une journée de décembre 1995, manifestation interprofessionnelle, intersyndicale contre le plan Juppé. Une nuit avec le personnel gréviste du centre de tri postal de Toulouse-Matabiau.

Ce n’est qu’un début (collectif B.I.P (Broadcasting Investigation of Propaganda), 1995)

Le mouvement de l’hiver ‘95 vu de l’intérieur par de jeunes étudiants en cinéma. Des A.G aux manifestations, un film témoin sur l’implication des étudiants à la grève de 1995.

Chemins de traverse (Sabrina Malek, Arnaud Soulier, 1996)

Décembre 95 : Réforme de la sécurité sociale, « le Plan Juppé ». Deux jeunes réalisateurs s’engouffrent dans les locaux de la gare d’Austerlitz et accompagnent les acteurs de la grève jusqu’au bout d’une expérience incertaine mais exaltante.

Dans la rue - Novembre décembre 1995 (Michaël Lheureux, François Guillement, 1995)

Le 15 novembre 1995, le premier ministre annonce un plan de réforme de la Sécurité Sociale. Un mois de manifestations s’ensuit dans toute la France. Le 21 novembre, les deux jeunes réalisateurs étaient dans la rue pour filmer les étudiants en grève depuis six semaines.

Demain la grève (François Chilowicz, Roy Lekus, 1996)

En décembre 1995, la France entière est paralysée par la grève des cheminots qui ont entraîné dans leur sillage plusieurs autres services publics. C’est pour comprendre les multiples aspects de cette expérience humaine que les réalisateurs ont passé les huit derniers jours et nuits du conflit dans la banlieue de Lille.

Hiver chaud (Un) (Christian Argentino, 1995)

Le 12 décembre 1995, un à deux millions de personnes étaient dans la rue, dans toute la France. Nous étions à Paris, entre la Place de la République et la Bastille. Le film est réalisé sans montage aucun. C’est un document brut, un simple témoignage.

Images de luttes 1996-1998 CGT (Max Coste, 1996)

Le filmage des luttes commencé dans les années 70 s’est poursuivi dans les années 90….

Jours de grève à Paris Nord (Jean-Louis Comolli, Ginette Lavigne, 2003)

En décembre 95, il y avait des grèves. Sept ans ont passé. Les jours de décembre se sont éloignés à toute vitesse, point brillant au fond de quel tunnel ? Cinq cheminots sont au coeur du film tourné à l’antenne traction de Paris-Nord. Des luttes d’hier aux luttes d’aujourd’hui, le film sera-t-il passeur de la réflexion ?;

Nadia et les hippopotames (Dominique Cabrera, 2000)

Novembre 1995. La France est paralysée par la grève des transports. Serge, Claire, Jean-Paul et plusieurs autres employés de la SNCF se mobilisent contre le plan Juppé.

Rendez-vous de décembre (Les) (Alexandre Velasco, 1996)

Lors du conflit de novembre-décembre 1995, le réalisateur du film était en grève comme la majorité des cheminots. À la demande d’un ami agent de conduite, il a filmé la grève des mécanos du dépôt de locomotives de Paris Sud-Est.

[Tous les films pour cette période]

Abdelkrim et la guerre du Rif (La) (Daniel Cling, 2010)

La guerre du Rif s’est déroulée officiellement de 1920 à 1926 pour mater la rébellion d’une tribu conduite par Abdelkrim au fin fond du Maroc. Qui se souvient de cette guerre ?

Anou Banou ou les filles de l’utopie (Edna Politi, 1983)

Six femmes nées avec le siècle, sont parties en Palestine dans les années vingt, afin de «construire le pays en se construisant elles-mêmes»…

Attentat (L’) (Simone Bitton, 1999)

Mix d’images filmées sur le vif, au shooting incontrôlé, d’images de JT et d’extraits d’entretiens, ce film est l’histoire de ces familles israéliennes et palestiniennes qui ne se connaissent pas, mais quit ont toutes perdu un enfant dans le même attentat-suicide.

Closing your Eyes (Robin Hunzinger, 2005)

Voyage sans cesse interrompu, sur les routes comme à l’intérieur des villes, « Closing your Eyes » nous emmène à Naplouse, Hébron et Qalqilyah. Trois villes palestiniennes en train de mourir de l’occupation israélienne, trois types d’enfermement, trois stades dans le lent processus d’étouffement de leurs populations.

Conversation Nord-Sud : Daney-Sanbar (Simone Bitton, Catherine Poitevin, 1993)

Conversations entre Serge Daney et Elias Sanbar, historien, directeur de la « Revue d’etudes palestiniennes ». Un échange entre deux cultures, deux histoires qui se retrouvent dans un même désir de parole.

Gaza, l’enfermement (Ram Loevy, 2002)

Gaza est une zone de 288 kilomètres carrés entourée d’une clôture électronique. Une prison d’un million de détenus. C’est ainsi que les habitants de Gaza voient leur territoire. D’autant que depuis 1991, quitter Gaza est en principe interdit…

Goulili, dis moi ma soeur (Collectif, 1991)

Les femmes sahraouies racontent l’exil, les tortures, les souvenirs et les difficultés de la vie des réfugiés.

Homme aux semelles d’or (L’) (Omar Amiralay, 2000)

Rencontre avec Rafiq Hariri, entrepreneur et milliardaire qui était le leader de l’opposition libanaise après avoir été Premier ministre.

Israël-Palestine : une terre deux fois promise (William Karel, 1997)

À l’aube du 50e anniversaire de l’état d’Israël, se pose la question à laquelle personne ne peut ou ne veut répondre : comment deux peuples vont-ils pouvoir vivre sur une même terre, une terre deux fois promise ?

Lawrence d’Arabie (David Lean, 1963)

Le destin hors du commun de l’officier britannique T. E. Lawrence, qui mena la révolte arabe contre l’oppresseur turc au cours de la Premiere Guerre mondiale.

Loin de Beyrouth (Jules César Muracciole, 1996)

Pendant la guerre à Beyrouth, l’atelier du peintre Samir Khaddaje est devenu inaccessible, sous les décombres. À la fin du conflit, long de seize années, Samir Khaddaje décide de partir.

Maison à Jérusalem (Une) (Amos Gitaï, 1997)

20 ans après « House » (La Maison), Amos Gitai retourne sur les lieux de son premier film pour y observer les changements chez les nouveaux habitants comme dans le voisinage.

Malheur des uns… (Le) (Omar Amiralay, 1982)

Dans le quartier de Chiah, à Beyrouth-Ouest, deux cent cinquante mille musulmans chiites vivent dans la psychose de l’attentat aveugle. L’invivable est mis en scène en tragi-comédie de la folie collective.

Massoud, l’Afghan (Christophe De Ponfilly, 1998)

« Afghanistan. Pays lointain, en guerre, dont tout le monde se fout. Lorsque j’ai commencé ce film, il y a 16 ans, j’allais rencontrer des hommes remarquables dont le commandant Massoud.

Massoud et la délégation de l’espoir (Christophe De Ponfilly, 2002)

Une mission parlementaire composée notamment du général Morillon, d’un député belge et d’un député français se rend en Afghanistan à la rencontre de Massoud pour préparer sa venue en France…

Monde est ma maison (Le) (Sepideh Farsi, 1998)

Ce film est une enquête sur l’identité en exil, à travers l’exil iranien de cette fin de siècle. Il est un peu l’histoire de tous ceux qui connaissent le déracinement, de tous ceux qui ont un jour tenté de bâtir une maison d’après le souvenir d’une autre maison qu’ils ont laissée derrière eux, dans leur pays.

News from home : Des nouvelles de la maison (Amos Gitaï, 2006)

Les propriétaires palestiniens de la maison ont fui en 1948. C’est la maison d’un quartier de Jérusalem Ouest qui donna son nom en 1980 au premier volet d’une trilogie : « Bait (House)".

Noce en galilée (Michel Khleifi, 1987)

Le Moukhtar, chef d’un village arabe palestinien, vient demander au gouverneur israëlien de lever le couvre-feu pour pouvoir marier son fils.

Palestine : histoire d’une terre (Simone Bitton, 1993)

De la fin du XIXe siècle jusqu’à nos jours, l’histoire d’une terre, la Palestine, une terre où s’est établi, en 1948, l’état d’Israël, une terre revendiquée par Israéliens et Palestiniens, une terre devenue un enjeu pour la paix du monde. Un récit historique unique, à partir d’archives rares, pour comprendre si une négociation, un partage sont possibles aujourd’hui…

Pays rêvé (Le) (Jihane Chouaib, 2008)

C’est une quête à la recherche du Liban comme « pays rêvé ». Tout commence par l’histoire d’un retour au Liban, mon pays natal.

Persepolis (Marjane Satrapi, Vincent Paronnaud, 2005)

L’enfance et l’adolescence en Iran et en Autriche de la jeune Marjane, qui découvre le monde… Adaptation par l’auteur, d’une bande dessinée (autobiographique) à succès

Porte du soleil (La) : Le départ (Partie 1) (Yousry Nasrallah, 2004)

De ces cinquante ans d’histoire palestinienne et des 630 pages du livre, Nasrallah a tiré 4h38 de film, divisé en deux parties, formellement différentes, " Le départ " et " Le retour « . Dans cette première partie, le film se place du côté de la fresque historique, du genre épique.

Porte du soleil (La) : Le retour (Partie 2) (Yousry Nasrallah, 2004)

Dans la seconde partie les codes et l’écriture cinématographiques changent radicalement. On retrouve ici la complexité du récit écrit, les ambiguïtés des personnages, la folie de la guerre civile libanaise.

Sel de la mer (Le) (Annemarie Jacir, 2008)

Soraya, jeune américaine de 28 ans, née à Brooklyn et d’origine palestinienne, se rend à Ramallah pour récupérer ce qui a appartenu à sa famille, de l’argent, une maison, une terre, abandonnés en 1948. Elle rencontre Emad, enfermé depuis 17 ans en Cisjordanie et qui n’a d’autre rêve que de s’exiler au Canada. Ils réussissent, par un concours de circonstances, à passer la frontière et partent à la découverte d’Israël.

Sinaï field mission (Frederick Wiseman, 1978)

Frederick Wiseman filme le travail quotidien de la mission américaine chargée, suite la guerre du Kippour, du contrôle d’une zone démilitarisé dans la péninsule du Sinaï.

Vivre sous les bombes (Gustavo Cortes Bueno, 2003)

L’idée originale de « Vivre sous les bombes » réside dans l’illustration de deux situations : la vie quotidienne et l’angoisse des Irakiens aujourd’hui, confrontés aux menaces d’une guerre annoncée.

Wadi (Amos Gitaï, 1981)

Wadi est une vallée située à l’est de Haïfa. C’est une sorte d’enclave où vivent, dans une co-existence fragile, des immigrants juifs d’Europe de l’Est rescapés des camps, mais aussi des Arabes expulsés de chez eux. En 1981, Amos Gitai y filme l’histoire intime de Yussuf et Isha, Iso et Salo, Miriam et Iskander, une famille arabe, une famille juive et un couple mixte.

[Tous les films pour cette période]

20 heures dans les camps (Le) (Chris Marker, 1993)

Au camp de réfugiés de Roska, à Ljubljana (Slovénie), un groupe de jeunes réfugiés bosniaques présente tous les soirs un « journal télévisé ».

Albanie : le cas de l’Europe (Olivier Landau, Jean Bertolino, 1977)

Histoire de l’Albanie, pays qui s’est libéré seul de l’occupation italienne et allemande, et qui ne s’est laissé détourner de ses options par l’arrêt, ni de l’aide soviétique, ni de l’aide chinoise.

Amours d’une blonde (Les) (Milos Forman, 1965)

Conte de fée cruel, le film est le reflet d’une jeunesse insouciante mais bien vivante.

Carnets d’un combattant kurde (Stefano Savona, 2006)

Akif a quitté l’Allemagne pour rejoindre la guérilla du PKK. Son groupe traverse les montagnes du Kurdistan irakien pour rejoindre les zones de combat à la frontière turque.

Casque bleu (Chris Marker, 1995)

Entretien avec François Crémieux, casque bleu dans la poche de Bihac en pleine guerre de Yougoslavie… Il tire de son expérience un bilan lucide et d’une clarté exceptionnelle.

Danse, Grozny danse (Jos De Putter, 2002)

Âgés de six à seize ans, les membres d’une troupe de danseurs tchétchènes, originaires de Grozny, entament une tournée dans les capitales européennes. Répétée d’abord au milieu des ruines d’un pays dévasté, leur danse traditionnelle est davantage qu’un spectacle pittoresque, c’est l’usage d’un art comme affirmation d’existence.

Danse avec les ruines (Mylène Sauloy, 2002)

En 2001, l’ancien danseur étoile Ramzan Akhmadov rentre à Grozny pour reformer sa troupe d’enfants danseurs, « Daymokhk » que la guerre a éparpillés sur les routes de l’exil.

Deux Sœurs (Jasna Krajinovic, 2005)

Violeta et Vyollca Dukay habitent au sud du Kosovo, près de la frontière avec l’Albanie. Confrontées à un chômage très important dans leur pays depuis la fin de la guerre, les deux sœurs sont devenues démineuses.

Femmes des 12 frontières (Claudine Bories, 2003)

Elles viennent du Kosovo, de Bosnie, de Croatie, de Serbie, de Macédoine. Elles sont féministes et pacifistes. Jeunes et vieilles, blondes et brunes. Toutes belles. Hier elles se faisaient la guerre. Aujourd’hui, ensemble, elles franchissent les frontières de leurs nouveaux pays.

Génocide arménien (Le) (Laurence Jourdan, 2005)

Il y a 90 ans, le 24 avril 1915, l’arrestation de plus de 600 notables et intellectuels arméniens, lors d’une rafle ordonnée à Constantinople par les nationalistes Jeunes-Turcs alors au gouvernement dans l’Empire Ottoman, scellait le destin des Arméniens d’Anatolie.

Ian Palach (Raymond Depardon, 1969)

Le 16 janvier 1969, Jan Palach s’immole par le feu à Prague pour protester contre l’invasion de la Tchécoslovaquie en août 1968… Raymond Depardon réalise son premier court-métrage en filmant l’hommage qui lui est rendu.

Ils sont restés vivants (Emmanuel Audrain, 1994)

De l’enfance, ils ont le goût du jeu, la clarté du regard, la fraîcheur. De la guerre, ils ont l’expérience de la souffrance, de l’approche de la mort… une maturité impressionnante. Blessés à Sarajevo, ils sont accueillis en France pour guérir.

J’ai un frère (Emmanuel Vigier, 2008)

Deux frères séparés par une guerre. Drazan, réfugié politique en France, à Marseille. Dejan en Bosnie-Herzégovine, à Bosanski Brod, une ville industrielle à l’agonie, à la frontière de la Croatie. En 2007, Drazan décide de rendre visite à son frère. L’exilé.

Kugelhof (Le) (Ginette Lavigne, 1991)

Dans la famille de la réalisatrice, le kugelhof est une tradition qui se transmet par les filles. La recette a été apportée par la mère, de Roumanie. C’est l’histoire de sa famille que Ginette Lavigne veut ressaisir à travers la confection de ce gâteau.

Maire au Kosovo (Un) (Chris Marker, 2000)

En 1999, Chris Marker interroge Bajram Rexhepi, le nouveau maire albanais de Mitrovica (Kosovo) sur le conflit qui vient d’ensanglanter son pays et auquel il a participé en tant que chirurgien.

Parole de cheminots (Andrzej Munk, 1953)

Hommage aux cheminots qui font tout leur possible pour qu’un train fasse le trajet d’une mine de charbon dans les montagnes du sud de la Pologne à un port de la côte nord. Grâce à eux, en dépit des difficultés du parcours, le train arrivera à l’heure.

Réfugié provenant d’Allemagne, apatride d’origine polonaise (Robert Bober, 1976)

Robert Bober a retrouvé le quartier, la rue, la boutique de son père, originaire de Radom en Pologne. Il a cherché les traces de la culture juive assassinée avec son peuple.

Rue Brzozowa (Wojciech Has, 1947)

Impressions filmées dans une rue de Varsovie qui se relève de ses ruines.

Salzbourg, une utopie (Andy Sommer, 1992)

Dés 1917 dans une Europe en ruine, des artistes et intellectuels ont choisi Salzbourg comme lieu pour créer un festival dédié au théâtre et à l’opéra, afin d’exorciser les nationalismes exacerbés et de reconstituer une Europe unie.

The Boot Factory (Lech Kowalski, 2002)

Un film haletant d’un bout à l’autre où le spectateur est embarqué dans l’atelier et la vie de ce groupe punk-rock polonais. Avec un savant dosage du noir et blanc et de la couleur et un rythme entraînant…

Tout peut arriver (Marcel Lozinski, 1995)

Les enfants sont les meilleurs philosophes, dit-on. Par une douce journée de printemps, un petit garçon file sur sa trottinette sous l’ombre des arbres d’un parc quelconque de Pologne. Assis sur les bancs, des vieillards, seuls ou par groupes, discutent, bouquinent ou savourent simplement l’ambiance paisible soulignée par les sons délicats d’une valse.

Vérité assiégée : Médias dissidents dans les guerres de l’ex-Yougoslavie (Leslie Asako Gladsjo, 1994)

Enquête sur les médias indépendants dans trois républiques d’ex-Yougoslavie en guerre : en Bosnie, comme en Croatie et en Serbie, quelques journalistes tentent de s’opposer à l’idéologie nationaliste des gouvernements en place et leur mainmise sur l’information, et se battent pour une presse libre et démocratique.

[Tous les films pour cette période]

Adjustement and work (Frederick Wiseman, 1986)

Film en deux parties, Adjustment and Work présente la formation de personnes handicapées à des activités professionnelles et domestique au sein de l’E.H. Gentry Technical Facility, puis la vie d’une usine américaine employant plus de 300 handicapés.

All my babies (George Stoney, 1953)

Devant le taux élevé de mortalité infantile dans les zones rurales de l’Etat de Georgie, les autorités sanitaires demandent dans les années 50 à George Stoney de réaliser, à l’intention des sages-femmes noires non-professionnelles qui pratiquaient la plupart des accouchements à l’époque, un film didactique leur enseignant les conditions d’hygiène indispensables.

American Revolution 2 (Mike Gray, Howard Alk, 1968)

Chicago 1968 : la ville accueille La Convention national démocrate. Les émeutes qui suivent font se croiser deux groupes disparates, les « Black Panthers » et les « Young patriots », un groupement d’activistes se définissant politiquement comme blancs, pauvres et « du sud ». Les deux groupes s’unissent dans la lutte contre l’injustice à Chicago.

A qui profite le crime ? (Christiane Badgley, 2002)

Bienvenue à McRae, Géorgie. Sa tranquillité, ses pelouses, ses 20% de chômage et sa prison privée. Rutilante, high-tech, prête à accueillir mille cinq cent détenus, on compte sur celle-ci pour relancer l’économie locale…

Aspen (Frederick Wiseman, 1991)

Frederick Wiseman porte son regard sur la bourgeoisie américaine WASP en vacances à Aspen, célèbre station de sport d’hiver du Colorado.

Auditorium building de Chicago (L’) (Stan Neumann, Richard Copans, 2002)

Stan Neumann nous conte l’histoire de l’Auditorium Building de Chicago, construit sur une zone étroite le long d’une rive du Michigan.

Autant en emporte les Haviland (Francis Gillery, 2003)

Figure de proue de la célèbre porcelaine de Limoges, la manufacture Haviland a eu 160 ans en octobre 2002. En 1838, David Haviland, un quaker new-yorkais, ouvre sur la côte est des Etats-Unis, une affaire d’importation de faïence et de porcelaine.

Ballet (Frederick Wiseman, 1995)

Wiseman suit la troupe de l’American Ballet Theater, célèbre compagnie new-yorkaise de ballet classique.

Bâtiment Johnson (Le) (Frédéric Compain, 2000)

En 1937-1938, dans le Wisconsin, l’architecte Frank Lloyd Wright entreprend la construction des bâtiments administratifs de l’entreprise Johnson. Frédéric Compain retrace l’histoire de cette commande hors norme.

Belfast, Maine (Frederick Wiseman, 1999)

Radiographie d’une petite ville américaine de l’état du Maine à travers l’observation de ses principales institutions et industries.

Black Panthers (Agnès Varda, 1968)

En 1968, les Black Panthers d’Oakland font des rallyes d’information sur le procès politique d’un de leurs leaders, Huey Newton, afin d’attirer l’attention des Américains et de mobiliser les consciences noires.

Blind (Frederick Wiseman, 1986)

L’enseignement et la vie quotidienne des élèves, depuis le jardin d’enfants jusqu’au 12ème grade, dans un institut spécialisé pour aveugles en Alabama.

Blue collar (Paul Schrader, 1978)

Trois ouvriers des usines automobiles Checker à Detroit tentent de s’opposer à l’immobilisme et à la corruption du syndicat.

Bout du bout du monde (Le) (Stéphane Mercurio, 2001)

Un jour, avec l’homme de ma vie nous avons décidé de partir au bout du monde. Le bout du bout du monde, c’est la Patagonie, le bout du continent sud-américain.

Bowling for Columbine (Michaël Moore, 2002)

Michael Moore enquête sur la violence provoquée par les armes à feu aux Etats-Unis. Son point de départ est la tragédie du lycée Columbine dans le Colorado en 1999. Des dizaines de lycéens avaient alors été assassinés par deux de leurs camarades.

Boys Don’t Cry (Kimberly Peirce, 2000)

Teena Brandon, une jeune adolescente du Nebraska, assume mal sa condition de fille. Elle déménage à Falls City et devient Brandon, un garçon aux cheveux courts, très vite adopté par une bande de désoeuvrés.

Broadway by Light (William Klein, 1957)

Premier film de William Klein : promenade nocturne rythmée par le scintillement des néons de Manhattan.

Brooklyn boogies (Wayne Wang, 1995)

Les auteurs de « Smoke » se sont tellement plus sur le tournage de ce film qu’ils ont aussitot enchaine avec celui-ci, mis en boite en trois jours et ou chaque participant devait improviser durant dix minutes. C’est donc la chronique d’un quartier de New York par ses habitues.

Caméraman (Le) (Edward Sedgwick, 1928)

Les mille et un gags provoqués par un cameraman enthousiaste mais maladroit.

Canal zone (Frederick Wiseman, 1977)

La vie des résidents américains (techniciens et militaires) dans la zone du Canal alors contrôlée par les Etats-Unis.

Central Park (Frederick Wiseman, 1989)

Le célèbre parc de New York présenté sous deux aspects : espace de détente et de loisir pour les habitants de la ville, espace à organiser et administrer pour les autorités qui en ont la charge.

CIA : guerres secrètes (William Karel, 2003)

De Bush père à Bush junior, de la première guerre du Golfe à la seconde qui s’annonce, du premier attentat contre le World Trade Center en 1993 au 11 septembre 2001, William Karel plonge au cœur du fonctionnement de la CIA et décortique la réalité de son pouvoir.

Comédie-Française ou l’amour joué (La) (Frederick Wiseman, 1996)

Délaissant pour la première fois l’observation de la réalité américaine, Frederick Wiseman tourne sa caméra vers la Comédie-Française et filme l’activité de cette célèbre institution dans ses aspects les plus prestigieux comme les plus terre à terre.

Deaf (Frederick Wiseman, 1986)

Deaf suit les activités pédagogiques et la vie quotidienne des élèves d’un institut spécialisé pour enfant sourd à Talladega en Alabama.

De l’autre côté (Chantal Akerman, 2002)

Dans ce film, l’ailleurs, c’est l’Amérique du Nord, et les pauvres sont pour la plupart des Mexicains. Ils sont passés pendant des années par San Diego mais le service d’immigration américain a réussi à arrêter le flux des illégaux et à le déporter dans l’Arizona.

Domestic violence (Frederick Wiseman, 2001)

Frederick Wiseman filme l’activité d’un centre d’accueil pour femmes battues et s’interroge sur les possibilités et moyens d’interventions dont dispose l’administration pour lutter contre la violence conjugale.

Domestic violence 2 (Frederick Wiseman, 2002)

Depuis le tournage de Domestic Violence 1, la loi américaine réprimant les actes de violence conjugale a été durcie. Frederick Wiseman se penche à nouveau sur le traitement institutionnel de ce problème en filmant, cette fois-ci, le travail des tribunaux.

Eldridge Cleaver, Black Panther (William Klein, 1969)

Portrait du leader du mouvement noir américain Black Panther.

Électrification de la Terre (L’) (Joris Ivens, 1940)

Les changements apportés par l’électrification d’une zone rurale à travers le portrait d’une famille d’agriculteurs de l’Ohio.

Essene (Frederick Wiseman, 1972)

Le quotidien d’un monastère Bénédictin du Michigan.

Fahrenheit 9/11 (Michaël Moore, 2003)

Prenant pour point de départ l’élection controversée de 2000, le réalisateur retrace l’improbable ascension d’un médiocre pétrolier texan devenu maître du monde libre.

Fenêtre sur cour (Alfred Hitchcock, 1955)

Un reporter immobilisé par un plâtre observe de sa fenêtre les allées et venues de ses voisins. Le comportement bizarre d’un représentant de commerce l’intrigue à un point tel qu’il le croit meurtrier de sa femme. Fantasme ou réalité ?

God’s Country (Louis Malle, 1986)

Courant 1979, Louis Malle, caméra au poing, fait étape à Glencoe, Minnesota, bourgade de 5000 habitants.

Good night and good luck (George Clooney, 2006)

Comment, dans les années 50, Edward R. Murrow, le présentateur du journal télévisé de CBS de l’époque, et le producteur Fred Friendly contribuèrent à la chute du sénateur Joseph McCarthy, à l’origine de la tristement célèbre chasse aux sorcières.

Green Guérilla (Sylvaine Dampierre, Bernard Gomez, 2003)

À New York, c’est sur les béances de l’espace urbain que des groupes de citoyens ont semé et réalisé une utopie : créer des jardins communautaires sur les décombres.

Hight School (Frederick Wiseman, 1968)

Réalisé à la North East high School de Philadelphie, établissement fréquenté par les enfants de la middle class blanche.

Hight School II (Frederick Wiseman, 1994)

Nouvelle observation du monde de l’éducation, cette fois-ci au sein de la Central Park East Secondary School, lycée pilote de Harlem réputé pour ses excellents résultats proposant des méthodes alternatives d’enseignements à destination d’élèves en grandes difficultés.

Histoires d’Amérique : food, family and philosophy (Chantal Akerman, 1988)

À New York, entre mémoire et oubli, plusieurs personnes livrent leur(s) histoire(s) d’émigrants juifs.

Hospital (Frederick Wiseman, 1969)

Frederick Wiseman investit un grand hôpital municipal (public et gratuit) de New York et, par delà les plaies et pathologies des patients, y observe les symptômes d’une société malade.

Il était une fois en Amérique (Sergio Leone, 1984)

Il était une fois deux truands juifs, Max et Noodles, liés par un pacte d’éternelle amitié.

I love democracy : USA (Daniel Leconte, Franck Guérin, 2012)

Juste avant l’élection américaine de 2012, les réalisateurs vont à la rencontre d’un pays plus divisé que jamais.

In the Street (James Agee, Janice Loeb, Helen Levitt, 1952)

A New York, des enfants noirs filmés dans les rues de l’Upper East Side de Manhattan.

Jammin’ the Blues (Gjon Mili, 1944)

Tournées à Los Angeles en 1944, dix minutes saisissantes réunissant les plus grands jazzmen de l’époque.

Junkopia (Chris Marker, 1981)

Sur la plage d’Emeryville a San Francisco, des artistes non identifiés laissent quelques signes fabriqués avec ce que la mer abandonne.

Juvenile court (Frederick Wiseman, 1973)

Le tribunal pour enfants de Memphis (Tennessee).

Law and order (Frederick Wiseman, 1969)

Le travail quotidien d’une brigade de police dans un quartier défavorisé de Kansas City.

Lord of war (Andrew Niccol, 2005)

Né en Ukraine avant l’effondrement du bloc soviétique, Yuri arrive aux Etats-Unis avec ses parents. Il se fait passer pour un émigrant juif…

Malcom X (Spike Lee, 1993)

De son enfance à Omaha jusqu’à sa mort à New York en 1965, la vie de Malcolm X, le leader charismatique et controversé des Black Muslims, qui après une jeunesse délinquante combattit jusqu’à sa mort pour l’égalité de ses " frères " noirs américains.

Manoeuvre (Frederick Wiseman, 1969)

En RFA, dans le cadre des manoeuvres de l’OTAN, une unité de char américaine simule une bataille.

Meat (Frederick Wiseman, 1976)

Le processus de transformation de la viande, depuis le boeuf dans la prairie jusqu’au hamburger, est filmé dans une gigantesque entreprise industrielle d’élevage et de boucherie du Colorado, qui possède des ranchs, des usines d’engraissement, des abattoirs. La production y est largement automatisée, et le film illustre également les problèmes de transport, de logistique, de création d’outillage et de management.

Milestones (Robert Kramer, 1975)

« Milestones », c’est le Feu, l’Eau, l’Air, la Terre, l’Homme. C’est une vision de l’Amérique des années 70 ; c’est aussi un voyage dans le passé et dans le futur. C’est un film avec beaucoup de personnages.

Missile (Frederick Wiseman, 1987)

Par des entraînements réguliers qui les mettent en compétition les uns avec les autres, de futurs pilotes de bombardiers nucléaires en viennent à détacher leur activité de toute considération morale, se comportant comme des techniciens spécialisés.

Mississippi Blues (Bertrand Tavernier, Robert Parrish, 1983)

Mississippi Blues est une balade ; une ballade dans un pays accroché à son histoire, à ses racines, à son passé… mais aussi, désireux de bouger, de changer, de bouleverser ses structures et ses préjugés. Un pays mythique pour nous Français : le vieux sud, Mississippi.

Model (Frederick Wiseman, 1980)

Au sein de l’agence Zoli à New York, Frederick Wiseman observe l’asservissement des mannequins - aux agents qui les vendent, aux créateurs qui les instrumentent - et décrit les processus de standardisation de la beauté.

Mort aux trousses (La) (Alfred Hitchcock, 1959)

Roger Thornhill, publiciste, est pris dans le hall de son hôtel pour un certain Kaplan, un espion. Deux hommes tentent de le tuer et quand il retrouve l’un de ses agresseurs, celui-ci est assassiné devant ses yeux. Pris pour un meurtrier, il est obligé de fuir vers Chicago…

Multi-handicapped (Frederick Wiseman, 1986)

Le quotidien de l’école Helen Keller, en Alabama, spécialisée dans l’éducation d’élèves handicapés et déficients sensoriels.

Mur, murs (Agnès Varda, 1980)

Documentaire sur les murals, les murs peints à Los Angeles. Qui les peint ? Qui les paie ? Qui les regarde ? Comment cette ville se révèle – avec ses habitants – par ses murs murmurants.

Near Death (Frederick Wiseman, 1989)

Maintenir artificiellement et temporairement en vie ou laisser la mort s’emparer de ceux dont les organes vitaux ne peuvent plus fonctionner de façon autonome : Frederick Wiseman filme à l’unité de soins intensifs de l’hôpital Beth Israël de Boston les familles des patients.

New York : 11 septembre (Jules & Gédéon Naudet, 2001)

Le matin du 11/09/01, à 8h30, Jules Naudet accompagne le capitaine Pfeifer et son équipe de pompiers à proximité du World Trade Center. Ça devait être un jour comme les autres. À 8h45 a lieu l’impact du premier avion avec la Tour 1. La caméra de Jules Naudet saisit, minute après minute, la catastrophe.

Norma Rae (Martin Ritt, 1979)

1978. Norma Rae, une ouvrière du textile dans une petite ville du Sud des Etats-Unis, se bat pour créer une section syndicale dans l’usine où elle travaille, malgré la méfiance des collègues et l’hostilité des autorités…

Nuit à l’opéra (Une) (Sam Wood, 1935)

Un des films les plus burlesques des Marx avec la célèbre scène de la cabine de bateau.

Paul Jacobs et le Gang du nucléaire (Saul Landau, 1979)

Dans les années 50, au Nevada, le gouvernement américain effectua une série d’essais de bombes atomiques. Ces essais furent réalisés dans des conditions de sécurité pour le moins douteuses…

Poursuite du bonheur (La) (Louis Malle, 1986)

Documentaire commandé par une chaîne de télévision américaine pour marquer le centenaire de la statue de la Liberté. Louis Malle sillonne les Etats-Unis, regarde et s’entretient avec des émigrés de fraîche date.

Primary (Richard Leacock, 1960)

Le film relate, sous la forme d’une chronique au jour le jour, la campagne du futur président Kennedy et du sénateur Humphrey pour les élections primaires du Wisconsin.

Primate (Frederick Wiseman, 1974)

Le Yerkes Primate Research Center d’Atlanta utilise des singes comme cobayes pour ses expérimentations scientifiques.

Public Housing (Frederick Wiseman, 1997)

Au sein d’un ensemble de logements sociaux de Chicago, Frederick Wiseman filme les habitants et les représentants de l’administration confrontés aux multiples problèmes sociaux que génère la grande pauvreté.

Racetrack (Frederick Wiseman, 1985)

Wiseman observe l’activité du champ de courses de Belmont, dans l’état de New York, haut lieu de l’élevage de pur-sang et des courses hippiques. Il s’attarde sur l’activité des différents acteurs de ce monde : entraîneurs, jockeys, palefreniers, garçons d’écurie et vétérinaires.

Seraphita’s Diary (, 1982)

Pour son premier film de fiction et premier film couleur, Frederick Wiseman revisite le monde de la mode avec cette histoire d’un mannequin qui, ne parvenant plus à assumer les fantasmes véhiculés par son image, décide de disparaître.

Sicko (Michaël Moore, 2007)

Le système de santé américain est en plein marasme. Au terme d’une enquête sans concession sur le système de santé dans son propre pays, Michael Moore nous offre un tour d’horizon des dispositifs existants au Canada, en Grande-Bretagne et en France, où les citoyens sont soignés gratuitement.

Sinaï field mission (Frederick Wiseman, 1978)

Frederick Wiseman filme le travail quotidien de la mission américaine chargée, suite la guerre du Kippour, du contrôle d’une zone démilitarisé dans la péninsule du Sinaï.

Smoke (Wayne Wang, 1995)

Les destins d’un écrivain désespéré, d’un adolescent noir fabulateur et de l’ex-femme d’Auggie, photographe amateur et patron du café de Brooklyn où ils se croisent, vont se mêler, s’entremêler et basculer.

Suffragettes in the Silent Cinema (Kay Sloan, 2003)

Au début du siècle dernier, avant que la première guerre mondiale ne précipite l’obtention du droit de vote pour les femmes aux Etats-Unis (1919), le combat des suffragettes vu d’un coté par les comédies muettes satiriques, de l’autre par les actualités et les militantes, qui ont su s’emparer de l’outil cinéma pour rallier l’opinion à leur cause…

Tarnation (Jonathan Caouette, 2003)

Tarnation élabore une nouvelle écriture du documentaire. Ce long métrage est l’autoportrait de Jonathan Caouette, 31 ans, qui dès l’âge de 11 ans, décide de filmer la chronique chaotique de son enfance dans une famille texane.

The Land (Robert J. Flaherty, 1942)

Sur un texte de Robert Flaherty, des images désolantes d’un sud des États-Unis qui voit sa terre, autrefois riche, s’appauvrir et devenir désert.

The Murder of Fred Hampton (Mike Gray, Howard Alk, 1968)

Chicago 1968. Décidés à faire le portrait de Fred Hampton, leader charismatique des Black Panthers de l’Illinois, Mike Gray et Howard Alk se retrouvent au cours du film confrontés à son assassinat.

The Store (Frederick Wiseman, 1983)

« La vente » voilà ce qui, selon son directeur du marketing, unit tout le personnel de Neiman Marcus, célèbre « departmental store » de Dallas. Frederick Wiseman y promène sa caméra et nous montre les rites, les artifices, les mises en scène ; tout un décorum au service d’un mot d’ordre : vendre.

Titicut follies (Frederick Wiseman, 1967)

L’effroyable quotidien des détenus du pénitencier psychiatrique de Bridgewater dans le Massachusetts.

Union Maids (Julie Reichert, 1976)

Le film raconte une histoire peu connue : celle du combat syndicaliste au sein du monde industriel américain. Trois femmes font revivre cette histoire.

Visiting Jonas Mekas (Dominique Dubosc, 1992)

Le réalisateur de cette ‘visite à Jonas Mekas’, dans une démarche mimétique de celle du grand documentariste, livre des notes et fragments de leurs rencontres entre 1991 et 1992 à New York.

Welfare (Frederick Wiseman, 1975)

Wiseman filme un bureau d’aide sociale à New York et lève le voile sur l’Amérique des marginaux.

Zoo (Frederick Wiseman, 1992)

Les rapports de l’homme à l’animal observés, de chaque côté des barreaux des cages, au grand zoo de Miami.

[Tous les films pour cette période]

25 (Institut National de Cinema du Mozambique, 1977)

Une histoire du Mozambique, de la colonisation à l’indépendance du 25 juin 1975.

600 Millions avec vous (Joris Ivens, 1958)

Court film de propagande qui montre les manifestations de masse en Chine contre les débarquements Britanniques au Liban en 1958.

A Bamako les femmes sont belles (Christiane Succab-Goldman, 1995)

Rencontre sensible et respectueuse des femmes de Bamako et de Ségou qui construisent le Mali. Une vingtaine d’entre elles, de milieu et de niveau d’éducation différents, parlent de leur quotidien et le film fait ressortir la force de chacune.

ABC Africa (Abbas Kiarostami, 2001)

Abbas Kiarostami filme les orphelins d’Ouganda séparés de leurs parents par le Sida…

Africa paradis (Sylvestre Amoussou, 2001)

Dans un futur imaginaire, l’Afrique est entrée dans une ère de grande prospérité, tandis que l’Europe a sombré dans la misère et le sous - développement. Olivier et son amie Pauline, deux « ex-classes moyennes » françaises, décident de tenter leur chance et d’immigrer clandestinement en Afrique…

Africascop (Denys Piningre, 2002)

Tourné au Burkina-Faso en 2002, Africascop aborde la question d’une économie basée sur le principe coopératif dans un des pays les plus pauvres du monde.

Alphabet pour nos paroles (Un) (Réalisation collective, 2006)

Ce film permet d’entrevoir les pratiques de l’éducation zapatiste.

À l’ouest des rails (Wang Bing, 2004)

Saga en trois épisode, ce film dresse le patient inventaire d’un effondrement économique. Autrefois grand pôle industriel au nord-est de la Chine, Tie Xi Qu, cette région voit depuis quelques années ses sites industriels fermer les uns après les autres, et leur population laborieuse rendue à la déshérence.

Ames errantes (Les) (Boris Lojkine, 2005)

Trente ans après la guerre du Vietnam, de nombreuses familles vietnamiennes entreprennent des démarches pour retrouver les corps de leurs parents morts à la guerre.

Andacollo, Chili : l’or et la misère (Jean-Pierre Sanchez, 2001)

Sur une musique andine originale et sur fond de paysages arides aux maisons pauvres, Jean-Pierre Sanchez, lui-même petit-fils de mineur, retrace la vie des travailleurs de l’or, mineurs et « laveurs » de Churrumata, près d’Andacollo, au nord-est du Chili.

Andacollo, Chili : l’or et l’espérance (Jean-Pierre Sanchez, 2001)

Avec des images d’archives et des témoignages de mineurs, de chercheurs d’or, de prêtres, de danseurs et de musiciens, Jean-Pierre Sanchez dépeint l’extraordinaire dévotion à la Vierge d’Andacollo.

A place called chiapas (Nettie Wild, 1997)

En 1996, la cinéaste journaliste canadienne Nettie Wild suit avec intérêt le soulèvement des indiens zapatistes pour défendre leur terre.

Assemblée yaqui (L’) (Réalisation collective, 2006)

Le 24 octobre 2006, le sous-commandant Marcos et une délégation du Congrès national indigène (CNI) sont accueillis par les autorités traditionelles Yaqui, à Vicam, Sonora. Le motif de la visite : la participation du peuple Yaqui au sein du CNI et de l’Autre Campagne.

Au bled (Stéphane Legall-Viliker, Yaffa Mohamedy, 2003)

C’est l’histoire de Coco et de Djembéré, de Missiga et de Banjou, des adolescents « renvoyés au bled », le pays de leurs parents, là où ils n’ont jamais vécu.

Au-delà de l’eau (Didier Bergounhoux, 2007)

Didier Berghounoux a filmé la dynamique insufflée par Eau Vive, la participation active des villageois, qui se sont progressivement équipés en écoles, centres de santé, maternités… en partie financés par eux-mêmes ; des initiatives citoyennes qui leur permettent d’accéder aux soins et à l’éducation, mais aussi d’amorcer un développement économique.

A valparaiso (Joris Ivens, 1965)

Au départ, A Valparaiso était un exercice d’étudiants chiliens sous la direction de Ivens. Le réalisateur a associé ses élèves à son travail. Le film est devenu une œuvre remarquable et une superbe analyse du phénomène urbain dans laquelle coexistent poésie et militantisme.

Bamako (Abderrahmane Sissako, 2006)

Melé est chanteuse dans un bar, son mari Chaka est sans travail, leur couple se déchire… Dans la cour de la maison qu’ils partagent avec d’autres familles, un tribunal a été installé. Des représentants de la société civile africaine ont engagé une procédure judiciaire contre la Banque mondiale et le FMI qu’ils jugent responsables du drame qui secoue l’Afrique.

Baria et le grand mariage (Manu Bonmariage, 2001)

Baria est jeune et fort jolie. Elle est née à Marseille, elle y vit, elle s’y plaît mais un grand mariage (arrangé) l’attend aux îles Comores. Un beau documentaire sur la difficulté d’appartenir à deux cultures.

Bataille sur le grand fleuve (Jean Rouch, 1951)

En 1951, 21 « grands pêcheurs » Sorko se rassemblent sous la direction du chef Oumarou pour lutter contre les hippopotames sur le grand fleuve du Niger. Pendant plusieurs mois, Jean Rouch suit ces pêcheurs avec sa caméra d’ethnologue-cinéaste.

Bayèrèma’shi - L’émergence du débat public sur les OGM en Afrique (Idriss Diabaté, 2004)

Bayèrèma’shi est la traduction en Bambara du sigle OGM* qui tente comme ailleurs de s’imposer sur le sol africain. Enjeux, témoignages, et inquiétudes transparaissent lors des forums sur les OGM dans des pays confrontés à l’absence totale d’information sur le sujet…

Beurre et l’argent du beurre (Le) (Philippe Baqué, Alidou Badini, 2007)

Le beurre de karité, produit par les femmes les plus pauvres du Burkina Faso, est de plus en plus apprécié en Europe. En partageant la vie de ces femmes, le film nous conduit au cœur des problèmes de survie de l’Afrique. Mais, à qui profite vraiment l’argent du beurre ? Qui se cache derrière l’étiquette ? Quelle répartition des richesses pour les petits producteurs ?

Bidonville des nuages (Le) (Nils Tavernier, 2002)

Au centre de Phom-Penh : le Bidonville des nuages, 240 petites cabanes en bois construites sur 4 000 m2 surplombant la ville, au sommet d’un vieil immeuble des années 60. Tous ont trouvé refuge dans ce Bidonville des nuages, là où personne ne voulait vivre.

Bouillon d’Awara (Le) (Cesar Paes, 1996)

Le bouillon d’Awara est une sorte de pot-au-feu aux multiples ingrédients. À partir de la recette de cuisine, prise à la fois comme métaphore et comme pratique concrète, le film s’infiltre dans la réalité multiculturelle qui compose la Guyane et apporte un regard neuf sur les questions d’immigration, d’intégration et de métissage.

Boxing Gym (Frederick Wiseman, 2010)

Un documentaire sur Lord’s Gym, un club de boxe qui est une illustration du “melting pot” à l’américaine où les gens s’entraînent, se parlent, se rencontrent.

Brukman - une usine sans patron (Valéria Selinger, 2003)

Le 31 octobre 2003, après plus de deux ans de lutte, l’usine de textile Brukman à Buenos Aires est finalement expropriée « légalement ». Depuis le 18 décembre 2001, les ouvrières faisaient fonctionner l’usine en autogestion, suite à la faillite et à la fuite de leur patron.

Buena vista social club (Wim Wenders, 1998)

Wim Wenders retrouve les membres du groupe de musique cubaine Buena Vista Social Club. Le réalisateur les accompagne dans les rues de La Havane, dans des concerts sur l’île et, finalement, à la grande soirée au Carnegie Hall à New York lorsque les « Super Abuelos » enthousiasment le public.

Café et l’Addition (Le) (Philippe Goyvaertz, 1996)

Le film traite de la place du café dans les rapports Nord-Sud. Il permet de découvrir la vie quotidienne d’une famille d’ouvriers indiens dans une grande plantation du Guatemala et de suivre le circuit de commercialisation du café en Europe.

Calcutta (Louis Malle, 1969)

Louis Malle a filmé des scènes de la vie quotidienne à Calcutta : les baigneurs du Gange, les rues surpeuplées, les marchés, la fête de la déesse des étudiants, des manifestations de femmes, les bidonvilles, les usines…

Camilo Torres (Bruno Muel, Jean-Pierre Sergent, 1965)

Entretien en français du prêtre colombien Camilo Torres qui a rejoint le maquis de l’E.L.N. et fut tué quelques mois après avoir accordé cette interview.

Caracoles, les nouveaux chemins de la résistance (2003) (Réalisation collective, 2003)

Depuis 1994, les peuples indiens zapatistes ont créé une trentaine de communes autonomes en rébellion qui couvrent plus de la moitié du territoire de l’État du Chiapas. Ces regroupements de communautés en résistance cherchent à résoudre les problèmes posés par leur volonté de s’autogouverner.

Carnet de voyage (Joris Ivens, Jorge Fraga, 1961)

Joris Ivens a vu et vécu un moment important de la révolution Cubaine…

Cauchemar bleu (Le) (Réalisation collective, 2007)

Suite à la répression particulièrement féroce de la manifestation populaire du 25 novembre, les forces fédérales ont emprisonné plus de 200 personnes. Ce film regroupe des témoignages de personnes détenues ce jour-là.

Cauchemar de Darwin (Le) (Hubert Sauter, 2004)

Les rives du plus grand lac tropical du monde, considéré comme le berceau de l’humanité, sont aujourd’hui le théâtre du pire cauchemar de la mondialisation.

Ca veut dire que l’on ne passera pas ? (Réalisation collective, 2006)

Alors que la répression multiplie morts et prisonniers à Atenco et Oaxaca, une vision des barrages routiers menés en solidarité par les zapatistes de la zone Nord du Chiapas.

Chasse au lion à l’arc (La) (Jean Rouch, 1965)

De 1957 à 1964, il suit les chasseurs Gao de la région de Yatakala et le film retrace les épisodes de cette chasse où technique et magie sont intimement liées.

Chili (Paul Bourron, 1974)

Images du coup d’état du 11 septembre 1973, la période le précédant immédiatement et la répression qui a suivi. Banc-titre d’après des photos de Raymond Depardon, Chas Gerresten et David Burnett.

Chili, la mémoire obstinée (Patricio Guzmán, 1997)

Patricio Guzmán a tourné « La Bataille du Chili » en 1974, et a dû ensuite, comme nombre de ses compatriotes, prendre le chemin de l’exil. Vingt-deux ans plus tard, il reprend sa caméra pour comprendre comment et jusqu’où l’oubli imposé par Pinochet a pu détruire la mémoire de l’énergie d’un peuple.

Classified people (Yolande Zauberman, 1987)

En 1948, en Afrique du Sud, la vie de Robert bascule. Il est «classé» métis pour s’être engagé par erreur dans un bataillon métis pendant la guerre de 1914. Sa femme et ses enfants «restés blancs» le renient. Absurdité et cruauté d’un système qui brisa de nombreuses familles.

Come back africa (Lionel Rogosin, 1959)

Réalisé en noir et blanc clandestinement en Afrique du Sud, ce film militait contre la ségrégation raciale dont étaient victimes les noirs.

Commémoration à Paris de la mort de Mao Ze Dong (Joris Ivens, Marceline Loridan, 1979)

Rapport sur la commémoration à Paris de la mort de Mao Ze-Dong, qui a été utilisé dans les journaux télévisés chinois.

Comment Yukong déplaca les montagnes (Joris Ivens, Marceline Loridan, 1973;1975)

Série de 7 long métrages et 5 court-métrages réalisés sur la révolution culturelle en Chine qui a eu lieu entre 1966 et 1969.

Commission de la vérité (La) (André Van In, 1999)

Avant 1994, l’Afrique du Sud n’avait jamais connu la démocratie ; il lui a donc fallu inventer son propre modèle. Ce fut la tâche du nouveau gouvernement et celle de tous les Sud-Africains.

Condor, les axes du mal (Rodrigo Vazquez, 2003)

Lancée par les services secrets chiliens, avec l’aval des Etats-Unis, en 1975, l’opération Condor a causé la mort de milliers de Sud-Américains.

Contes et comptes de la cour (Eliane de Latour, 1992)

Au Niger, les quatre femmes d’un chef traditionnel sont astreintes à la réclusion, au nom d’une interprétation coutumière des textes islamiques. Climat intimiste, confidences, un univers féminin au Niger.

Coopérative des femmes pour la dignité (Réalisation collective, 2004)

Documentaire réalisé en majorité par des femmes tzeltales qui travaillent dans 17 villages répartis sur trois municipalités. Elles parlent de leur expérience d’organisation pour travailler ensemble dans la dignité.

Cuba, l’art de l’attente (Eduardo Lamora, 2007)

Cuba, la Havane 1977 : un vendredi d’août, j’ai pris le chemin de l’exil. Ce film retracera l’expérience du retour dans mon village natal après trente années d’absence.

Cuba, une odyssée africaine (Jihan El Tahri, 2006)

Et si la guerre froide nous était vraiment contée dans son théâtre le plus méconnu : l’Afrique. Sur ce continent, entre 1961 et 1989, ce ne sont pas seulement deux super puissances qui se sont affrontées, mais quatre adversaires aux intérêts opposés.

Cucapas et kiliwas, 9000 ans après (Réalisation collective, 2006)

Si les mots ont encore un sens, il s’agit bien ici d’ethnocide. Cucapas et Kiliwas sont deux petits peuples qui doivent affronter l’interdiction d’exercer leur moyen d’existence et de survie (en l’occurrence, la pêche), l’occupation militaire, l’invasion touristique et l’acculturation de la part de missionnaires évangélistes. Une lutte pour ne pas mourir.

C’est ça coca ! (Peter Schnall, 1984)

Reportage sur l’occupation d’une usine, celle de l’embouteillage guatémaltèque, succursale de Coca-Cola, à Guatémala.

Daara de Coki (Le) (Ibrahima Sarr, 2000)

Le Daara de Coki est l’école coranique la plus importante du Sénégal. Le film veut montrer la vie quotidienne des jeunes élèves voués à l’apprentissage du Coran.

Décharge de déchets toxiques en territoire Papago (Réalisation collective, 2006)

Les Papagos sont un peuple apparenté aux Navajos. Comme leurs cousins du nord, leur terre doit être transformée en décharge.

Défendre les forêts, la lutte des paysans écologiques du guerrero (Réalisation collective, 2000)

Ce film raconte les luttes depuis 1998 pour stopper l’exploitation forestière.

Depuis San José de la Zorra, nord-ouest du mexique (Réalisation collective, 2006)

Les Kumiais sont cernés par des gros propriétaires qui grignotent peu à peu leur territoire.

Dernier tango à Buenos Aires (Angus McQueen, 2003)

Dernier tango à Buenos Aires raconte ce qui arrive aux gens ordinaires quand le capitalisme s’écroule. Loin du cours magistral d’économie, le documentaire explore les conséquences aussi bien matérielles que morales d’une crise vécue au jour le jour.

Dignité du peuple (La) (Fernando Solanas, 2005)

Après « Mémoire d’un Saccage », qui démontait les mécanismes ayant conduit l’Argentine à la crise économique de 2001, « La Dignité du Peuple » montre les conséquences de la crise sur la population.

Dimanche à Pékin (Chris Marker, 1956)

Un portrait de la chine moderne des années 50, à travers une ballade de Chris Marker dans les rues de Pékin.

Djembefola (Laurent Chevallier, 1991)

Mamady Keita, l’un des grands maîtres de la percussion africaine (un djembefola), rentre au pays, à Balandugu, dans la région de Malinké (Guinée). Émotion des retrouvailles, rencontres mêlées de rires et de larmes, de musique et de danse avec des artistes mais aussi des villageois qui l’ont aidé à devenir cet artiste à la stature internationale.

Doulaye, une saison des pluies (Henri-François Imbert, 1999)

C’est l’histoire de deux hommes, de deux familles, de deux mondes. Vingt ans après le départ de cet homme pour l’Algérie, puis sa surprenante et mystérieuse disparition, le réalisateur part à sa recherche et à la découverte de l’Afrique.

Dr Nagesh (Vincent Detours, Dominique Henry, 2004)

Le Dr Nagesh assure quotidiennement une consultation gratuite à Mumbai (Bombay). Il y reçoit des séropositifs qui ne peuvent pas payer les traitements contre le VIH. Ces hommes, femmes et enfants affrontent la maladie et le rejet des autres.

Education en résistance (Réalisation collective, 2000)

Dans leurs efforts pour résister et organiser l’autonomie de leurs communautés, les zapatistes mettront en place une éducation où se pratiquent les langues indiennes, où l’on cherche à respecter l’individu tout en lui expliquant son lien avec la communauté et ses traditions.

El Batalett – Femmes de la médina (Dalila Ennadre, 2000)

Au coeur de l’ancienne médina de Casablanca, quartier historique et populaire de la cité marocaine, portrait d’un groupe de femmes énergiques, véritables « héroïnes » (batalett) de la vie quotidienne.

En attendant les hommes (Katy Lena Ndiaye, 2007)

Oualata, la ville rouge à l’extrême est du désert mauritanien. Trois femmes pratiquent la peinture traditionnelle en décorant les murs des maisons de la ville. Dans une société apparemment dominée par la tradition, la religion et les hommes, ces femmes s’expriment avec une surprenante liberté sur leur manière de percevoir la relation entre les hommes et les femmes.

Enfant noir (L’) (Laurent Chevallier, 1995)

Camara Leye a écrit l’Enfant Noir en 1953. En adaptant librement ce livre, j’ai voulu y intégrer la réalité d’un enfant dans l’Afrique d’aujourd’hui. Voyage initiatique d’un jeune villageois, Kouda, qui traverse toute la Guinee pour se rendre a Conakry poursuivre ses etudes.

Ernesto Che Guevara, le journal de bolivie (Richard Dindo, 1994)

Guidé par le journal du guérillero, Richard Dindo suit pas à pas les traces d’Ernesto « Che » Guévara dans les maquis boliviens et fait entendre le récit, émouvant et grave, de son combat, de son échec et de sa mort.

Escadrons de la mort - L’école française (Les) (Marie-Monique Robin, 2003)

La France directement impliquée dans l’histoire des dictatures latino-américaines. Après plus d’une année d’enquête en Argentine, au Chili, au Brésil, aux Etats-Unis et en France, la réalisatrice a recueilli, parfois sous couvert de caméra cachée, de conversations enregistrées, les témoignages exclusifs des principaux protagonistes.

Eux et moi. Un ethnologue en Papouasie occidentale (Stéphane Breton, 2001)

Stéphane Breton, ethnologue, se rend régulièrement chez les Wodani, en Nouvelle Guinée, depuis sept ans pour apprendre leur langue et leurs coutumes. Peu à peu les Wodani se sont accoutumés à sa présence et à ses questions, fort bizarres, mais ses intentions leur demeurent obscures.

Face cachée de l’homme (La) (Fernando Lopez, 2008)

C’est un voyage, un voyage dans l’histoire de mon pays d’origine, l’Uruguay, un voyage dans mon histoire.

Femmes unies (Réalisation collective, 1999)

Depuis le début de la résistance zapatiste, les femmes se sont organisées en collectif. C’est comme ça qu’elles voient la lutte.

Fespakistes (Les) (Eric Münch, François Kotlarski, 2001)

Des personnalités témoignent à l’occasion des éditions 1999 et 2001 du Fespaco, le Festival panafricain de cinéma et de télévision à Ouagadougou au Burkina Faso. Tous livrent leur vision de ce cinéma du continent noir, de ses enjeux humains et politiques, de ses difficultés et de sa soif de liberté.

Festival panafricain d’Alger (Le) (William Klein, 1972)

Documentaire sur le festival culturel panafricain à Alger en 1969.

Fils de l’Itchkérie (Les) (Florent Marcie, 2005)

Hiver 1996, la Tchétchénie entre dans sa deuxième année de guerre. Un jeune réalisateur français parcourt clandestinement le pays à la rencontre d’un peuple en résistance. Un film symbole témoignant de l’histoire méconnue des Tchétchènes.

Geti Tey (La pêche aujourd’hui) (Samba Félix NDiaye, 1978)

Les bateaux-usines venus de l’étranger menacent le métier des pécheurs côtiers sénégalais qui nourrissent pourtant près de 90% de la population des littoraux.

Grenade : six mois d’une révolution (Olivier Landau, 1979)

Ancien leader paysan, Sir Eric Gairy a mené l’île de Grenade à l’indépendance.

Guerre : les paramilitaires à l’oeuvre au chiapas (La) (Réalisation collective, 2002)

Les habitants de la région de Roberto Barrios, qu’ils soient zapatistes ou non sont victimes de multiples agressions et provocations dont le quotidien ressemble à une guerre civile sans nom…

Guerre des cotons (La) (Jean-Michel Rodrigo, 2005)

C’est l’histoire de la mondialisation appliquée au coton. Le cas du coton a fait couler beaucoup d’encre depuis le lancement, en 2001, du premier appel des cotonniers ouest africains pour la survie de leur filière, menacée par la concurrence internationale.

Heure des brasiers (L’) (Fernando Solanas, 1968)

Oeuvre de référence de l’histoire argentine, ce film est aussi un classique du cinéma politique, qui ne cesse d’alimenter la réflexion sur l’ingérence des pays riches et la révolte comme seul moyen de se libérer du joug de l’oppresseur.

Ile du requin, notre coeur (Réalisation collective, 2006)

On les nomme Seris, ils s’appellent Comca’acs. Ils ont manqué d’être exterminés plusieurs fois dans l’histoire. Aujourd’hui, on veut construire un complexe touristique marin sur leurs terrains.

Ils ont fait taire un homme (Nicolas Joxe, Yves Junqua, 2004)

Paramilitaires. En Colombie, tout le monde emploie ce terme pour désigner les hommes appartenant aux Autodéfenses Unies de Colombie (AUC). Aux ordres d’une armée colombienne en guerre contre des guérillas marxistes les paramilitaires sont bien plus que de simples escadrons de la mort.

Indonésie appelle (L’) (Joris Ivens, 1946)

Joris Ivens avait été choisi par le gouvernement Hollandais pour filmer la libération de l’Indonésie. Face aux événements, il démissionne et réalise ce pamphlet pour l’indépendance de l’Indonésie.

Jaguar (Jean Rouch, 1961)

Le berger Lam, Illo le pêcheur et Damouré l’écrivain public décident de se rendre à Accra pour y trouver fortune car, au Niger, la coutume veut que les jeunes gens s’expatrient le temps de réunir le montant de la dot indispensable à leur mariage.

Jean Nolle, paysan cinéaste (Marc Alfieri, 1999)

Devenu inventeur de machines agricoles afin de sortir sa famille de la ruine, Jean Nolle a exporté son savoir là où l’on en a besoin, dans les pays du Tiers Monde.

J’ai rêvé d’une grande étendue d’eau (Laurence Petit-Jouvet, 2002)

Dans sa consultation d’ethnopsychanalyse à l’Hôpital Avicenne de Bobigny, Marie Rose Moro reçoit des familles migrantes, venues d’Afrique, d’Asie, du Moyen Orient et d’ailleurs. Là, les patients peuvent exprimer ce qui leur arrive, sans se couper de leurs croyances, de leurs coutumes, ni de leur histoire. Lieu d’invention autant qu’espace clinique d’exception, ce service a accepté qu’une caméra témoigne du travail sensible qui s’y déroule.

Karakoram (Marcel Ichac, 1936)

Récit de la première expédition française dans l’Himalaya, en 1936, des préparatifs du voyage jusqu’au terme de l’ascension.

Kashima paradise (Yann Le Masson, Benie Deswarte, 1973)

Entre Kashima et Tokyo, se construit vers 1970 l’aéroport de Narita : les paysans refusent de vendre leurs terres et affrontent les gardes mobiles envoyés pour les expulser. Portrait sociologique d’une nation au début des années mille neuf cent soixante-dix.

Kigali, des images contre un massacre (Jean-Christophe Klotz, 2006)

Pourquoi le monde a-t-il sciemment abandonné quelque 800 000 Rwandais au génocide ? Jean-Christophe Klotz, l’un des rares reporters présents sur place au plus fort des tueries, confronte ses images d’hier aux témoignages d’aujourd’hui. Un récit intime et universel, hanté par cette question sans réponse.

Kipsi (Philippe Cassard, 1996)

A travers les péripéties d’un petit garçon, parti accompagner une expédition d’approvisionnement de nourriture pour son village au Mali, ce film explique de manière simple la cohabitation entre zones déficitaires et zones agricoles productrices au Sahel.

Les Kazakhs - Minorité Nationale- Xinjiang (Joris Ivens, Marceline Loridan, 1977)

Documentaire sur les Kazakhs, une minorité nomade dans la province Iling dans le Nord-Ouest de la Chine.

Les Ouigours - Minorité Nationale - Sinkiang (Joris Ivens, Marceline Loridan, 1977)

Documentaire sur la vie quotidienne des Ouigours dans le Nord-Ouest de la Chine.

Lettres de fin d’apartheid (Catherine Moutout, 2001)

Que reste-t-il de l’apartheid ? L’Afrique du Sud a certes rompu avec son système raciste en 1994, mais le passé n’est pas aboli : les inégalités sociales et les préjugés ne disparaissent pas si vite.

Livres du désert (Les) (Eric Pittard, 2001)

Il existe en Mauritanie, grand carrefour des caravanes transshariennes, des milliers de manuscrits de droit, d’astronomie, de poésie… datant du Moyen Âge. Les habitants se mobilisent pour protéger, conserver et transmettre ce patrimoine inestimable.

Lors du bicentenaire de Juarez, cela se passe à Oaxaca (Réalisation collective, 2006)

Dès le mois d’octobre 2006, les forces de la Police fédérale préventive entrent dans la ville de Oaxaca pour mettre fin à l’expérience d’autogestion populaire. Ce film témoigne de la brutalité avec laquelle les manifestations contre cette invasion furent réprimées.

Lumumba, la mort du prophète (Raoul Peck, 1991)

À partir d’une photographie où figure le leader congolais, l’enfant, devenu cinéaste, réalise trente ans plus tard, un film très personnel et sensible où biographie et histoire, témoignages et archives, constituent la trame d’une réflexion autour de la figure de Lumumba, son assassinat politique, les médias et la mémoire.

L’ Inde fantôme - Réflexions sur un voyage (Louis Malle, 1968)

En 1968, Louis Malle réalise L’Inde fantôme, réflexions sur un voyage.

Made in India (Patricia Plattner, 1998)

Dans l’État du Gujarat, sous le nom de SEWA (Self Employed Women Association), des femmes ont conçu un modèle original de syndicat. En 1998, elles sont 217 000 membres en Inde. Le but de SEWA est d’organiser les travailleuses indépendantes, les femmes pauvres, de métiers divers, celles qui travaillent à la maison, dans la rue, dans les champs, sans employeur fixe, au jour le jour.

Maison et la Forêt, le second volet : Uhiri (La) (Volkmar Ziegler, 1994)

Entre décembre 1986 et août 1987, le réalisateur a passé sept mois chez les Yanomami de Surucucus dans le cadre d’une recherche ethno-géographique. L’objectif était de réaliser un documentaire sur l’occupation territoriale des Yanomami et leur mode de vie semi-nomade.

Manu Chao, Giramundo Tour (François Bergeron, 2001)

En tournée au Pérou, en Bolivie et en Espagne, le chanteur français, originaire de Galice, nous fait part de ses projets et de ses convictions sur les notes de ses chansons endiablées.

Mao, une histoire chinoise (Adrian Maben, 2006)

Portrait de l’homme qui arracha la Chine à sa torpeur moyenâgeuse, mais qui fut aussi l’un des plus grands despotes du XXe siècle.

Marche de la dignité indigène (La) (Sylvie Kahane, 2002)

Au printemps 2001, une marche sur Mexico est organisée par le mouvement zapatiste dont l’objectif est la prise en compte des droits et de la culture indigène par le gouvernement mexicain. Ce film est une fenêtre ouverte sur cette mouvance populaire qui vient nous parler de terre, de différence, de tolérance et de combativité.

Mayante (Dominique Greusard, 1983)

Un regard simple et direct sur la vie d’un village africain et plus particulièrement sur l’éducation des enfants.

Mémoire d’un saccage - Argentine, le hold-up du siècle (Fernando Solanas, 2003)

Durant ces 25 dernières années, de la dictature militaire à aujourd’hui, l’Argentine a subi l’un des effondrements économique et social les plus brutaux qu’un pays ait pu connaître en temps de paix. Tout cela avec l’aide et la connivence de multinationales occidentales et sous le regard complice des institutions internationales.

Moi un noir (Jean Rouch, 1957)

Deux jeunes Nigériens ont quitté l’intérieur des terres pour venir chercher du travail en Côte-d’Ivoire.

Moolaadé (Ousmane Sembene, 2004)

Dans un village africain, il y a sept ans, une jeune mère a refusé que sa fille soit excisée, pratique qu’elle juge barbare. Aujourd’hui, quatre fillettes s’enfuient pour échapper à ce “ rite de purification ”, et demandent protection à cette femme. Deux valeurs s’affrontent alors : le respect du droit d’asile (le Moolaadé) et l’antique tradition de l’excision (la Salindé).

Morena (Réalisation collective, 2007)

Les médias furent au centre de la lutte pour le pouvoir lors du conflit dans l’État de Oaxaca. Ce film rend compte de l’expérience de télévision populaire qui a fait suite à la prise de possession des installation de Canal 9 par le comité des femmes.

Musafir (Cédric Dupire, Pierre-Yves Perez, 2004)

Musafir est un groupe de musique folklorique qui a la particularité unique de regrouper des musiciens de différentes castes et de différentes religions.

Musiques du Mozambique (Institut National de Cinema du Mozambique, 1981)

Film musical tourné pendant le Festival National de musique traditionnelle en 1981 à Maputo.

Mut vitz, l’effort indigène coopératif (Réalisation collective, 2000)

Ce film permet d’apprécier les premiers résultats de cette jeune et modeste coopérative qui a privilégié les valeurs du commerce équitable : cultiver le café suivant des méthodes écologiques et le récolter dans la dignité.

Mwe Nana Bandi (Tuura Kristiina, Païvi Takala)

La musique africaine a eu une influence immense sur la musique populaire des pays occidentaux. Mwe Bana Bandi amène les spectateurs européens aux racines de cette influence.

Mystère Koumiko (Le ) (Chris Marker, 1965)

Une jeune japonaise rencontrée par hasard par Chris Marker lors des Jeux Olympiques de 1964, disserte sur la vie et donne sa vision de l’amour, des hommes, et de la culture japonaise en général.

My Vote is my Secret (Julie Henderson, Donne Rundle, Thulani Mokoena, 1995)

1991 : Nelson Mandela est libéré et l’apartheid aboli. Après une période d’euphorie, les tensions s’exacerbent à nouveau. C’est dans ce climat que se préparent les premières élections auxquelles sont conviées pour la première fois toutes les composantes de la population sud-africaine, le 27 avril 1994.

Nicaragua après samoza (Sylvie Dreyfus, 1980)

Après la victoire des Sandinistes, regards sur le Nicaragua libéré.

Nos traces silencieuses (Myriam Aziza, Sophie Bredier, 1998)

Sophie Bredier est une jeune Coréenne de 26 ans, adoptée à l’âge de quatre ans par un couple français. Elle remonte dans son passé asiatique à partir des cicatrices de brûlures qu’elle a sur le mollet, seuls témoins de sa vie d’avant.

Oeil des Zapatistes (L’) (Réalisation collective, 2006)

Cinq courts-métrages documentaire réunis dans L’œil des zapatistes réalisés par les Communications Populaires Autonomes Zapatistes.La caméra est une arme et les paysans rebelles s’en servent pour donner une image à leur action.

On vous parle du Brésil : Carlos Marighela (Chris Marker, 1970)

Portrait funèbre du résistant communiste tombé sous les balles de la junte fasciste brésilienne.

On vous parle du Brésil : Tortures (Chris Marker, 1969)

Témoignages de prisonniers politiques sur leurs conditions de détention et les tortures vécues au Bresil…

On vous parle du chili : ce que disait Allende (Chris Marker, Miguel Littin, 1973)

En 1971, le cinéaste chilien Miguel Littin a fait un film autour d’une conversation entre Régis Debray et le Président Allende : « Companero Presidente ».

On vous parle d’Amérique Latine : Le message du Che (Paul Bourron, 1968)

C’était en 1967. Fidel Castro lit à la tribune de la Tricontinentale un message de Che Guevara qui fait sensation aussi bien auprès des mouvements révolutionnaires, qu’auprès de ceux qui s’y opposent. Ce film a été interdit totalement à l’exportation par le Centre du Cinéma Français en 1968.

Or bleu ressource ou marchandise (L’) (Didier Bergounhoux, 2006)

Depuis une quinzaine d’années, les spécialistes tirent la sonnette d’alarme, les ressources mondiales en eau potable sont limitées, mal réparties, et les besoins augmentent. Personne ne conteste désormais que deux milliards d’êtres humains n’ont pas l’accès à l’eau potable. Des millions de citoyens, relayés par les associations, combattent dans le monde entier la marchandisation croissante de l’eau.

Pan in « A » minor steelbands de trinidad (Jean-Jacques Mrejen, 1987)

Trinidad présente l’originalité d’avoir bâti son identité culturelle autour d’un phénomène musical sans équivalent: les STEELBANDS.

Peuple et ses fusils (Le) (Joris Ivens, 1970)

Documentaire militant sur la guerre du peuple dans la partie nord-est du Laos.

Pour ne pas rester les bras croisés (Francesca Lulli, Elisa Mereghetti, 2000)

A la fin des années 80 le Sénégal est entré dans une période de crise économique. Des femmes sénégalaises ont cherché et trouvé leurs propres réponses à cette situation.

Poussière de femmes (Lucie Thierry, 2007)

Par les témoignages de leur vie professionnelle et familiale, Ramata, Mariam et Eugénie, révèlent leur combat. À travers leur vécu, leur âge, leur point de vue, elles prennent position dans une société urbaine en perpétuel changement.

Projection (La) (Marie Jaoul de Poncheville, 1999)

Le cinéaste Abderrahmane Sissako revient à Sokolo, petit village du Mali où il a tourné « La vie sur terre », avec le désir de projeter le film pour partager avec les villageois ce moment de cinéma dont ils avaient été les acteurs et dont ils deviendront les spectateurs.

René Caillié, le livre des sables (Patrick Cazals, 2001)

Ce film retrace le périple de René Caillié, enfant de Mauzé-sur-le-Mignon, petit village des Deux-Sèvres pour rejoindre Tombouctou et son retour vers Tanger à travers le désert.

Rêves d’ouvrières (Thao Tran Phuong, 2006)

Toan et Ngan montent des dossiers d’embauches, passent des entretiens, essuient des refus. Dinh nous parle de la condition ouvrière dans ces sociétés internationales qui sont venues s’installer au Vietnam et elle exprime ses revendications.

Rio chiquito (Jean-Pierre Sergent, 1965)

Document tourné en Colombie, avec la guérilla des F.A.R.C., dans la zone d’autodéfense de Rio Chiquito au moment de l’attaque de l’armée gouvernementale.

Romper el cerco (Réalisation collective, 2006)

Ce film analyse les événements qui se sont déroulés à San Salvador Atenco durant les premiers jours de mai 2006, et dénonce les graves violations des droits de l’homme commises par les forces de police de l’État de Mexico et fédérales contre la population civile.Il dénonce la façon d’opérer des mass médias officiels, responsables de la création d’un climat de peur…

Rwanda, les collines parlent (Bernard Bellefroid, 2005)

Onze ans après le génocide, ce film accompagne survivants et bourreaux avant et après les premiers procès populaires Gacaca où ils se retrouvent face à face.

Rwanda, un cri d’un silence inouï (Anne Lainé, 2003)

Au Rwanda, aujourd’hui, 7 ans après le génocide, une grande partie de la population vit avec une bombe dans la tête qui peut exploser à tout moment. Ces gens, rescapés de tous âges du génocide, font ce que les psychiatres appellent des « rêves traumatiques ».

S21, la machine de mort khmère rouge (Rithy Panh, 2001)

Vingt-cinq ans après la chute du régime khmer rouge, Rithy Panh réunit les victimes et les tortionnaires dans les lieux mêmes de l’horreur, le camp S-21 où 17 000 prisonniers ont été torturés et exécutés.

Salvador Allende, histoire d’un complot (Michael Trabitzsch, 2002)

Retour sur un suicide, celui de Salvador Allende, et sur les années d’une présidence socialiste et démocratique à laquelle mit fin le coup d’Etat de Pinochet.

Sans Terre (Bérangère Jannelle, Stéphane Pauvret, 2007)

Douglas est acteur et metteur en scène de théâtre à Sao Paulo et militant du Mouvement des travailleurs ruraux sans terre (MST), l’un des mouvements altermondialistes les plus puissants d’Amérique Latine, au sein duquel il lutte pour la culture et l’éducation. Le film est le récit d’une aventure théâtrale menée par lui avec des jeunes paysans sur une fazenda inexploitée et conquise par le Mouvement.

Sécheresse (Nelson Pereira dos Santos, 1963)

L’âpre lutte pour la survie d’une famille paysanne du nord-est du Brésil, à la fois aux prises avec la sécheresse et les abus de pouvoir des autorités.

Secrets de combat (Maiana Bidegain, 2007)

Le cheminement d’une jeune femme d’origine basque, Maiana, à la recherche d’une mémoire familiale enfouie par la période noire de la dictature militaire uruguayenne.

Sem terra (Jean Timmerman, 1997)

En Amazonie brésilienne, la question agraire est plus que jamais d’actualité. La pression des paysans sans terre pour exiger l’application des mesures concernant la réforme agraire est chaque fois plus grande et les oppose aux grands propriétaires terriens des latifundia et aux forces de police.

Séparées (Myriam Aziza, Sophie Bredier, 2001)

Vingt-cinq ans après son adoption, Sophie retourne pour la première fois en Corée du Sud. Mais cette histoire privée la renvoie à l’histoire collective d’un peuple divisé par une ligne de démarcation depuis 1953.

Septembre chilien (Bruno Muel, 1973)

Compte-rendu à chaud des journées qui ont suivi le coup d’état du général Pinochet. A la fois sobre, précis et bouleversant, Septembre chilien, documentaire militant, constitue l’un des chef-d’œuvres du cinéma « engagé ».

Seules, les pierres ne bougent pas (Emmanuela Nelli, 2009)

Au Chili des personnes luttent contre la dictature des années 80.Beaucoup d’ouvriers, de femmes et d’étudiants résistaient a l’oppression militaire pour aller vers l’émancipation.

Site 2 (Rithy Panh, 1989)

Après avoir fuit Pol Pot, Rithy Panh, jeune cambodgien de quinze ans est accueilli au camp de réfugiés de Mairut, en Thaïlande, en 1979. Dix ans après, devenu cinéaste, il retourne dans les camps filmer la vie quotidienne de cette collectivité en sursis.

Spirale (La) (Armand Mattelart, Valérie Mayoux, Jacqueline Meppiel, 1975)

Naissance et mort de l’Unité Populaire, le parti du Président chilien Allende.

Terre des âmes errantes (La) (Rithy Panh)

Survivants d’un immense génocide, des familles cambodgiennes creusent des tranchées au milieu des mines anti-personnelles pour faire passer un réseau de fibre optique d’Est en Ouest. De la frontière thaïlandaise à la frontière vietnamienne, ces individus vont traverser le pays mais aussi leur histoire.

Terre d’Avellaneda - À la recherche des disparus d’Argentine (Daniele Incalcaterra, 1993)

Après la chute de la junte militaire en Argentine, le gouvernement Alfonsin avait exigé le jugement des responsables de la répression qui a fait au moins 30 000 morts. Enquête et réflexion sur la loi d’amnistie en Argentine.

Terre et la peine (La) (Frédéric Letang, 1997)

En Amazonie brésilienne, des colons pauvres luttent pour s’installer et défricher un coin de forêt. Ils rejoignent le Mouvement des Sans-Terres et se heurtent aux fazendeiros et à la police militaire.

Tout va bien (Daisy Lamothe, 2006)

Mais qu’est-ce qui fait courir Seydou, ce jeune médecin malien installé à Nongon, village isolé au sud du mali ? Pourquoi et comment vit-il dans cette campagne enclavée, loin de tout confort, pour soigner les villageois ?

Tuez-les tous ! - Rwanda : Histoire d’un génocide ″sans importance″ (Raphaël Glucksmann, David Hazan, Pierre Mezerette, 2004)

Que cachaient les termes de « Massacre inter-ethnique », de « Guerres tribales » que nous entendions sur toutes les ondes en 1994 … ? Que se passait-il VRAIMENT au Rwanda ? Quel a été le rôle des grandes puissances et de la France en particulier dans ce qui fut le dernier génocide du XXème siècle ?

Vendredi saint à Policarpa (Militants anonymes, 1965)

Un quartier de Bogota s’organise, soutenu par le PC colombien. Le vendredi saint 1966 de nouveaux habitants arrivent en portant à dos d’hommes leurs pauvres maisons en papier goudronné. L’armée intervient et détruit ces symboles.

Véridique légende du sous-commandant Marcos (La) (Tessac Brisac, Carmen Castillo, 1995)

Le sous-commandant Marcos raconte pour la première fois face à une caméra l’histoire du mouvement armé. Porte-parole de la nouvelle rébellion zapatiste, il redonne aux populations indiennes un nouvel espoir de changement et de démocratie depuis 1994.

Victoire de la toussaint (La) (Réalisation collective, 2006)

Le 2 novembre, jour de la fête des morts, les forces fédérales tentent en vain de reprendre le contrôle de la radio universitaire de Oaxaca.

Vie sur terre (La) (Abderrahmane Sissako, 1998)

A la veille de l’an 2000, un réalisateur mauritanien vivant en France décide de revenir à Sokoli, un petit village du Mali, retrouver son père.

Voie mayo (La) (Réalisation collective, 2006)

Le peuple Mayo à la rencontre de l’Autre Campagne. Une occasion d’analyser la dépossession des terres aggravée par la réforme constitutionnelle et l’émigration vers les États-Unis par manque d’opportunités économiques et politiques.

Voyage au Congo (Marc Allégret, 1927)

Film muet qui suit le voyage-expédition que fit André Gide au Congo, filmé par Marc Allégret.

[Tous les films pour cette période]

8 Mai 1945, une journée particulière (William Karel, Pierre Miquel, 1995)

Montage d’archives sur tout ce qui s’est passé dans le monde le jour de la signature de l’Armistice.

Couleur du sacrifice (La) (Mourad Boucif, 2006)

La couleur du sacrifice donne la parole à ces hommes venus d’ailleurs qui, pour la plupart enrôlés de force, ont joué un rôle crucial durant la Seconde Guerre Mondiale et notamment lors de la Libération.

Dans le miroir de la mémoire (Jorge Amat, 2001)

Tout de suite, la défaite de juin 1940 hélas acquise, des hommes et des femmes ont refusé d’être « coupables », « repentants » et collectivement responsables comme le voulait Pétain.

Déserteurs de la Wehrmacht (Les) (Guillaume Dreyfus, 2003)

Ce film raconte l’histoire de plusieurs déserteurs pendant et, surtout, après la guerre, où, dans la société ouest-allemande, ils étaient stigmatisés par un casier judiciaire et considérés jusque dans les années 1980 comme des « traîtres » et des « lâches » .

Eté 44 (Patrick Rotman, 2004)

Été 44 se propose de faire le récit de ces mois décisifs où des millions de français ont basculé d’un régime dictatorial sous et à la botte de l’occupant dans la liberté retrouvée.

Falkenau (Emil Weiss, 2004)

Le 9 mai 1945. Un document tourné lors de la libération du camp de concentration de Falkenau, en Tchécoslovaquie, commenté par le réalisateur lui-même, Samuel Fuller.

Génération d’après (La) - Les Femmes aussi - (Robert Bober, 1971)

Robert Bober est parti à la rencontre d’anciens enfants pensionnaires comme lui du château d’Andrésy à Clamart, dit « le manoir », enfants orphelins juifs dont les parents avaient été déportés ou fusillés.

Guingouin, premier maquisard de France (Michel Taubman, Claude Corennec, 1999)

Ce film est le dernier documentaire réalisé du vivant de Georges Guingouin. Il retranscrit son parcours depuis sa nomination comme instituteur à Saint Gilles les Forêt dans les années 30, son rôle dans la résistance, la libération de Limoges et l’après guerre.

Hôtel des Invalides (Georges Franju, 1952)

Commandé par le ministère de la Défense, le film porte sur le Musée de l’Armée installé dans l’Hôtel des Invalides. Georges Franju a transformé cette commande en un plaidoyer contre la guerre et ses atrocités.

Jeunes filles (Armand Chartier, 1952)

Tourné en pleine modernisation agricole d’après guerre, un film qui montre les difficultés et le rôle moteur des femmes dans la volonté d’innovation en milieu rural.

Journée particulière (Une) (Ettore Scola, 1977)

A Rome le 6 mai 1938. Alors que tous les habitants de l’immeuble assistent au défilé du Duce Mussolini et d’Hitler, une mère de famille nombreuse et un homosexuel se rencontrent. Oeuvre d’une extrême richesse qui à travers deux anodins citoyens, décrypte les sombres méandres du fascisme …

Mémoire d’enfants de troupe, quand la neige sera noire (Alain Ferrari, 1998)

Mémoires d’enfants de troupe, quand la neige sera noire… En 1946, c’est vers la guerre d’Indochine que se dirigent, sans le savoir, des enfants âgés de douze ans qui pénètrent dans la cour de l’école militaire de Tulle, en Corrèze, pour former la promotion “Quatrième C”.

[Tous les films pour cette période]

16 de Basse-Pointe (Les) (Camille Mauduech, 2009)

En 1948, en Martinique, dans un climat de grève sur une habitation sucrière, un géreur, blanc créole, est assassiné de 36 coups de coutelas et retrouvé mort dans un champ de cannes de la plantation qu’il administre. En 1951, le procès de 16 coupeurs de canne arrêtés, renvoyé à Bordeaux, ancien port négrier, avec l’assurance d’un verdict exemplaire et sans appel, deviendra le premier procès du colonialisme français aux Antilles, jugé devant “ses pères”.

25 (Institut National de Cinema du Mozambique, 1977)

Une histoire du Mozambique, de la colonisation à l’indépendance du 25 juin 1975.

Adieu colonies (Georges Bortoli, Henri De Turenne, Jean Bacqué, 1973)

Archives audiovisuelles sur les décolonisations des pays asiatiques et africains

Afrique 50 (René Vautier, 1950)

Premier film anticolonialiste de l’hexagone, interdit puis récemment primé par le ministère des Affaires étrangères, cet efficace pamphlet contre le colonialisme en Afrique noire valut à son auteur treize inculpations et une condamnation à un an de prison.

Bataille de Culloden (La ) (Peter Watkins, 1964)

Culloden, en Ecosse, 1746. Les soldats anglais affrontent les paysans fatigués, mal armés, des clans des Highlands. En filmant cette bataille comme un reportage de télévision, Peter Watkins en montre toute l’horreur.

Canal zone (Frederick Wiseman, 1977)

La vie des résidents américains (techniciens et militaires) dans la zone du Canal alors contrôlée par les Etats-Unis.

Demain à Nanguila (Joris Ivens, 1960)

« Demain à Nanguila » retrace, à travers l’histoire de Sidibé Moussa et la chronique d’un petit village du Mali, la vie au quotidien de l’Afrique de la décolonisation et montre l’émergence de la conscience collective à propos de la signification du mot Indépendance.

Germinal (Claude Berri, 1993)

Embauché comme mineur à Montsou, dans le Nord de la France, le jeune Etienne Lantier découvre la souffrance d’une population misérable et déshéritée. Gagné aux idées socialistes, il appelle les mécontents à faire la grève et à constituer une caisse de prévoyance. Le mouvement se durcit…

Indigènes impact (Rémi Lainé, 2007)

Le film « Indigènes » de Rachid Bouchareb a révélé en France comme en Afrique un passé occulté : la participation des soldats issus des anciennes colonies aux campagnes de l’armée française.

Indonésie appelle (L’) (Joris Ivens, 1946)

Joris Ivens avait été choisi par le gouvernement Hollandais pour filmer la libération de l’Indonésie. Face aux événements, il démissionne et réalise ce pamphlet pour l’indépendance de l’Indonésie.

Jour où la Guinée a dit non (Le) (Valery Gaillard, 1998)

Le 25 août 1958 au matin, un militaire français se pose à Conakry, Guinée. C’est le Président du Conseil et il s’appelle de Gaulle. Toute la population est venue l’acclamer. Mais l’accueil n’est pas seulement chaleureux : il est bien organisé… Au centre du dispositif, un homme : Sékou Touré un Parti : le Rassemblement Démocratique Africain et une opération politique qui va précipiter en quelques heures un territoire colonisé hors de l’empire français. Ce jour-là, la Guinée a dit non à de Gaulle. Elle en paiera le prix….

Kwassa Kwassa Creuse (Patrick Watkins, 2005)

Depuis 1997, le lycée professionnel d’Aubusson dans la Creuse, accueille une trentaine de Mahorais. A travers leurs récits, c’est aussi l’histoire coloniale occultée et refoulée que nous redécouvrons…

Malentendu colonial (Le) (Jean-Marie Teno, 2004)

Episode sombre et méconnu, le génocide colonial du peuple Herero fut perpétré par les Allemands en Namibie au début du siècle dernier. Jean-Marie Teno rappelle les faits, dessine le contexte, interroge les conséquences de cette tragédie.

René Depestre, chronique d’un animal marin (Patrick Cazals, 2007)

En 1804, Haïti était la première colonie noire à gagner son indépendance. En 2004, de son bourg d’exil et d’adoption, au pied des Corbières, le poète-écrivain René Depestre s’interroge sur le destin tragique de son île natale, sur son œuvre et sur sa propre traversée du siècle…

Shanga (Bruno Muel, 1967-68)

 Tourné seul avec une petite caméra Beaulieu. La Centrafrique en ce début 1968 vient de libéraliser la prospection du diamant. La vie du pays est désorganisée. Un témoignage sur les méfaits du colonialisme et du néo-colonialisme.

Statues meurent aussi (Les) (Chris Marker, Alain Resnais, Ghislain Cloquet, 1953)

A travers l’art africain et plus spécialement les statues et les masques nègres, Alain Resnais filme une virulente diatribe contre les insoupçonnables méfaits du colonialisme.

[Tous les films pour cette période]

Dans la vallée de la Wupper (Amos Gitaï, 1993)

À partir de ce microcosme qu’est la vallée de Wupper et du fait divers du 13 novembre 1992 où deux skinheads ont immolé un homme qu’ils croyaient juif dans un bar de la ville, un parcours archéologique à travers l’Allemagne d’aujourd’hui.

Good Bye, Lenin ! (Wolfgang Becker, 2002)

Une Allemande de l’Est, mère de famille, tombe dans le coma avant que l’Allemagne ne soit réunifiée. Lorsqu’elle se réveille, après la chute du mur de Berlin, son fils décide de lui masquer la vérité et de continuer à vivre comme si de rien n’était…

Pour l’amour du peuple (Audrey Maurion, Eyal Sivan, 2004)

Monsieur B. a travaillé pendant vingt ans comme officier de la Stasi et aimait son métier. Licencié après la chute du mur, il témoigne et remet sa carrière en question.

Welcome Europa (Bruno Ulmer, 2006)

Bruno Ulmer suit l’errance de jeunes Kurdes, Marocains et Roumains à travers leurs trajectoires solitaires dans les pays de l’Union européenne. Le film explore les stratégies que les jeunes mettent en œuvre pour survivre à la rue.

[Tous les films pour cette période]

12h08 à l’est de Bucarest (Corneliu Porumboiu, 2007)

Une petite ville de province roumaine s’apprête à fêter Noël seize ans après la Révolution. C’est la période que Virgile Jederescu, patron de la télévision locale, choisit pour confronter ses concitoyens à leur propre histoire.

1917, la révolution russe (Paul Jenkins, 2007)

Une évocation inspirée de la révolution d’Octobre - sa genèse, son déroulement, ses conséquences immédiates, mais aussi l’édification de son mythe - qui synthétise avec fluidité et rigueur l’état des connaissances historiques.

1956, la fin du mythe stalinien (Ast Daniel et Jürgen, 2006)

En 1956, Khrouchtchev provoque une onde de choc en déboulonnant Staline dans son fameux “discours secret”. Ce documentaire retrace la chronologie et analyse les bouleversements de cette année charnière.

Andrei Roublev (Andreï Tarkovski, 1969)

Les Tartares envahissent le pays et soumettent les habitants de Vladimir à d’hallucinantes cruautés. Pour sauver une jeune fille, Roublev tue un soldat. Le spectacle de ces cruautés l’amène à une réflexion douloureuse sur le rôle de l’art et de l’artiste.

Au début (Artavazd Pelechian, 1967)

Le film est dédié au 50e anniversaire de la révolution d’Octobre (1917). La trame forme une représentation symbolique qui dépasse la seule histoire de la Russie.

Bonheur dans vingt ans (Le) (Albert Knobler, 1971)

Le film retrace avec des documents d’archives l’histoire de la Tchécoslovaquie depuis l’entrée des troupes soviétiques, acclamées par toute la population, jusqu’à l’arrivée au pouvoir de Dubeck.

Camarades : il était une fois les communistes français (1944-2004) (Yves Jeuland, 2004)

De la Libération à la chute du mur de Berlin, de 28,6 % à 3,37 %, des hommes et des femmes, responsables communistes et simples militants, ex ou actuels, se souviennent et racontent. Ils parlent des espoirs et des désillusions, des combats, des aventures et des colères de leur vie en rouge.

Cuirassé Potemkine (Le) (Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein, 1925)

La mutinerie de l’équipage du Potemkine pendant la Révolution de 1905.. Le massacre sur l’escalier d’Odessa reste gravé dans toutes les mémoires. Un chef-d’oeuvre incontournable.

Détour Ceausescu (Chris Marker, 1990)

Le procès du couple Ceausescu, leur exécution, le spectacle en direct de la fin d’un régime totalitaire apparait sur l’écran cathodique. L’histoire se construit entre deux tranches publicitaires à 20h. Critique, Chris Marker, recrée les séquences et insère chaque spot publicitaire à l’intérieur même du document, dénonçant ainsi l’absurdité, la complaisance morbide et le voyeurisme des médias.

Et nos rêves - Petite Conversation entre amis (Claudine Bories, Patrice Chagnard, 2007)

Cinq amis se retrouvent à la campagne pour quelques jours. Chacun à sa façon, ils ont cru à la révolution communiste. Entre une partie de pêche et une dégustation de chablis, ils s’interrogent sur leurs rêves passés.

Fils de l’Itchkérie (Les) (Florent Marcie, 2005)

Hiver 1996, la Tchétchénie entre dans sa deuxième année de guerre. Un jeune réalisateur français parcourt clandestinement le pays à la rencontre d’un peuple en résistance. Un film symbole témoignant de l’histoire méconnue des Tchétchènes.

Forever Lénine (Xavier Villetard, 2005)

L’idée de momifier Lénine appartient à Staline. C’est le premier coup de théâtre d’une idéologie qui s’invente un Dieu vivant. Les aventures de la momie à travers le siècle reflètent le destin de l’Union Soviétique.

Génie du mal (Le) (Hélène Chatelain, Iossif Pasternak, 2003)

Le 29 mai 2002, a eu lieu à Moscou la première représentation publique du « Requiem » composé par Alexandre L. Lochkine en 1949. Jamais sa musique n’avait été jouée : celui-ci avait été banni de la communauté des intellectuels, soupçonné d’avoir collaboré avec le KGB et accusé d’avoir dénoncé.

Goulag (Hélène Chatelain, Iossif Pasternak, 2000)

Des images terribles, bouleversantes. Dans ce film en deux parties, le Temps de l’Eau (1920-1930) et le Temps de la Pierre (1930-1950), des extraits d’archives sont mêlés à des entretiens avec des survivants des camps.

Journée d’Andrei Arsenevitch (Une) (Chris Marker, 1999)

Retrouvailles du réalisateur russe Andreï Tarkovski, exilé à Paris et en fin de vie, avec sa famille retenue depuis cinq ans en URSS. Cette scène éprouvante est entrelacée d’images, plus anciennes, du cinéaste au travail et d’extraits de ses films.

La Cité des savants… ou le principe d’incertitude (Iossif Pasternak, 1994)

En 1957, l’URSS crée une expérience-phare : un centre de production intellectuelle : Akademgorodok est un paradis socialiste qui rassemble les gens les plus cultivés et les savants. 40 ans après, tous désabusés, exposent leur vision pessimiste de cette expérience.

Ma vie est mon vidéo-clip préféré (Lee Show-Chun, 2004)

La vie d’une jeune Chinoise sans-papiers qui vit et travaille à Paris, comme beaucoup de clandestins, dans la fabrication du prêt-à-porter.

Nestor Makhno, paysan d’Ukraine (Hélène Chatelain, 1996)

Peu de cinéastes ont permis un véritable travail d’introspection de l’histoire russe contemporaine, à l’instar d’Hélène Châtelain et Iossif Pasternak…l’occasion d’une réflexion en profondeur sur la Russie passée et présente.

Octobre (Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein, Grigori Aleksandrov, 1927)

Petrograd, octobre 1917 : les Bolcheviks prennent le pouvoir. 10 jours qui ébranlèrent le monde. Commandé pour le 10ème anniversaire de la révolution bolchévique, « Octobre » fait partie des films classiques de la propagande soviétique …

On vous parle de Prague : le deuxième procès d’Artur London (Chris Marker, 1971)

Sur le plateau du tournage de «L’AVEU», les interviews d’Artur London, Jorge Semprun, Costa-Gavras, Yves Montand, Simone Signoret et de techniciens du film.

On vous parle du Brésil : Carlos Marighela (Chris Marker, 1970)

Portrait funèbre du résistant communiste tombé sous les balles de la junte fasciste brésilienne.

Premières années : Pologne (Les) (Joris Ivens, 1949)

Ces premières années sont celles de quatre pays qui vont essayer de construire une nouvelle société sur la base du socialisme : la Tchécoslovaquie, la Bulgarie, la Pologne et la Yougoslavie…

Rêve usurpé (Le) (Luc Decaster, 1994)

Dans quelques années, que restera-t-il de la mémoire de ces « petites gens » qui ont sillonné usines et quartiers ? Ces militants de base du parti communiste français. Que sont devenus les mentalités mais aussi les désirs de ces oubliés de l’Histoire, hier forts de leurs arguments et soudainement fragilisés par l’effondrement de leur univers ? Une histoire collective, mais aujourd’hui surtout une histoire individuelle, intérieure.

Révolution russe en couleurs (La) (Ian Lilley, 2004)

Corps d’élite basé à Saint-Pétersbourg, les marins de Kronstadt menèrent en 1917 une inflexible mutinerie. Après trois années de guerre contre l’Allemagne et l’Empire austro-hongrois, les Russes sont à bout.

Soviets plus l’électricité (Les) (Nicolas Rey, 2001)

En été 1999, Nicolas Rey traverse la Russie d’ouest en est pour se rendre jusqu’à Magadan où l’appelle une chanson de Vissotski et, plus secrètement, la tradition communiste de sa famille.

Terre (La) (Alexandre Dovjenko, 1929)

Réduit à sa trame, La Terre raconte la collectivisation de la terre ukrainienne à travers le destin d’un jeune communiste. Un chef-d’oeuvre du cinéma russe.

Train en marche (Le) (Chris Marker, 1971)

Portrait d’Alexandre Medvedkine et de son expérience ciné-train transformé en unité de production mobile pour filmer les problèmes de la révolution Russe et du développement économique en 1930.

Tu seras communiste, mon fils ! (Jean-Christophe Victor, 2003)

Pourquoi, à ton avis, tu crois que je fais ce film papa ? « Oh, je pense que tu ne dois pas avoir que des raisons commerciales… Tu dois avoir aussi des raisons personnelles… » Le réalisateur revient vers sa famille, et plus précisément auprès de son père, militant communiste depuis 60 ans. Trois générations se télescopent pour parler de politique, d’engagement et peut-être d’amour…

[Tous les films pour cette période]

Belep danse autour de la Terre (1990, 52’) (Jean-Louis Comolli, 1990)

Le maire de Belep parle de son attachement à sa terre et à sa culture. Comment cette dernière donne sens aux danses, à la terre, à la vie sociale et aux revendications du peuple kanak qui veut faire reconnaître ses droits.

[Tous les films pour cette période]

2084 (Chris Marker, 1984)

Réalisé à l’occasion du centenaire des lois syndicales, ce film imagine trois hypothèses pour l’avenir : celle d’une crise économique qui se prolongerait, celle du totalitarisme, celle, enfin, de l’espoir en la culture et la tolérance. Un document qui se démarque de la production syndicale courante.

Affaire Clearstream… racontée à un ouvrier de chez Daewoo (L’) (Denis Robert, Pascal Lorent, 2003)

Dans L’affaire Clearstream Denis Robert livre une version approfondie et audiovisuelle de son enquête sur les inquiétantes dérives de la finance internationale. Où comment le néo-libéralisme va tous nous mettre sur la paille…

Camarades : il était une fois les communistes français (1944-2004) (Yves Jeuland, 2004)

De la Libération à la chute du mur de Berlin, de 28,6 % à 3,37 %, des hommes et des femmes, responsables communistes et simples militants, ex ou actuels, se souviennent et racontent. Ils parlent des espoirs et des désillusions, des combats, des aventures et des colères de leur vie en rouge.

Carotte et le Bâton (La) (Stéphane Arnoux, 2004)

La France est confrontée à un choix de société. Continuera-t-elle de détruire son héritage culturel et social au profit d’un rêve éculé de consommation pour le seul bénéfice des actionnaires ? Ou retrouvera-t-elle le temps de penser, d’échanger, de vivre, à échelle humaine ?

Chômage a une histoire (Le) (Gilles Balbastre, 2001)

Le chômage a une histoire, retrace en deux volets les grandes étapes du phénomène de 1967 à 1981, puis de 1981 à 2001.

Davos, Porto Alegre et autres batailles (Vincent Glenn, 2002)

Réflexions croisées sur l’information, le capitalisme et les mouvements sociaux. Le forum économique mondial de Davos (Suisse) existe depuis 1971. Le temps d’un film, nous avons relié un certain nombre de situations en cherchant à deviner quelques-unes des causes d’un tel face à face.

Fernand Pelloutier et les Bourses du Travail (Patrice Spadoni)

Fernand Pelloutier, syndicaliste, poète, anarchiste, mort en 1901 à l’âge de 33 ans, fut l’un des principaux artisans d’une expérience hors du commun, celle des Bourses du Travail. Le film met en lumière la richesse de cette grande oeuvre collective, à travers la biographie d’un des acteurs majeurs du syndicalisme naissant.

Jacques Lacan, la psychanalyse réinventée (Élisabeth Kapnist, 2001)

Par le témoignage d’historiens, de psychanalystes et de philosophes, le documentaire parvient à donner une idée précise de ce que pouvaient être l’enseignement et la pratique de la psychanalyse de Jacques Lacan.

Ma mondialisation (Gilles Perret, 2006)

Un regard sur l’économie internationale à travers des hommes pris dans les contraintes du marché mondialisé.

Paris 1900 (Nicole Védrès, 1946)

Chronique de 1900 à 1914 à travers des extraits de 700 films d’archives. Le choix des images et la justesse de ton du commentaire ont fait de ce film un classique du genre.

René Dumont, citoyen de la planète terre (Bernard Baissat, 1992)

Agronome, tiers-mondiste, écologiste, pacifiste, René Dumont retrace sa vie et ses luttes, ses prises de position contre le colonialisme, le militarisme et le libéralisme puis se tourne vers l’avenir pour continuer à nous mettre en garde contre les dangers des politiques capitalistes.

Rêve usurpé (Le) (Luc Decaster, 1994)

Dans quelques années, que restera-t-il de la mémoire de ces « petites gens » qui ont sillonné usines et quartiers ? Ces militants de base du parti communiste français. Que sont devenus les mentalités mais aussi les désirs de ces oubliés de l’Histoire, hier forts de leurs arguments et soudainement fragilisés par l’effondrement de leur univers ? Une histoire collective, mais aujourd’hui surtout une histoire individuelle, intérieure.

[Tous les films pour cette période]

Affaire Sofri (L’) (Jean-Louis Comolli, 2001)

Ce film est né de la lecture d’un livre, Le Juge et l’Historien, de Carlo Ginzburg à la suite du premier procès du leader d’extrême gauche Adriano Sofri et de ses camarades, en 1991. Avec Carlo Ginzburg, Jean-Louis Comolli, s’appuyant sur le cas Sofri, analyse ici le travail du juge, explore les rapports entre le droit, l’histoire et la raison d’État.

Ambassade (L’) (Chris Marker, 1973)

Dans l’ambassade anonyme d’un pays anonyme, des réfugiés politiques vivent les heures et les jours difficiles qui suivent un coup d’état militaire.

Armes de la honte (Les) (Philippe Cosson, 2004)

Pour contribuer à une prise de conscience des responsables et de l’opinion, afin de sauver des vies et de rétablir le droit à la culture, ce film est un hommage aux victimes des Mines Antipersonnel.

Attentat (L’) (Simone Bitton, 1999)

Mix d’images filmées sur le vif, au shooting incontrôlé, d’images de JT et d’extraits d’entretiens, ce film est l’histoire de ces familles israéliennes et palestiniennes qui ne se connaissent pas, mais quit ont toutes perdu un enfant dans le même attentat-suicide.

Bloody sunday (Paul Greengrass, 2002)

Le dimanche 30 janvier 1972, à Derry, en Irlande du Nord, une marche pacifique pour l’égalité des droits entre catholiques et protestants tourne à l’émeute… Cette journée, désormais inscrite dans l’Histoire sous le nom de Bloody Sunday, marque le début de la guerre civile.

Bombe (La) (Peter Watkins, 1966)

Une bombe atomique soviétique tombe sur le Kent. Description minutieuse et sobre des effets immédiats et à court terme.

Camilo Torres (Bruno Muel, Jean-Pierre Sergent, 1965)

Entretien en français du prêtre colombien Camilo Torres qui a rejoint le maquis de l’E.L.N. et fut tué quelques mois après avoir accordé cette interview.

Carlo Giuliani, ragazzo (Francesca Comencini, 2002)

Le film reconstitue la journée de la manifestation anti-mondialisation 20/07/01, à Gênes, au cours de laquelle l’étudiant Carlo Giuliani, 18 ans, fut tué à bout portant par la police italienne.

Christ s’est arrèté à Eboli (Le) (Francesco Rosi, 1978)

Anti-fasciste notoire, Carlo Levi est assigné à résidence en 1935 dans un petit village du sud de l’Italie. Romancier et medecin, il se met peu a peu à soigner les paysans pauvres de la campagne. Ce que ne supportent pas les notables du village.

Détour Ceausescu (Chris Marker, 1990)

Le procès du couple Ceausescu, leur exécution, le spectacle en direct de la fin d’un régime totalitaire apparait sur l’écran cathodique. L’histoire se construit entre deux tranches publicitaires à 20h. Critique, Chris Marker, recrée les séquences et insère chaque spot publicitaire à l’intérieur même du document, dénonçant ainsi l’absurdité, la complaisance morbide et le voyeurisme des médias.

Ennemi intime (L’) (Omar Amiralay, 1986)

Les attentats qui frappent Paris en 1985 déclenchent une vague d’hostilité aux immigrés arabes et aux musulmans de France. Douceur, ironie et implacable critique des intégrismes composent une vision enfin à échelle humaine d’une « question de société » médiatique.

En quête d’Etat (Leonardo Di Costanzo, 1998)

Rétablir l’état de droit a Ercolano, banlieue de Naples et l’une de villes symboles de la corruption en Italie, c’est la tache que s’est fixée Luisa Bossa, elue maire en décembre 1995.

Jo ta ke (Anne De Galzain, 1999)

Le film parle de la résistance de ce peuple en lutte pour sa survie et pour la souveraineté du Pays Basque.

Lord of war (Andrew Niccol, 2005)

Né en Ukraine avant l’effondrement du bloc soviétique, Yuri arrive aux Etats-Unis avec ses parents. Il se fait passer pour un émigrant juif…

Malheur des uns… (Le) (Omar Amiralay, 1982)

Dans le quartier de Chiah, à Beyrouth-Ouest, deux cent cinquante mille musulmans chiites vivent dans la psychose de l’attentat aveugle. L’invivable est mis en scène en tragi-comédie de la folie collective.

Massoud, l’Afghan (Christophe De Ponfilly, 1998)

« Afghanistan. Pays lointain, en guerre, dont tout le monde se fout. Lorsque j’ai commencé ce film, il y a 16 ans, j’allais rencontrer des hommes remarquables dont le commandant Massoud.

Massoud et la délégation de l’espoir (Christophe De Ponfilly, 2002)

Une mission parlementaire composée notamment du général Morillon, d’un député belge et d’un député français se rend en Afghanistan à la rencontre de Massoud pour préparer sa venue en France…

New York : 11 septembre (Jules & Gédéon Naudet, 2001)

Le matin du 11/09/01, à 8h30, Jules Naudet accompagne le capitaine Pfeifer et son équipe de pompiers à proximité du World Trade Center. Ça devait être un jour comme les autres. À 8h45 a lieu l’impact du premier avion avec la Tour 1. La caméra de Jules Naudet saisit, minute après minute, la catastrophe.

Parfum de paradis (Un) (Omar Amiralay, 1982)

Eté 1982, Beyrouth pendant l’invasion israélienne. Libanais et Palestiniens racontent une ville qui disparaît.

Par un jour de violence ordinaire, mon ami Michel Seurat… (Omar Amiralay, Mohamed Malas, 1996)

Le 22 mai 1985, Jean-Paul Kaufman et Michel Seurat sont enlevés par le Djihad islamique sur la route de l’aéroport de Beyrouth. Seurat meurt après neuf mois de séquestration. Son ami cinéaste compose en clairs obscurs une élégie à un homme qui voulait connaître et penser l’Orient.

Porte du soleil (La) : Le départ (Partie 1) (Yousry Nasrallah, 2004)

De ces cinquante ans d’histoire palestinienne et des 630 pages du livre, Nasrallah a tiré 4h38 de film, divisé en deux parties, formellement différentes, " Le départ " et " Le retour « . Dans cette première partie, le film se place du côté de la fresque historique, du genre épique.

Porte du soleil (La) : Le retour (Partie 2) (Yousry Nasrallah, 2004)

Dans la seconde partie les codes et l’écriture cinématographiques changent radicalement. On retrouve ici la complexité du récit écrit, les ambiguïtés des personnages, la folie de la guerre civile libanaise.

Pour un seul de mes deux yeux (Avi Mograbi, 2005)

Les mythes de Samson et de Massada enseignent aux jeunes générations israéliennes que la mort est préférable à la domination. Alors que la seconde Intifada bat son plein, les Palestiniens subissent quotidiennement les humiliations de l’armée israélienne…

Seules, les pierres ne bougent pas (Emmanuela Nelli, 2009)

Au Chili des personnes luttent contre la dictature des années 80.Beaucoup d’ouvriers, de femmes et d’étudiants résistaient a l’oppression militaire pour aller vers l’émancipation.

Terre et cendres (Atiq Rahimi, 2005)

Rien ne bouge ou presque. Nous sommes en Afghanistan. Le vieil homme va annoncer à son fils qui travaille à la mine, le père du petit, qu’au village tous sont morts sous un bombardement.

Vivre sous les bombes (Gustavo Cortes Bueno, 2003)

L’idée originale de « Vivre sous les bombes » réside dans l’illustration de deux situations : la vie quotidienne et l’angoisse des Irakiens aujourd’hui, confrontés aux menaces d’une guerre annoncée.

[Tous les films pour cette période]

3 frères pour une vie (Gilles Perret, 1999)

En 1972, les trois frères Bertrand prennent tous les risques en construisant une ferme ultra-moderne dans un petit village Haut Savoyard. Presque 30 ans plus tard, l’exploitation est un véritable succès économique, mais le bilan humain est beaucoup plus sévère. En effet, les trois frères sont restés célibataires et cette période peut se résumer en un seul mot : TRAVAIL.

Aérotrain (L’) (Outis Niekesa, 2007)

Dans les plaines de la Beauce s’étire un viaduc de béton, long de vingt kilomètres ; c’est la voie expérimentale de l’aérotrain, projet pharaonique des Trentes Glorieuses. Un train sur coussin d’air qui filait à 450 km/h. Un rêve. Un échec monumental.

Age de la performance (L’) (Carole Poliquin, 1994)

Tourné au Québec, aux Etats-Unis, en Europe et Au Japon, l’âge de la performance questionne la condition humaine dans une société qui a érigé en dogme la productivité et la compétitivité.

Arrêt de tranche, les trimardeurs du nucléaire (Catherine Pozzo Di Borgo, 1996)

Ce documentaire met en lumière la précarité d’emploi, pose la question des risques auxquels « ces trimardeurs du nucléaire » sont exposés. Une interrogation sur la sûreté des installations nucléaires françaises.

Bataille de Tchernobyl (La) (Thomas Johnson, 2006)

L’explosion du réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl constitue, le 25 avril 1986, la plus grande catastrophe nucléaire civile. Sept mois, d’une intensité phénoménale, que les survivants ne sont pas prêts d’oublier…

Bien commun, l’assaut final (L’) (Carole Poliquin, 2002)

L’eau, la santé, les gènes humains et végétaux, les connaissances anciennes et nouvelles, plus rien aujourd’hui ne semble pouvoir échapper au destin de marchandise. Face à la voracité des marchands, qu’adviendra-t-il de la notion de bien commun qui est à la base de toute vie en société ?

Biquefarre (Georges Rouquier, 1983)

A Biquefarre, petit domaine situé près de Farrebique, 40 ans ont presque passé et le monde rural, à grands renforts d’investissements coûteux, a connu de véritables transformations. Acquérir encore et toujours plus de terre est devenu primordial pour rentabiliser les efforts financiers consentis. Justement, Raoul, le propriétaire de Biquefarre souhaite vendre ses 10 ha de terre. Ceux de Farrebique décident alors de se porter acquéreurs…

Blés d’or (Les) (Honorine Périno, 2005)

Un groupe de paysans, de boulangers, de chercheurs se retrouvent, ils nous donnent en spectacle l’art de faire du pain, et expérimentent des variétés de blés quasiment disparues.

Cent ans d’économie rurale (Gérard Delahaye, Jean-Louis Mahé, 1987-1998)

Montage de différents documents(séquences et photos d’archives, dessins, schémas, films de l’époque) pour appréhender sans difficulté les transformations successives du monde rural français ces cent dernières années.

Croisière jaune (La) (Léon Poirier, André Sauvage, 1931-1934)

Mêlant aventure, recherche et opération promotionnelle pour son commanditaire André Citroën, la Croisière jaune, expédition dirigée par Georges Marie Haardt et Louis Audouin-Dubreuil, allait faire se rejoindre entre mars 1931 et février 1932 deux équipes parties l’une de Beyrouth, l’autre de Pékin, en véhicules autochenilles.

Défense de dérailler (Michel Le Thomas, 2001)

Pendant plus de dix ans, une partie de la population s’est mobilisée pour la défense de la desserte ferroviaire de la ligne Plouaret/Lannion. Michel Le Thomas a suivi l’histoire de cette lutte citoyenne.

Effet magique (L’) (Patrick Séraudie, 1996)

Auréolée d’une large part de mystère, la “fée électricité” comme on l’a baptisée bouleverse les habitudes. De records en chantiers spectaculaires, le film retrace un siècle d’histoires et d’anecdotes à la conquête de cette technologie. Aujourd’hui, dans le centre de la France, les gens se souviennent…

Électrification de la Terre (L’) (Joris Ivens, 1940)

Les changements apportés par l’électrification d’une zone rurale à travers le portrait d’une famille d’agriculteurs de l’Ohio.

Emploi du temps (L’) (Carole Poliquin, 2000)

Tourné en France, au Québec, aux États-Unis et au Danemark, l’Emploi du temps propose une réflexion stimulante sur le travail. Il illustre la nécessité de repenser le travail en tenant compte de la diversité des aspirations humaines. Il questionne au passage la société de consommation, le rôle des nouvelles technologies et la loi du profit maximal.

Génie helvétique (Le) (Jean-Stéphane Bron, 2004)

« Mais im Bundeshuus – Le Génie helvétique » ou l’histoire d’une plongée vertigineuse dans les coulisses du pouvoir pour suivre l’élaboration d’une loi sur le génie génétique.

Ile aux fleurs (L’) (Jorge Furtado, 1989)

Douze minutes qui suffisent pour mettre en branle les rouages indéfectibles du commerce mondial.

Italie n’est pas un Pays pauvre (L’) (Joris Ivens, 1960)

Un autre film sur le progrès industriel. Commandé par Enrico Mattei, chef de la compagnie pétrolière italienne ENI, ce film devait montrer les avantages de la récupération de pétrole…

Meat (Frederick Wiseman, 1976)

Le processus de transformation de la viande, depuis le boeuf dans la prairie jusqu’au hamburger, est filmé dans une gigantesque entreprise industrielle d’élevage et de boucherie du Colorado, qui possède des ranchs, des usines d’engraissement, des abattoirs. La production y est largement automatisée, et le film illustre également les problèmes de transport, de logistique, de création d’outillage et de management.

Météor, ligne 14 (Thierry Imbert, 2000)

La ligne 14, dernière née du métro parisien avec ses rames automatisées et aérodynamiques, traverse la capitale en diagonale, reliant, à son ouverture en 1998, l’église de la Madeleine à la bibliothèque François-Mitterrand.

Métropolis (Fritz Lang, 1927)

Des ouvriers travaillent dans les souterrains d’une fabuleuse métropole de l’an 2026. Ils assurent le bonheur des nantis qui vivent dans les jardins suspendus de la ville. Un androïde mène les ouvriers vers la révolte.

Midi-Pyrénées TER d’avenir (Alain Hoger)

Depuis 2002, la SNCF signe avec chaque région une convention définissant l’organisation et la gestion des services ferroviaires régionaux de voyageurs. Ce film, diffusé en première partie des divers colloques tenus dans toute la région Midi-Pyrénées, avait pour objectif de lancer le débat auprès des politiques, cheminots et usagers : Quels TER pour Midi-Pyrénées ?

Paysan et rebelle, un portrait de Bernard Lambert (Christian Rouaud, 2002)

En retraçant la vie de Bernard Lambert, paysan de Loire Atlantique, figure mythique des luttes paysannes dans l’Ouest au cours des années 1970, fondateur du mouvement des « Paysans travailleurs » et père spirituel de José Bové, « Paysan et rebelle » remonte aux sources de la contestation paysanne d’aujourd’hui et parcourt un demi-siècle d’évolution de l’agriculture en France.

Pont (Le) (Joris Ivens, 1928)

Un pont ; quelque part en Hollande. En fait, pas n’importe quel pont ; certainement une construction récente de l’époque, filmée sous tous ses angles, sous toutes ses coutures…

Pour une consommation responsable (Christophe Gay)

Insécurité alimentaire, agrobusiness, réchauffement climatique, recherche effrénée d’un profit à court terme… Nous sommes isolés et désinformés sur l’origine, la qualité, les répercussions économiques et environnementales des produits que nous achetons.

Prix du boeuf (Le) (Jean Marie Bertineau, 2001)

En filmant des éleveurs du plateau de Millesvaches, en Limousin, le réalisateur a voulu comprendre si le bonheur et la fierté des éleveurs a-t-il encore un sens à l’ère de la politique agricole commune et de la globalisation ?

Raison du plus fort (La) (Patric Jean, 2003)

Au lieu de combattre la pauvreté, on combat les pauvres. Suivant l’exemple américain, l’Europe se polarise entre ses quartiers riches et ses banlieues de misère où se généralise la « tolérance zéro ». On construit une prison quand on ferme une usine.

Saudade Do Futuro (Cesar Paes, 2000)

Au rythme des « repentes », des rimes et des joutes musicales improvisées, les migrants du Nordeste racontent Saõ Paulo. Ou comment les troubadours nordestins inventent la culture urbaine du futur :« Avec ou sans complice A Sao Paulo je me sens bien .Nous les paysans métis venons du Nordeste lointain.Sao Paulo te coute ta chemise mais on peut rafler la mise. »

Sur les routes d’acier (Boris Peskine, 1938)

Après avoir relaté l’histoire de l’invention du chemin de fer, de l’invention de la machine à vapeur jusqu’à la naissance de l’autorail et de l’énergie électrique, puis l’importance du chemin de fer, dans la naissance des échanges, ce film est avant tout un hymne au travail des cheminots.

Symphonie industrielle (Joris Ivens, 1931)

« Philips Radio », baptisé « Symphonie industrielle » par les Français, est à la fois un éloge au progrès technologique et une démonstration de la monotonie du travail à la chaîne.

Un siècle de progrès sans merci (Jean Druon, 2001)

Un siècle de progrès sans merci a l’ambition de contribuer à un débat politique qui intéresse ceux et celles qui vivent, pensent et s’activent pour bâtir un monde plus satisfaisant. Essai politique et historique, ce film en six parties tente d’examiner les mécanismes souterrains qui fondent l’histoire.

Ville à prendre (La) (Patrick Brunie, 1979)

Témoignage sur les conditions de vie et de travail dans les milieux populaires, ce documentaire se veut aussi une réflexion sur l’intégration de l’homme à son environnement urbain.

[Tous les films pour cette période]

Israël, Palestine

Israël, Palestine

Guerre des Six-Jours (La) (Ilan Ziv, 2007)

Traumatisme indélébile pour les Arabes, victoire empoisonnée pour Israël, la guerre des Six Jours constitue un tournant majeur dans l’histoire du Moyen-Orient. Quarante ans après, décryptage minutieux du conflit et de ses conséquences.

Témoins pour la paix (Abraham Segal, 2003)

Répondant à l’appel de Goush Shalom - le Bloc de la Paix -, des Français juifs se sont rendus fin janvier 2003 en Israël et dans les territoires palestiniens. Ils ont constaté sur place les méfaits de l’occupation, des attentats et de l’apartheid.

[Tous les films pour cette période]

Les Printemps Arabes

Autre côté du mur (L’) (Denis Véricel, 2011)

Comment plus de 35 ans de lutte du peuple Sahraoui ont-ils mené au tout premier soulèvement du Printemps Arabe ?

Tahrir (Stefano Savona, 2011)

Le Caire, février 2011. Sur la place Tahrir on résiste, on apprend à discuter et à lancer des pierres, à inventer des slogans et à soigner les blessés, à défier l’armée et à préserver le territoire conquis — un espace de liberté où l’on s’enivre de mots…

[Tous les films pour cette période]

 
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