
les films repères dans l'histoire du cinémaAutour de la relation entre la société et le cinéma, proposer une histoire du 7ème art qui ne peut être que subjective, mais qui donnera des pistes à tous ceux qui veulent entrer dans ce monde que, peut-être, ils connaissent peu.
Films dans le chemin
3 hommes et un couffin (Coline Serreau, 1985)
La stupéfaction de trois hommes lorsqu’ils se retrouvent « nourrices » d’un bébé déposé dans un couffin au seuil de la porte.
A l’angle du monde (Michael Powell, 1937)
Les habitants d’une petite île des Hébrides au large de l’Ecosse, assaillis par de multiples difficultés, envisagent d’abandonner les lieux pour chercher une vie meilleure sur le continent.
Andrei Roublev (Andreï Tarkovski, 1969)
Les Tartares envahissent le pays et soumettent les habitants de Vladimir à d’hallucinantes cruautés. Pour sauver une jeune fille, Roublev tue un soldat. Le spectacle de ces cruautés l’amène à une réflexion douloureuse sur le rôle de l’art et de l’artiste.
A nous la liberté (René Clair, 1931)
Emile et Louis cherchent à s’évader de prison. Louis réussit et devient le patron d’une usine de phonographes. Emile est libéré et se retrouve employé dans l’usine de son ancien compagnon, quittant ainsi les chaînes pour la chaîne. Les deux anciens camarades se retrouvent.
Atalante = Le chaland qui passe (L’) (Jean Vigo, 1934)
L’Atalante est en rupture totale avec la majeure partie du cinéma français des années trente, cinéma de prose dur et réaliste, parfois cynique. Fragile et souvent balbutiant, L’Atalante n’est au contraire que poésie, traversée de quelques éclairs surréalistes.
Au coeur de l’orage (Jean-Paul Le chanois, 1948)
Composé de tournages authentiques et de séquences reconstituées en Avril 1945,ce film centré sur les maquis du Vercors,montre l’organisation et le développement de la résistance française;il dénonce la politique vichyste et fait un historique de la guerre et de l’occupation.
Bataille d’Alger (La) (Gillo Pontecorvo, 1966)
Une reconstitution de la bataille d’Alger de 1957, à l’occasion du soulèvement de la population algérienne musulmane par le FLN contre le pouvoir colonial français, et de la tentative du détachement parachutiste de l’armée française de « pacifier » le secteur.
Bête humaine (La) (Jean Renoir, 1938)
D’après le célèbre roman de Zola, ce film traite des dangers de l’alcoolisme dans le milieu ouvrier. « La Bête humaine » met en jeu des individus seuls, écrasés, broyés par leur destin et leur histoire.
Biquefarre (Georges Rouquier, 1983)
A Biquefarre, petit domaine situé près de Farrebique, 40 ans ont presque passé et le monde rural, à grands renforts d’investissements coûteux, a connu de véritables transformations. Acquérir encore et toujours plus de terre est devenu primordial pour rentabiliser les efforts financiers consentis. Justement, Raoul, le propriétaire de Biquefarre souhaite vendre ses 10 ha de terre. Ceux de Farrebique décident alors de se porter acquéreurs…
Bonheur (Le) (Alexandre Medvedkine, 1934)
Le bonheur, c’est l’histoire d’un paysan naïf à la recherche du bonheur, qui finit par le trouver, après bien des vicissitudes, en rejoignant un kolkhoze. Film muet mythique, au ton comique chaplinesque, Le Bonheur a été salué lors de sa sortie par les plus grands maîtres.
Chagrin et la pitié (Le) (Chronique d’une ville francaise sous l’occupation) (Marcel Ophüls, André Harris, 1938)
Clermont-Ferrand et l’Auvergne, pendant les années 40 à 45, la guerre, la défaite, l’occupation allemande, le départ de l’occupant, la résistance triomphante, la fin de la guerre.
Chien andalou (Un) (Luis Buñuel, 1929)
Le chef-d’œuvre du cinéma surréaliste. Un énigmatique cadavre exquis, radical et provocant, fruit de la rencontre entre deux génies : Dali et Buñuel. Tout commence sur un balcon ou un homme aiguise un rasoir… La suite est une serie de metamorphoses surrealistes.
Citizen Kane (Orson Welles, 1941)
A la mort du milliardaire Charles Foster Kane, un grand magnat de la presse, Thompson, un reporter, enquête sur sa vie. Les contacts qu’il prend avec ses proches lui font découvrir un personnage gigantesque, mégalomane, égoïste et solitaire.
Classe ouvrière va au paradis (La) (Elio Pétri, 1971)
Un ouvrier communiste et taciturne perd un doigt dans un accident du travail et découvre a cette occasion la solidarité avec ses compagnons d’usine.
Corbeau (Le) (Henri-Georges Clouzot, 1943)
Les habitants d’une petite ville française reçoivent des lettres anonymes et inquiétantes signées “Le corbeau”. L’enquête menée par la préfecture piétine…
Crime de Monsieur Lange (Le) (Jean Renoir, 1935)
Première rencontre de Jean Renoir et de Jacques Prévert et aussi avec l’équipe des comédiens du groupe Octobre, ce film reflète d’une façon prémonitoire les préoccupations du Front populaire.
Cuirassé Potemkine (Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein, 1925)
La mutinerie de l’équipage du Potemkine pendant la Révolution de 1905.. Le massacre sur l’escalier d’Odessa reste gravé dans toutes les mémoires. Un chef-d’oeuvre incontournable.
Déjà s’envole la fleur maigre (Paul Meyer, 1960)
La chronique d’un jour ordinaire dans une communauté d’ouvriers mineurs du Hainaut. Alors qu’en Belgique les mines ferment les unes après les autres, des familles de travailleurs italiens continuent d’émigrer dans le Borinage.
Dernier des hommes (Le) (Friedrich Wilhelm Murnau, 1924)
L’histoire de la déchéance du portier d’un grand hotel de Berlin. Loin d’être le film expressionniste allemand le plus connu, « Le dernier des hommes » en est pourtant considéré par les historiens comme un des meilleurs du genre. Film muet, il présente la singularité de ne comporter aucun intertitre.
Dictateur (Le) (Charles Chaplin, 1939)
Dans le ghetto juif vit un petit barbier qui ressemble énormément à Adenoid Hynkel, le dictateur de Tomania qui a décidé l’extermination du peuple juif. Au cours d’une rafle, le barbier est arrêté en compagnie de Schultz, un farouche adversaire d’Hynkel…
Documentariste et ses outils à travers les âges (Le) (Catherine Goupil, 2003)
Enfance de Gorki (L’) (Mark Donskoi, 1938)
À la fin des années 1870, le jeune Alecha Pechkov est élevé par ses grands-parents et découvre un univers terrible et traditionaliste. Le film qui a donné envie à Bruno Muel de faire du cinéma.
Farrebique (ou les 4 saisons) (Georges Rouquier, 1945)
La chronique d’une famille de paysans aveyronnais au rythme des quatre saisons.
Fenêtre sur cour (Alfred Hitchcock, 1955)
Un reporter immobilisé par un plâtre observe de sa fenêtre les allées et venues de ses voisins. Le comportement bizarre d’un représentant de commerce l’intrigue à un point tel qu’il le croit meurtrier de sa femme. Fantasme ou réalité ?
Fond de l’air est rouge (Le) (Chris Marker, 1977)
Montage de documents pour la plupart inédits, couvrant dix années capitales de l’histoire mondiale : 1967-1977. Première partie, « Les mains fragiles : du Vietnam à la mort du Che, Mai 68 et tout ça ». Deuxième partie, « Les mains coupées : du printemps de Prague au Programme commun ».
Glaneurs et la glaneuse (Les) (Agnès Varda, 2000)
Agnès Varda rencontre ceux qui, pour vivre, ramassent ou récupèrent les « restes » des autres : déchets de fin de marchés, objets abandonnés sur les trottoirs…Ceux qu’elle appelle les glaneurs de notre temps.
Goupi mains rouges (Jacques Becker, 1943)
Les Goupi, au nombre de douze, habitent un coin de Charente. Par un jeu d’alliances, ils ont réussi à s’emparer de la quasi-totalité du village. Chaque membre du groupe est défini par un surnom et doit sacrifier à la mission du clan, celle de l’argent. Jusqu’au jour où l’un d’entre eux s’empare du magot que tous convoitent… Un grand classique du cinéma français, réalisé pendant l’Occupation.
Hiroshima mon amour (Alain Resnais, 1959)
En août 1957, à Hiroshima, une actrice française termine un film sur la paix. Elle s’éprend d’un architecte japonais le dernier jour du tournage. Ils ont vingt-quatre heures devant eux pour vivre cette passion fulgurante.
Jacques Tati, le rire démocratique (Philippe Pierre, 2002)
La vie et l’oeuvre de celui qui apporta une touche toute particulière au cinéma français à travers des extraits de ses films, de ses sketchs de music hall, des images de plateaux et des interviews
Jaguar (Jean Rouch, 1961)
Le berger Lam, Illo le pêcheur et Damouré l’écrivain public décident de se rendre à Accra pour y trouver fortune car, au Niger, la coutume veut que les jeunes gens s’expatrient le temps de réunir le montant de la dot indispensable à leur mariage.
Jardin des Finzi-Contini (Le) (Vittorio De Sica, 1971)
L’imprégnation progressive du fascisme dans les couches les plus hautes de la société provinciale italienne et l’inconscience générale qui va de pair
Jour de fête (Jacques Tati, 1949)
Des forains s’installent dans un calme village. Parmi les attractions se trouve un cinéma ambulant où le facteur découvre un film documentaire sur ses collègues américains. Il décide alors de se lancer dans une tournée à « l’americaine ».
Killer of sheep (Charles Burnett, 1977)
Ghetto afro-américain de Watts à Los Angeles. Stan, ouvrier mélancolique, épuisé par son emploi dans un abattoir de moutons et par ses responsabilités de père de famille, résiste à la tentation de l’argent facile, sous le regard de sa femme qui n’arrive plus à communiquer avec lui…
La dolce vita (Federico Fellini, 1960)
Le chroniqueur Marcello fait le tour des lieux a scandale pour alimenter les potins d’un journal a fort tirage.
Lawrence d’Arabie (David Lean, 1963)
Le destin hors du commun de l’officier britannique T. E. Lawrence, qui mena la révolte arabe contre l’oppresseur turc au cours de la Premiere Guerre mondiale.
Les Lumières de la ville (Charles Chaplin, 1931)
En errant dans la ville, un vagabond rencontre une jeune fleuriste aveugle qui, par une suite de quiproquos, le prend pour un riche promeneur. Epris de la jeune femme, Charlot se met en tête de réunir les fonds pour guérir l’infirmité de la jeune fleuriste…
Marseillaise (La) (Jean Renoir, 1938)
En 1792, pendant la Révolution, le peuple marseillais forme un bataillon de volontaires qui part pour Paris où il participe à la prise du château des Tuileries, le 10 août. Ce grand classique est une exaltation de la liberté et un hymne à la gloire du peuple français.
Maudite soit la guerre (Alfred Machin, 1914)
Réalisé à la veille de la guerre de 1914, le film conte, dans le cadre d’une guerre entre deux puissances imaginaires, la rivalité de deux aviateurs
Métropolis (Fritz Lang, 1927)
Des ouvriers travaillent dans les souterrains d’une fabuleuse métropole de l’an 2026. Ils assurent le bonheur des nantis qui vivent dans les jardins suspendus de la ville. Un androïde mène les ouvriers vers la révolte.
Mon oncle (Jacques Tati, 1957)
Hulot, qui habite une pittoresque maison d’un quartier populaire, vient de temps en temps distraire son neveu, qui s’ennuie dans la villa ultra-moderne de ses parents.
Monsieur Klein (Joseph Losey, 1976)
En 1942 à Paris, sous l’occupation allemande, l’Alsacien Robert Klein fait des affaires en rachetant en-dessous de leur prix réel des objets d’art à des Juifs en difficulté. Alors qu’il reconduit jusqu’à sa porte l’un d’entre eux à qui il vient d’acheter un petit tableau du maître hollandais Adriaen van Ostade, il découvre parmi son courrier un exemplaire des Informations Juives, journal habituellement délivré sur abonnement spécial.
Mort aux trousses (La) (Alfred Hitchcock, 1959)
Roger Thornhill, publiciste, est pris dans le hall de son hôtel pour un certain Kaplan, un espion. Deux hommes tentent de le tuer et quand il retrouve l’un de ses agresseurs, celui-ci est assassiné devant ses yeux. Pris pour un meurtrier, il est obligé de fuir vers Chicago…
Muhammad Ali, the greatest (William Klein, 1974)
Dix ans des manifestations sportives et des proclamations politiques de Muhammad Ali entre ses deux victoires au championnat du monde des poids lourds (1964-1974).
Mur, murs (Agnès Varda, 1980)
Documentaire sur les murals, les murs peints à Los Angeles. Qui les peint ? Qui les paie ? Qui les regarde ? Comment cette ville se révèle – avec ses habitants – par ses murs murmurants.
Nanouk l’esquimau (Robert J. Flaherty, 1922)
La vie des Esquimaux dans le Grand Nord canadien. Ce film reste dans l’histoire du cinéma comme l’invention du genre documentaire.
Nuit et brouillard (Alain Resnais, 1955)
Réalisé en 1955, le célèbre film d’Alain Resnais Nuit et Brouillard est resté le documentaire de référence sur la déportation. A l’aide de documents d’archives, il retrace le lent calvaire des déportés.
Octobre (Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein, Grigori Aleksandrov, 1927)
Petrograd, octobre 1917 : les Bolcheviks prennent le pouvoir. 10 jours qui ébranlèrent le monde. Commandé pour le 10ème anniversaire de la révolution bolchévique, « Octobre » fait partie des films classiques de la propagande soviétique …
Paris la belle (Jacques Prévert, 1959)
Une rêverie des frères Prévert sur la beauté du Paris d’hier.
Partie de campagne (Une) (Jean Renoir, 1936)
La fulgurante idylle d’un séduisant canotier et d’Henriette Dufour, fille d’un quincaillier parisien, venu un dimanche, en famille, déjeuner sur l’herbe.
Petit à petit (Jean Rouch, 1971)
Fable cinématographique racontant les aventures drôles et singulières de Damouré et Lam, deux hommes d’affaires de l’Afrique moderne, à la recherche de leur modèle.
Playtime (Jacques Tati, 1967)
Dix ans après Mon Oncle, revoici Monsieur Hulot, perdu dans les dédales d’un Paris ultra-moderne.
Règle du jeu (La) (Jean Renoir, 1939)
Christine, La femme du marquis de la Chesnaye a invité en Sologne son amoureux Octave et son ami Jurieu qui vient de battre le record de la traversée de l’Atlantique en avion.
Rien que les heures (Alberto Cavalcanti, 1926)
Entre documentaire et fiction, un hommage à Paris, son foisonnement, ses petits métiers, sa circulation…
Roi et l’oiseau (Le) (Paul Grimault, 1948)
Le roi Charles V et III font-huit-et-huit-font-seize règne en tyran sur le royaume de Takycardie. Seul un oiseau osera l’affronter. Le roi est amoureux d’une bergère qui orne un tableau de sa chambre royale, mais elle est déjà éprise d’un ramoneur.
Rome ville ouverte (Roberto Rossellini, 1946)
Rome, hiver 1944. Un ingénieur communiste, Giorgio Manfredi, tente d’échapper aux Allemands qui occupent la ville. Il se réfugie chez un ami dont la fiancée, Pina, le met en contact avec le curé de la paroisse Don Pietro. Mais la maîtresse de Manfredi va tous les dénoncer aux Allemands. Un imposant et important chef d’oeuvre de l’histoire du cinéma, film phare du néo-réalisme italien.
Salamandre (La) (Alain Tanner, 1971)
Pierre et Paul, respectivement journaliste et écrivain, s’associent pour écrire un scénario d’après un fait divers : l’histoire d’une jeune fille accusée par son oncle d’avoir tenté de le tuer. Le procès se termine par un non-lieu. Ils décident d’aller chercher la vérité directement à la source, auprès de la jeune fille.
Sièges de l’Alcazar (Les) (Luc Moullet, 1989)
Evocation du travail de critique cinéphile aux Cahiers du cinéma, des salles obscures et des moyens de payer moins cher, d’une histoire d’amour impossible avec une critique du journal concurrent Positif…
Table tournante (La) (Paul Grimault, Jacques Demy, 1988)
Ce film qui mêle prises de vues réelles et animation présente différentes œuvres de Paul Grimault.
Temps modernes (Les) (Charles Chaplin, 1936)
Les Temps modernes marque la dernière apparition de Charlot, le Petit Homme qui avait apporté une gloire mondiale à Charles Chaplin, et qui reste le personnage de fiction le plus universellement reconnu de l’histoire.
Terre (La) (Alexandre Dovjenko, 1929)
Réduit à sa trame, La Terre raconte la collectivisation de la terre ukrainienne à travers le destin d’un jeune communiste. Un chef-d’oeuvre du cinéma russe.
Toni (Jean Renoir, 1935)
Tiré de faits réels et tourné sur les lieux-mêmes du fait divers, avec des acteurs et figurants locaux, ce film est considéré comme l’instigateur du cinéma néoréaliste, en particulier italien.
Toute la mémoire du monde (Alain Resnais, 1956)
Pour cette découverte de la Bibliothèque nationale, Alain Resnais a choisi de faire systématiquement explorer les lieux par la caméra, dans de grands mouvements lents et amples que la musique de Maurice Jarre soutient d’un ostinato grave et profond.
Violons du bal (Les) (Michel Drach, 1974)
Le réalisateur Michel Drach raconte les problèmes inhérents à son métier : la difficulté de faire un film sur un sujet qui, d’après les producteurs, n’intéressera pas le public. En l’occurrence, il s’agit de son enfance, des visions qu’il eut et des tourments qu’il subit pendant la guerre, alors que sa famille, comme les autres juifs, connaissait l’atroce persécution que l’on sait.
West Side Story (Jerome Robbins, Robert Wise, 1961)
Deux bandes rivales s’opposent dans le West Side à New York. D’un côté, les Jets, américains blancs, de l’autre, les Sharks, portoricains. Les choses s’enveniment lorsqu’un ami de Riff, le chef des Jets, tombe amoureux de Maria, une portoricaine…Adaptation d’un spectacle théatral librement inspiré de « Roméo et Juliette », le film est un témoin privilégié du mal-être d’une génération d’apatrides.