Affiche du film © Tandem

Plus fort que moi (I Swear)

Un film de Kirk Jones

 2026  Royaume-Uni  Fiction  Prise de vue réelle  121 min  Couleur  Mode de production : Cinéma  VOSTF, VF (anglais)

 Scénario : Kirk Jones  Image : James Blann  Son : Simon Hayes  Montage : Sam Sneade  Musique originale : Stephen Rennicks

 Distribution artistique : John adulte : Robert Aramayo, John adolescent : Scott Ellis Watson, Tommy : Peter Mullan, Dottie : Maxine Peake, Heather : Shirley Henderson, Murray : Francesco Piacentini-Smith, Chris : David Carlyle

Producteur :
Distributeur :

Pour une projection non commerciale du film, consulter la page sur les diffuseurs spécialisés

Fiche créée le : 20 avril 2026 / Dernière mise à jour : 20 avril 2026

Dans les années 1980, John Davidson grandit avec le syndrome de Gilles de la Tourette (SGT), une pathologie encore largement méconnue. Entre incompréhension, stigmatisation et détermination, le parcours de John Davidson, d’abord semé d’embûches, se transforme en combat pour être reconnu tel qu’il est, au-delà des préjugés.

Note d’intention du cinéaste

« John fait partie des 10 à 15% de personnes atteintes du SGT qui profèrent des insultes. Cette manifestation de la pathologie porte un nom : la coprolalie. Mais il existe bien d’autres tics moteurs ou verbaux, simples ou complexes, qui affectent les 75% restant des personnes souffrant du syndrome – des symptômes souvent non diagnostiqués ou mal compris.
Nous avons aussi sollicité des personnes atteintes du SGT à travers le pays – et avec l’aide d’un coordinateur d’inclusion, nous les avons fait venir en Écosse pour tourner certaines séquences du film. Dans le plus grand respect possible, nous avions à cœur de représenter fidèlement la communauté des personnes souffrant de cette maladie et de les impliquer dans le tournage, en faisant le moins appel possible à des comédiens professionnels. » - Extrait du dossier de presse

L’avis de l’AFCAE qui soutient le film

« Loin de tomber dans le misérabilisme, le film est ponctué de scènes comiques et lumineuses portées par la performance impressionnante de Robert Aramayo. Par sa forme et sa sensibilité, il n’est pas sans rappeler Kesde Ken Loach, dans la lignée du cinéma social britannique. Plus fort que moiest une œuvre qui nous rappelle que l’inclusion n’est pas juste un mot à intégrer dans nos discours ou nos vœux, mais un acte nécessaire pour rendre le monde juste. » - Laëtitia Scherier (Cinéma Les Lobis de Blois, membre de l’AFCAE)

« Vingt ans après Nanny McPhee, Kirk Jones revient avec un film inspiré de l’histoire vraie de John Davidson, adolescent atteint du syndrome de Gilles de la Tourette en Ecosse dans les années 1980. Avec une mise en scène classique mais sensible, le réalisateur dépeint avec tendresse le parcours semé d’embûches d’un jeune homme contraint d’apprendre à s’accepter dans une société qui peine à comprendre son trouble. Le récit, profondément initiatique, nous éclaire aussi sur les ressorts psychologiques et sociaux qui entourent cette maladie encore aujourd’hui trop méconnue et peu représentée à l’écran.
Un film qui s’inscrit dans le combat de John Davidson devenu un emblème dans la reconnaissance et la représentation de cette maladie auprès du grand public. Porté par un casting remarquable, le film révèle Scott Ellis Watson, bouleversant en jeune John, et met en lumière Robert Aramayo qui porte le film en livrant une performance impressionnante de sensibilité et de justesse. » - Maureen Beaumont (Cinéma Le Concorde de Nantes, membre du Comité 15-25 ans de l’AFCAE)

La recommandation programmation d’Autour du 1er mai

Si la mise en scène de Plus fort que moi est assez classique, c’est précisément qu’elle est au service d’un sujet délicat : le syndrome de Gilles de la Tourette, encore largement méconnu. Ce choix permet une accessibilité qui n’est pas un défaut, mais au contraire une véritable force dans une perspective de médiation. Le film ne cherche ni le spectaculaire ni le sensationnalisme, et c’est précisément ce qui lui permet de toucher juste.
Par ailleurs, le parcours de John Davidson, inspiré d’une histoire vraie, dépasse largement le simple cadre d’un “cas clinique”. Le film montre avec beaucoup de justesse les conséquences sociales de la maladie : isolement, stigmatisation, incompréhension. Mais il ne s’arrête pas à cette dimension difficile. Il propose également un récit de reconstruction, d’acceptation et d’ouverture aux autres, ce qui lui donne une portée profondément humaine et universelle. Plus fort que moi rend visible une réalité peu représentée et il le fait avec sensibilité, sans caricature, en rappelant qu’au-delà de la maladie, il s’agit avant tout d’un parcours de vie.
Et c’est justement cet équilibre entre dureté et espoir qui rend le film particulièrement intéressant dans le cadre d’une ciné-rencontre. Loin d’être un frein, son accessibilité narrative et émotionnelle en fait un excellent support d’échanges, y compris avec un public peu familier de ce type de cinéma ou de ces thématiques.

Il est également important de souligner que le film bénéficie d’un appui solide de la profession, avec le soutien de l’AFCAE (coup de cœur de son Comité 15-25, recommandation Art et essai), l’accompagnement de l’ADRC et la mise à disposition d’outils concrets pour organiser des débats (kit de projection, guide inclusif, relais associatifs). Tous ces éléments montrent qu’il a été pensé précisément pour susciter la discussion et favoriser la médiation.

En bref, Plus fort que moi est un film accessible mais sincère, engagé sans être didactique, et surtout capable de créer de l’échange. Il ne s’agit pas seulement de traiter d’une pathologie, mais d’ouvrir une réflexion plus large sur la norme, la différence et l’inclusion.

Pour découvrir ce film

À télécharger :
Dossier de presse (PDF - 25 Mio)
Vidéo à voir en ligne :
Bande-annonce
Plus d’informations sur le film :
Page du film sur le site du distributeur
Kit projection-débat
Guide pour des séances inclusives au cinéma

Le film dans la Base cinéma & société

Thématiques :
Identités, familles, liens humains
Pacifisme, altérité, coexistence