Ce qui reste des amours de nos mères
Un film de Cathy Dubois
• 2025 • Documentaire d’information ou reportage d’investigation • Prise de vue réelle • 52 min • Couleur • Mode de production : Télévision • VF
• Image : Cathy Dubois, Gurvan Hue • Son : Pablo Salaün • Montage : Flore Guillet
- Producteur :
Pour une projection non commerciale du film, consulter la page sur les diffuseurs spécialisés
Fiche créée le : 1 avril 2026 / Dernière mise à jour : 1 avril 2026
Dans la France des années 1950, avant le temps des indépendances, la mère de la réalisatrice, blonde aux yeux bleus, a aimé un Sénégalais. Il a disparu avant sa naissance. De lui, ne restent que la couleur de sa peau et les rencontres hostiles ou amicales qu’elle a suscitées. C’est dans ce commerce social que son regard s’est formé et que son imaginaire s’est nourri. Ce qui reste des amours de nos mères est une exploration de cette africanité, territoire de l’identité de la réalisatrice, rétive à toute étiquette. Un territoire sans frontière, porté par des images de la Bretagne, de mer et de bateaux rentrant au port. Un territoire où se mêlent le jazz de Jacques Schwartz-Bart, les bruits de la ville, le souffle du vent et le ressac des vagues.
L’avis d’Autour du 1er mai
« C’est un film à la 1ère personne dans lequel la réalisatrice se penche sur son histoire de vie sans pathos, pratiquant un détachement acquis à force d’écueils à affronter qui lui ont conféré une vraie force d’âme. Une histoire pleine de trous, avec des repères forts, et dont le fil conducteur est sa couleur de peau en ce qu’elle a surdéterminé le cours de sa vie. Naître métisse dans la Bretagne très blanche des années 1950, d’un père disparu avant sa naissance ; avoir été considérée comme l’étrangère alors que son appartenance était ici et qu’elle ignorait tout de cet ailleurs auquel renvoyait sa couleur… La cinéaste raconte comment elle s’est débrouillée avec cette situation mais elle le fait par petites touches, ce qui peut être perturbant pour le spectateur qui se sent tenu à l’écart. À qui l’on semble dire : “Je te montre mais en ai-je vraiment envie ? Je te raconte mais je ne suis pas certaine que tu comprendras.“ N’est-ce pas le reflet de l’ambivalence même de la personnalité de celle qui raconte, qui a dû apprivoiser cette part d’étrangeté en elle ?
Un film très intéressant pour parler de racisme, de sentiment d’étrangeté, d’ouverture à l’autre… »
Pour découvrir ce film
- Vidéo à voir en ligne :
Le film dans la Base cinéma & société
- Thématiques :