
L’Histoire territoire de la mémoire ?Mieux que tout autre art, le cinéma, en donnant la parole ressuscite et interroge l’Histoire. Il devient lui même « matériau d’histoire ».
Sentiers : Avant le XVIIIème siècle / XVIIIème siècle / XIXème siècle / XXème siècle / XXIème siècle
Films dans le chemin
Gens d’Angkor (Les) (Rithy Panh, 2003)
Défiant les siècles, Angkor apparaît comme un symbole de la résistance du peuple cambodgien aux ravages de la guerre.
Sur la plage de Belfast (Henri-François Imbert, 1996)
Le réalisateur se lance à la recherche d’une famille d’inconnus découverts par hasard sur un film trouvé dans une caméra amateur. Son enquête le conduit à Belfast, au lendemain du cessez-le-feu d’octobre 1994.
Sur le lutte (Réalisation collective, 2006)
Du mois de juin au mois de novembre 2006, la ville de Oaxaca a connu une forme de gouvernance basée sur la participation de tous au sein de l’Assemblé populaire des peuples de Oaxaca.
Terre d’usage (Marc-Antoine Roudil, Sophie Bruneau, 2009)
Un territoire, l’Auvergne. Une ligne d’espace qui court de Vercingétorix à la mondialisation. Un personnage, ancien communiste, qui s’appelle Pierre Juquin. Des rencontres avec des gens qui pensent, agissent et sont. Des situations qui parlent République, religion, capitalisme et guerre. Un portrait en structure mosaïque qui suggère comme un état des lieux. L’hypothèse d’un autre monde.
Terre est à ceux qui la travaillent (La) (Réalisation collective, 2004)
Rencontre entre les autorités zapatistes et les fonctionnaires gouvernementaux mexicains qui offre un point de vue critique sur les conséquences réelles et pratiques du soit disant écotourisme.
Terre sacrée (La) (Réalisation collective, 1999)
Ce film propose un récit original de l’exploitation des terres et de ses habitants originels par les grands propriétaires du Chiapas.
Tierras si, aviones no ! (Réalisation collective, 2006)
Octobre 2001 : le tout nouveau gouvernement mexicain annonce la création d’un aéroport…sur les terres des paysans d’Atenco.
Travaux collectifs en résistance (Réalisation collective, 2000)
Les travaux collectifs font partie de la culture des communautés indiennes de la région nord du Chiapas. Mais ils sont avant tout leur ultime moyen de survie aujourd’hui.
Vie de la femme en résistance (La) (Réalisation collective, 2004)
Le 8 mars 1993 a été déclarée la « loi révolutionnaire des femmes ». Depuis la situation et les conditions de vie de cette partie de la population est une préoccupation permanente. Est-ce que les femmes traversent elles aussi un processus d’égalité et de libération ?
Andrei Roublev (Andreï Tarkovski, 1969)
Les Tartares envahissent le pays et soumettent les habitants de Vladimir à d’hallucinantes cruautés. Pour sauver une jeune fille, Roublev tue un soldat. Le spectacle de ces cruautés l’amène à une réflexion douloureuse sur le rôle de l’art et de l’artiste.
An mil, chronique de la fin du monde (L’) (Jacques Barsac, 2000)
Moines libidineux ou dévorés par l’ennui, comètes en forme de glaives, forêts et ermites, évêques et reliques : des images fantastiques, à grand renfort de figurants et trucages numériques, composent cette chronique de la fin du monde.
De profundis (Olivier Ciechelski, Laetitia Mikles, 2005)
Il y a plus de trente ans, EDF mettait en service un barrage hydroélectrique dans la vallée de l’Ain. S’y cachait depuis huit siècles un monastère qui repose aujourd’hui, intact, par 80 mètres de fond, sous les eaux d’un lac artificiel.
Los Nietos (Marie-Paule Jeunehomme, 2008)
Los Nietos évoque le parcours des petits-enfants (los nietos) des victimes de la répression. C’est à eux qu’incombe la mission de retrouver et d’exhumer les disparus, afin de leur donner des funérailles décentes
Molière (Ariane Mnouchkine, 1978)
Première époque du film d’Ariane Mnouchkine qui reconstitue la vie de Molière et l’épopée d’une troupe théâtrale au XVIIème siècle avec les comédiens du théâtre du Soleil.
1788 (Maurice Failevic, 1978)
À travers la vie quotidienne d’un village près de Chinon, Maurice Failevic analyse la montée d’une révolte, d’un espoir qui allait amener un des plus grands bouleversements de l’histoire française.
Affaire de l’étang de Lachamp (L’) (Michel Escurat)
Reconstitution théâtrale de l’affaire de l’étang de Lachamp.
Architecte maudit (L’) - Claude-Nicolas Ledoux (Pierre Kast, 1954)
La carrière et l’oeuvre de Claude- Nicolas Ledoux, architecte du XVIIIe siècle. Ce document étonnant révèle un créateur visionnaire et utopiste.
Bataille de Culloden (La ) (Peter Watkins, 1964)
Culloden, en Ecosse, 1746. Les soldats anglais affrontent les paysans fatigués, mal armés, des clans des Highlands. En filmant cette bataille comme un reportage de télévision, Peter Watkins en montre toute l’horreur.
Marseillaise (La) (Jean Renoir, 1938)
En 1792, pendant la Révolution, le peuple marseillais forme un bataillon de volontaires qui part pour Paris où il participe à la prise du château des Tuileries, le 10 août. Ce grand classique est une exaltation de la liberté et un hymne à la gloire du peuple français.
Commune : Paris, 1871 (La) (Peter Watkins, 2000)
La Commune de Paris 1871, événement majeur dans les annales du mouvement ouvrier, reste pourtant l’une des pages les plus singulièrement méconnue de l’histoire de France.
Commune (La) (Armand Guerra, 1913)
Première et touchante tentative dans l’histoire du cinéma, qui plus est par une coopérative libertaire, de reconstituer les débuts de la Commune de Paris. Apparition, in fine, des derniers communards.
Enfance de Gorki (L’) (Mark Donskoi, 1938)
À la fin des années 1870, le jeune Alecha Pechkov est élevé par ses grands-parents et découvre un univers terrible et traditionaliste. Le film qui a donné envie à Bruno Muel de faire du cinéma.
Enfants du siècle (Les) (Diane Kurys, 1999)
C’est l’histoire de la passion amoureuse entre George Sand et Alfred de Musset. Ecrivains déjà célèbres quand ils se rencontrent, ils ne croient plus ni l’un ni l’autre à l’amour, et pourtant ils vont vivre une liaison déchirante qui les hantera tout au long de leur vie.
Exilé (L’) - Victor Hugo (Henri Colomer, 2002)
À travers les textes et les dessins de Victor Hugo, une plongée autobiographique dans l’intimité créatrice du poète exilé
Germinal (Claude Berri, 1993)
Embauché comme mineur à Montsou, dans le Nord de la France, le jeune Etienne Lantier découvre la souffrance d’une population misérable et déshéritée. Gagné aux idées socialistes, il appelle les mécontents à faire la grève et à constituer une caisse de prévoyance. Le mouvement se durcit…
Guépard (Le) (Luchino Visconti, 1963)
1860, en Sicile. Tandis que son neveu Tancrède rejoint les troupes de Garibaldi, le prince Salina assiste à l’effondrement de l’aristocratie.
Héritiers d’une utopie - Les coopératives aujourd’hui (Vincent Berthet, Jean-François Santoni, 1998)
Un film documentaire sur l’histoire et l’actualité des sociétés coopératives.
In the land of the war canoes (Edward Sheriff Curtis, 1914)
Durant cinq saisons, Curtis partage la vie des Kwakiutl sur l’île de Vancouver
Liberté sans rivage (La) (Sophie Labonne, 1997)
Mars 1997, le 11ème arrondissement de Paris, tout juste acquis aux socialistes, commémore la Commune de Paris par la mise à feu symbolique d’une guillotine.
« Existence Résistance ! » Paroles de Sans voix à Bègles (Atelier vidéo de l’Apeis de Bègles, 2004)
Dans le cadre de l’initiative « La marche aux mille voix », Canal marches a organisé avec l’Association pour l’emploi, l’information et la solidarité (APEIS) de Bègles un atelier d’expression et d’initiation à la vidéo (un atelier de paroles) de novembre 2003 à mai 2004.
12 ans d’images du DAL (Michael Hoare, 2002)
Cette trilogie suit l’évolution de l’association " Droit au logement " de sa création en 1989 à nos jours.
14 récits d’Auschwitz (Caroline Roulet, 2005)
Cette série inédite de 14 témoignages de juifs arrêtés en France et déportés à Auschwitz retrace l’itinéraire de ces hommes et femmes, marqués à tout jamais et désireux de transmettre la mémoire de la Shoah.
1917, la révolution russe (Paul Jenkins, 2007)
Une évocation inspirée de la révolution d’Octobre - sa genèse, son déroulement, ses conséquences immédiates, mais aussi l’édification de son mythe - qui synthétise avec fluidité et rigueur l’état des connaissances historiques.
1937 (Nora Martirosyan, 2007)
En deux chapitres, en deux temps, un même récit. D’une part, 1937, en plein apogée des purges staliniennes à Erevan, en Arménie alors soviétique, année de l’arrestation du père de Nora Dabagian, opposant politique. D’autre part, 2006, le récit circonstancié de cette arrestation par la vieille femme, dénommée affectueusement Baboulia, et très jeune fille alors.
1946, automne allemand (Michael Gaumnitz, 2009)
Les images d’actualités de 1946 montrent une Allemagne dévastée, des villes en ruines, une population affamée grelottant dans des caves. « Bien fait pour eux ! » disent les commentaires des vainqueurs. Stig Dagerman, antinazi de la première heure, rapporte de ce pays un tout autre récit, très accusateur pour les Alliés
1956, la fin du mythe stalinien (Ast Daniel et Jürgen, 2006)
En 1956, Khrouchtchev provoque une onde de choc en déboulonnant Staline dans son fameux “discours secret”. Ce documentaire retrace la chronologie et analyse les bouleversements de cette année charnière.
1968, le journal de votre année (Anne-Marie Astresse, 2002)
Les grands moments de l’année 1968 racontés à partir d’images d’archives des journaux filmés de l’époque : le Vietnam à feu et à sang, la contestation étudiante dans le monde, l’entrée des chars soviétiques dans Prague et aux USA la mort de Martin Luther King et Robert Kennedy…
1974, une partie de campagne (Raymond Depardon, 2002)
Ce document d’archive retrace la campagne du candidat Valéry Giscard d’Estaing aux élections présidentielles de 1974. Une fois élu Président de la République, celui-ci s’était opposé à la diffusion du film jusqu’2002…
1994. La Marche contre le chômage (Patrice Spadoni, Mogniss Abdallah, Patrice Deboosère, 1994)
1994 : Des groupes de marcheurs partent de toute la France pour se joindre à Paris. Des chômeurs et des Sans domicile, mais aussi des salariés solidaires. Avec cette marche commençait l’aventure d’un mouvement : AC ! (Agir ensemble contre le chômage).
200 jours pour refaire le monde (Jean-Christophe Rosé, 2005)
Première partie : de Yalta à Berlin. Seconde partie : de Berlin à Hiroshima Fin avril 1945.
2084 (Chris Marker, 1984)
Réalisé à l’occasion du centenaire des lois syndicales, ce film imagine trois hypothèses pour l’avenir : celle d’une crise économique qui se prolongerait, celle du totalitarisme, celle, enfin, de l’espoir en la culture et la tolérance. Un document qui se démarque de la production syndicale courante.
20 heures dans les camps (Le) (Chris Marker, 1993)
Au camp de réfugiés de Roska, à Ljubljana (Slovénie), un groupe de jeunes réfugiés bosniaques présente tous les soirs un « journal télévisé ».
29 mai 1968 : De Gaulle disparaît (Patrick Rotman, Michel Arowns, 1994)
Patrick Rotman consacre ce nouveau numéro des « Brûlures de l’histoire » à la disparition de De Gaulle, le 29 mai 1968, en se demandant s’il s’agissait d’une défaillance ou d’un coup de bluff.
36, Le grand tournant (Henri De Turenne, 1970)
Ce film consacre l’art du film d’archives : un véritable récit sur le contexte du Front populaire, les causes de sa naissance, son apogée, les difficultés qui ont conduit à sa chute.
3 frères pour une vie (Gilles Perret, 1999)
En 1972, les trois frères Bertrand prennent tous les risques en construisant une ferme ultra-moderne dans un petit village Haut Savoyard. Presque 30 ans plus tard, l’exploitation est un véritable succès économique, mais le bilan humain est beaucoup plus sévère. En effet, les trois frères sont restés célibataires et cette période peut se résumer en un seul mot : TRAVAIL.
48 (Susana De Sousa Dias, 2009)
Les 48 ans de la dictature de Salazar sur le Portugal et ses colonies à travers des archives photos des opposants arrêtés et torturés
50 ans de sécurité sociale (Richard Prost, Guy, Dewart, Bernard Gibaud, 1995)
Ce film, construit à partir de nombreux extraits d’archives, explique dans quelles conditions est née la sécurité sociale.
68 (Patrick Rotman, 2008)
De Washington à Saïgon, de Rome à Mexico, de Paris à Prague, une vague de révolte secoue le monde. 68 propose un travelling arrière dans le Vietnam en guerre, Prague en liberté et occupé, Paris en contestation, l’Amérique en rébellion.
8 Mai 1945, une journée particulière (William Karel, Pierre Miquel, 1995)
Montage d’archives sur tout ce qui s’est passé dans le monde le jour de la signature de l’Armistice.
A.K. (Chris Marker, 1985)
Le cinéaste japonais Akira Kurosawa est filmé pendant le tournage de son film « Ran » par C. Marker. A travers sa façon de travailler, « A.K. » est une approche de la personnalité du réalisateur.
A Bamako les femmes sont belles (Christiane Succab-Goldman, 1995)
Rencontre sensible et respectueuse des femmes de Bamako et de Ségou qui construisent le Mali. Une vingtaine d’entre elles, de milieu et de niveau d’éducation différents, parlent de leur quotidien et le film fait ressortir la force de chacune.
ABC Africa (Abbas Kiarostami, 2001)
Abbas Kiarostami filme les orphelins d’Ouganda séparés de leurs parents par le Sida…
A bientôt, j’espère (Chris Marker, Mario Marret, 1968)
En mars 1967, à Besançon, une grève éclate aux établissements Rhodiaceta. Les revendications mises en avant ne concernent plus seulement les salaires ou la sécurité de l’emploi, mais le mode de vie que la société impose à la classe ouvrière.
Absentes (Les) (Catherine Bernstein, 1999)
Sur toutes les jeunes filles d’une même classe, sept élèves ont vu leur destin pris dans la meule de l’histoire. Ce sont les sept Juives de la classe
Action stations (Joris Ivens, 1942)
Le rôle des corvettes canadiennes lors des convois dans le Nord de l’Atlantique, pendant la seconde guerre mondiale
Addio del passato (Marco Bellocchio, 2003)
A l’occasion du centième anniversaire de la mort de Verdi, Marco Bellochio part sur les traces du musicien originaire de Piacenza.
Adieu colonies (Georges Bortoli, Henri De Turenne, Jean Bacqué, 1973)
Archives audiovisuelles sur les décolonisations des pays asiatiques et africains
Affiche rouge (L’) (Frank Cassenti, 1976)
En nous faisant suivre une troupe de comédiens qui se sont rassemblés pour monter un spectacle sur le groupe Manouchian, le réalisateur nous raconte l’histoire des résistants de l’Affiche rouge
Afrique, je te plumerai (Jean-Marie Teno, 1992)
1991, une trentaine d’années après les indépendances en Afrique, quelques mois après la chute du mur de Berlin et l’effondrement du bloc communiste, de jeunes Africains, au péril de leur vie, descendent dans la rue pour réclamer la démocratie et de meilleures conditions de vie. Le choc entre les jeunes et les forces de l’ordre est terrible.
Afrique 50 (René Vautier, 1950)
Premier film anticolonialiste de l’hexagone, interdit puis récemment primé par le ministère des Affaires étrangères, cet efficace pamphlet contre le colonialisme en Afrique noire valut à son auteur treize inculpations et une condamnation à un an de prison.
Age de la performance (L’) (Carole Poliquin, 1994)
Tourné au Québec, aux Etats-Unis, en Europe et Au Japon, l’âge de la performance questionne la condition humaine dans une société qui a érigé en dogme la productivité et la compétitivité.
Age d’or ? (L’) (Laurent Hasse, 1996)
Ce film propose un voyage au pays des vieux en partageant le quotidien de Manou, Elfriede et Manouzette qui vivent seules et habitent la même ville de province.
Agronome (L’) (Jean Dominique, l’agronome) (Jonathan Demme, 2004)
Documentaire sur le journaliste Jean Dominique, directeur de Radio Haïti Inter à partir de 1968, qui deviendra la première radio libre de l’île introduisant l’utilisation du créole.
Air de famille (Un) (Cédric Klapisch, 1996)
Toutes les semaines dans la famille Menard, on se réunit au café…mais ce soir, qui est pourtant un jour de fête, un incident va venir troubler les habitudes.
A la recherche de Charles R. Bowers (Christophe Coutens, 1996)
Auteur de « slapsticks », l’Américain Charles R. Bowers (1889-1946) faillit tomber dans l’oubli. Grâce à Raymond Borde, fondateur de la Cinémathèque de Toulouse, son œuvre fut redécouverte dans les années 1950 chez des forains gitans.
A la vie, à la mort (Robert Guédiguian, 1994)
Ode à Marseille à travers l’histoire de quelques personnages du quartier de l’Estaque qui se réunissent tous les soirs dans un cabaret, « le Perroquet bleu ».
Alexandre le bienheureux (Yves Robert, 1967)
Alexandre, cultivateur et force de la nature, décide à la mort de sa femme de prendre un repos bien mérité. Il se déclare en congé à vie. Une joyeuse fable qui fait l’éloge de la paresse.
Alexandre Soljenitsyne, le combat d’un homme (Pierre-André Boutang, Annie Chevallay, 2005)
Entre archives et polar, ce film raconte le combat de l’écrivain contre la police soviétique et la censure : douze ans d’épreuves depuis la révélation d’Une journée d’Ivan Denissovitch en 1962 jusqu’à son bannissement d’URSS en 1974
Algérie, année zéro (Marceline Loridan, Jean-Pierre Sergent, 1962)
Documentaire sur les débuts de l’indépendance algérienne filmé au cours de l’été 1962 à Alger. Le film fut interdit en France et en Algérie mais obtint le Grand prix du festival international de Leipzig en 1965. Par amitié, la société de production Images de France, leur envoya un opérateur : Bruno Muel.
Algérie, d’autres regards (Raphaël Pillosio, 2004)
Durant la guerre d’Algérie, de jeunes cinéastes français ont réalisé des documentaires qui dénonçaient la nature du conflit mené par leur pays. Depuis, ces films militants n’ont pratiquement jamais été vus. Dans « Algérie, d’autres regards », René Vautier, Pierre Clément, Olga Poliakoff et Yann Le Masson reviennent sur les conditions de leur engagement, les méthodes de production et de diffusion de ces œuvres oubliées aujourd’hui.
Algérie, images d’un combat (Jérôme Laffont, 2009)
Comme tous les conflits modernes, la guerre d’Algérie a posé des enjeux en termes de représentation par l’image. Face à l’abondance de films tournés par l’armée française, et en réaction à leur discours, quelques cinéastes dont René Vautier se sont engagés aux côtés des combattants algériens pour garder trace de leur lutte.
Algérie : paroles de tortionnaires (Jean-Charles Deniau, 2002)
Sept appelés, officiers, soldats qui participèrent à la guerre d’Algérie et pratiquèrent l’impensable - la torture - témoignent et tentent de se réconcilier avec elles-mêmes.
Algérie tours / détours (Oriane Brun-Moschetti, Leïla Morouche, 2007)
Départ en Algérie en compagnie de René Vautier, cinéaste militant, considéré là-bas comme le papa du cinéma algérien.
Allemagne année zéro (Roberto Rossellini, 1948)
Berlin, l’été 1945, juste après la capitulation allemande. La famille Kohler est obligée de partager avec quatre autres locataires un appartement beaucoup trop petit. Edmund qui a tout juste douze ans est confronté à la dure réalité de la vie. Il comprend vite la misère de sa famille et lui vient en aide en gagnant de l’argent à n’importe quel prix !
All my babies (George Stoney, 1953)
Devant le taux élevé de mortalité infantile dans les zones rurales de l’Etat de Georgie, les autorités sanitaires demandent dans les années 50 à George Stoney de réaliser, à l’intention des sages-femmes noires non-professionnelles qui pratiquaient la plupart des accouchements à l’époque, un film didactique leur enseignant les conditions d’hygiène indispensables.
A Luta continua (Bruno Muel, Marcel Trillat, Antoine Bonfanti, 1975-1977)
En 1975 et en 1977, à l’occasion d’une mission de formation de jeunes cinéastes angolais mandatée par le Parti communiste français, Marcel Trillat, Antoine Bonfanti et Bruno Muel ont rapporté un film (Guerre du peuple en Angola) et un court-métrage sur un gamin de Luanda (A Luta continua).
À l’attention de Madame le Premier ministre Benazir Bhutto (Omar Amiralay, 1989-1994)
Les tentatives répétées du cinéaste pour obtenir un entretien avec Benazir Bhutto, élue premier ministre au Pakistan en 1988, restent longuement vaines. L’attente devient la matière même du film, l’occasion d’explorer les cercles du pouvoir.
À l’écoute de la police (Bernard Mangiante, 2002)
Voici les « très riches heures » d’un stage expérimental où Charles Rojzman initie à sa méthode de thérapie sociale quinze policiers de terrain, formateurs dans différentes écoles de police. Le but : dépasser le faux débat entre répression et prévention, et faire en sorte que la police, dans les quartiers dits « sensibles », ne soit plus perçue comme une « armée ennemie » mais comme un service public efficace présent aux côtés des populations les plus fragilisées.
A l’époque (Nadine Buss, 2005)
Convoquant ses souvenirs, Nadine Buss évoque son grand-père allemand, amoureux d’une Française. Ensemble, ils s’installent à Paris avec leur fils, juste après la guerre.
A l’ombre de la montagne (Danielle Jaeggi, 2008)
Lieu mythique des premiers sanatoriums, Davos n’a pas échappé aux soubresauts de l’Histoire. De la belle époque paisible du début du siècle à la montée du nazisme puis au difficile accommodement avec les grandes puissances de la Deuxième Guerre mondiale, nous découvrons à quel point cet univers, préservé en apparence, se révèle être un modèle réduit d’une Suisse exposée aux pressions extérieures.
Ambassade (L’) (Chris Marker, 1973)
Dans l’ambassade anonyme d’un pays anonyme, des réfugiés politiques vivent les heures et les jours difficiles qui suivent un coup d’état militaire.
À mi-mots : Erri De Luca (Robert Bober, 2001)
Rencontre à Naples, et dans sa maison près de Rome, avec l’écrivain Erri De Luca.
Amis du plaisir (Les) (Luc de Heusch, 1961)
Les Amis du Plaisir est une chronique villageoise. On y suit la vie, les travaux et les jours dans une commune rurale de Wallonie que soude la passion du théâtre, au début des années soixante.
Amour (Raymond Depardon, 1997)
Des photographies prises dans Paris défilent à l’image, accompagnées de sons de la ville et de la vie quotidienne…Entre repérage cinématographique et réminiscence intime, un court métrage, réalisé en 1997 pour l’exposition « Amours » de la Fondation Cartier.
Amour existe (L’) (Maurice Pialat, 1962)
Aubervilliers, Pantin, Courbevoie, Nanterre…Un itinéraire à travers la banlieue parisienne de la fin des année cinquante.
Ananas (Amos Gitaï, 1984)
Le film raconte l’histoire d’une boîte d’ananas comme support d’un très large système de contrôle économique.
André Chastel, un sentiment de bonheur (Edgardo Cozarinsky, 1990)
La réflexion sur la puissance des images, à une époque où leur circulation ne cesse de s’accélérer, inscrivent l’historien, André Chastel, au cœur des préoccupations de son temps.
Années décisives. Un Rapport sur le relèvement économique de l’Europe (Les) (US information Service, 1956)
Dans l’après guerre, un film de propagande américain sur le plan Marshall.
Anou Banou ou les filles de l’utopie (Edna Politi, 1983)
Six femmes nées avec le siècle, sont parties en Palestine dans les années vingt, afin de «construire le pays en se construisant elles-mêmes»…
A nous la liberté (René Clair, 1931)
Emile et Louis cherchent à s’évader de prison. Louis réussit et devient le patron d’une usine de phonographes. Emile est libéré et se retrouve employé dans l’usine de son ancien compagnon, quittant ainsi les chaînes pour la chaîne. Les deux anciens camarades se retrouvent.
An prochain la révolution (L’) (Frédéric Goldbronn, 2008)
Après Diego et La Maternité d’Elne, Fréderic Godbronn poursuit son travail autour de l’histoire et l’engagement à travers ce portrait de Maurice Rajsfus, enfant juif dont les parents moururent en camp et dont la vie fut révolte et militantisme contre toutes les formes de répression.
Antoine Bonfanti, traces sonores d’une écoute engagée (Suzanne Durand, 2002)
Portrait d’Antoine Bonfanti, l’un des chefs opérateurs du son les plus engagés de sa génération, a travaillé avec les plus grands cinéastes, Godard, Resnais, Oury ou encore Chris Marker et André Delvaux.
A place called chiapas (Nettie Wild, 1997)
En 1996, la cinéaste journaliste canadienne Nettie Wild suit avec intérêt le soulèvement des indiens zapatistes pour défendre leur terre.
A propos de l’autre détail (René Vautier, 1984)
Les tortures effectuées par le lieutenant Le Pen pendant la guerre d’Algérie, son impunité et les procès que risquent ceux qui rappellent cette vérité
A propos de Nice (Jean Vigo, 1930)
Jean Vigo tourne un pamphlet virulent où Nice devient le lieu clos d’un conflit entre deux mondes.
Aptenodytes forsteri (Mario Marret, 1953)
Mario Marret parti avec les expéditions Paul-Emile Victor comme radio pour un hivernage en Terre Adélie assiste à la mort du cinéaste de l’expédition. Il s’empare de la caméra…et filme les pinguins.
Argent fait le bonheur (L’) (Robert Guédiguian, 1993)
Dans une cité, perchée comme un nid d’aigle au dessus de Marseille, vivent tragiquement des familles venues de tous les horizons de la Méditerranée : Italiens, Espagnols, Arabes, Arméniens et … Français de souche.
Armée du crime (L’) (Robert Guédiguian, 2009)
Inspiré de l’Affiche rouge, ce film évoque les actes de résistance commis par le groupe Manouchian des FTP-MOI et son arrestation par la police française, groupe composé d’un Arménien, de Juifs d’Europe centrale, de républicains Espagnols, d’Italiens anti-fascistes, tous très jeunes.
Arrêt de tranche, les trimardeurs du nucléaire (Catherine Pozzo Di Borgo, 1996)
Ce documentaire met en lumière la précarité d’emploi, pose la question des risques auxquels « ces trimardeurs du nucléaire » sont exposés. Une interrogation sur la sûreté des installations nucléaires françaises.
Art de la turlutte (L’) (Gérard Pirès, 1969)
« Quelques instants de la vie d’un jeune couple. Lui, joue du saxophone, fait de la moto et du judo. Elle, absente de l’écran, lui parle de suicide. Au centre de leur conversation, l’expérience gauchiste comparée à un acte sexuel qui s’achèvera dans un simulacre d’accident mortel. »
Assassins d’eau douce (Jean Painlevé, 1945)
Découverte d’un monde parallèle au nôtre, dans les étangs où tout semble tranquille et donne, sous les nénuphars, l’apparence de la sérénité. Jean Painlevé donne une vision fantastique et cruelle d’un univers où chacun ne peut survivre qu’au détriment d’un autre.
Atalante = Le chaland qui passe (L’) (Jean Vigo, 1934)
L’Atalante est en rupture totale avec la majeure partie du cinéma français des années trente, cinéma de prose dur et réaliste, parfois cynique. Fragile et souvent balbutiant, L’Atalante n’est au contraire que poésie, traversée de quelques éclairs surréalistes.
À travers Saint-Just paralysé (Roland Gardin, 1968)
Le 24 mai 1968, à l’appel des syndicats, les habitants de Saint-Just-en-Chaussée (Oise) organisent un grand rassemblement sur la place de l’Hôtel de ville.
Attentat (L’) (Simone Bitton, 1999)
Mix d’images filmées sur le vif, au shooting incontrôlé, d’images de JT et d’extraits d’entretiens, ce film est l’histoire de ces familles israéliennes et palestiniennes qui ne se connaissent pas, mais quit ont toutes perdu un enfant dans le même attentat-suicide.
Attention ! les clients sont derrière la porte (Annie Mercier, 1993)
Une journée chez Tati à Paris, le plus populaire des grands magasins, du rayon mariage au rayon parfumerie, des caisses au vestiaire, de la cantine à la zone de déchargement. Un bouquet d’images tendres, drôles, incongrues parfois, mais jamais indiscrètes, glanées avec la chaleureuse complicité du personnel et des clients.
Aubervilliers (Eli Lotar, 1945)
Un film réalisé dans la banlieue parisienne au cours de l’été 1945 et dont le but est d’attirer l’attention sur les conditions d’existence des habitants des grandes villes.
Au coeur de l’orage (Jean-Paul Le chanois, 1948)
Composé de tournages authentiques et de séquences reconstituées en Avril 1945,ce film centré sur les maquis du Vercors,montre l’organisation et le développement de la résistance française;il dénonce la politique vichyste et fait un historique de la guerre et de l’occupation.
Au feu les pompiers (Milos Forman, 1967)
Dans une petite ville de Tchécoslovaquie le bal des pompiers se prépare mais tourne à la catastrophe. Farce provocante de Milos Forman qui utilise le registre de la comédie pour livrer un pamphlet politique et social virulent.
Aurora de esperanza (Antonio Sau, 1936)
La révolte d’un ouvrier de Barcelone. Devenu chômeur en 1935 il se porte à la tête d’une grande « Marche de la faim » : plusieurs centaines de chômeurs allant de villes en village…
Autocritique 68-75 (Marie-Claire Schaeffer, 1975)
Trois émissions extraites de la série « Autocritique ».
Autocritique 68-98 (Marie-Claire Schaeffer, 1998)
La réalisatrice retrouve Martine et Annie, Blaise et Emmanuelle. Des mots aux actes, des paroles de 1968 à leurs positions de 1998, face à la résurgence provoquée du passé dans le petit écran, ils tentent de faire le point.
A valparaiso (Joris Ivens, 1965)
Au départ, A Valparaiso était un exercice d’étudiants chiliens sous la direction de Ivens. Le réalisateur a associé ses élèves à son travail. Le film est devenu une œuvre remarquable et une superbe analyse du phénomène urbain dans laquelle coexistent poésie et militantisme.
Avec Ivan (Philippe Crnogorac, 2003)
C’est le regard intime d’un Français, issu de l’immigration, sur ses origines, sur sa relation toute particulière avec son père. Il y est question d’identité, de déracinement, d’appartenance, de filiation. Interrogations personnelles qui croisent l’histoire tragique de la Yougoslavie.
Avec le sang des autres (Groupe Medvekine de Sochaux, Bruno Muel, 1974)
Une descente aux enfers : la chaîne chez Peugeot.
Avenir ne tombera pas du ciel (L’) (Jean-Luc Cohen, 1998)
Huit mois durant, la caméra de Jean-Luc Cohen s’est fait oublier pour restituer les petits moments ordinaires du quotidien d’Emmanuel Poirier, délégué syndical à la SCR, filiale troyenne du groupe Eiffage.
Avignon-sur-scène (Sylvain Roumette, Pierre Samson, 1968)
Avignon sur scène « n’est pas une chronique du Festival d’Avignon 1968. Il est simplement l’écho de quelques questions qui furent posées au théâtre et à la culture ». Le film se construit sur l’alternance d’extraits de représentations scéniques (Ballet du XXe siècle de Maurice Béjart, Living Théâtre de Julian Beck) et de discussions souvent houleuses autour de la fonction sociale et politique du théâtre.
Avoir vingt ans dans les Aurès (René Vautier, 1972)
1961. De jeunes soldats bretons se retrouvent dans le Sud Algérien pour participer à la guerre d’Algérie. Tous se mettent à piller, tuer et violer, sauf Noël Fravelière, hostile à cette guerre et qui refuse de se battre. Il est abattu après avoir libéré un prisonnier algérien.
Baisers volés (François Truffaut, 1968)
Réformé, Antoine s’empresse d’aller revoir Christine, une jeune fille qu’il aime d’un amour presque sans espoir. Avec l’aide chaleureuse des parents de la jeune fille, il décide de trouver du travail. Tout d’abord veilleur de nuit, il est très vite engagé dans une agence de détectives… Une galerie de portraits piochés dans la France des années soixante.
Ballade des sans-papiers (La) (Raffaele Ventura, Samir Abdallah, 1996)
Ce film est une chronique documentaire du mouvement national des sans papiers depuis l’occupation de l’église Saint-Ambroise à Paris, le 8 mars 1996, jusqu’à l’épreuve de force de l’église Saint-Bernard, en août, en passant par la banlieue parisienne, Toulouse, Lille…
Ballet mécanique (Fernand Léger, 1924)
Dans son film Le Ballet mécanique, Fernand Léger invente des formes de collages et de montage ultrarapides, et applique au cinéma le principe cubiste de l’analyse des formes.
Bâmiyân (Patrick Pleutin, 2007)
La destruction des deux Bouddhas en 2001 a été l’électrochoc qui a donné naissance à ce film, cri pictural en hommage aux sculpteurs du VIIème siècle, au peuple afghan.
Bande à Bonnot (La) (Philippe Fourastié, 1968)
Le film raconte les activités de Jules Bonnot dans les années 1910. Entouré d’associaux et d’idéalistes, il se livre à des faits criminels qui mettent la France dans la tourmente.
Barbarella (Roger Vadim, 1968)
Cette adaptation réussie de la bande dessinée érotico-soft de Jean-Claude Forest réunit toutes les qualités de la fantaisie hallucinée.
Barrios bajos (Pedro Puche, 1937)
Mélodrame qui a pour décor le Barrio chino de Barcelone et met en scène un docker qui donne refuge à un jeune avocat devenu criminel et sauve une jeune fille de la prostitution
Bataille d’Alger (La) (Yves Boisset, 2006)
Il y a soixante ans, la guerre civile ravageait l’Algérie, l’une des guerres d’indépendance les plus meurtrières de l’histoire du XXème siècle
Bataille d’Alger (La) (Gillo Pontecorvo, 1966)
Une reconstitution de la bataille d’Alger de 1957, à l’occasion du soulèvement de la population algérienne musulmane par le FLN contre le pouvoir colonial français, et de la tentative du détachement parachutiste de l’armée française de « pacifier » le secteur.
Bataille sur le grand fleuve (Jean Rouch, 1951)
En 1951, 21 « grands pêcheurs » Sorko se rassemblent sous la direction du chef Oumarou pour lutter contre les hippopotames sur le grand fleuve du Niger. Pendant plusieurs mois, Jean Rouch suit ces pêcheurs avec sa caméra d’ethnologue-cinéaste.
Bâtisseurs (Les) (Jean Epstein, 1938)
Ce film manifeste la volonté, de la part de la CGT , d’inscrire son action, dans une vision de la société qui réclame plus de prévision et d’action publique, anticipant les mesures de reconstruction que prendra le gouvernement après la guerre.
Beau comme un camion (Anthony Cordier, 1999)
Ce film trace l’évolution de la perception du travail intellectuel au sein d’une famille ouvrière, grâce aux études et au choix de l’un de ses enfants.
Belle équipe (La) (Julien Duvivier, 1936)
Jean, Charles, Mario, Raymond et Jacques forment une bande de copains qui partagent leur infortune du chômage. Or ils gagnent le gros lot à la Loterie et décident d’investir leur pactole dans l’achat d’une guinguette sur les bords de la Marne.
Berliner ballade (Chris Marker, 1990)
Reportage à l’occasion des élections allemandes de 1990, quelques mois après la chute du mur de Berlin.
Billy Elliot (Stephen Daldry, 2000)
Angleterre du Nord, 1984. Billy Elliot, jeune garçon de onze ans, devient adepte des cours de ballet alors que ses amis prennent des leçons de boxe et que son père et son frère sont engagés dans la grève des mineurs, Billy se bat de son côté pour faire admettre à son entourage sa passion pour la danse.
Biquefarre (Georges Rouquier, 1983)
A Biquefarre, petit domaine situé près de Farrebique, 40 ans ont presque passé et le monde rural, à grands renforts d’investissements coûteux, a connu de véritables transformations. Acquérir encore et toujours plus de terre est devenu primordial pour rentabiliser les efforts financiers consentis. Justement, Raoul, le propriétaire de Biquefarre souhaite vendre ses 10 ha de terre. Ceux de Farrebique décident alors de se porter acquéreurs…
Black Panthers (Agnès Varda, 1968)
En 1968, les Black Panthers d’Oakland font des rallyes d’information sur le procès politique d’un de leurs leaders, Huey Newton, afin d’attirer l’attention des Américains et de mobiliser les consciences noires.
Bled sisters (Jean-Pierre Thorn, 1993)
« Evasion », un groupe féminin de chant polyphonique de la banlieue de Romans. Dans les tours, les caves de HLM du quartier de la Monnaie, six filles de 18 à 22 ans, issues de plusieurs immigrations se sont formées depuis des années à la dure discipline du chant polyphonique. À travers leur répertoire, elles refusent la fatalité du ghetto et revendiquent leur identité et leur rage de vivre.
Blessure (La) (Nicolas Klotz, 2005)
Blandine est blessée sur le tarmac de Roissy lors d’un retour à l’avion où un groupe d’Africains résiste à l’embarquement. Bien qu’elle soit sur le sol français, sa blessure, sa présence, son être sont niés par la police aux frontières à qui elle demande l’asile.
Bloody sunday (Paul Greengrass, 2002)
Le dimanche 30 janvier 1972, à Derry, en Irlande du Nord, une marche pacifique pour l’égalité des droits entre catholiques et protestants tourne à l’émeute… Cette journée, désormais inscrite dans l’Histoire sous le nom de Bloody Sunday, marque le début de la guerre civile.
Blow up (Michelangelo Antonioni, 1967)
Dans un parc de Londres, un jeune photographe surprend ce qu’il croit être un couple d’amoureux. Il découvre sur la pellicule une main tenant un revolver et un corps allongé dans les buisssons…
Blue collar (Paul Schrader, 1978)
Trois ouvriers des usines automobiles Checker à Detroit tentent de s’opposer à l’immobilisme et à la corruption du syndicat.
Bof (Anatomie d’un tueur) (Chris Smith, 1971)
L’histoire d’une famille prolétaire et paresseuse à l’origine de l’appellation de la ‘bof génération’.
Bologna Centrale (Vincent Dieutre, 2003)
Le réalisateur Vincent Dieutre retourne à Bologne où il séjourna vingt ans plus tôt. Entre l’Italie des « années de plomb » et celle de Berlusconi se tissent les liens d’une mémoire fragmentaire, lacunaire et tragique.
Bombe (La) (Peter Watkins, 1966)
Une bombe atomique soviétique tombe sur le Kent. Description minutieuse et sobre des effets immédiats et à court terme.
Bondy Nord, c’est pas la peine qu’on pleure (Claudine Bories, 1993)
Bondy Nord semble livrée à tous les maux habituellement invoqués quand on parle de la banlieue : béton, violence, délinquance, chômage et drogue. Claudine Bories a pris le temps de s’y arrêter, de s’y promener et d’interroger ses habitants. Avec elle, découvrons leur formidable espoir d’embellir et de faire revivre leur cité.
Bonheur (Le) (Alexandre Medvedkine, 1934)
Le bonheur, c’est l’histoire d’un paysan naïf à la recherche du bonheur, qui finit par le trouver, après bien des vicissitudes, en rejoignant un kolkhoze. Film muet mythique, au ton comique chaplinesque, Le Bonheur a été salué lors de sa sortie par les plus grands maîtres.
Bonheur dans vingt ans (Le) (Albert Knobler, 1971)
Le film retrace avec des documents d’archives l’histoire de la Tchécoslovaquie depuis l’entrée des troupes soviétiques, acclamées par toute la population, jusqu’à l’arrivée au pouvoir de Dubeck.
Bonne longueur pour les jambes (La) (Christian Rouaud, 2003)
C’est l’histoire de Patrick et Nathalie, un couple de « personnes de petite taille », et d’Éric, un autiste dont Patrick est le tuteur depuis 24 ans. Dans notre société « normale » où le geste vers autrui est souvent furtif et chargé de bonne conscience, Patrick et Nathalie présentent l’image dérangeante d’un engagement vital vers l’autre.
Boudiaf, un espoir assassiné (Noël Zuric, Malek Bensmail, 1999)
Après 28 ans d’exil au Maroc, Mohamed Boudiaf, un des chefs historiques du FLN, est rappelé en Algérie pour remplacer le président Chadli, démissionnaire. Le film retrace ses six mois de pouvoir et son assassinat, en juin 1992.
Bouillon d’Awara (Le) (Cesar Paes, 1996)
Le bouillon d’Awara est une sorte de pot-au-feu aux multiples ingrédients. À partir de la recette de cuisine, prise à la fois comme métaphore et comme pratique concrète, le film s’infiltre dans la réalité multiculturelle qui compose la Guyane et apporte un regard neuf sur les questions d’immigration, d’intégration et de métissage.
Boys Don’t Cry (Kimberly Peirce, 2000)
Teena Brandon, une jeune adolescente du Nebraska, assume mal sa condition de fille. Elle déménage à Falls City et devient Brandon, un garçon aux cheveux courts, très vite adopté par une bande de désoeuvrés.
Brahmane du Komintern (Le) (Vladimir Léon, 2006)
Du Mexique à la Russie, d’Allemagne en Inde, Vladimir Léon part à la recherche d’un formidable aventurier-révolutionnaire-philosophe du Bengale : M. N. Roy.
Breiz nevez (Collectif & Anonyme, 1938)
Reportage sur la fête organisée par le Parti communiste à Pont-Labbé, le 7 août 1938.
Brigadier Mikono (Le) (Jean-michel Humeau, 1978)
L’histoire imaginaire du Brigadier Mikono, CRS et instrument de répression. Une réussite de subversion et d’ironie.
Broadway by Light (William Klein, 1957)
Premier film de William Klein : promenade nocturne rythmée par le scintillement des néons de Manhattan.
Brooklyn boogies (Wayne Wang, 1995)
Les auteurs de « Smoke » se sont tellement plus sur le tournage de ce film qu’ils ont aussitot enchaine avec celui-ci, mis en boite en trois jours et ou chaque participant devait improviser durant dix minutes. C’est donc la chronique d’un quartier de New York par ses habitues.
Buena vista social club (Wim Wenders, 1998)
Wim Wenders retrouve les membres du groupe de musique cubaine Buena Vista Social Club. Le réalisateur les accompagne dans les rues de La Havane, dans des concerts sur l’île et, finalement, à la grande soirée au Carnegie Hall à New York lorsque les « Super Abuelos » enthousiasment le public.
Café et l’Addition (Le) (Philippe Goyvaertz, 1996)
Le film traite de la place du café dans les rapports Nord-Sud. Il permet de découvrir la vie quotidienne d’une famille d’ouvriers indiens dans une grande plantation du Guatemala et de suivre le circuit de commercialisation du café en Europe.
Camarades (Marin Karmitz, 1969)
Yann, jeune prolétaire de Saint-Nazaire, refuse le confort petit-bourgeois que lui propose sa fiancée et monte à Paris. Il finit par accepter un travail dans une usine, prend conscience de la lutte révolutionnaire et milite dans un groupe d’extrême gauche.
Camilo Torres (Bruno Muel, Jean-Pierre Sergent, 1965)
Entretien en français du prêtre colombien Camilo Torres qui a rejoint le maquis de l’E.L.N. et fut tué quelques mois après avoir accordé cette interview.
Campagne de Provence (La) (Jean-Louis Comolli, 1992)
De juin 1991 à mars 1992, neuf mois d’une bataille politique violente et angoissante, en Provence, à l’occasion des élections régionales. Troisième film de la Série « Marseille contre Marseille » (1989- 2001) de Jean Louis Comolli et Michel Samson.
Camps du silence (Les) (Bernard Mangiante, 1988)
L’histoire des camps du midi de la France est une longue descente aux enfers en février 1939.
Cannes 68 (Selim Sasson, 1968)
À Cannes, le 18 mai 1968, le Comité de défense de la Cinémathèque Française appelle le jury du festival à démissionner et ses organisateurs à interrompre les projections en solidarité avec les étudiants et ouvriers en grève.
Carne de fieras (Armand Guerra, 1936)
Case manquante (La) (Suzanne Chupin, 2002)
C’est l’histoire de Richard, alors à la DASS à la Réunion dans les années 60 qui a été expédié dans la Creuse.
Casque bleu (Chris Marker, 1995)
Entretien avec François Crémieux, casque bleu dans la poche de Bihac en pleine guerre de Yougoslavie… Il tire de son expérience un bilan lucide et d’une clarté exceptionnelle.
Casting (Emmanuel Finkiel, 2001)
Entre 1994 et 1998, pour la préparation de deux films Mme Jacques sur la Croisette et Voyages, Emmanuel Finkiel organise un casting «sauvage» de non professionnels au sein de la communauté ashkénaze française.
Cathédrale d’Evry (La) (Bernard Dubois, 2000)
En 1995, Mario Botta réalise la cathédrale de la Résurrection au cœur de la ville nouvelle d’Évry. L’architecte tessinois nous relate les étapes de la construction de ce lieu de culte, tout en observant comment il a évolué depuis.
CCP (Collectif, sous la direction de Guy Chalon, Bernard Gesbert et Gérard Gozlan, 1968)
Collectif, sous la direction de Guy Chalon, Bernard Gesbert et Gérard Gozlan
Cécile Rol-Tanguy, une combattante de la liberté (Patrick Barbéris, 2004)
Cécile Rol-Tanguy, née Le Bihan, est une résistante de la première heure et s’est illustrée avec son époux, dès 1940, dans la lutte pour la libération.
Cécilia (La) (Jean-Louis Comolli, 1976)
Le premier film de fiction de Jean-Louis Comolli évoque la communauté fondée par l’anarchiste italien Rossi au Brésil, au XIXème siècle.
Ce jour-là, 26 novembre 1967 (Jacques Krier, Marcel Trillat, Paul Seban, 1967)
Reportage suivant la mobilisation d’un groupe de jeunes militants communistes lillois partis en autobus à Paris le 26 novembre 1967 pour manifester contre la guerre du Vietnam.
Cent ans d’économie rurale (Gérard Delahaye, Jean-Louis Mahé, 1987-1998)
Montage de différents documents(séquences et photos d’archives, dessins, schémas, films de l’époque) pour appréhender sans difficulté les transformations successives du monde rural français ces cent dernières années.
Ce n’est qu’un début (collectif B.I.P (Broadcasting Investigation of Propaganda), 1995)
Le mouvement de l’hiver ‘95 vu de l’intérieur par de jeunes étudiants en cinéma. Des A.G aux manifestations, un film témoin sur l’implication des étudiants à la grève de 1995.
Ces gens du nord (René Lucot, 1951)
La vie dans le nord de la France.
Ceux de chez nous (Sacha Guitry, 1915;1952)
A sa table de travail, entouré par sa collection d’oeuvres d’art, Sacha Guitry présente et commente les images qu’il a tourné dans les années 1914 - 1915. Ce sont des courtes séquences qui représentent : Auguste Rodin, Edmond Rostand, Edgar Degas, Claude Monet, Sarah Bernhardt, maître Henri-Robert, Camille Saint-Saëns, Octave Mirbeau, Anatole France, Antoine, Auguste Renoir, Lucien Guitry.
Ceux qui m’aiment prendront le train (Patrice Chéreau, 1998)
Un peintre décédé a choisi de se faire enterrer à Limoges. Ses amis, les fauxjetons, ses amants, sa famille naturelle ou non, ses héritiers légitimes ou non, tous prennent le train pour assister à la cérémonie.
Ceux qui se souviennent : Tout va très bien… (1936-1939) (Hubert Knapp, 1981)
Émission qui évoque l’histoire du début siècle par ceux qui l’ont vécue, divisée en deux parties : avant 1936 et 1936-1939.
CGT en Mai 68 (La) (Réalisation collective sous la direction de Paul Seban, 1968)
Produit par la CGT, ce film se veut à la fois une chronique du vaste mouvement de grève de Mai 68 et une analyse du rôle de la centrale syndicale durant les « événements ».
Chagrin et la pitié (Le) (Chronique d’une ville francaise sous l’occupation) (Marcel Ophüls, André Harris, 1938)
Clermont-Ferrand et l’Auvergne, pendant les années 40 à 45, la guerre, la défaite, l’occupation allemande, le départ de l’occupant, la résistance triomphante, la fin de la guerre.
Chanson de Nahide (La) (Berke Bas, 2009)
Lors d’un voyage sur sa terre natale à Ordu au Nord Est de la Turquie, la réalisatrice turque Berke Bas découvre les origines arméniennes de sa grand-mère et le passé de cette ville cosmopolite, un passé tragique qui reste tacite.
Charbons ardents (Jean-michel Carré, 1998)
Ce film relate l’aventure extraordinaire des mineurs gallois de la Tower Colliery, qui, en 1994, à la veille d’être brisés par la fermeture de leur mine, décident de racheter leur entreprise.
Charles mort ou vif (Alain Tanner, 1969)
Portrait d’un vieil homme qui décide de quitter sa vie confortable de patron bourgeois pour mener une vie retirée auprès d’un couple de bohèmes : là, il retrouve sa liberté de pensée et le goût de vivre.
Charmes de l’existence (Les) (Jean Grémillon, Pierre Kast, 1949)
En évoquant les salons de peinture de 1860 à 1910, Jean Grémillon et Pierre Kast ont fait le procès pince-sans-rire de la société française de la fin du siècle dernier.
Charnière (La) (Antoine Bonfanti, 1968)
La réaction sonore des ouvriers suite à la première projection de A BIENTOT J’ESPERE de Mario Marret et Chris Marker.
Cheminot à la Sorbonne (Le) (Fernand Moskowicz, 1968)
En Mai 68, un cheminot gréviste du Sud-Ouest, militant CFDT, découvre la Sorbonne occupée et tente de nouer un dialogue avec des étudiants.
Chemins de traverse (Sabrina Malek, Arnaud Soulier, 1996)
Décembre 95 : Réforme de la sécurité sociale, « le Plan Juppé ». Deux jeunes réalisateurs s’engouffrent dans les locaux de la gare d’Austerlitz et accompagnent les acteurs de la grève jusqu’au bout d’une expérience incertaine mais exaltante.
Chien andalou (Un) (Luis Buñuel, 1929)
Le chef-d’œuvre du cinéma surréaliste. Un énigmatique cadavre exquis, radical et provocant, fruit de la rencontre entre deux génies : Dali et Buñuel. Tout commence sur un balcon ou un homme aiguise un rasoir… La suite est une serie de metamorphoses surrealistes.
Chili de mon père (Le) (Carmen Castillo, 2005)
C’est l’histoire d’une espèce d’être humain en voix de disparition. L’histoire d’un « Caballero », un chevalier du Chili qui a aujourd’hui 83 ans
Chine est encore loin (La) (Malek Bensmail, 2008)
Le 1er novembre 1954, près de Ghassira, un petit village perdu dans les Aurès, un couple d’instituteurs français et un caïd algérien sont les premières victimes civiles d’une guerre de sept ans qui mènera à l’indépendance de l’Algérie. Plus de cinquante ans après, Malek Bensmaïl revient dans ce village
Chinoise (La) (Jean-Luc Godard, 1967)
Dans un appartement dont les murs sont recouverts de petits livres rouges, des jeunes gens étudient la pensée marxiste-léniniste. Réalisé un an avant les événements de Mai 68, La Chinoise est considéré comme un film prophétique.
Chirac (Patrick Rotman, 2006)
Une histoire politique de la droite française, une histoire de France, une histoire de la Vème république à travers un homme : jacques Chirac qui a été ministre de tous les Présidents de la République, de De gaulle à Mitterrand. Premier documentaire jamais réalisé à la télévision française sur un président en exercice et diffusé sur une chaîne publique.
Choix de mon père (Le) (Rabah Zanoun, 2008)
En 1959, à Paris, en pleine guerre d’Algérie, un sympathisant du FLN refuse d’assassiner un membre du MNA (Mouvement National Algérien). Se sachant condamné à mort par le FLN pour se refus, cet homme trouve refuge auprès des autorités françaises et s’engage comme Harki.
Chômage a une histoire (Le) (Gilles Balbastre, 2001)
Le chômage a une histoire, retrace en deux volets les grandes étapes du phénomène de 1967 à 1981, puis de 1981 à 2001.
Christiane et Monique (LIP V) (Carole Roussopoulos, 1976)
Aucune image de la télévision ne veut ni ne peut nous refléter. C’est avec la vidéo que nous nous raconterons.
Chronique des années tristes: ils ne vivront pas au pays (Alain Aubert, 1980)
Film mettant en scène une fille de viticulteur languedocien et un fils d’agriculteur breton. Deux histoires parallèles, la première vit la crise viticole et la guerre du vin en occitanie quand le second subit de plein fouet la crise laitière en Bretagne. Deux histoires similaires qui se soldent par le même résultat : l’exode à Paris. C’est une chronique des luttes, des résistances, mais aussi de l’incompressible exode et de cette prolétarisation rampante qui couvre les années 1960-1970.
Chronique d’une banlieue ordinaire (Dominique Cabrera, 1992)
Avant la destruction des tours HLM du Val Fourré, à Mantes-la-Jolie, certains habitants offrent à travers leurs témoignages, une réflexion sur l’habitat social en banlieue parisienne.
Chronique d’une disparition (Elia Suleiman, 1996)
Un réalisateur revient en Israel pour faire un film. Il entreprend d’observer la perte d’identité de la population arabe d’Israel
Chronique d’un été (Jean Rouch, Edgar Morin, 1960)
Etes-vous heureux ? Edgar Morin et Jean Rouch interviewent la france des années 1960. Le film est également un questionnement sur le cinéma.
Chronique d’un printemps paysan (Herta Alvarez-Escudo, Gilles Luneau, 2000)
Le film est la chronique du voyage de deux paysans, François Dufour et José Bové, partis d’Arras à Millau présenter leur livre, remettre l’agriculture au cœur des débats de société et faire comprendre partout leur combat contre la malbouffe.
CIA : guerres secrètes (William Karel, 2003)
De Bush père à Bush junior, de la première guerre du Golfe à la seconde qui s’annonce, du premier attentat contre le World Trade Center en 1993 au 11 septembre 2001, William Karel plonge au cœur du fonctionnement de la CIA et décortique la réalité de son pouvoir.
Ciné cité Bercy (Anna-Célia Kendall, 2000)
Comment intégrer le programme monumental d’un multiplexe de dix-huit salles sur une friche industrielle en pleine reconversion ? L’architecte Denis Valode, responsable de la rénovation du site, nous invite à parcourir les lieux en sa compagnie.
Cinéma, une histoire de plans (Le) (Alain Bergala, 1998)
Cette série est une approche vivante de cent ans de cinéma à travers la notion de plan.
Cinéma dans tous ses états (Le) (Collectif, 2001)
En association avec Les Cahiers du cinéma et Les Films d’ici, la Société des réalisateurs de films a proposé à des cinéastes du monde entier de témoigner des conséquences de la mondialisation dans leur pays.
Cinéphile et le Village (Le) : Entretien sur la télévision avec Serge Daney (Pascal Kané, 1993)
Serge Daney parle de la télévision en France, du rôle social qu’elle joue et de celui qu’elle pourrait jouer, de sa capacité d’accueillir, voire d’intégrer l’« autre » à un système de valeurs dont elle est encore – malgré tout – dépositaire.
Ciné-tracts (Anonyme, 1968)
Films de banc-titre réalisés à la prise de vues à partir de documents photographiques de l’actualité nationale et internationale. L’expérience des ciné-tracts a été lancée en mai et juin 1968 à l’initiative du cinéaste Chris Marker.
Cité de la musique et le Conservatoire (La) (Philippe Kimmerling, 2000)
Maquette et dessins permettent à l’architecte Christian de Portzamparc de nous faire une lecture pédagogique de la Cité de la musique et du Conservatoire qu’il a achevés en 1995, sur le site des anciens abattoirs parisiens de La Villette.
Cité des sciences et de l’industrie (La) (Jean-Marc Gosse, 1999)
Comment métamorphoser une gigantesque friche industrielle - le bâtiment des abattoirs de La Villette à Paris, achevé en 1964 mais jamais mis en service - en musée scientifique, « le plus grand du monde », le musée national des Sciences, des Techniques et des Industries ? Adrien Fainsilber, lauréat du concours en 1979, explique le projet de transformation, crayon en main.
Citizen cam (Jérôme Scemla, 1999)
La police de Reykjavik a lancé en 1996 une chaîne de télévision qui retransmet 24 heures sur 24 les images de deux cents caméras de surveillance. Elle défie la morale et la liberté individuelle à chaque instant. Analyse d’un succès qui pourrait bien s’exporter rapidement.
Citizen Kane (Orson Welles, 1941)
A la mort du milliardaire Charles Foster Kane, un grand magnat de la presse, Thompson, un reporter, enquête sur sa vie. Les contacts qu’il prend avec ses proches lui font découvrir un personnage gigantesque, mégalomane, égoïste et solitaire.
Citroën Nanterre (Édouard Hayem, 1969)
Le 20 mai 1968, les ouvriers de l’usine Citroën de Nanterre cessent le travail. Le site emploie quatre mille salariés dont 65 % de travailleurs immigrés. Il n’a pas connu pareille mobilisation depuis vingt ans. Les grévistes osent enfin prendre la parole.
Classe de lutte (Groupe Medvedkine de Besançon, 1969)
Réponse des ouvriers de la Rhodiaceta de Besançon au film « A bientôt, j’espère ». Il suit la création d’une section syndicale CGT dans une usine d’horlogerie par une ouvrière dont c’est le premier travail militant en 1968. On y découvre comment Suzanne réussit à mobiliser les autres femmes de l’entreprise, malgré la méfiance des dirigeants syndicaux et les intimidations du patronat.
Classe ouvrière va au paradis (La) (Elio Pétri, 1971)
Un ouvrier communiste et taciturne perd un doigt dans un accident du travail et découvre a cette occasion la solidarité avec ses compagnons d’usine.
Classified people (Yolande Zauberman, 1987)
En 1948, en Afrique du Sud, la vie de Robert bascule. Il est «classé» métis pour s’être engagé par erreur dans un bataillon métis pendant la guerre de 1914. Sa femme et ses enfants «restés blancs» le renient. Absurdité et cruauté d’un système qui brisa de nombreuses familles.
Cléon (Réalisation collective, 1968)
Cléon, l’une des premières usines à se mettre en grève en Mai 68. Les grévistes de l’usine Renault décrivent le quotidien de l’occupation et débattent de l’accès à la culture et de la reprise du travail.
Cochon qui s’en dédit (Jean-Louis Le Tacon, 1979)
Ce film est une forme d’exutoire riche de violences et d’excès.
Cocktail Molotov (Diane Kurys, 1979)
En conflit avec ses parents, Anne quitte le domicile familial pour rejoindre un kibboutz en Israël avec deux amis, Frédéric et Bruno. Durant leur escapade, de la Provence à l’Italie, des échos des « événements » de Mai leur parviennent par la presse, la radio ou les rencontres.
Code 68 (Jean-Henry Roger, 2004)
Anne Buridan décide de réaliser un film sur Mai 68. Son petit ami, Blaise, ne la soutient pas, il exècre les gens qui ont participé à cet événement.
Colonies de vacances (Collectif & Anonyme, 1932)
La municipalité communiste de Bagnolet a commandé ce film de propagande pour présenter le combat mené afin de créer la première colonie de vacances de la ville et envoyer ses enfants à la mer.
Combat singulier (Un) (Xavier Villetard, 2004)
Un jour de 1957 il refuse d’obéir à sa hiérarchie qui justifie l’usage de la torture durant la guerre d’Algérie. « Le baroudeur par excellence » bascule alors du côté de la non-violence. Le destin du général Jacques de Bollardière représente un cas unique dans l’histoire contemporaine.
Come back africa (Lionel Rogosin, 1959)
Réalisé en noir et blanc clandestinement en Afrique du Sud, ce film militait contre la ségrégation raciale dont étaient victimes les noirs.
Comité d’action du 13ème (Atelier de recherche cinématographique (ARC), 1968)
Au début du mois de juin 1968, la lutte d’un comité d’action du treizième arrondissement de Paris auprès de l’usine Citroën de la Porte de Choisy et du dépôt de la RATP de la rue Lebrun.
Comité Giscard (Collectif Cinélutte, 1974)
Comment voyage une lettre (Albert Mourlan, 1930)
Une lettre adressée à M. Dubois, à Saint-Véran, dans les Hautes-Alpes, sert de point de départ pour suivre l’itinéraire d’une lettre à travers la France.
Comment Yukong déplaca les montagnes (Joris Ivens, Marceline Loridan, 1973;1975)
Série de 7 long métrages et 5 court-métrages réalisés sur la révolution culturelle en Chine qui a eu lieu entre 1966 et 1969.
Comme une blessure (Classe de Terminale service du lycée Marcel Pagnol de Limoges, 2000)
Film sur le monument aux morts de Gentioux
Comme un seul homme (François Chouquet, 2005)
Contre la guerre d’Algérie par les voies de la non-violence.
Concerto de Mozart (Le) (Jean-Louis Comolli, 1997)
Michel Portal a fait le projet un peu fou de s’isoler pendant quinze jours dans un château, en compagnie de sept jeunes musiciens, pour prendre le temps et le plaisir de travailler en profondeur le célèbre concerto pour clarinette de Mozart. Jean-Louis Comolli est le témoin de ce défi.
Congés payés 1936 (Les) (Philippe Kohly, 1996)
Le film montre l’évolution des pratiques collectives liées à l’allongement progressif des vacances légales et restitue la notion de travail dans notre société.
Conversation Nord-Sud : Daney-Sanbar (Simone Bitton, Catherine Poitevin, 1993)
Conversations entre Serge Daney et Elias Sanbar, historien, directeur de la « Revue d’etudes palestiniennes ». Un échange entre deux cultures, deux histoires qui se retrouvent dans un même désir de parole.
Coopérative des femmes pour la dignité (Réalisation collective, 2004)
Documentaire réalisé en majorité par des femmes tzeltales qui travaillent dans 17 villages répartis sur trois municipalités. Elles parlent de leur expérience d’organisation pour travailler ensemble dans la dignité.
Copains du dimanche (Les) (Henri Aisner, 1957)
L’histoire d’un jeune ouvrier qui par un concours de circonstances passe son baptême de l’air et retape avec d’autres un viel avion.
Corbeau (Le) (Henri-Georges Clouzot, 1943)
Les habitants d’une petite ville française reçoivent des lettres anonymes et inquiétantes signées “Le corbeau”. L’enquête menée par la préfecture piétine…
Couleur du sacrifice (La) (Mourad Boucif, 2006)
La couleur du sacrifice donne la parole à ces hommes venus d’ailleurs qui, pour la plupart enrôlés de force, ont joué un rôle crucial durant la Seconde Guerre Mondiale et notamment lors de la Libération.
Couleurs de « Jour de fête »(Les) (Jacques Deschamps, 1995)
Ce documentaire raconte la restauration du chef d’œuvre de Jacques Tati, « Jour de fête ».
Coup d’état à Santiago - Les Derniers jours de Salvador Allende (Michael Trabitzsch, 2007)
C’est dans les premières heures du 11 septembre 1973 que démarre le Coup d’Etat des militaires du Chili, sous le commandement du général Pinochet, contre Salvador Allende, Président de la République élu trois ans auparavant. Avec quelques fidèles collaborateurs, Allende se réfugie à la Moneda, le Palais présidentiel de Santiago de Chile.
Couperet (Le) (Constantin Costa-Gavras, 2004)
Bruno Davert est un cadre très supérieur dans une usine de papier. S’étant fait licencier avec quelques centaines de ses collègues pour cause de délocalisation, il est prêt à tout pour retrouver un poste à son niveau, même à tuer ses concurrents.
Courrier de nuit (Harry Watt, Basil Wright, 1936)
Un film pour expliquer aux employés de poste comment le transport du courrier entre Londres et l’Écosse a fonctionné. John Grierson a demandé à plusieurs auteurs de faire le voyage et de lui donner leurs observations au sujet du voyage d’Edimbourg à Euston.
Coûte que coûte (Claire Simon, Frédéric Chéret, 1995)
Produire coûte que coûte ! Le film raconte l’histoire d’une petite entreprise, toute jeune, où l’on fabrique des plats cuisinés pour les grandes surfaces. Le patron et les employés mènent la guerre économique avec les moyens du bord.
Cri (Le) (Michelangelo Antonioni, 1958)
Abandonné par sa femme, un simple ouvrier de la vallée du Po part, en compagnie de sa fille, à la recherche de l’un de ses anciens amours…
Crime de Monsieur Lange (Le) (Jean Renoir, 1935)
Première rencontre de Jean Renoir et de Jacques Prévert et aussi avec l’équipe des comédiens du groupe Octobre, ce film reflète d’une façon prémonitoire les préoccupations du Front populaire.
Crise (La) (Coline Serreau, 1992)
Sa femme le quitte. Son patron le vire. C’est la crise pour Victor Barel qui, jusque-là, vivait sur son nuage.
Croisière jaune (La) (Léon Poirier, André Sauvage, 1931-1934)
Mêlant aventure, recherche et opération promotionnelle pour son commanditaire André Citroën, la Croisière jaune, expédition dirigée par Georges Marie Haardt et Louis Audouin-Dubreuil, allait faire se rejoindre entre mars 1931 et février 1932 deux équipes parties l’une de Beyrouth, l’autre de Pékin, en véhicules autochenilles.
Croquis de mai (Alain Jomy, 1998)
Montage de dessins à la gouache et à l’encre de Chine, Croquis de Mai illustre un poème du journaliste et écrivain Maurice Clavel dit à l’écran par le comédien Denis Manuel
Cuba, entre deux cyclones (Bernard Mangiante, 2008)
Un panorama de la société cubaine d’aujourd’hui, plus complexe qu’il n’y paraît.
Cuirassé Potemkine (Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein, 1925)
La mutinerie de l’équipage du Potemkine pendant la Révolution de 1905.. Le massacre sur l’escalier d’Odessa reste gravé dans toutes les mémoires. Un chef-d’oeuvre incontournable.
C’est arrivé en Limousin (Jacques Krier, 1959)
Dans la Creuse, le petit hameau de Meynac compte trois maisons, trois exploitations. Jacques Krier vient à la rencontre de ces trois familles et les suit dans leur vie quotidienne.
C’est ça coca ! (Peter Schnall, 1984)
Reportage sur l’occupation d’une usine, celle de l’embouteillage guatémaltèque, succursale de Coca-Cola, à Guatémala.
C’était dans la nuit brune, comme un point sur un i (Aurélie Ardouin, 2007)
2005. Je lis pour la première fois un petit livre rouge, un manifeste : « Le cinéma s’insurge, États généraux du cinéma n° 1 ».
Daara de Coki (Le) (Ibrahima Sarr, 2000)
Le Daara de Coki est l’école coranique la plus importante du Sénégal. Le film veut montrer la vie quotidienne des jeunes élèves voués à l’apprentissage du Coran.
Daguerréotypes (Agnès Varda, 1975)
A travers leurs témoignages, la vie de quelques commerçants de la rue Daguerre à Paris.
Damned Daney 1 (Bernard Mantelli, 1991)
Rencontre avec Serge Daney portée par le désir d’écouter celui qui reste pour nous l’un des rares encore, à savoir éclairer les images et les sons avec lesquels nous avons vécu (cinéma), vivons (télévision) et vivront (les machines).
Damned Daney 2 (Bernard Mantelli, 1993)
Dernier volet d’une collection autour de Serge Daney : Ce que dit Daney sur le rapport cinéma-télévision, puis sur la télévision, est l’objet-même de ce film.
Daniel Guérin (1904 - 1988) - Combat dans le siècle (Laurent Muhleisen, Patrice Spadoni, 1994)
Documentaire sur le libertaire français Daniel GUÉRIN et les utopies anarchistes, homosexuelles et anticolonialistes qui ont marqué la vie de l’écrivain
Dany dans tous ses états (Bernard Nauer, 1995)
À l’occasion du trentième anniversaire de 1968, qu’est devenu Daniel Cohn-Bendit ? Bernard Nauer a accompagné « Dany » pendant 6 mois.
Dassault, notre force (Réalisation collective, 1968)
Le conflit social de mai et juin 1968 aux usines aéronautiques Dassault de Saint-Cloud.
Debout ! Une histoire du Mouvement de Libération des Femmes 1970 -1980 (Carole Roussopoulos, 1999)
À travers de nombreuses archives (sonores, photographiques et audiovisuelles), ce film rend hommage aux femmes qui ont créé et porté le mouvement de libération des femmes en France et en Suisse, à leur intelligence, leur audace et leur humour. Il se pose comme un relais entre les pionnières et les nouvelles générations.
Decazeville, l’énergie de vivre ! (Pascal Foullounoux, Stéphane Rezki, 1998)
La lutte de toute une population qui à travers la fin de la mine et de son bassin minier, premier pourvoyeur d’emplois de la ville, doit se battre pour ne pas subir une « double peine » et conserver ses services publics: commissariat, hôpital, maternité…
Déclin de l’empire Américain (Le) (Denys Arcand, 1986)
Les hommes discutent des femmes, les femmes discutent des hommes. De ces deux conversations jaillissent le mensonge d’une époque et la volonté pour chaque protagoniste d’un bonheur individuel sans arrêt bafoué.
Défilé des 500 000 manifestants de la porte de vincennes, 14 juillet 1935 (Le) (Collectif & Anonyme, 1935)
La journée du 14 juillet 1935, organisée au vélodrome de Buffalo à Montrouge constitue un moment clé dans la constitution du Front populaire.
De gré ou de force (Fabrice Cazeneuve, 1998)
Désireux de fermer l’une de ses filiales sans payer d’indemnités de licenciement, un grand groupe fait appel à un « mercenaire » des ressources humaines, chargé de pousser à bout les employés… jusqu’à ce que démission s’en suive. Une comédie grinçante rythmée comme un thriller.
Déjà s’envole la fleur maigre (Paul Meyer, 1960)
La chronique d’un jour ordinaire dans une communauté d’ouvriers mineurs du Hainaut. Alors qu’en Belgique les mines ferment les unes après les autres, des familles de travailleurs italiens continuent d’émigrer dans le Borinage.
De jour comme de nuit (Renaud Victor, 1991)
Un film documentaire tourné à la maison d’arrêt des Baumettes à Marseille. Approche distante et discrète à la fois, franche et pudique, loin des clichés du milieu carcéral. Renaud Victor s’est immergé dans la vie de la prison, il a pris le temps qu’il fallait pour regarder, avant même de filmer, ceux qui sont « dedans », pour longtemps ou proches de sortir, pour de bonnes ou mauvaises raisons, de jour comme de nuit.
De la mini à la micro. Série dim, dam, dom (Igor Gourine, 1967)
Dans les rues de Paris, les femmes qui portent la mini-jupe attirent les regards et les commentaires des passants.
Délits flagrants (Raymond Depardon, 1994)
Dans le dépôt de la préfecture de Police au Palais de Justice, Raymond Depardon filme l’itinéraire procédural de plusieurs personnes prises en flagrant délit, notamment leur audition par un substitut du procureur.
Demain, et encore demain (Dominique Cabrera, 1997)
Entre le je et le nous, entre l’amour et la psychanalyse, entre sa mère et son fils, une femme d’aujourd’hui. Avec un camescope, pendant presque un an, elle filme la naissance de l’amour, les élections et la dépression, le soleil par la fenêtre, les vacances et les gens dans le métro…
Démocratie syndicale (La) (Miroslav Sebestik, Gilberto Azevedo, Antoine Bonfanti, 1868)
Le film donne la parole à des travailleurs d’horizons très divers : bûcherons, pêcheurs, ouvriers et ouvrières, mineurs, dessinateurs…Ils répondent à une série de questions qui portent sur la pratique syndicale
Dernier des hommes (Le) (Friedrich Wilhelm Murnau, 1924)
L’histoire de la déchéance du portier d’un grand hotel de Berlin. Loin d’être le film expressionniste allemand le plus connu, « Le dernier des hommes » en est pourtant considéré par les historiens comme un des meilleurs du genre. Film muet, il présente la singularité de ne comporter aucun intertitre.
Derniers Mots - Ma sœur Joke (Johan Van der Keuken, 1998)
Ma soeur Yoke, de 2 ans et demi mon aînée, est morte d’un cancer le 8 août 1997. Huit jours avant sa mort, ma femme Noshka et moi avions eu une longue conversation avec elle que j’ai filmée avec une caméra vidéo digitale.
Deserteurs de la Wehrmacht (Les) (Guillaume Dreyfus, 2003)
Ce film raconte l’histoire de plusieurs déserteurs pendant et, surtout, après la guerre, où, dans la société ouest-allemande, ils étaient stigmatisés par un casier judiciaire et considérés jusque dans les années 1980 comme des « traîtres » et des « lâches » .
Déserteurs du Vietnam (Les) (David Zeiger, 2005)
La guerre du Viêt-nam a été contestée, au sein même de l’armée américaine, par des milliers de soldats. Histoire d’un mouvement oublié, par la voix de quelques-uns de ces vétérans insoumis.
Des murs ou des oreilles (Valérie Vanhoutvinck, 1997)
Rencontre exceptionnelle entre une réalisatrice et deux graffeurs belges, ce film en mouvement circule à travers une Europe en pleine évolution.
Détour Ceausescu (Chris Marker, 1990)
Le procès du couple Ceausescu, leur exécution, le spectacle en direct de la fin d’un régime totalitaire apparait sur l’écran cathodique. L’histoire se construit entre deux tranches publicitaires à 20h. Critique, Chris Marker, recrée les séquences et insère chaque spot publicitaire à l’intérieur même du document, dénonçant ainsi l’absurdité, la complaisance morbide et le voyeurisme des médias.
Deux marseillaises (Les) (Jean-Louis Comolli, André S. Labarthe, 1968)
À l’occasion de la campagne électorale pour les élections législatives de juin 1968 à Asnières, ce documentaire filme au jour le jour les élections marquées par les événements de Mai 68.
Deux ou trois choses que je sais d’elle (Jean-Luc Godard, 1968)
« Elle », c’est la région parisienne, ses grands ensembles et le malaise qu’ils drainent… Un constat noir sur la perdition de la société industrielle… Portrait psycho-sociologique d’une jeune femme vivant dans un grand ensemble de banlieue.
Deux vies d’Eva (Les) (Esther Hoffenberg, 2004)
De quelle histoire Eva la tourmentée prenait-elle son malheur ? Sa fille Esther n’a d’autre choix, pour comprendre, que d’affronter un passé occulté, traversé par la guerre, la double ou triple identité et la culpabilité.
Devinière (La) (Benoît Dervaux, 1999)
Le 18 février 1976, La Devinière, un lieu de psychothérapie institutionnelle, ouvrait ses portes à dix-neuf enfants réputés incurables, refusés par tous… Le mot asile reprend son sens, un espace sans grille ni chimie, où l’on donne le droit de vivre avec sa folie…
Diego (Frédéric Goldbronn, 1999)
La guerre civile espagnole (1936-1939) fut aussi une tentative inédite libertaire. Diego Camacho,l’un des derniers témoins de cette expérience qui a marqué toute sa vie, revient sur ces évènements à travers une sélection de photos.
Dieux sont tombés sur la tête (Les) (Jamie Uys, 1980)
Une bouteille de coca-cola, jetée d’un avion, atterrit en plein milieu d’un village bushmen. Ce don des dieux sème la discorde dans la tribu qui n’a de cesse de s’en débarrasser. Un des films les plus charmants et les plus frais du cinéma contemporain.
Diggers de San Francisco (Les) (Céline Deransart, Alice Gaillard, 1999)
Dès 1965, alors que des milliers de jeunes déferlent sur San Francisco, prêts à lutter contre « l’American Way of life », les Diggers organisent la commune libre de Haigh Ashbury. Avec pour mots d’ordre : « Everything is free » et « Do your own Thing », ils mettent en scène un monde sans argent basé sur l’entraide et l’autogestion.
Dimanche à Pékin (Chris Marker, 1956)
Un portrait de la chine moderne des années 50, à travers une ballade de Chris Marker dans les rues de Pékin.
Direction d’acteur par Jean Renoir (La) (Gisèle Braunberger, 1968)
Gisèle Braunberger (qui signe aussi la réalisation) se prête ici à un exercice : celui de la direction d’un acteur par Jean Renoir.
Dix minutes de silence pour John Lennon (Raymond Depardon, 1980)
Le jour de l’assassinat de John Lennon devant l’immeuble du Dakota, Raymond Depardon est à New York. Le lendemain, à Central Park, il filme en plan séquence les dix minutes de silence à la mémoire de l’artiste.
Dix-septième parallèle (Le) (Joris Ivens, Marceline Loridan, 1967)
Vie quotidienne en temps de guerre, sur le dix-septième parallèle, dans la zone « démilitarisée » qui sépare le Nord du Sud Vietnam. Ivens et Marceline Loridan, sa femme, ont vécu pendant deux mois la vie de ces paysans réfugiés dans les caves, cherchant à maintenir les gestes d’une vie normale. Ce film est l’un des plus importants tournés sur la guerre du Vietnam.
Django Reinhardt (Paul Paviot, 1957)
De la boîte de nuit {La roulotte} au légendaire club de jazz {Le boeuf sur le toit}, Paul Paviot revient sur la vie et la carrière du guitariste qui a fondé avec Stéphane Grappelli le Hot club de France.
Djembefola (Laurent Chevallier, 1991)
Mamady Keita, l’un des grands maîtres de la percussion africaine (un djembefola), rentre au pays, à Balandugu, dans la région de Malinké (Guinée). Émotion des retrouvailles, rencontres mêlées de rires et de larmes, de musique et de danse avec des artistes mais aussi des villageois qui l’ont aidé à devenir cet artiste à la stature internationale.
Dockers de Liverpool : un récit de morale contemporaine (Les) (Ken Loach, 1996)
Sous-titré « Un Récit de morale contemporaine », ce film retrace la pugnacité et la rigueur des 500 dockers licenciés en 1995 par la Société portuaire de Liverpool. Une lutte ignorée, minorée, trahie, que le cinéaste Ken Loach s’attache à restituer dans son extraordinaire dignité.
Domicile conjugal (François Truffaut, 1970)
Antoine Doinel est marié. Il a en effet épousé Christine, la jeune fille qu’il courtisait dans ‘Baisers volés’.
Dos au mur (Le) (Jean-Pierre Thorn, 1980)
Six Semaines de grève avec les travailleurs de l’Alsthom Saint-Ouen en octobre 1979. Ce documentaire, qui a suivi la grève au jour le jour et donné la parole aux acteurs du conflit, est considéré aujourd’hui comme l’un des meilleurs documentaire sur une grève ouvrière « filmée de l’intérieur ».
Dossier Plogoff (François Jacquemain, 1981)
Une enquête sur la résistance de cette petite commune bretonne à l’implantation d’une centrale nucléaire.
Douceur du village (La) (François Reichenbach, 1964)
Loué est le type moyen de gros bourg à la fois centre de communications et centre commercial. L’instituteur du village, véritable chef d’orchestre de l’harmonie municipale, commente les petits évènements de la vie rurale qui dépeignent la vie d’un village au début des années 60.
Doulaye, une saison des pluies (Henri-François Imbert, 1999)
C’est l’histoire de deux hommes, de deux familles, de deux mondes. Vingt ans après le départ de cet homme pour l’Algérie, puis sa surprenante et mystérieuse disparition, le réalisateur part à sa recherche et à la découverte de l’Afrique.
Douro, travail fluvial (Manoel De Oliveira, 1931-1994)
C’est en voyant le Berlin de Ruttmann, qui fut pour lui une leçon de technique cinématographique, que Manoel de Oliveira eut l’idée de consacrer un film à la ville de Porto.
Drifter (John Grierson, 1929)
Drifters témoigne des conditions de vie des pêcheurs de la mer du Nord.
Droit à la parole (Le) (Atelier de recherche cinématographique (ARC), 1968)
À Paris, en mai 1968, l’Université devient le centre de la parole révolutionnaire. Les étudiants tentent d’élaborer, par-delà les clivages, un dialogue inédit avec les ouvriers en grève.
Droits sociaux dans l’Europe élargie (Les) (Canal Marches et les Marches européennes contre le chômage, Patrice Spadoni, 2004)
Quels risques le projet d’une Constitution européenne fait peser sur les Droits sociaux ? Ce document est issu d’une Conférence internationale organisée à Bruxelles en mars 2004 par le réseau des Marches européennes contre le chômage, la précarité et les exclusions.
Du côté de la côte (Agnès Varda, 1958)
La Côte d’Azur vue en couleurs par Agnès Varda, qui cultive le mot d’auteur et l’image insolite. Film de commande transformé en un essai sur le tourisme, non sans un certain humour.
E-clip-se (Chris Marker, 1999)
Variation sur l’éclipse totale de soleil du 11 août 1999 au jardin des Plantes.
Ecole buissonnière (L’) (Jean-Paul Le chanois, 1948)
Les révolutionnaires méthodes d’un jeune instituteur, Pascal Laurent, qui débarque dans un petit village provencal, Salaizes, pour remplacer un enseignant sur le point de partir à la retraite…
Ecoutez May Piqueray (Bernard Baissat, 1983)
May Picqueray a laissé le souvenir d’une femme intrépide et généreuse. Ennemie de la guerre, elle milita contre l’armée et pour le statut des objecteurs de conscience. Dans ce documentaire de Bernard Baissat, elle raconte sa vie d’anarchiste et d’animatrice du journal « Le réfractaire ». Jusqu’au bout elle reste fidèle à son engagement pour la défense de la paix et des libertés individuelles.
Edvard Munch (Peter Watkins, 1974)
« Edvard Munch » est une biographie très subjective des jeunes années du peintre expressionniste norvégien, aux prises avec les conventions de la société puritaine de son temps. Un film considéré par beaucoup comme la meilleure œuvre jamais consacrée à l’acte créatif et à la peinture (« un travail de génie » selon Ingmar Bergman).
Effet magique (L’) (Patrick Séraudie, 1996)
Auréolée d’une large part de mystère, la “fée électricité” comme on l’a baptisée bouleverse les habitudes. De records en chantiers spectaculaires, le film retrace un siècle d’histoires et d’anecdotes à la conquête de cette technologie. Aujourd’hui, dans le centre de la France, les gens se souviennent…
Eldridge Cleaver, Black Panther (William Klein, 1969)
Portrait du leader du mouvement noir américain Black Panther.
Elie Faure ou l’esprit des formes (François Porcile, 1974)
Portrait d’Elie Faure et introduction à son esthétique, à travers des extraits de ses textes et un ‘musée imaginaire’ rapprochant les plus belles oeuvres de l’histoire humaine (peinture, sculpture, architecture).
Elise ou la vraie vie (Michel Drach, 1969)
Une jeune Bordelaise rejoint son frère à Paris où elle trouve un emploi dans la même usine d’automobiles que lui. Là, elle découvre les conditions de travail des ouvriers; l’amour d’Arezki, un Algérien qui travaille avec elle à la chaîne et se révolte contre le racisme haineux qui divise alors les Français et les Algériens…
Emak Bakian (Man Ray, 1926)
Premier film expérimental de Man Ray.
Emploi du temps (L’) (Laurent Cantet, 2001)
Vincent, consultant en entreprise, vient d’être licencié. Il décide de le cacher à son entourage, et de s’inventer un nouvel emploi à l’ONU, à Genève.
En avoir (ou pas) (Laetitia Masson, 1995)
Un jour Bruno rencontre Alice au bar de l’hôtel… Tous deux verront cette rencontre bouleverser leurs vies, jusqu’à l’évidence : ils sont en train de tomber amoureux l’un de l’autre.
Enclos (L’) (Armand Gatti, 1961)
Ce film très poignant fut tourné en 1960 dans le camp de Mauthausen. Il retranscrit l’univers concentrationnaire et met en scène deux grands acteurs de théâtre, le Français Jean Négroni et l’Allemand Hans Christian Blech avec des anciens déportés revenus jouer leur propre rôle sur les lieux de leur atroce perdition.
Enclos (Un) (Sylvaine Dampierre, 1999)
Dans le Centre pénitentiaire de Rennes existe un jardin où les détenues peuvent se rendre. Ce lieu est devenu un espace de rencontres, d’échanges et de paroles pour ces femmes en quête de reconstruction.
Enfance d’Ivan (L’) (Andreï Tarkovski, 1962)
Orphelin depuis l’assassinat de sa famille par les nazis, Ivan, 12 ans, est devenu éclaireur au sein de l’armée russe. Contre l’aval de ses supérieurs, il accepte une dernière mission délicate.
Enfant aveugle (L’) (Johan Van der Keuken, 1964)
Quelle perception a un enfant aveugle de la réalité ? Le cinéaste a passé deux mois dans une institution spécialisée aux Pays-Bas pour répondre à cette question.
Enfant noir (L’) (Laurent Chevallier, 1995)
Camara Leye a écrit l’Enfant Noir en 1953. En adaptant librement ce livre, j’ai voulu y intégrer la réalité d’un enfant dans l’Afrique d’aujourd’hui. Voyage initiatique d’un jeune villageois, Kouda, qui traverse toute la Guinee pour se rendre a Conakry poursuivre ses etudes.
Enfants (Les) (Francesco Maselli, 1951)
Dans la Rome populaire, les enfants jouent avec tout, et jouent de tout. Le monde qu’ils inventent reste, aux yeux des « grands », absurde et mystérieux.
Enfants de la piste (Les) (Patrick Séraudie, 1997)
Tous les étés, Nexon, un petit village du Limousin, accueille les stages d’initiation de l’Ecole Nationale du Cirque d’Annie Fratellini.
Enfants de Mai 68 (Les) (Isabelle Petitgas, 2008)
Cette série de 8 films s’attache à remettre en perspective les transformations de la société depuis 68, vues à travers le regard de trois générations.
Enfants de Marx et de Coca-cola (Henri De Turenne, Claude De Givray, 1973)
Un montage d’images d’archives retrace les événements de mai 1968 au Quartier latin, la révolte des étudiants et les affrontements avec les CRS, les grèves ouvrières et les manifestations.
Enfants de Russie (Les) (Jaime Camino, 2004)
Pendant la guerre civile espagnole, des enfants de combattants républicains sont envoyés par leurs parents et pour leur sécurité en URSS.
Enfants des courants d’air (Edouard Luntz, 1960)
Presque sans dialogues, sur une trame fictionnelle minimaliste — l’histoire d’un enfant et de son grand-père — le film évoque la vie dans un bidonville de la Plaine Saint-Denis, entre terrains vagues et tours en construction.
Enfants de Summerhill (Les) (Bernard Kleindienst, 1997)
Summerhill est une école pour enfants de cinq à quinze ans dits « difficiles ». Ce film pose un autre regard sur cette insertion sociale qu’est l’école obligatoire.
Enfer du Pacifique (L’) (Bouyer René-Jean, 2005)
Un documentaire exclusif d’images d’archives en couleur, consacré à un volet souvent méconnu du second conflit mondial : la guerre dans le Pacifique.
En marche (Patrice Spadoni, 1998)
D’avril à juin 1997, les Marches Européennes contre le chômage, la précarité et les exclusions ont sillonné plusieurs pays avant de converger vers Amsterdam. Parmi eux, Farid, Jean-Marie ou Carole…
Ennemi intime (L’) (Patrick Rotman, 2002)
Ce film sur la torture en Algérie retrace dans sa complexité l’histoire de la torture pendant cette guerre. Comment la torture d’État a pu proliférer dans une démocratie avec la complicité et le silence de presque tous.
Entrée école sortie cinéma (Jean-Louis Comolli, 1995)
En quatre parties distinctes, la présentation de quatre écoles renommées de cinéma.
Entr’acte (Francis Picabia, René Clair, 1924)
Un classique du cinéma mondial, délirant, joyeux et ravageur …
Réflexion sur la société contemporaine et la menace d’un nouveau totalitarisme, imperceptible, dégradant les hommes sans les tourmenter : il ne brise pas les volontés mais les amollit, ne détruit pas mais empêche de naître…
Epicerie de ma mère (L’) (Jean-Marie Barbe, 1992)
Ce film est le portrait d’une épicerie où défile quotidiennement la foule apparemment anonyme des villageois. Écouter ou informer, le rôle central de l’épicerie se dessine au long d’une journée imaginaire rythmée par les allées et venues, les gestes du quotidien et le son incessant du rideau en bois qui annonce l’entrée ou la sortie des clients.
Epoque formidable (Une) (, 1991)
A travers l’épopée de Berthier, ex-cadre supérieur chez les SDF (sans domicile fixe), une comédie pathétique et tendre sur ce qu’on appelle les nouveaux pauvres.
Erotissimo (Gérard Pirès, 1968)
C’est un film sur « l’air du temps » en 68, ou comment Mai 68 a influé sur la libération des mœurs… La femme d’un petit patron sur-occupé s’ennuie ; pour tuer le temps, elle décide de devenir une femme «érotique».
Espagne vivra (L’) (Henri Cartier Bresson, 1939)
Ce film rappelle, de façon tristement prémonitoire que tout le monde est menacé par le fascisme…
Esprit du temps (L’) (Johan Van der Keuken, 1968)
1968 a été une année de bouleversements. La caméra du cinéaste capte « l’état d’esprit » de cette époque en pleine mutation.
Esprit Porcelaine (L’) (Patrick Séraudie, 1994)
L’Esprit Porcelaine présente un groupe de quatorze créateurs complémentaires qui propose une approche différente et novatrice de la porcelaine de Limoges.
Etat des lieux (Jean-Francois Richet, 1995)
Etat des lieux d’une banlieue a travers la vie d’un de ses habitants, Pierre Cephas, qui y vit et y travaille.
Et le mot frère et le mot camarade (René Vautier, 1995)
Les archives de la Résistance « mises en images » avec textes et poèmes de Max Jacob, Robert Desnos, Vercors, Jacques Decour.
Et les arbres poussent en Kabylie (Djamila Sahraoui, 2003)
Chronique du quotidien d’une petite ville d’Algérie avec, en toile de fond, l’aménagement et l’embellissement d’un des quartiers par ses habitants.
Étrangers, et nos frères pourtant… (Claude Collin, Denis Cugnod, 1994)
Francs-Tireurs et partisans de Main d’Oeuvre Immigrée (F.T.P.-M.O.I.) à Lyon et à Grenoble
Etranges étrangers (Marcel Trillat, 1970)
Dans la nuit du 31 décembre 1969 au 1er janvier 1970, cinq travailleurs noirs meurent asphyxiés dans un foyer à Aubervilliers. Dans le contexte de l’après-68, ce drame va connaître un retentissement national, à la fois politique et médiatique.
Être libre (Réalisation collective sous la direction de Paul Bertault et Claude Jauvert, 1968)
Avignon, été 1968. Le Living Theatre est invité à présenter son nouveau spectacle Paradise Now au Cloître des Carmes. Portée par les récents événements, la troupe entend jouer librement et gratuitement dans la rue.
Eugène Varlin, un combat (Nicolas Roehrig, Walid Slim, 2007)
Eut-elle été criminelle… (Jean-Gabriel Périot, 2006)
France, été 44, à la Libération
Eux et moi. Un ethnologue en Papouasie occidentale (Stéphane Breton, 2001)
Stéphane Breton, ethnologue, se rend régulièrement chez les Wodani, en Nouvelle Guinée, depuis sept ans pour apprendre leur langue et leurs coutumes. Peu à peu les Wodani se sont accoutumés à sa présence et à ses questions, fort bizarres, mais ses intentions leur demeurent obscures.
Eux et nous (René Vautier, 1970)
Montage de 3 courts métrages de René Vautier : « Les Ajoncs », « Les Trois cousins » et « Techniquement si simple »
Fabrique de l’Homme Occidental (La) (Gérald Caillat, Pierre Legendre, Pierre-Olivier Bardet, 1996)
Un prolongement cinématographique de l’œuvre de Pierre Legendre, aux confins de l’histoire du droit, de la psychanalyse et de la sociologie, qui analyse l’avènement de l’homme occidental à travers quelques situations privilégiées.
Face aux fantômes (Jean-Louis Comolli, 2009)
Sylvie Lindeperg interroge les influences complexes qui ont conduit à la réalisation de Nuit et brouillard et ont pesé sur son destin.
Faits divers à Paris (Dimitri Kirsanoff, 1949)
L’aventure de Raymonde commence le plus banalement du monde : elle abandonne son village, ses parents et son fiancé François pour fuir sa condition paysanne.
Fajoux (Les) (Jean dominique Lajoux, 1971)
Portrait de Laurent Girbal et de sa soeur Joséphine, derniers habitants des Fajoux, un hameau isolé de l’Aubrac.
Famille de paysans : danger en pays chartrain (Jacques Krier, 1958)
Dans ce reportage, 6ème épisode de la collection A la découverte des français diffusé en 1958, Jacques Krier part à la rencontre de la famille Morizeau.
Family Life (Ken Loach, 1971)
Janice, une jeune fille de dix-neuf ans vit avec ses parents dans un pavillon de la banlieue londonienne. Ecartelée entre un père absent et une mère dominatrice, elle se réfugie peu à peu dans un mutisme qui la conduit à être internée.
Farrebique (ou les 4 saisons) (Georges Rouquier, 1945)
La chronique d’une famille de paysans aveyronnais au rythme des quatre saisons.
Faut-il aimer Mathilde ? (, 1993)
C’est l’histoire de Mathilde et de ses amours, de ses espoirs, de ses déceptions.
Femme mitraillette (La) (Francisco Lopez Ballo, 2009)
« La Femme mitraillette » dresse le portrait de Marcela Rodriguez, une femme au destin écorché par la dictature chilienne.
Fenêtre sur cour (Alfred Hitchcock, 1955)
Un reporter immobilisé par un plâtre observe de sa fenêtre les allées et venues de ses voisins. Le comportement bizarre d’un représentant de commerce l’intrigue à un point tel qu’il le croit meurtrier de sa femme. Fantasme ou réalité ?
Fernand Pelloutier et les Bourses du Travail (Patrice Spadoni)
Fernand Pelloutier, syndicaliste, poète, anarchiste, mort en 1901 à l’âge de 33 ans, fut l’un des principaux artisans d’une expérience hors du commun, celle des Bourses du Travail. Le film met en lumière la richesse de cette grande oeuvre collective, à travers la biographie d’un des acteurs majeurs du syndicalisme naissant.
Festival panafricain d’alger (Le) (William Klein, 1972)
Documentaire sur le festival culturel panafricain à Alger en 1969.
Fiancée du pirate (La) (Nelly Kaplan, 1969)
La vengeance de Marie, orpheline pauvre, contre l’hypocrisie et la médiocrité de tout un village. Film impertinent, qui dénonce dans une veine plus surréaliste que sociale, teintée d’humour noir, les préjugés moraux et la tartuferie des bien-pensants.
Filles de la sardine (Les) (Marie Hélia, 2000)
Elles sont encore 500 sardinières à travailler dans la dernière et la plus ancienne conserverie douarnez qui compta plus d’une vingtaine d’usines. Thon, sardine, maquereau, les boîtes défilent : tandis que la caméra observe la routine des chaînes, la cadence et la précision des gestes, jeunes recrues ou ouvrières chevronnées racontent leur quotidien dans ce port de pêche en crise.
Filles de nos mères (Séverine Mathieu, 2001)
Appartenant à trois générations, des femmes de ma famille me laissent les filmer et chercher ce qui est enfoui dans nos relations ; de mères en filles, d’elles à moi.
Film-essai sur le barrage de l’Euphrate (Omar Amiralay, 1970)
Grandeur du chantier et audace des ouvriers : dans le désert, paysans et pasteurs se battent contre la sécheresse. Le barrage, c’est l’avenir.
Fils de lip (Thomas Faverjon, 2007)
À trente ans, l’âge du conflit Lip, le réalisateur revient à Besançon pour tenter de faire le bilan de Lip aujourd’hui en donnant la parole à tous ceux qu’on n’a jamais entendus, « les sans voix », dont ses propres parents qui vécurent la fin du conflit comme un drame douloureux et déchirant.
Fils de l’Itchkérie (Les) (Florent Marcie, 2005)
Hiver 1996, la Tchétchénie entre dans sa deuxième année de guerre. Un jeune réalisateur français parcourt clandestinement le pays à la rencontre d’un peuple en résistance. Un film symbole témoignant de l’histoire méconnue des Tchétchènes.
Flaky et Camarades - Le Cheval de fer (Marie-Jo Aiassa, Pierre Gurgand, Aaron Sievers, 1978)
Dans l’équipe, certains tiennent pour la première fois une caméra, pour tenter d’émulsionner avant qu’elle ne disparaisse, l’histoire des houillères. Dans les décombres de béton et de métal emmêlés, la fragilité des images, entre surexposition, flous et filages, fait surgir l’humain comme une apparition…
Fléaux en cadence (Jean dominique Lajoux, 1966)
Exclusivement consacré aux gestes du battage, ce film montre un véritable ballet, cadencé par les frappes des fléaux sur le tapis de seigle recouvrant l’aire à battre.
Fond de l’air est rouge (Le) (Chris Marker, 1977)
Montage de documents pour la plupart inédits, couvrant dix années capitales de l’histoire mondiale : 1967-1977. Première partie, « Les mains fragiles : du Vietnam à la mort du Che, Mai 68 et tout ça ». Deuxième partie, « Les mains coupées : du printemps de Prague au Programme commun ».
Fond du garage (Le) (Loïc Balarac, 2004)
“Le garage moderne” n’est pas un garage comme les autres. C’est un nouveau « lieu » associatif, installé à Bordeaux depuis fin 2000, où l’on peut tout à la fois venir avec son véhicule pour raison mécanique, ou découvrir sur place une activité artistique.
Forever Lénine (Xavier Villetard, 2005)
L’idée de momifier Lénine appartient à Staline. C’est le premier coup de théâtre d’une idéologie qui s’invente un Dieu vivant. Les aventures de la momie à travers le siècle reflètent le destin de l’Union Soviétique.
Forgerons des Hermaux (Le) (Jean dominique Lajoux, 1967)
Portrait de Jules Cabassut, ancien forgeron du village des Hermaux, en Lozère.
Forte est la terre (Andrew Orr, Pierre Bourgeois, 1999)
Loin des villes, la campagne vit au jour le jour son inéluctable mutation. En l’espace d’une génération, l’ensemble des repères, des gestes, des comportements familiaux et sociaux ont été bouleversés. Enquête en Bourgogne.
Forza Bastia 78 : L’ Île en fête (Jacques Tati, Sophie Tatischeff, 1978-2001)
Lors de son séjour en Corse en avril 1978, Tati filma les joyeux préparatifs du match de football qui allait opposer le club de Bastia à celui du PSV Eindhoven, Hollandais. Le film demeura sous forme de rushes jusqu’en 2000.
Foyer des hommes discrets (Le) (Nathalie Joyeux, 2002)
Documentaire sur les résidents d’un foyer de travailleurs immigrés à Romainville.
France mai-juin 1968 pour l’UDR (Anonyme, 1968)
Accompagné par un commentaire de Michel Droit, ce film de propagande réalisé en vue des élections législatives de juin 1968 retrace l’historique des événements de Mai 68.
François Mitterrand ou le roman du pouvoir (Patrick Rotman, 2000)
A travers un montage d’archives et d’interviews, ce passionnant documentaire en quatre parties analyse sans complaisance le « roman du pouvoir » d’un homme politique hors du commun.
Frantz Fanon, mémoire d’asile (Abdenadour Zahzah, Bachir Ridouh, 2002)
Portrait du psychiatre et théoricien révolutionnaire Frantz Fanon.
Frères de classe (Christophe Cordier, 2004)
La photo en 1972 d’un ouvrier du Joint français saisissant un CRS par sa vareuse pour hurler sa colère a été utilisée souvent comme symbole. Christophe Cordier met à jour les ressorts cachés de l’image et construit l’histoire particulière de quelques hommes
From Chris to Christo (Chris Marker, 1985)
Chris Marker a filmé à sa manière l’emballage du Pont-Neuf par Christo en cet été 1985.
Front et la Forme (Le) (Jean-Marie Barbe, 1999)
En août 1998 à Lussas, dans le cadre des Etats généraux du film documentaire, Jean-Louis Comolli, Michel Samson et Jean-Marie Barbe ont réuni une quinzaine de documentaristes pour aborder la question de la représentation du Front national. Moments choisis de ces rencontres.
Frontière de nos rêves (La) - Christo et Anani Y. (Gueorgui Balabanov, 1996)
Ce film évoque avec pudeur et nostalgie l’histoire des destins croisés de Christo et de son frère Anani, de part et d’autre du rideau de fer : une suite d’allers-retours entre New York et la campagne bulgare où Anani essaie de comprendre pourquoi Christo est parti et pas lui.
Gabin, gueule d’amour (Michel Viotte, 2001)
Michel Viotte compose un document en forme de panégyrique, riche d’extraits de films, d’interviews de Gabin et de personnalités qui l’ont côtoyé. Son approche biographique permet d’appréhender l’évolution et la complexité d’une carrière unique en son genre.
Galères de femmes (Jean-michel Carré, 1993)
Fleury Mérogis est la plus grande prison de femmes d’Europe. Ce long métrage documentaire trace les portraits de sept femmes pendant leurs détentions puis dans leur tentative de réinsertion.
Galleria Umberto I (La) (Stan Neumann, Richard Copans, 2001)
Construite à Naples entre 1885 et 1892, la monumentale Galleria Umberto I est un passage couvert animé où il fait bon flâner, travailler et s’amuser. Stan Neumann analyse avec brio l’histoire de sa construction et rend compte de l’imbrication complexe des différents régimes de propriété qui régissent, dans un même espace, des relations conflictuelles entre privé et public.
Garches 1936 - La Fête annuelle du Parti communiste et de « L’Humanité » (Collectif & Anonyme, 1936)
Le 30 août 1936, un public nombreux se rend à Garches pour assister à la fête annuelle du Parti communiste et de « L’Humanité »
Gare Saint-Pancras (La) (Stan Neumann, Richard Copans, 1999)
Entre 1865 et 1873, à Londres, la Midland Railway fit édifier une gare accompagnée d’un hôtel de voyageurs. Richard Copans complète son analyse par des références aux grands débats architecturaux de l’Angleterre du XIXe siècle.
Gel du printemps (Le) - Prague 1968 (Patrick Rotman, Virginie Linhart, 1998)
Pour la première fois, on voit les images du Printemps de Prague tel qu’il a éclos à partir de janvier 1968, date à laquelle Alexandre Dubcek est élu secrétaire général du parti communiste tchécoslovaque à l’unanimité.
Gendarme se marie (Le) (Jean Girault, 1968)
Le Maréchal des logis-chef Cruchot rencontre, suite à un accident, Josépha, la veuve d’un colonel de gendarmerie. Sous le charme, et pour plaire à la belle, Cruchot fait de nombreux efforts.
Général de Bollardière et la torture (Le) (André Gazut, 1974)
L’histoire de ce Général qui s’est opposé à la torture en Algérie. Ce film a été retrouvé par Gilles Barthélemy vidéothécaire, et exhumé du grenier du réalisateur !
Génération (Patrick Rotman, Daniel Edinger, Hervé Hamon, Jean Lassave, Françoise Prébois, Gilles Nadeau, 1988)
Génération est le feuilleton d’une génération qui a grandi sous la Guerre froide puis la guerre d’Algérie et qui, débordant d’énergie, prête à exploser, fait son entrée dans les années soixante. Cette série de quinze épisodes fait le portrait de celles et ceux qui se sont impliqués dans les luttes d’hier, alternant images d’archives et interviews.
Génération FLNC - 1 - Les Années romantiques 2 - Les Années de plomb (Samuel Lajus, 2002)
Ils sont 50, hommes, femmes, militants, anciens militants du FLNC, le Front de libération nationale de la Corse, à avoir accepté de se livrer à visage découvert
Génération Hip-Hop - Le mouv’ des ZUP (Jean-Pierre Thorn, 1998)
« Génération Hip Hop ou le Mouv’ des ZUP » nous propulse dans l’univers des banlieues, à travers des groupes de jeunes qui ont fait de la danse urbaine leur moyen d’expression. Le film interroge ce phénomène qui mobilise des dizaines de milliers de participants et contribue, à son niveau, à forger la nouvelle identité française.
Genèse d’un repas (Luc Moullet, 1978)
A partir d’une boîte de thon, d’une omelette et d’une banane, enquête économico-sociale sur l’origine et l’itinéraire de ces produits avant leur consommation.
Génie du mal (Le) (Hélène Chatelain, Iossif Pasternak, 2003)
Le 29 mai 2002, a eu lieu à Moscou la première représentation publique du « Requiem » composé par Alexandre L. Lochkine en 1949. Jamais sa musique n’avait été jouée : celui-ci avait été banni de la communauté des intellectuels, soupçonné d’avoir collaboré avec le KGB et accusé d’avoir dénoncé.
Gens des baraques (Les) (Robert Bozzi, 1995)
En 1970, de nombreux bidonvilles encerclaient Paris et Saint-Denis et comptaient une multitude d’immigrés portugais fuyant la misère et la dictature de Salazar. Robert Bozzi y tournait alors un documentaire. 25 ans après, il part à la recherche de certaines personnes filmées, dont un bébé et sa mère…
Gens du Pô (Michelangelo Antonioni, 1943-47)
Rédacteur de la revue Cinéma, assistant de Marcel Carné pour Les Visiteurs du soir, auteur » proses d’art « , Antonioni vient d’avoir 30 ans quand l’Istituto Luce lui donne les moyens de réaliser son premier film, dans sa région natale : la basse vallée du Pô.
Georges Delerue (Jean-Louis Comolli, 1994)
Cet hommage à Georges Delerue est composé de témoignages de réalisateurs qui ont choisi sa musique pour leurs films, et d’extraits du « Mépris », « Tirez sur le pianiste », « Les Deux Anglaises et le continent », « Love »…
Gerboise bleue (Djamel Ouahab, 2008)
Gerboise Bleue raconte l’histoire des vétérans français et des Touaregs algériens victimes des premiers essais atomiques français dans le Sahara de 1960 à 1966.
Geti Tey (La pêche aujourd’hui) (Samba Félix NDiaye, 1978)
Les bateaux-usines venus de l’étranger menacent le métier des pécheurs côtiers sénégalais qui nourrissent pourtant près de 90% de la population des littoraux.
Ghetto Expérimental (Le) (Jean-michel Carré, Adam Schmedes, 1975)
Premier film à ce jour sur l’université de Vincennes Paris VIII. Ce film se veut un document sur la signification politique de Vincennes et de l’université en général.
Ghiro Ghiro tondo (Yervant Gianikian, Angela Ricci Lucchi, 2007)
Une collection de jouets d’enfants faits de matériaux divers : bois, fer, papier, étoffe, craie, celluloïd, cire. Le film couvre l’époque qui va de la fin de la première guerre mondiale jusqu’aux années cinquante.
Gimme shelter (Charlotte Zwerin, Albert Maysles, 1971)
Un film légendaire sur la tournée américaine des Stones en 1969, marquée par le meurtre d’un jeune spectateur à Altamont. Un documentaire rare qui enregistre ce double mouvement : le rock en tant qu’utopie communautaire, puis son soudain effondrement.
Gladiateurs (Les) (Peter Watkins, 1969)
Dans un avenir proche, en Suède, des gladiateurs des temps modernes s’affrontent lors de jeux de massacre télévisés. Dans ce film pacifiste et critique du pouvoir médiatique, il suffit d’appuyer sur un bouton d’ordinateur pour donner la mort. Jusqu’où la manipulation télévisuelle peut-elle aller ?
Glaneurs et la glaneuse (Les) (Agnès Varda, 2000)
Agnès Varda rencontre ceux qui, pour vivre, ramassent ou récupèrent les « restes » des autres : déchets de fin de marchés, objets abandonnés sur les trottoirs…Ceux qu’elle appelle les glaneurs de notre temps.
Goémons (Yannick Bellon, 1948)
Dans une ferme ingrate située sur l’île de Béniguet, au large de la pointe du Finistère, vivent un couple avec une petite fille qui récoltent le goémon noir, riche en iode. La réalisatrice fait trois voyages entre 1945 et 1947 pour filmer l’âpreté du travail de ces hommes et de cette femme sur cette île.
Good Bye, Lenin ! (Wolfgang Becker, 2002)
Une Allemande de l’Est, mère de famille, tombe dans le coma avant que l’Allemagne ne soit réunifiée. Lorsqu’elle se réveille, après la chute du mur de Berlin, son fils décide de lui masquer la vérité et de continuer à vivre comme si de rien n’était…
Good night and good luck (George Clooney, 2006)
Comment, dans les années 50, Edward R. Murrow, le présentateur du journal télévisé de CBS de l’époque, et le producteur Fred Friendly contribuèrent à la chute du sénateur Joseph McCarthy, à l’origine de la tristement célèbre chasse aux sorcières.
Gosford Park (Robert Altman, 2002)
Au début des années trente, une famille d’aristocrates avec à sa tête la maitresse de maison, Lady Sylvia McCordle, organise une partie de chasse au cours de laquelle son mari Sir William McCordle est retrouvé poignardé. Cet assassinat va bouleverser l’ordre établi et révéler la complexité des liens entre les maitres et leurs serviteurs.
Goupi mains rouges (Jacques Becker, 1943)
Les Goupi, au nombre de douze, habitent un coin de Charente. Par un jeu d’alliances, ils ont réussi à s’emparer de la quasi-totalité du village. Chaque membre du groupe est défini par un surnom et doit sacrifier à la mission du clan, celle de l’argent. Jusqu’au jour où l’un d’entre eux s’empare du magot que tous convoitent… Un grand classique du cinéma français, réalisé pendant l’Occupation.
Grador grand vétérinaire (Guy Olivier, 1972)
Portrait de Pierre Grador, vétérinaire à Uzerche.
Grand Bazar à Canton (Bertrand Schmit, 2003)
La tournée des marchés de Gino Vuoso, marchand forain de son état, va l’amener jusqu’à… Canton, pour y réaliser son rêve : dénicher des gadgets « number one » à des prix imbattables. Une chronique marchande et entreprenante, non dénuée d’humour, mêlée à la découverte inattendue d’une Chine éveillée, contrastée, extraordinairement inventive.
Grande lessive (La) (Jean-Pierre Mocky, 1978)
Un professeur de lettres part en croisade contre les méfaits de la télévision. Il sabote les antennes des parents de ses élèves, provoque des orages qui brouillent la réception des programmes.
Grande Lutte des mineurs (La) (Film collectif sous la direction de Louis Daquin, 1948)
Automne 1948 : des techniciens et des travailleurs de l’industrie du film CGT réalisent bénévolement un document sur la grande grève des mineurs et sa violente répression. La force des images et du commentaire transmet bien l’intensité de cette lutte.
Grand Méliès (Le) (Georges Franju, 1952)
« Ce film est plus un hommage qu’une simple biographie. On sent derrière chaque image la tendresse, l’émotion du cinéaste qui se souvient du premier enchanteur du cinéma.
Grands comme le monde (Denis Gheerbrant, 1998)
Ils s’appellent Hafid ou Faouzi, Joackim ou Oumarou, Dave ou Radwane. Il vivent dans une cité de la région parisienne. Dans ce film, Denis Gheerbrant a voulu donner à comprendre ce qu’on a dans la tête, lorsque l’on est au seuil de l’adolescence.
Grands soirs et petits matins (William Klein, 1978)
Le mois de mai 1968 à Paris par le cinéaste et photographe américain William Klein. La caméra se porte dans les rues du Quartier latin, de la Sorbonne à l’Odéon, tout près des manifestants, enregistrant les débats sur le vif et au jour le jour.
Grass : A Nation’s Battle for Life (Merian Cooper, Ernest Shoedsack, 1925)
Au cours d’une expédition en Turquie et en Iran, les cinéastes Cooper et Schoedsack, futurs réalisateurs de Chang et King Kong, et la journaliste Marguerite Harrison suivent à travers déserts et montagnes d’Anatolie la transhumance annuelle de la tribu des Bakhtiari vers de nouveaux pâturages.
Grèves d’occupation (Collectif & Anonyme, 1936)
Actualités réalisées par des ouvriers pour représenter les importants mouvements de grévistes de juin 1936, dans la région parisienne.
Guernica (Alain Resnais, 1949)
Le 26 avril 1937, la petite ville espagnole, républicaine, de Guernica est bombardée par l’armée franquiste. Elle est rasée et incendiée. Cest la première fois dans l’histoire que l’aviation s’attaque ainsi à une population civile. On dénombra deux mille morts.
Guerre des cotons (La) (Jean-Michel Rodrigo, 2005)
C’est l’histoire de la mondialisation appliquée au coton. Le cas du coton a fait couler beaucoup d’encre depuis le lancement, en 2001, du premier appel des cotonniers ouest africains pour la survie de leur filière, menacée par la concurrence internationale.
Guerre du peuple en Angola (Bruno Muel, Marcel Trillat, Antoine Bonfanti, 1975-1977)
En 1975 et en 1977, à l’occasion d’une mission de formation de jeunes cinéastes angolais mandatée par le Parti communiste français, Marcel Trillat, Antoine Bonfanti et Bruno Muel ont rapporté ce court-métrage sur un gamin de Luanda.
Guerre et baillon (Classe de 1ère service du lycée Marcel Pagnol de Limoges, 2000)
Comment un acte symbolique et spontané de soutien à une protestation pacifiste de rappelés le 7 mai 1956 à la Villedieu, déclencha les foudres de l’armée et de la justice
Guichets du Louvre (Les) (Michel Mitrani, 1974)
Un jeune étudiant, averti de l’imminente rafle, se rend dans le quartier Saint-Paul pour tenter de sauver quelques personnes. Il rencontre une jeune fille juive et tente de la sauver en traversant vers la rive gauche.
Haine (La) (Mathieu Kassovitz, 1995)
Après une bavure policière, une nuit d’émeutes éclate entre les jeunes de la cité des Muguets et la police. Parmi ces jeunes aveuglés par la haine, 3 amis vont vivre la journée la plus importante de leur vie. Aujourd’hui, ils ne sont plus 3… ils sont 4 avec le Smith & Wesson 44 chromé qu’un des policiers a perdu pendant les émeutes…
Hair (Milos Forman, 1979)
Claude Bukowski, jeune fermier de l’Oklahoma, désire visiter New York avant de partir pour le Vietnam. A Central Park, il se lie d’amitié avec un groupe de hippies. Cette rencontre va bouleverser sa vie.
Hair, Let The Sun Shine in (Philippe Garrel, Pola Rapaport, 2007)
À l’occasion des 40 ans du « Summer of love », l’INA a édité un DVD comprenant : un documentaire de Pola Rapaport sur la comédie musicale Hair (Hair, Let the Sun Shine in, 54mn 2007) ; un film de Philippe Garrel conçu à partir de sujets tournés en 1966 et 1967 sur le Living Theatre.
Harkis (Alain Tasma, 2006)
1972, le sud de la France, en pleine forêt. Un camp de Harkis entouré de barbelés. Insalubrité, privation de liberté, couvre feu, tutelle administrative et financière infantilisante, travail obligatoire dans les champs constituent leurs conditions de vie. C’est dans ce camp que débarque la famille Benamar, famille qui fera tout pour s’en sortir….
Harlan country Usa (Barbara Kopple, 1976)
Une grève de mineurs en 1973, dans le comté de Harlan, Kentucky, qui fut déjà, dans les années trente, le théâtre d’évènements sanglants liés à la répression. Barbara Kopple s’installa sur les lieux et, pendant treize mois, filma tout.
He Fengming, chronique d’une femme chinoise (Wang Bing, 2007)
Une vieille femme, He Fengming, raconte sa vie qui couvre plus de soixante ans de l’histoire de la Chine. Jeune étudiante quand les communistes prennent le pouvoir en 1948, elle rejoint les rangs de la révolution.
Henri Alleg, l’homme de la question (Christophe Kantcheff, 2008)
Le nom d’Henri Alleg est associé au titre d’un livre : la Question. Il raconte les sévices qu’il a subis alors qu’il était aux mains des militaires français
Héritages (Pascal Cling, Daniel Cling, 1996)
Trois rescapés d’Auschwitz racontent de quelle façon et dans quelles circonstances ils ont révélé leur histoire depuis leur retour.
Herman Slobbe (Johan Van der Keuken, 1966)
Au cours du tournage de l’enfant aveugle, Johan Van der Keuken remarque Herman Slobbe auquel, il consacre un deuxième film.
Héroïque cinématographe (L’) (Laurent Veray, Agnès De Sacy, 2003)
Puisant dans les fonds d’archives européens, ce film reconstitue le journal de guerre fictif de deux opérateurs, un Français et un Allemand, entre 1914 et 1918. Un regard neuf sur d’exceptionnelles images d’archives.
Héros fragiles (Emilio Pacull, 2006)
Le 11 septembre 1973, le gouvernement socialiste Chilien était renversé par un coup d’Etat militaire. Après trente années d’exil en France, Emilio Pacull retourne sur les traces de sa famille qui a participé, aux côtés d’Allende, à la révolution socialiste, et propose un film où se côtoient sans s’opposer l’intime et l’événement Historique, le document d’archive et le sentiment personnel.
Heure des brasiers (L’) (Fernando Solanas, 1968)
Oeuvre de référence de l’histoire argentine, ce film est aussi un classique du cinéma politique, qui ne cesse d’alimenter la réflexion sur l’ingérence des pays riches et la révolte comme seul moyen de se libérer du joug de l’oppresseur.
Hippocampe ou cheval marin (L’) (Lionel Rogosin, 1933)
Observation des amours du seul poisson à se mouvoir verticalement.
Hirbet Hizaa (Ram Loevy, 1978)
Ce film aborde le sujet tabou de l’expulsion des Palestiniens de leurs terres par l’armée israélienne, en 1948, contre la thèse officielle de leur fuite et de l’abandon de leur territoire
Histoire(s) du cinéma (Jean-Luc Godard, 1999)
Citant, juxtaposant, triturant, célébrant le 7e art comme une synthèse des six autres, Godard refait le XXe en un vertigineux rébus.
Histoire de vent (Une) (Joris Ivens, Marceline Loridan, 1988)
Un vieil homme, seul sur une dune de sable, attend le vent. Cet homme n’est autre que Joris Ivens lui-même qui se met en scène pour filmer l’invisible.
Histoire du siècle, anthologie en images, Vol. 6 (1968-1979) (L’) (Philippe Grandrieux, 1999)
Ce film fait partie d’une série de 9 films sur l’histoire du siècle, évoquée par l’historien Anthony Rowley, commentaires de René Rémond.
Histoire du siècle, anthologie en images, Vol. 7 (1959-1968) (L’) (Max Whiby, Philippe Grandrieux, 1996)
À partir d’un rigoureux travail d’archives, trois séquences sont proposées : l’état du monde en 1959, le pouvoir naissant de l’image dans les années soixante et enfin l’évocation de la « génération contestation » en 1968.
Histoires d’Amérique : food, family and philosophy (Chantal Akerman, 1988)
À New York, entre mémoire et oubli, plusieurs personnes livrent leur(s) histoire(s) d’émigrants juifs.
Histoires d’ARCHITECTURES (Patrick Séraudie, Michel Toutain, 2002)
Donner à comprendre un bâtiment, rester aussi près que possible de l’architecture, revenir toujours à la subjectivité des choix de l’architecte, telle est la démarche de la collection Histoires d’ARCHITECTURES.
Homme à la caméra (L’) (Dziga Vertov, 1928)
Une journée de la vie quotidienne à Odessa: un opérateur filme, une monteuse visionne ses images, des spectateurs regardent le film qui est fait.
Homme aux semelles d’ (L’) (Omar Amiralay, 2000)
Rencontre avec Rafiq Hariri, entrepreneur et milliardaire qui était le leader de l’opposition libanaise après avoir été Premier ministre.
Hommes du Labici B. (Les) (François Chilowicz, 2003)
Un cargo appareille de France, pour livrer du sucre en Algérie. À son bord, 11 marins de 7 nationalités différentes, sous pavillon de complaisance… Les ennuis sont au bout du voyage…
Hôpital au bord de la crise de nerfs (Stéphane Mercurio, 2003)
Plongée au coeur de l’institution hospitalière croisera deux niveaux de perception de la crise : d’un côté la direction, de l’autre, les soignants en prise directe avec les malades. Entre les deux réunions sans fin, discussions, incompréhension et un même discours : l’hôpital est au bord de la rupture.
Hôtel des Invalides (Georges Franju, 1952)
Commandé par le ministère de la Défense, le film porte sur le Musée de l’Armée installé dans l’Hôtel des Invalides. Georges Franju a transformé cette commande en un plaidoyer contre la guerre et ses atrocités.
Humain trop humain (Louis Malle, 1972)
Un regard insistant sur les conditions de travail à la chaîne dans une usine d’automobiles.
Humanité (L’) (Bruno Dumont, 148 mn)
L’histoire d’un homme simple, jeune, qui se sait peu et espère en chacun de nous. Lieutenant de police Pharaon De Winter. L’histoire de sa vie naïve. Voici son sacrifice…
Hunger (Steve McQueen, 2008)
La grève de l’hygiène et de la faim des prisonniers de l’IRA pour obtenir le statut de prisonniers politiques
Ian Palach (Raymond Depardon, 1969)
Le 16 janvier 1969, Jan Palach s’immole par le feu à Prague pour protester contre l’invasion de la Tchécoslovaquie en août 1968… Raymond Depardon réalise son premier court-métrage en filmant l’hommage qui lui est rendu.
île (L’) (Sylvaine Dampierre, Bernard Gomez, 1998)
Fernand est amoureux de son jardin ouvrier insulaire. Le lopin de terre qu’il affectionne est placé au pied de la « forteresse ouvrière », bâtiments désaffectés de l’usine Renault, dans lesquels il a travaillé toute sa vie.
Ile aux fleurs (L’) (Jorge Furtado, 1989)
Douze minutes qui suffisent pour mettre en branle les rouages indéfectibles du commerce mondial.
Ile de Chelo (L’) (Odette Martinez, Ismaël Cobo, Laetitia Puertas, 2008)
Le film raconte la trajectoire d’une résistante de la guérilla antifranquiste de León-Galice durant et après la guerre civile espagnole (1939-1948) : Consuelo Rodriguez Montes dite « Chelo » de son nom de maquisarde.
Ile du requin, notre coeur (Réalisation collective, 2006)
On les nomme Seris, ils s’appellent Comca’acs. Ils ont manqué d’être exterminés plusieurs fois dans l’histoire. Aujourd’hui, on veut construire un complexe touristique marin sur leurs terrains.
Il était une fois en Côte-d’Ivoire (Julien Suaudeau, 2005)
À la mort du Vieux, le président Félix Houphouët-Boigny en 1993, ils étaient quatre à briguer sa succession en Côte d’Ivoire
Il était une fois l’Amérique (Sergio Léone, 1984)
Il était une fois deux truands juifs, Max et Noodles, liés par un pacte d’éternelle amitié.
Il pleut toujours où c’est mouillé (Jean-Daniel Simon, 1974)
L’approche des élections législatives enfièvre la population d’un petit village du Lot-et-Garonne, où vit André jeune agriculteur qui se refuse à prendre parti. Pour lui et sa femme Marianne les priorités sont ailleurs. La petite exploitation ne rapporte guère : les dettes s’accumulent, le vieux tracteur rend l’âme et les démarches engagées auprès du Crédit Agricole sont vaines. Dans ce cadre comment aborder les moissons qui approchent ?
Ils attrapèrent le bac (Carl Theodor Dreyer, 1948)
Commande de la prévention routière pour inciter les conducteurs à la prudence.
Il y a tant de choses encore à raconter (Omar Amiralay, 1997)
Quelques mois avant la mort du dramaturge syrien Saadallah Wannous, son ami Omar Amiralay lui donne la parole. Le film est un témoignage sur leur génération, celle du conflit israélo-arabe.
Images oubliées de Germaine Tillion (Les) (François Gauducheau, 2001)
A 92 ans l’ethnologue et résistante retrouve dans ses archives des clichés pris dans le Massif des Aurès en Algérie, où elle effectua ses premières missions dans les années 30. Ces photos témoignent d’un monde disparu, mais surtout elles éclairent la vie, la pensée et la personnalité de cette femme qui fut un des grands témoins du 20ème siècle.
Immemory (Chris Marker, 1998)
L’hypothèse de travail était que toute mémoire un peu longue est plus structurée qu’il ne semble. Bienvenue donc dans dans “Mémoire, terre de contrastes” - ou plutôt, comme Chris Marker a choisi de l’appeler, Immémoire : Immemory.
Immeuble, des histoires (Un) (Emmanuel Laborie, 2003)
93 appartements ont été investis par des candidats au logement social qui ont fait un double pari : celui de vivre dans un quartier en friche, chantier à ciel ouvert, mais aussi celui d’habiter une architecture originale dont la manifestation la plus spectaculaire est la présence de sérigraphies sur la façade.
Indonésie appelle (L’) (Joris Ivens, 1946)
Joris Ivens avait été choisi par le gouvernement Hollandais pour filmer la libération de l’Indonésie. Face aux événements, il démissionne et réalise ce pamphlet pour l’indépendance de l’Indonésie.
Infinie tendresse (Une) (Pierre Jallaud, 1969)
L’amitié entre deux petits garçons dans un centre pour enfants handicapés cérébro-moteurs.
In the Street (James Agee, Janice Loeb, Helen Levitt, 1952)
A New York, des enfants noirs filmés dans les rues de l’Upper East Side de Manhattan.
Invasions barbares (Les) (Denys Arcand, 2002)
Sébastien accepte tant bien que mal de revenir à Montréal aider sa mère à soutenir son père gravement malade. Pour adoucir les épreuves de ce dernier, il rameute la joyeuse bande de sa jeunesse.
Isole della laguna (Luciano Emmer, Enrico Gras, 1948)
La lagune de Venise, " fausse mer et fausse terre « , mélange de vie et de désolation, où les " fous " de l’hospice de San Clemente sont, pour longtemps encore, de tristes fantômes d’hommes.
Israël-Palestine : l’emprise des images (Antonio Wagner, Jérôme Bourdon, 2008)
A l’occasion du 60ème anniversaire de la création de l’état d’Israël, un film sur le conflit le plus médiatique de l’histoire du XXè siècle, qui mobilise toujours autant d’émotion et de passion.
Israël-Palestine : une terre deux fois promise (William Karel, 1997)
À l’aube du 50e anniversaire de l’état d’Israël, se pose la question à laquelle personne ne peut ou ne veut répondre : comment deux peuples vont-ils pouvoir vivre sur une même terre, une terre deux fois promise ?
Jacques Lacan, la psychanalyse réinventée (Élisabeth Kapnist, 2001)
Par le témoignage d’historiens, de psychanalystes et de philosophes, le documentaire parvient à donner une idée précise de ce que pouvaient être l’enseignement et la pratique de la psychanalyse de Jacques Lacan.
Jaguar (Jean Rouch, 1961)
Le berger Lam, Illo le pêcheur et Damouré l’écrivain public décident de se rendre à Accra pour y trouver fortune car, au Niger, la coutume veut que les jeunes gens s’expatrient le temps de réunir le montant de la dot indispensable à leur mariage.
Jamais à Marseille le chant des oiseaux n’avait été si fraternel (Stéphane Gatti, 1991)
Interrogé à la fin de l’expérience marseillaise, Gatti se livre à quelques attaques…
Jammin’ the Blues (Gjon Mili, 1944)
Tournées à Los Angeles en 1944, dix minutes saisissantes réunissant les plus grands jazzmen de l’époque.
Jardin du Luxembourg (Mannus Franken, 1927)
Observation des promeneurs des jardins du Luxembourg par le cinéaste néerlandais qui collabora notamment avec Joris Ivens pour La Pluie.
Jardin d’Auteurs (Patrick Séraudie, Michel Toutain, 1993)
Une série de six films sur six parcs du Limousin évoqués dans la littérature.
Jeannette bourgogne (Jean Gourguet, 1938)
La vie d’une petite orpheline qui, a dix-neuf ans, est nommée institutrice dans un tout petit village du Morvan où elle joue un grand rôle.
Jean Nolle, paysan cinéaste (Marc Alfieri, 1999)
Devenu inventeur de machines agricoles afin de sortir sa famille de la ruine, Jean Nolle a exporté son savoir là où l’on en a besoin, dans les pays du Tiers Monde.
Jean Renoir le patron (Jacques Rivette, 1966)
Sur les bords de la Marne, en 1966, Jean Renoir et Michel Simon dialoguent autour de la direction d’acteurs. Cette émission est la deuxième d’un tryptique consacré par Jacques Rivette au grand cinéaste.
Jetée (La) (Chris Marker, 1962)
Une catastrophe nucléaire a détruit toute vie humaine à la surface de la terre. Paris a été rayé de la carte. Les « vainqueurs » de cette guerre nucléaire cherchent le moyen de sauver la race humaine.
Je t’aime, je t’aime (Alain Resnais, 1968)
Claude Ridder, rescapé d’une tentative de suicide, représente un cas qui intéresse les savants. Puisqu’il a vécu entre la vie et la mort, il est le cobaye idéal pour un voyage dans le temps. Claude accepte de se soumettre à l’expérience.
Jeune Fille au livre (La) (Jean-Louis Comolli, 1994)
Spécialement conçu pour l’image, « La Jeune Fille au livre » est un opéra qui raconte la passion destructrice entre un peintre et son modèle. Autour d’une toile, dans les coulisses du marché de l’art, va se jouer un drame philosophico-policier.
Jeux de rôles à Carpentras (Jean-Louis Comolli, 1998)
1990 : profanation du cimetière juif de Carpentras. Sans refaire le « procès Carpentras », Jean-Louis Comolli pointe les contradictions, les doutes, et nous donne les clés d’une affaire complexe, à l’enjeu politique national.
Joli mai (Le) (Chris Marker, Pierre Lhomme, 1963)
Filmé en deux parties dans le Paris du mois de mai 1962, Chris Marker interroge des hommes et des femmes sur les problèmes politiques, sociaux et de leur vie quotidienne.
Joseph Kosma (Serge Le Péron, 1996)
Ce portrait de Joseph Kosma, compositeur d’origine hongroise, riche en extraits de films et en témoignages de musiciens et de musicologues, retrace la vie de l’auteur des plus belles chansons du cinéma francais.
Journal de campagne (Amos Gitaï, 1983)
Journal tourné dans les territoires occupés avant et pendant l’invasion du Liban. Le film fait ressentir le malaise éprouvé par les jeunes soldats occupants…Il fut longtemps banni des écrans par les autorités israéliennes.
Journal Intime (Nanni Moretti, 1994)
Nanni Moretti se met en scène et nous invite à partager son jardin secret. A travers les rues de Rome en Vespa, dans la pittoresque île de Lipari au Nord de la Sicile, chez son ami Gerardo et de visites en visites chez une multitudes de médecins, incapables de diagnostiquer le mal mystérieux dont il souffre.
Journée d’Andrei Arsenevitch (Une) (Chris Marker, 1999)
Retrouvailles du réalisateur russe Andreï Tarkovski, exilé à Paris et en fin de vie, avec sa famille retenue depuis cinq ans en URSS. Cette scène éprouvante est entrelacée d’images, plus anciennes, du cinéaste au travail et d’extraits de ses films.
Jours de grève à Paris Nord (Jean-Louis Comolli, Ginette Lavigne, 2003)
En décembre 95, il y avait des grèves. Sept ans ont passé. Les jours de décembre se sont éloignés à toute vitesse, point brillant au fond de quel tunnel ? Cinq cheminots sont au coeur du film tourné à l’antenne traction de Paris-Nord. Des luttes d’hier aux luttes d’aujourd’hui, le film sera-t-il passeur de la réflexion ?;
Juha (Aki Kaurismäki, 1996)
Juha, propriétaire et fermier qui, malgré l’opposition de sa mère, élève la jeune et pauvre Marja et l’épouse. Une histoire d’amour à trois…
Juillet à Quiberville (Didier Nion, 1998)
Film tourné au bord de la mer dans un camping « chez les pauvres en vacances » : au rythme des journées qui passent, la bagarre de la vie traverse doucement la plage des vacances.
Jules César au secours des chômeurs (Judith Du Pasquier, 1993)
Six hommes chômeurs de longue durée, exclus du système économique et social, retravaillent enfin grâce à l’action de leur centre social au sein de la maison des jeunes et de la culture de La Souterraine.
Jungle plate (La) (Johan Van der Keuken, 1978)
La Waddenzee, Mer des Terres humides, est une région naturelle unique, zone côtière des Pays-Bas, d’Allemagne et du Danemark qui, selon les marées, est tantôt mer, tantôt terre. Johan van der Keuken filme cette « jungle plate », sa faune, sa flore et ses habitants. Leur vie a été bouleversée par les développements économiques, techniques et industriels de la région.
Junkopia (Chris Marker, 1981)
Sur la plage d’Emeryville a San Francisco, des artistes non identifiés laissent quelques signes fabriqués avec ce que la mer abandonne.
J’ai huit ans (Yann Le Masson, 1961)
Film réalisé à partir de dessins d’enfants algériens recueillis dans un camp en Tunisie.
J’ai rêvé d’une grande étendue d’eau (Laurence Petit-Jouvet, 2002)
Dans sa consultation d’ethnopsychanalyse à l’Hôpital Avicenne de Bobigny, Marie Rose Moro reçoit des familles migrantes, venues d’Afrique, d’Asie, du Moyen Orient et d’ailleurs. Là, les patients peuvent exprimer ce qui leur arrive, sans se couper de leurs croyances, de leurs coutumes, ni de leur histoire. Lieu d’invention autant qu’espace clinique d’exception, ce service a accepté qu’une caméra témoigne du travail sensible qui s’y déroule.
Karakoram (Marcel Ichac, 1936)
Récit de la première expédition française dans l’Himalaya, en 1936, des préparatifs du voyage jusqu’au terme de l’ascension.
Karnaval (Thomas Vincent, 1999)
A Dunkerque, le carnaval bat son plein nuit et jour. Un soir, Larbi tombe sous le charme de Béa, mariée à Christian, et va tenter de la convaincre de tout larguer avec lui…
Kashima paradise (Yann Le Masson, Benie Deswarte, 1973)
Entre Kashima et Tokyo, se construit vers 1970 l’aéroport de Narita : les paysans refusent de vendre leurs terres et affrontent les gardes mobiles envoyés pour les expulser. Portrait sociologique d’une nation au début des années mille neuf cent soixante-dix.
Kataev, la classe du maître (Jean-Louis Comolli, 1988)
Le chef d’orchestre russe Vitali Kataev, professeur au conservatoire de Moscou, est venu au conservatoire de Paris offrir le fruit de son expérience. Jean-Louis Comolli a suivi ces quelques jours de travail.
Katia et le crocodile (Vera Simkova, jan Kucera, 1966)
Katia, petite fille de huit ans, se voit confier par un garçon les étonnants animaux de sa classe qu’il doit garder pendant les vacances. Inconsciente, sa petite sœur libère l’animalerie. Une délirante course-poursuite s’ensuit alors dans tout le quartier…
Kipsi (Philippe Cassard, 1996)
A travers les péripéties d’un petit garçon, parti accompagner une expédition d’approvisionnement de nourriture pour son village au Mali, ce film explique de manière simple la cohabitation entre zones déficitaires et zones agricoles productrices au Sahel.
Kugelhof (Le) (Ginette Lavigne, 1991)
Dans la famille de la réalisatrice, le kugelhof est une tradition qui se transmet par les filles. La recette a été apportée par la mère, de Roumanie. C’est l’histoire de sa famille que Ginette Lavigne veut ressaisir à travers la confection de ce gâteau.
Kwassa Kwassa Creuse (Patrick Watkins, 2005)
Depuis 1997, le lycée professionnel d’Aubusson dans la Creuse, accueille une trentaine de Mahorais. A travers leurs récits, c’est aussi l’histoire coloniale occultée et refoulée que nous redécouvrons…
Land and freedom (Ken Loach, 1995)
Évocation de la guerre d’Espagne, à travers l’histoire d’un vieil homme que sa petite-fille enterre à Liverpool.
Langue ne ment pas (La) (Stan Neumann, 2004)
Le journal intime que Victor Klemperer a tenu de 1933 à 1945 est un des témoignages les plus précis et les plus impressionnants sur le destin des Juifs allemands sous le régime nazi.
LBO : les insoumis (Olivier Minh, 2007)
Près de 2000 entreprises et un million de salariés sont concernés en France : le phénomène des LBO, c’est-à-dire le rachat à crédit d’entreprises en bonne santé économique, s’accélère. Face à l’immense puissance de la finance internationale, le combat des salariés victimes de LBO semble perdu d’avance. Pourtant certains d’entre eux résistent de fort belle manière…
Léon Blum ou la fidélité (Claude Fayard, 1973)
A travers des documents d’archives et de nombreux témoignages de qui l’a approché, le long de son parcours, ce documentaire dresse un portrait vivant de Léon Blum.
Les Lumières de la ville (Charles Chaplin, 1931)
En errant dans la ville, un vagabond rencontre une jeune fleuriste aveugle qui, par une suite de quiproquos, le prend pour un riche promeneur. Epris de la jeune femme, Charlot se met en tête de réunir les fonds pour guérir l’infirmité de la jeune fleuriste…
Lettre à mon ami Pol Cèbe (Michel Desrois, 1970)
Où le ruban d’une autoroute se met à enregistrer les pensées.
Lettre de Sibérie (Chris Marker, 1958)
Sur les mêmes images trois commentaires différents sur le régime communiste : l’un élogieux, l’autre critique, le dernier n’ayant rien à voir avec la politique.
Lettres de fin d’apartheid (Catherine Moutout, 2001)
Que reste-t-il de l’apartheid ? L’Afrique du Sud a certes rompu avec son système raciste en 1994, mais le passé n’est pas aboli : les inégalités sociales et les préjugés ne disparaissent pas si vite.
Level five (Chris Marker, 1997)
L’Histoire interactive, ou comment se prendre au jeu… Laura, en compagnie d’un interlocuteur invisible, doit terminer l’écriture d’un jeu vidéo consacré à la bataille d’Okinawa. Au fur et à mesure que Laura accumule témoignages et documents, ceux-ci commencent à interférer avec sa propre vie…
Libé : je t’aime moi non-plus (Patrick Benquet, 2008)
Libé : je t’aime, moi non plus propose un autre regard sur Mai 68 et sur les années qui ont suivi à travers l’histoire du quotidien qui se voulait sans publicité ni actionnaires financiers. Un premier numéro de quatre pages paraît le 18 avril 1973 lançant une souscription pour le financement « d’un organe quotidien entièrement libre ». Le 22 mai, Libération sort pour la première fois en kiosque au prix de 0,80 franc.
Ligne de vie (Serge Avédikian, 2002)
Dans un camp de concentration, des bourreaux et des victimes, la présence quotidienne de la mort. Un prisonnier dessine en cachette, un gardien le surprend…
Livre d’Histoire (Le) (Li Hastrup, 1972)
Ces six films sur l’histoire mondiale sont destinés aux enfants à partir de la fin du primaire. Ils traitent de l’évolution des rapports de classe et de pouvoir, du Moyen Age à nos jours.
Loin du vietnam (Collectif : Jean-Luc Godard, Joris Ivens, William Klein, Claude Lelouch, Chris Marker, Alain Resnais, 1967)
1967, un groupe de cinéastes décide d’affirmer son soutien au peuple vietnamien en lutte contre les USA, le but n’étant pas de réaliser un documentaire sur le Vietnam, mais d’ouvrir une réflexion sur cette guerre impérialiste.
Lorraine, coeur d’acier (Alban Poirier, Jean Serres, 1981)
La CGT crée une radio libre «pirate» qui aborde les problèmes de la classe ouvrière dans la région.
Lucie Aubrac, en plein cœur (Emmanuel Laborie, 2000)
Depuis son engagement dans la Résistance, Lucie Aubrac n’a eu de cesse de chercher à transmettre son expérience, en sillonnant les lycées et collèges de France. Ce jour-là, elle venait parler aux élèves tailleurs de pierre du lycée Saint-Lambert à Paris.
Lucien Lacombe (Louis Malle, 1974)
Juin 1944. Lucien Lacombe, jeune paysan du Sud-Ouest travaillant à la ville, retourne pour quelques jours chez ses parents. Ne pouvant rejoindre le maquis, il remonte à Paris et finalement se laisse engagé par la Gestapo.
Lutte des cheminots de l’Aveyron et du Lot (La) (Michel Raynal, 1995)
« Film souvenir » d’un cheminot immortalisant ses collègues et amis durant les différentes manifestations, assemblées générales et piquets de grève des mouvements sociaux de novembre et décembre 1995.
Lycées de l’an neuf (Les) (Gilbert Larriaga, 1969)
La directrice du Lycée Lamartine à Paris et divers représentants des associations d’élèves, de parents et de professeurs donnent leur opinion sur les changements intervenus dans l’enseignement secondaire après Mai 68.
Ma 6 T va crack - er (Jean-Francois Richet, 1997)
Au cours d’une soirée hip-hop, très attendue par les jeunes d’un quartier, une fusillade éclate. La police intervient, un policier tire. Un mort. Les jeunes du quartier, désorientés, se révoltent…
Mabrouk el Tahir (Dalia Fathallah, 2002)
À partir d’un tournage étalé sur 18 mois, Dalia Fathallah, jeune réalisatrice libanaise, analyse les chances d’un retour à la paix dans une chronique villageoise où se distinguent de fortes personnalités et une manière d’art de vivre.
Ma Céline à moi (Stephan Moszkowicz, 2002)
Céline a 17 ans. Elle vit à Colombes, dans un quartier difficile. Céline prépare un CAP de peinture en bâtiment dans un lycée qui ne compte que seize filles… Pas toujours facile la vie avec les garçons !
Madegee, après coups (Céline Cros, 2003)
En partageant le quotidien de Madegee, les fragments d’une histoire lourde à porter émergent et nous laissent entrevoir le long chemin à parcourir pour retrouver l’estime de soi. Madegee part à la recherche de son corps, de la ré-appropriation, tel un parcours initiatique où le corps reprend son espace, son langage, sa liberté…Comment retrouver son corps après coups ?
Magazine populaire (L’équipe technique de la société La Marseillaise, 1938)
Durant l’été 1938, naquit l’idée de réaliser un magazine d’actualités populaires. Un seul numéro vit le jour.
Ma grand-mère s’appelle Bob (Joëlle Janssen, 2000)
Portrait de la vieillesse à travers la grand-mère de la réalisatrice, et d’elle-même qui cherche à mieux la connaître, afin de l’accompagner dans cette étape de la vie.
Mai 68 (Gudie Lawaetz, 1974)
Entre images d’archives et entretiens directs, une chronique des journées de mai et juin 1968 cinq après les « événements ».
Mai 68, dix semaines qui ébranlèrent la France (Patrick Rotman, Virginie Linhart, 1998)
Dans ce documentaire, les réalisateurs ont choisi de raconter comment le pouvoir en place réagit durant les évènements. Que s’est-il passé au sommet de l’État pendant ces semaines cruciales ?
Mai 68, esprit es-tu là ? (Karine Bonjour, Philippe Cahn, 2008)
Que reste-t-il de l’esprit de Mai 68 ? À travers les témoignages d’anonymes ou d’inconnus de l’époque, le film dresse le portrait de la société française d’avant les événements et mesure l’impact de la « Révolte de mai » sur la vie de chacun d’eux.
Mai 68, la belle ouvrage (Jean-Luc Magneron, 1968)
Long réquisitoire contre les violences policières, Mai 68, la belle ouvrage confronte scènes d’affrontements filmées sur le vif et entretiens des témoins de l’événement.
Mai 68, les images de la télévision (Hugues Nancy, 2008)
Avec les images de la télévision, nous suivons au plus près les manifestations étudiantes, l’occupation de la Sorbonne puis des usines, l’intervention du gouvernement et enfin la lente reprise du travail jusqu’aux élections législatives du 30 juin. Pour mieux comprendre les enjeux de la révolte, quatre dossiers dressent un portrait de la société d’avant Mai 68.
Mai 68 à l’ORTF (Fernando Malverde, 1998)
Série de rushes du reportage « Un pavé dans l’écran » diffusé le 24 mai 1998 sur France 3-Île de France.
Mai 68 - Zoom (André Harris, Alain de Sédouy, 1968)
Maison à Jérusalem (Une) (Amos Gitaï, 1997)
20 ans après « House » (La Maison), Amos Gitai retourne sur les lieux de son premier film pour y observer les changements chez les nouveaux habitants comme dans le voisinage.
Maison de l’éveil (Henri Colomer, 1995)
L’école voulue dans les années trente par le pédagogue Célestin Freinet .
Mais qu’est-ce qu’elles veulent ? (Coline Serreau, 1975)
Une radiographie de la condition nouvelle des femmes. Mais qu’est-ce qu’elles veulent à la fin ?
Maîtres et Esclaves (Bernard Debord, 2001)
L’histoire se déroule de nos jours, au niger, dans un monde jugé impossible et en un temps supposé révolu : ceux de l’esclavage archaïque.
Maîtres fous (Les) (Jean Rouch, 1955)
Tourné en un seul jour, le film montre les pratiques rituelles d’une secte religieuse. Les pratiquants du culte Hauka, des travailleurs des régions du Niger venus à Accra, se réunissent à l’occasion de leur grande cérémonie annuelle.
De son enfance à Omaha jusqu’à sa mort à New York en 1965, la vie de Malcolm X, le leader charismatique et controversé des Black Muslims, qui après une jeunesse délinquante combattit jusqu’à sa mort pour l’égalité de ses " frères " noirs américains.
Malentendu colonial (Le) (Jean-Marie Teno, 2004)
Episode sombre et méconnu, le génocide colonial du peuple Herero fut perpétré par les Allemands en Namibie au début du siècle dernier. Jean-Marie Teno rappelle les faits, dessine le contexte, interroge les conséquences de cette tragédie.
Malheur des uns… (Le) (Omar Amiralay, 1982)
Dans le quartier de Chiah, à Beyrouth-Ouest, deux cent cinquante mille musulmans chiites vivent dans la psychose de l’attentat aveugle. L’invivable est mis en scène en tragi-comédie de la folie collective.
Mammy water (Jean Rouch, 1956)
La pêche et le culte de la mer à Shama (Ghana).
Ma mort dans tous ses états (Roberto Garzelli, 2003)
Réaliser que quoi qu’il arrive, j’allais mourir un jour, ce n’était pas une très bonne nouvelle. À force de me dire que chaque jour pourrait être le dernier, j’en suis arrivé à la conclusion qu’il n’était pas trop tôt pour me préoccuper de mes obsèques.
Manhatta (Paul Strand, Charles Sheeler, 1921)
Documentaire impressionniste sur New York.
Manu Chao, Giramundo Tour (François Bergeron, 2001)
En tournée au Pérou, en Bolivie et en Espagne, le chanteur français, originaire de Galice, nous fait part de ses projets et de ses convictions sur les notes de ses chansons endiablées.
Mao, une histoire chinoise (Adrian Maben, 2006)
Portrait de l’homme qui arracha la Chine à sa torpeur moyenâgeuse, mais qui fut aussi l’un des plus grands despotes du XXe siècle.
Marche andalouse (La) (Patrice Spadoni, 2006)
Documentaire sur la Marche européenne contre le chômage de juin 2002, de Clermont-Ferrand à Séville. Portrait d’un groupe sympathique et truculent de « marcheurs », souvent chômeurs ou sans logis, partis à la découverte de l’Andalousie et des mouvements de résistance espagnols.
Marche de la dignité indigène (La) (Sylvie Kahane, 2002)
Au printemps 2001, une marche sur Mexico est organisée par le mouvement zapatiste dont l’objectif est la prise en compte des droits et de la culture indigène par le gouvernement mexicain. Ce film est une fenêtre ouverte sur cette mouvance populaire qui vient nous parler de terre, de différence, de tolérance et de combativité.
Marie-Line (Mehdi Charef, 2000)
Marie-Line est à la tête d’une unité de nettoyage qui travaille de nuit dans un supermarché. Son équipe est uniquement composée de femmes, pour la plupart immigrées et pas toujours en règle.
Marseille contre Marseille (Jean-Louis Comolli, 1996)
Marseille, élections municipales de 1995. Cinquième episode, en forme de fable politique, d’une saga marseillaise commencée en 1989.
Marseille de père en fils : Coup de mistral (Partie2) (Jean-Louis Comolli, 1989)
« Comme la ville égare le promeneur, explique Jean-Louis Comolli, elle fuit le regard du cinéaste qui a la naïveté de croire qu’elle s’offre à lui, qu’elle l’attend, qu’elle se fige au moment où il dit « moteur ». Deuxième film de la Série « Marseille contre Marseille » (1989- 2001) de Jean Louis Comolli et Michel Samson.
Marseille de père en fils : Ombres sur la ville (Partie 1) (Jean-Louis Comolli, 1989)
La campagne des élections municipales de 1989 à Marseille. Premier film de la Série « Marseille fait son cinéma » (1989- 2001) de Jean Louis Comolli et Michel Samson.
Marseille en mars (Jean-Louis Comolli, 1994)
Mars 1993, Marseille, les élections législatives, quatrième film de la Série « Marseille contre Marseille » (1989- 2001) de Jean Louis Comolli et Michel Samson.
Marseille Vieux Port (László Moholy-Nagy, 1929)
Dans Berliner Stilleben, Marseille Vieux Port, et Großstadt Zigeuner, le réalisateur utilise toutes les variations de la lumière et ses possibilités expressives afin de renforcer l’aspect social de ses films de ville.
Massacres de Sétif, un certain 8 mai 1945 (Les) (Medhi Lallaoui, 1995)
Le 8 mai 1945, jour de la victoire sur le nazisme, est aussi un jour de deuil. A Alger, à la faveur des manifestations pour la victoire, apparaît pour la première fois le drapeau algérien revendiquant ainsi l’indépendance. Mais à Sétif, le porte-drapeau est abattu en tête du cortège et une émeute éclate. Le massacre colonial qui s’ensuit s’étendra à tout le Constantinois.
Massoud, l’Afghan (Christophe De Ponfilly, 1998)
« Afghanistan. Pays lointain, en guerre, dont tout le monde se fout. Lorsque j’ai commencé ce film, il y a 16 ans, j’allais rencontrer des hommes remarquables dont le commandant Massoud.
Matta ‘85 (Chris Marker, 1985)
Portrait de Roberto Matta, dénommé « le dernier surréaliste », déambulant au milieu de ses oeuvres lors de l’exposition qui lui fut consacré au Centre Pompidou en 1985.
Maudite soit la guerre (Jacques Lefebvre, Catherine Varoqui, 1996)
Le monument aux morts de Gentioux, unique par son inscription pacifiste, traduit la révolte des habitants du Plateau envers une guerre qui, ici plus qu’ailleurs, a décimé la population
Mechti, le dernier combat (Jean-Claude Cheyssial, 2005)
Ce film dresse le portrait de Mohammed Mechti, ancien combattant marocain, engagé à 18 ans dans l’armée française, ayant servi toutes nos guerres depuis 39-45, et qui finit sa vie, ici, à Bordeaux loin des siens.
Méditerranée, miroir du monde (Jean-Denis Bonan, 1997)
Un grand périple dans les ports de la Méditerranée. Cette odyssée moderne permet de faire un état des lieux de cette région berceau de notre civilisation.
Mémoire de sauvageons (Thierry De Lestrade, Sylvie Gilman, 2002)
En 1950, un foyer pour jeunes délinquants est créé à Vitry-sur-seine. Des jeunes qu’il faut aider à se réconcilier avec eux-mêmes, grâce, entre autres, au cinéma. Les jeunes écrivent des histoires et se filment. Images rares d’une expérience unique et périlleuse ! Pendant 30 ans, plus de 300 jeunes sont passés par Vitry. C’est l’histoire de mal partis qui arrivent quelque part.
Mémoire des vivants (La) (Jean Pradinas, 1994)
Film consacré aux événements du 9 juin 1944 à Tulle, réalisé par Jean Pradinas en 1994 à partir d’entretiens et de témoignages recueillis auprès des familles des victimes.
Mémoires du 8 mai 1945 (Mariem Hamidat, 2007)
Le 8 mai 1945, à Sétif, petite ville de l’Est algérien, on fête l’armistice. Dans le cortège, parmi les drapeaux alliés surgit un drapeau algérien, symbole d’indépendance. La police tire sur la foule. C’est l’émeute. Dans toute la région, la répression menée par l’armée française va faire des milliers de victimes.
Mémoires d’immigrés (Yamina Benguigui, 1997)
Reconstituer le passé d’une communauté, en suivant le parcours de quelques-uns de ses membres, et lui éviter la dangereuse tentation d’un repli sur elle-mêmes : tel est le pari de la trilogie «Mémoires d’Immigrés».
Mémoires incertaines (Michale Boganim, 2001)
Une jeune femme part sur les traces de son grand-père, homme aux multiples identités.
Mer et les jours (La) (Raymond Vogel, Alain Kaminker, 1958)
Le film raconte la vie, telle qu’elle est, lente et morne, à l’ile de Sein.
Métallos (Les) (Jacques Lemare, 1938)
Un documentaire militant qui montre comment se déclenche et s’organise une grève. Il rappelle à l’image de l’ensemble des occupations d’usines qui se sont déroulées pendant le Front populaire.
Millevaches (expérience) (Pierre Vinour, 2000)
La panique d’un homme de 60 ans en proie au doute, sa fuite éperdue sur les hauteurs du Plateau de Millevaches, et l’expérience de son étrange métamorphose….
Milou en mai (Louis Malle, 1990)
Une vieille dame s’éteint dans une grande demeure du Sud-Ouest. Son fils, Milou, qui a soixante ans et qui s’occupe de la propriété, convoque pour l’enterrement toute la famille. Mais nous sommes en mai 1968 et depuis deux semaines Paris est en effervescence.
Miroir de Hollande (Bert Haanstra, 1951)
Essai stylistique : au fil d’un canal entre Utrecht et Amsterdam, la caméra, tenue à l’envers, filme les reflets dans l’eau du paysage " typique " de la Hollande : arbres, moulins, maisons à pignons, écluses…
Mister freedom (William Klein, 1968)
Mister Freedom, membre d’une organisation fasciste américaine, arrive en France pour mettre de l’ordre dans cette nation de 50 millions de « pleurnichards ». Ce justicier international a pour mission de libérer la France…
Moindre des choses (La) (Nicolas Philibert, 1996)
Nicolas Philibert investit la clinique psychiatrique, hors norme, de La Borde, fondée par Jean Oury dans les années 50.
Moindre geste (Le) (Fernand Deligny, Josée Manenti, 1971)
Tourné dans les années 1960, « le Moindre Geste » suit les chemins de traverse d’Yves, « débile profond » . Entre fiction et documentaire, Fernand Deligny et ses proches ont créé plus qu’un film : un projet commun. Hors normes.
Moisson de My Lai (La) (Marcel Ophüls, 1970)
Enquête sur le massacre perpétré par l’armée américaine dans le village de My Lai en mars 1968 et ses répercutions aux Etats Unis.
Momo le doyen (Laurent Chevallier, 2007)
Ce documentaire fait revivre le véritable roi du swing et de l’improvisation, Momo Wandel Soumah qui était le doyen du jazz africain.
Monde est ma maison (Le) (Sepideh Farsi, 1998)
Ce film est une enquête sur l’identité en exil, à travers l’exil iranien de cette fin de siècle. Il est un peu l’histoire de tous ceux qui connaissent le déracinement, de tous ceux qui ont un jour tenté de bâtir une maison d’après le souvenir d’une autre maison qu’ils ont laissée derrière eux, dans leur pays.
Monsieur contre Madame (Claudine Bories, 1999)
« Madame » et « Monsieur » se sont aimés. Et puis, on ne sait comment, leur vie est devenue un enfer. Ils ont décidé de se séparer. Des médiateurs les accueillent. Avec eux, ils vont tenter de briser le mur d’incompréhension et de haine qui les sépare.
Montage d’archives INA sur les « événements» de Mai 68 en Limousin (Dominique Albaret, 2008)
L’INA Atlantique a proposé à Peuple et Culture et Autour du 1er mai de remonter un certain nombre d’images d’actualité régionale muettes, tournées dans le Limousin en 68, en les enrichissant par des commentaires actuels d’acteurs régionaux, retrouvés par Peuple et Culture.
Monterey pop (Don Alan Pennebaker, 1968)
Un film sur le plus grand festival avant Woodstock.
Mon travail, c’est capital (Marie-Pierre Bretas, Laurent Salters, Raphaël Girardot, 2000)
En juillet 1997, le site « Moulinex » de Mamers dans la Sarthe ferme ses portes. Nicole, Pascale, Josianne, Maurice et Dominique ont tous travaillé plus de 20 ans dans l’usine. Du jour au lendemain tout bascule.
More (Barbet Schroeder, 1969)
À Ibiza, un jeune Allemand se laisse entraîner dans la drogue et une passion destructrice.
Mort aux trousses (La) (Alfred Hitchcock, 1959)
Roger Thornhill, publiciste, est pris dans le hall de son hôtel pour un certain Kaplan, un espion. Deux hommes tentent de le tuer et quand il retrouve l’un de ses agresseurs, celui-ci est assassiné devant ses yeux. Pris pour un meurtrier, il est obligé de fuir vers Chicago…
Mort monumentale (La) (Olivier Descamps, 1984)
A la fin de la première Guerre Mondiale, la France rend hommage au million et demi d’hommes tués au combat. Entre 1920 et 1925, ce sont 30 000 monuments à la mémoire de ces soldats qui sont érigés. Soixante ans après, le réalisateur nous propose une promenade au coeur de cet univers patriotique qui constitue un phénomène statuaire sans précédent.
Mots ont un sens (Les) (Chris Marker, 1970)
Portrait de François Maspéro, libraire et éditeur engagé à gauche, symbole et bouc émissaire de 68. Produit par SLON et conçu par Chris Marker, On vous parle… est un magazine de contre-information diffusé dans les circuits parallèles.
Mourir à 30 ans (Romain Goupil, 1982)
Après le suicide de son ami Michel Récanati, Romain Goupil s’interroge sur son passé militant d’extrême gauche, de membre des CAL (Comités d’action lycéens). Il insère au milieu d’images d’assemblées générales et de manifestations tournées en 1968, des documents intimes et des témoignages d’anciens camarades qui participent de ce portrait d’une génération.
Mourir à Madrid (Frédéric Rossif, 1963)
A partir d’archives cinématographiques, l’histoire de l’Espagne de 1931 à 1939.
Mourir d’aimer (André Cayatte, 1971)
1968, Danielle Guenot est professeur dans un lycée de Rouen. Dans l’exaltation encore fraîche du mois de mai passé, Danielle et l’un de ses élèves, Gérard Le Guen, s’aiment. Mourir d’aimer résonne comme l’adieu aux utopies de mai 1968, comme le constat d’une rencontre à jamais manquée entre les générations.
Mout tania, Mourir deux fois (Ivan Boccara, 1999)
Les travaux et les jours d’Hammadi et sa famille qui, isolés dans le Haut-Atlas, vivent pourtant en parfaite autarcie. Une philosophie de vie qu’Hammadi aime partager.
Muhammad Ali, the greatest (William Klein, 1974)
Dix ans des manifestations sportives et des proclamations politiques de Muhammad Ali entre ses deux victoires au championnat du monde des poids lourds (1964-1974).
Mur, murs (Agnès Varda, 1980)
Documentaire sur les murals, les murs peints à Los Angeles. Qui les peint ? Qui les paie ? Qui les regarde ? Comment cette ville se révèle – avec ses habitants – par ses murs murmurants.
Mur des oubliés (Le) (Joseph Gordillo, 2007)
Le film « Le Mur des Oubliés » traite de l’histoire et de l’amnésie de l’Espagne sur les exécutions des Républicains par les Franquistes.
Muriel ou le temps d’un retour (Alain Resnais, 1962)
Muriel est un des rares films linéaires de Resnais, sur le poids des souvenirs, du passé, l’angoisse du temps qui passe. Muriel n’étant pas un film sur l’Algérie, mais un film où il en est question comme d’une pensée gênante, Resnais par ce propos subtil échappa à la censure très pointilleuse de l’époque.
Mystère de l’atelier 15 (Le ) (Alain Resnais, André Heinrich, 1957)
Le rôle du médecin du travail dans une grande entreprise.
Mystère Koumiko (Le ) (Chris Marker, 1965)
Une jeune japonaise rencontrée par hasard par Chris Marker lors des Jeux Olympiques de 1964, disserte sur la vie et donne sa vision de l’amour, des hommes, et de la culture japonaise en général.
Mystère Malraux (Le) (Bouyer René-Jean, 2006)
Ce documentaire brosse un portrait intimiste de l’écrivain et de l’homme politique français, André Malraux, trente ans après sa disparition.
Mystère Picasso (Le) (Henri-Georges Clouzot, 1955)
Le Mystère Picasso est un film d’action. L’inventivité d’Henri-Georges Clouzot fait de ce documentaire d’art un film de suspense, d’aventures, un drame psychologique et un dessin animé !
Notre pain quotidien (King Vidor, 1934)
Un jeune ménage sans ressources va exploiter une ferme abandonnée avec l’aide de chômeurs, eux aussi à la recherche du pain quotidien. Ils forment une communauté où chacun apporte son travail et ses connaissance spéciales.
Nous étions tous des noms d’arbres (Armand Gatti, 1981)
Pour filmer la réalité irlandaise, Gatti mise, en 1981, sur le workshop de Derry, une sorte de maison des jeunes dirigée par un personnage haut en couleurs, Paddy Doherty.
Nouvelle Société (Groupe Medvedkine de Besançon, 1969-1970)
La lutte de classes existe à l’échelle mondiale. Partout la classe dirigeante s’invente de nouveaux masques pour survivre. En France le dernier en date s’appelle nouvelle société. Nous n’y croyons pas. Nous n’en voulons pas. La société nouvelle nous la bâtirons sans eux, contre eux, avec vous.
Nuestro culpable (Fernando Mignoni, 1937)
Comédie satirique sur la justice, le système carcéral, l’argent et l’hypocrisie de la morale bourgeoise
Nuit noire, 17 octobre 1961 (Alain Tasma, 2005)
Le 17 octobre 1961, 30 000 Algériens gagnent le centre de Paris pour une manifestation pacifique, à l’appel du FLN. Dans la soirée, des milliers de personnes sont arrêtées. Dans les jours qui suivent, on repêche des cadavres dans la Seine.
Oiseaux d’Arabie ( Les) (David Yon, 2009)
À l’aube de la seconde guerre mondiale, des milliers de réfugiés espagnols traversent les Pyrénées pour fuir l’avance des Franquistes. Antonio Atarès est l’un d’eux : un visage parmi d’autres. Arrivé en France, il est interné au camp du Vernet en Ariège. En mars 1941, il reçoit une lettre de quelqu’un qu’il ne connaît pas, la philosophe Simone Weil. Ces deux destins vont se croiser dans la pénombre de l’Histoire.
Oma (Catherine Bernstein, 1996)
Première partie de la trilogie Kassel
Paix vaincra (La) (Joris Ivens, Jerzy Bossak, 1950)
2° Congrès mondial des Partisans de la Paix, présenté par le Conseil National du Mouvement de la Paix
Paris 1900 (Nicole Védrès, 1946)
Chronique de 1900 à 1914 à travers des extraits de 700 films d’archives. Le choix des images et la justesse de ton du commentaire ont fait de ce film un classique du genre.
Pas de quartier (Karim Samai, 2007)
Ce spectacle contemporain raconte la danse hip hop issue d’une multitude d’influences, et a été enregistré dans le cadre du TOMA, (Théâtre d’Outre-mer en Avignon) en 2007.
Père tranquille (Le) (René Clément, 1946)
Pendant l’Occupation allemande, un quinquagénaire d’apparence tranquille mène en réalité les opérations de résistance dans sa région.
Petit blanc à la caméra rouge (Le) (Richard Hamon, 2007)
Par son retentissement, Afrique 50 a joué un rôle important dans l’émergence des idées anticolonialistes dans la France de l’après-guerre. En retraçant l’histoire mouvementée du tournage du film entre le Sénégal, le Mali et la France, en re-situant Afrique 50 dans le contexte historique et politique de l’époque, Le Petit Blanc à la caméra rouge met en évidence l’importance historique du film de René Vautier.
Petite Espagne (La) (Sophie Sensier, 2006)
Il existe près du stade de France, à la Plaine Saint-Denis, près de Paris, un quartier où s’installèrent au XXe siècle, par vagues successives, des milliers d’immigrés espagnols
Petite prairie aux bouleaux (La) (Marceline Loridan, 2003)
Myriam revient à Paris après une longue absence New Yorkaise et retrouve ses anciennes amies qui, comme elle, sont des rescapées d’Auschwitz. Ensemble, elles se rappellent et Myriam décide après soixante ans d’éloignement de se rendre sur le site de Berkinau (la petite prairie aux bouleaux en allemand) - Auschwitz.
Pieds-noirs, histoires d’une blessure (Les) (Gilles Perez, 2007)
Ce documentaire est principalement composé de témoignages personnels et d’archives familiales. L’histoire des Pieds Noirs, c’est, avant tout, celle de l’Algérie française : une histoire de conquête, de colonie créée sur une terre étrangère, par les Pieds Noirs, une population composée de Républicains espagnols, d’Italiens fuyant le fascisme, de Maltais fuyant la pauvreté, ou encore d’ouvriers parisiens.
Playtime (Jacques Tati, 1967)
Dix ans après Mon Oncle, revoici Monsieur Hulot, perdu dans les dédales d’un Paris ultra-moderne.
Porteuses de feu (Les) (Faouzia Fekiri, 2007)
En 1957 à Alger, une cinquantaine de femmes, âgées de seize à vingt ans, sont engagées dans la guérilla urbaine menée par le FLN contre le colonialisme français.
Portrait (Sergueï Loznitsa, 2002)
Portraits de paysans et d’artisans dans des villages de l’ex-Union soviétique : à l’étable, avec leurs chiens, devant leur maison, dans leur jardin…
Premier Noël dans les tranchées (Michael Gaumnitz, 2005)
A travers leurs lettres et journaux intimes, la première guerre mondiale du point de vue des simples soldats.
Procès de Nuremberg (Le) (Christian Delage, 2006)
Le 20 novembre 1945 s’ouvrait à Nuremberg le plus grand procès de l’histoire : celui des hommes que les Alliés avaient désignés comme de grands criminels de guerre
Prospérité pour tous ? (La) - Histoires de gauche (1) (Virginie Linhart, 2004)
Quelques jours en avril (Raoul Peck, 2005)
A travers le destin de deux frères, Raoul Peck décrypte avec rigueur les mécanismes du génocide rwandais. Tournés sur les lieux même de la tragédie, un film où l’intime croise le politique pour restituer la complexité du réel.
Racines du brouillard (Les) (Dounia Bovet-Wolteche, 2009)
Axelle est auprès d’Ali qui meurt, dans un hôpital à Paris. En 1954, Ali était condamné à mort par la France à cause de son combat pour l’indépendance algérienne. En 1962, Axelle, à peine arrivée de France, faisait sa connaissance à Alger dans l’euphorie de l’indépendance. Après la mort d’Ali, Axelle retourne en Algérie dans le village où vit encore sa femme. Sur les traces de leur passé commun, elle écoute l’écho des promesses qui résonne encore.
Radio Okapi, radio de la vie (Pierre Guyot, 2006)
En 1994, au Rwanda, « la radio des mille collines » a joué un rôle terrible dans le dernier génocide du 20ème siècle. La République Démocratique du Congo connait, elle aussi, une guerre civile. Pour que l’histoire ne se répète pas, les journalistes de Radio Okapi cherchent à apporter aux Congolais une information juste et équilibrée et de faire de cette radio un instrument de paix.
Raisins verts (Les) (Catherine Bernstein, 1998)
Deuxième partie de la trilogie Kassel années 30
Ralliés (Adila Bennedjai-Zou, Joseph Confavreux, 2002)
Le film retrace l’histoire d’Albert, Ahmed et Miloud, trois membres du corps expéditionnaire français qui, pendant la guerre d’Indochine, ont déserté les rangs de l’armée française pour se rallier au Viêt-Minh.
Rendez-vous de l’espérance (Les) (Pierre Biro, 1950)
Film réalisé par un collectif de cinéastes amateurs décrivant la mobilisation créée par l’appel de Stockholm dans les villes et les villages de France.
René Vautier l’indomptable (Jacques Royer, 1996)
Une mise en scène particulièrement ironique, à l’image du réalisateur indomptable que l’humour au vitriol n’a jamais effrayé.
Résistances ! autour du 60e anniversaire du programme du Conseil National de la Résistance (alternatives : images !, 2006)
« Résistances ! » restitue le texte intégral de l’appel solennel à défendre et à actualiser les conquêtes sociales et démocratiques de la Résistance anti-nazie
Résolution 819 (Giacomo Battiato, 2008)
Ce film raconte l’histoire du génocide de Srebrenica, et d’un chercheur français, Jacques Calvez, venu trouver les preuves du génocide.
Rosière de Pessac (La) (Jean Eustache, 1968)
Depuis 1876, selon les dispositions du testament d’un habitant de Pessac, petite ville de la Gironde, le maire et un jury procèdent chaque année à l’élection d’une Rosière en choisissant, pour ses qualités morales, une jeune fille qui recevra un prix qui fera honneur à la communauté.
Route est longue (La) (Herbert B. Fredersdorf, Marek Goldstein, 1948)
Varsovie est occupée par les nazis. David, un juif, son père et sa mère sont déportes. David réussit a s’évader et avec l’aide d’un paysan, rejoint les partisans. Dans le camp, son père est emmené vers le four crématoire.
Rue Santa Fe - De défaite en défaite jusqu’à la victoire finale (Carmen Castillo, 2007)
Le 5 octobre 1974, les militaires prennent d’assaut la rue Santa Fe, dans les faubourgs de Santiago du Chili. Leur cible est le chef de la résistance, Miguel Enriquez qui va mourir sur ces lieux. Carmen Castillo revient, 30 ans plus tard, à cette endroit où son mari est décédé et où elle a pu s’échapper, ce jour-là, de peu à la torture et à la dictature de Pinochet
Rwanda, pour mémoire (Samba Félix NDiaye, 2003)
À l’initiative de Fest’Africa une dizaine d’écrivains africains se retrouvent en résidence d’écriture à Kigali, quatre ans après le génocide, et brisent ainsi le silence dans lequel les intellectuels africains s’étaient terrés.
Salvador Allende (Patricio Guzmán, 2004)
« Je me souviens du 11 septembre 1973, jour sombre où l’Amérique fomenta un coup d’Etat pour abattre la révolution pacifique et démocratique qui se construisait dans mon lointain pays, le Chili, éliminant son président de la République, Salvador Allende, ce « fils de p.. » comme se plaisait à le dire Richard Nixon.« P. Guzman
Sarkolonisation (Mattlouf, 2009)
Montage parallèle du discours de Sarkozy à Dakar et de « Afrique 50 » de René Vautier
Saya et Mira, rêves perdus (Jasna Krajinovic, 2002)
Le lendemain de la guerre en Bosnie, Saya et Mira vivent, comme beaucoup d’autres, dans des maisons qui ne leur appartiennent pas. Saya, orthodoxe, est une femme âgée. La guerre a détruit sa maison. Aujourd’hui réfugiée dans la ville de Brcko, elle vit sous la menace d’une expulsion. Mira, 17 ans, est musulmane. La guerre a fait fuir sa famille de la ville pour se réfugier à la campagne. Toutes deux rêvent de pouvoir un jour retourner chez elles.
Sigrid (Atelier de recherche cinématographique (ARC), 1968)
À Berlin-Ouest, à l’occasion de la Manifestation européenne de solidarité avec le Vietnam (17 au 19 février 1968), une étudiante allemande explique le fonctionnement et le but de l’Université critique.
Simone Veil, une histoire française (David Teboul, 2004)
Au travers de ses propres confidences ou de celles de ses proches, ce portrait de Simone Veil révèle la façade profonde d’une femme hantée par le souvenir des mois passés en déportation et de sa mère absente
Société est une fleur carnivore (La) (Collectif, sous la direction de Guy Chalon, Bernard Gesbert et Gérard Gozlan, 1968)
Documents et témoignages directs dénoncant les violences policières commises au Quartier latin en mai et juin 1968.
Solo (Jean-Pierre Mocky, 1969)
Un film violent et audacieux où de jeunes idéalistes s’en prennent à une société qu’ils jugent pourrie par l’argent et le sexe, un film noir et romantique…
Sophie Scholl, les derniers jours (Marc Rothemund, 2005)
Le portrait d’une jeune résistante allemande face à la machine totalitaire nazie.
Soulèvement de la jeunesse, Mai 68 (Le) (Maurice Lemaître, 1968)
Les « événements » de mai et juin 1968 filmés par l’un des principaux animateurs du mouvement lettriste.
Soy Cuba (Mikhaïl Kalatozov, 1964)
Soy Cuba nous fait découvrir l’évolution de Cuba, depuis la dictature de Batista jusqu’à la révolution menée par Fidel Castro et Ernesto Che Guevara, à travers quatre histoires teintées d’une certaine subjectivité quant à l’apport du communisme dans l’île des Caraïbes.
State of fear (Pamela Yates, Paco de Onis, 2006)
Un pays confronté à une menace terroriste et en quête désespérée de sécurité, entre dans un état de peur. Ce pays, c’est le Pérou.
Sur les routes d’acier (Boris Peskine, 1938)
Après avoir relaté l’histoire de l’invention du chemin de fer, de l’invention de la machine à vapeur jusqu’à la naissance de l’autorail et de l’énergie électrique, puis l’importance du chemin de fer, dans la naissance des échanges, ce film est avant tout un hymne au travail des cheminots.
Survivants (Les) (Patrick Rotman, 2005)
Ce sont quelques survivants, les uns «déportés raciaux », les autres «politiques» et parfois les deux à la fois, Juifs et résistants, résistants et Juifs qui relatent la dernière année, la plus terrible peut-être…
Tante Zita (Robert Enrico, 1967)
Alors que sa tante adorée se meurt, Anne erre dans les rues de Paris et fait des rencontres insolites, amicales et amoureuses… Un film plein de charme sur le douloureux passage à l’âge adulte…
Temps du ghetto (Le) (Frédéric Rossif, 1961)
A Varsovie, vécurent pendant deux ans 600 000 hommes. 500 d’entre eux ont survécu. Tous les autres sont morts. Tout fut brûlé
Terminus Auschwitz (1&2) - Les chemins de fer européens et la Shoah (Wolfgang Schoen, Frank Gutermuth, 2008)
En deux volets, une analyse des rôles respectifs de la SNCF, des chemins de fer hollandais ainsi que de la compagnie ferroviaire nationale slovaque dans le transport des déportés juifs pendant la seconde guerre mondiale
Terre (La) (Alexandre Dovjenko, 1929)
Réduit à sa trame, La Terre raconte la collectivisation de la terre ukrainienne à travers le destin d’un jeune communiste. Un chef-d’oeuvre du cinéma russe.
Themroc (Chris Smith, 1972)
Themroc, ouvrier paisible, se révolte et entraîne les habitants de son immeuble à revenir à une vie plus primitive.
The Weather underground (Sam Green, Bill Siegel, 2003)
A l’aube des 70’s, aux Etats-Unis, parallèlement au mouvement des Black Panthers, un poignée d’étudiants blancs issus de la middle-class se mobilise aux côtés du mouvement pour les Civil Rights. Mais très vite, ils décident que le temps de la non violence est révolu.
Tito et moi (Goran Markovic, 1992)
Belgrade, 1954. Deux frères mariés partagent, avec leur famille, un même appartement, sans partager les mêmes convictions politiques. Zoran, 10 ans, est le témoin de ces disputes.
Tombeau des lucioles (Le) (Isao Takahata, 1989)
Dans le Japon de la Seconde Guerre mondiale, deux enfants se trouvent livrés à eux-mêmes après la mort de leur mère, suite au bombardement massif à la bombe incendiaire de Kōbe par les États-Unis.
Toni (Jean Renoir, 1935)
Tiré de faits réels et tourné sur les lieux-mêmes du fait divers, avec des acteurs et figurants locaux, ce film est considéré comme l’instigateur du cinéma néoréaliste, en particulier italien.
Traîneau-échelle (Le) (Jean-Pierre Thiébaud, 1971)
Poème de Jean-Pierre Thiébaud, illustré par ses photos.
Train en marche (Le) (Chris Marker, 1971)
Portrait d’Alexandre Medvedkine et de son expérience ciné-train transformé en unité de production mobile pour filmer les problèmes de la révolution Russe et du développement économique en 1930.
Trois-quarts de la vie (Les) (Groupe Medvekine de Sochaux, 1971)
Les jeunes immigrés de Sochaux démontent le mécanisme de l’exploitation dans leur vie quotidienne telle qu’elle a été organisée par Peugeot
Tuez-les tous ! - Rwanda : Histoire d’un génocide ″sans importance″ (Raphaël Glucksmann, David Hazan, Pierre Mezerette, 2004)
Que cachaient les termes de « Massacre inter-ethnique », de « Guerres tribales » que nous entendions sur toutes les ondes en 1994 … ? Que se passait-il VRAIMENT au Rwanda ? Quel a été le rôle des grandes puissances et de la France en particulier dans ce qui fut le dernier génocide du XXème siècle ?
Une histoire galicienne (Patrick Séraudie, 2007)
Chonchiña et Francisco se sont rencontrés en 1931. Aujourd’hui, Chonchiña se raconte dans ce film qui évoque le parcours de quelques républicains en lutte contre le fascisme dans les heures les plus sombres d’un conflit préfigurant la seconde guerre mondiale.
Une troisième voie? - Histoires de gauche (2) (Virginie Linhart, 2004)
Un peuple en marche (René Vautier, Ahmed Rachedi, 1963)
Ce premier documentaire collectif sur l’Algérie indépendante met l’accent sur l’avenir que doit se construire le peuple algérien
Un sac de billes (Jacques Doillon, 1975)
Sous l’occupation allemande, deux enfants juifs fuient Paris pour gagner le sud de la France, en zone libre.
Un siècle de progrès sans merci (Jean Druon, 2001)
Un siècle de progrès sans merci a l’ambition de contribuer à un débat politique qui intéresse ceux et celles qui vivent, pensent et s’activent pour bâtir un monde plus satisfaisant. Essai politique et historique, ce film en six parties tente d’examiner les mécanismes souterrains qui fondent l’histoire.
Un simple exemple (Collectif Cinélutte, 1974)
Histoire de la grève de l’imprimerie Darboy, à Montreuil
Violons du bal (Les) (Michel Drach, 1974)
Le réalisateur Michel Drach raconte les problèmes inhérents à son métier : la difficulté de faire un film sur un sujet qui, d’après les producteurs, n’intéressera pas le public. En l’occurrence, il s’agit de son enfance, des visions qu’il eut et des tourments qu’il subit pendant la guerre, alors que sa famille, comme les autres juifs, connaissait l’atroce persécution que l’on sait.
Vivre l’utopie (Juan Gamero, Francisco Rios, Mariano Roca, 1997)
Documentaire sur l’Espagne libertaire de 1936 dans lequel une trentaine d’anciens militants témoignent de la réalisation concrète de l’anarchisme par plusieurs millions de personnes en Catalogne et en Aragon.
Voir ce que devient l’ombre (Matthieu Chatellier, 2010)
Filmé en 2008-2009, le documentaire dévoile le travail de création de Cécile Reims et Fred Deux, jusqu’à la transmission de leurs œuvres aux institutions publiques. À plus de quatre-vingts ans, Fred Deux et Cécile Reims nous livrent une pensée moderne, audacieuse et sans compromis sur le XXe siècle, sur le rôle de la création et sur la vie.
Vous avez dit : Français ? (René Vautier, 1986)
Réflexion sur la notion de citoyenneté française et l’histoire de l’immigration en France
Walpurgis (Frédéric Choffat, 2008)
Lorsqu’en 1933 Hitler devient Chancelier, le polémiste autrichien Karl Kraus dénonce dans les mois qui suivent, dans un texte de 360 pages, la mise en place de la mécanique de l’horreur nazie.Imaginé comme un essai cinématographique, avec comme figure centrale le comédien José Lillo, WALPURGIS est une mise en forme visuelle et sonore de ce cri
Walter, retour en résistance (Gilles Perret, 2009)
A travers l’histoire de Walter, ancien résistant, ancien déporté haut-savoyard et sur fond de politique actuelle, deux questions se posent tout au long du film :« Qu’avons-nous fait des idéaux du Conseil National de la Résistance ? » et « Résister se conjugue-t-il au présent ? »
Week-end à Sochaux (Groupe Medvekine de Sochaux, Bruno Muel, 1971)
Un film écrit, joué et rêvé par le Groupe Medvedkine de Sochaux, composé de jeunes ouvriers travaillant à la chaîne aux usines Peugeot et de techniciens du cinéma.
12h08 à l’est de bucarest (Corneliu Porumboiu, 2007)
Une petite ville de province roumaine s’apprête à fêter Noël seize ans après la Révolution. C’est la période que Virgile Jederescu, patron de la télévision locale, choisit pour confronter ses concitoyens à leur propre histoire.
3, rue de La Duée (Roland Carrière, 2000)
Comment habiter l’architecture moderne au quotidien ? Attentif à la question du logement social, Philippe Madec explore les fonctions ordinaires de l’architecture : protéger les habitants et organiser des relations entre eux. Visite du lieu avec l’architecte pédagogue.
300 jours de colère (Maurice Failevic, Marcel Trillat, 2002)
En juin 2001, les 123 salariés d’une petite entreprise lilloise débutaient une lutte pour obtenir un véritable plan social. Marcel Trillat a suivi pendant neuf mois cette petite foule sentimentale et révoltée qui refusait de capituler…
8 clos à Evian (Gilles Perret, Fabrice Ferrari, 2004)
Durant le G8 d’Evian en 2003, deux réalisateurs locaux nous font vivre de l’intérieur ce sommet et le contre sommet qui l’accompagne. Avec un regard parfois amusé, ils regardent comment les médias ont traité l’évènement et comment la population l’ont vécu.
Affaire Sofri (L’) (Jean-Louis Comolli, 2001)
Ce film est né de la lecture d’un livre, Le Juge et l’Historien, de Carlo Ginzburg à la suite du premier procès du leader d’extrême gauche Adriano Sofri et de ses camarades, en 1991. Avec Carlo Ginzburg, Jean-Louis Comolli, s’appuyant sur le cas Sofri, analyse ici le travail du juge, explore les rapports entre le droit, l’histoire et la raison d’État.
Africa paradis (Sylvestre Amoussou, 2001)
Dans un futur imaginaire, l’Afrique est entrée dans une ère de grande prospérité, tandis que l’Europe a sombré dans la misère et le sous - développement. Olivier et son amie Pauline, deux « ex-classes moyennes » françaises, décident de tenter leur chance et d’immigrer clandestinement en Afrique…
Africascop (Denys Piningre, 2002)
Tourné au Burkina-Faso en 2002, Africascop aborde la question d’une économie basée sur le principe coopératif dans un des pays les plus pauvres du monde.
Air dans la tête (Un) (Caroline Chomicki, Isabelle Maltese, 2000)
Chanter dans la chorale de Lila Fichette c’est déjà le début d’une histoire. « Un air dans la tête » est la représentation haute en couleurs de l’aventure humaine qui se joue dans et autour de cette chorale.
Alimentation générale (Chantal Briet, 2005)
Pendant 4 ans, Chantal Briet a installé sa caméra à l’épicerie de la Source… À la cité de la Source à Epinay-sur-Seine, dans un centre commercial vétuste menacé de destruction, l’épicerie d’Ali reste l’unique lieu d’échange, un refuge où peuvent se retrouver les habitants du quartier.
Al-Jazira : la nouvelle voix des Arabes (Hakem Tewfik, 2002)
Créée en novembre 1996 par la volonté politique de l’émir du Qatar, Al-Jazira est la chaîne des pays arabes qui a été connue dans le monde entier grâce aux interviews exclusives d’Oussama Ben Laden. Ce film est un bon document sur une chaîne qui suscite la polémique.
Andacollo, Chili : l’or et la misère (Jean-Pierre Sanchez, 2001)
Sur une musique andine originale et sur fond de paysages arides aux maisons pauvres, Jean-Pierre Sanchez, lui-même petit-fils de mineur, retrace la vie des travailleurs de l’or, mineurs et « laveurs » de Churrumata, près d’Andacollo, au nord-est du Chili.
Andacollo, Chili : l’or et l’espérance (Jean-Pierre Sanchez, 2001)
Avec des images d’archives et des témoignages de mineurs, de chercheurs d’or, de prêtres, de danseurs et de musiciens, Jean-Pierre Sanchez dépeint l’extraordinaire dévotion à la Vierge d’Andacollo.
Août (Avi Mograbi, 2002)
Entre fiction et documentaire, journal intime et chronique sociale, le film raconte un mois de la vie du couple et Avi Mograbi fait encore une fois le portrait de son pays.
Août avant l’explosion (Avi Mograbi, 2002)
Avi Mograbi, documentariste israëlien, s’interroge sur les raisons du regain de violence que connaît son pays depuis l’arrivée au pouvoir d’Ariel Sharon.
A qui profite le crime ? (Christiane Badgley, 2002)
Bienvenue à McRae, Géorgie. Sa tranquillité, ses pelouses, ses 20% de chômage et sa prison privée. Rutilante, high-tech, prête à accueillir mille cinq cent détenus, on compte sur celle-ci pour relancer l’économie locale…
Arbres (Marc-Antoine Roudil, Sophie Bruneau, 2001)
Filmer un arbre, des arbres, sans vouloir filmer la forêt, en gardant la diversité de chacun comme autant de petites histoires, comme autant de récits singuliers d’un pays où l’arbre et l’homme ne font qu’un, où entre l’homme et l’arbre il n’y a pas de frontière mais une permanence de sujet, une complicité d’égaux.
Argent (L’) (Isaac Isitan, 2003)
On dit que c’est l’argent qui mène le monde. Mais d’où vient l’argent ? Comment est-il créé ? Qui le contrôle ? Comment vient-il à manquer ? Tourné en Argentine et en Turquie au moment où ces pays traversent la plus grave crise financière de leur histoire, le film remonte aux sources de la crise.
Arte fac ou la Fac des arsouilles (Agathe Bank, 2002)
Immergée toute une année scolaire au sein de l’université des arts de Corte en Corse, Agathe Bank y interroge plus largement l’enseignement artistique en France, qui concerne aujourd’hui 50 000 étudiants - un bachelier sur cent s’y dirige.
Assemblée yaqui (L’) (Réalisation collective, 2006)
Le 24 octobre 2006, le sous-commandant Marcos et une délégation du Congrès national indigène (CNI) sont accueillis par les autorités traditionelles Yaqui, à Vicam, Sonora. Le motif de la visite : la participation du peuple Yaqui au sein du CNI et de l’Autre Campagne.
Athènes ou la question des limites (Sylvain Roumette, 2001)
En 2004, Athènes accueille les Jeux olympiques. Trois ans avant le jour J, Yannis Tsiomis, l’architecte pédagogue s’interroge sur la manière de restaurer en continuité avec l’histoire de la ville.
Attention danger travail (Pierre Carles, Stéphane Goxe, Christophe Coello, 2003)
Une dizaine de chômeurs et chômeuses racontent pourquoi et comment ils ont décidé de ne plus aller travailler.
Au bled (Stéphane Legall-Viliker, Yaffa Mohamedy, 2003)
C’est l’histoire de Coco et de Djembéré, de Missiga et de Banjou, des adolescents « renvoyés au bled », le pays de leurs parents, là où ils n’ont jamais vécu.
Au bonheur des planches (Yolande Josephe, 2003)
En 1997, l’hôpital psychiatrique Charcot fait appel à des intervenants comédiens pour débuter un atelier théâtre ouvert aux patients et aux soignants. Six ans plus tard, Yolande Josèphe suit les séances où se retrouve une douzaine d’acteurs amateurs, libérés un instant de leur dimension pathologique ou de leur rôle professionnel.
Auditorium building de Chicago (L’) (Stan Neumann, Richard Copans, 2002)
Stan Neumann nous conte l’histoire de l’Auditorium Building de Chicago, construit sur une zone étroite le long d’une rive du Michigan.
Aux frontières (Danielle Arbid, 2002)
De la Syrie à l’Égypte en passant par le Liban et la Jordanie, Danielle Arbid a voyagé pendant un mois autour d’un pays qui porte deux noms : Israël et/ou la Palestine.
Aux yeux des autres (Pierre Bressiant, 2003)
Le sort qu’un habitant réserve aux parties communes de sa copropriété est significatif. Pierre Bressiant confronte les pratiques et les aspirations des habitants des cités du Stella et des Jonquilles, dans la banlieue de Nîmes. Comment rendre possible une coexistence sereine entre personnes de cultures et d’âges différents ?
Bamako (Abderrahmane Sissako, 2006)
Melé est chanteuse dans un bar, son mari Chaka est sans travail, leur couple se déchire… Dans la cour de la maison qu’ils partagent avec d’autres familles, un tribunal a été installé. Des représentants de la société civile africaine ont engagé une procédure judiciaire contre la Banque mondiale et le FMI qu’ils jugent responsables du drame qui secoue l’Afrique.
Baria et le grand mariage (Manu Bonmariage, 2001)
Baria est jeune et fort jolie. Elle est née à Marseille, elle y vit, elle s’y plaît mais un grand mariage (arrangé) l’attend aux îles Comores. Un beau documentaire sur la difficulté d’appartenir à deux cultures.
Bataille de Tchernobyl (La) (Thomas Johnson, 2006)
L’explosion du réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl constitue, le 25 avril 1986, la plus grande catastrophe nucléaire civile. Sept mois, d’une intensité phénoménale, que les survivants ne sont pas prêts d’oublier…
Bâtiment Johnson (Le) (Frédéric Compain, 2000)
En 1937-1938, dans le Wisconsin, l’architecte Frank Lloyd Wright entreprend la construction des bâtiments administratifs de l’entreprise Johnson. Frédéric Compain retrace l’histoire de cette commande hors norme.
Bayèrèma’shi - L’émergence du débat public sur les OGM en Afrique (Idriss Diabaté, 2004)
Bayèrèma’shi est la traduction en Bambara du sigle OGM* qui tente comme ailleurs de s’imposer sur le sol africain. Enjeux, témoignages, et inquiétudes transparaissent lors des forums sur les OGM dans des pays confrontés à l’absence totale d’information sur le sujet…
Bénéfice humain (Anne Kunvari, 2002)
Une imprimerie contribue à la réinsertion de personnes en difficulté tout en fonctionnant avec les même contraintes qu’une entreprise ordinaire.
Beyrouth, trois visages de la mémoire (François Caillat, 2001)
Avec Jade Tabet, architecte et urbaniste, François Caillat parcourt trois quartiers de Beyrouth, proches par la distance mais d’apparence radicalement différente. Au-delà des contrastes visuels et à travers différents témoignages se dégage une réflexion sur la mémoire de la guerre au Liban.
Bidonville des nuages (Le) (Nils Tavernier, 2002)
Au centre de Phom-Penh : le Bidonville des nuages, 240 petites cabanes en bois construites sur 4 000 m2 surplombant la ville, au sommet d’un vieil immeuble des années 60. Tous ont trouvé refuge dans ce Bidonville des nuages, là où personne ne voulait vivre.
Bien commun, l’assaut final (L’) (Carole Poliquin, 2002)
L’eau, la santé, les gènes humains et végétaux, les connaissances anciennes et nouvelles, plus rien aujourd’hui ne semble pouvoir échapper au destin de marchandise. Face à la voracité des marchand, qu’adviendra-t-il de la notion de bien commun qui est à la base de toute vie en société ?
Blés d’or (Les) (Honorine Périno, 2005)
Un groupe de paysans, de boulangers, de chercheurs se retrouvent, ils nous donnent en spectacle l’art de faire du pain, et expérimentent des variétés de blés quasiment disparues.
Bowling for Columbine (Michaël Moore, 2002)
Michael Moore enquête sur la violence provoquée par les armes à feu aux Etats-Unis. Son point de départ est la tragédie du lycée Columbine dans le Colorado en 1999. Des dizaines de lycéens avaient alors été assassinés par deux de leurs camarades.
Brigitte, ou le chien qui aboyait à ma place (Jean-François Raynaud, 2001)
Ce film témoigne de l’histoire exceptionnelle entre Brigitte et Bernard. Elle a trente-cinq ans, elle est peintre, elle est autiste. Il est son tuteur légal, et depuis 27 ans, s’occupe d’elle, avec autant d’amour et peut-être plus que ne l’aurait fait un père.
Brook par Brook (Simon Brook, 2001)
Brook par Brook, portrait intime est le portrait d’un père par son fils.
Bruit, l’odeur et quelques étoiles (Le) (Eric Pittard, 2002)
« Le bruit, l’odeur et quelques étoiles… » est un opéra chanté par Zebda, une histoire actuelle, une tragédie avec « la patate ». Un film de cinéma pour dire et chanter comment on peut être français, vigilants, différents et bien ensemble.
Bulle et l’architecte (La) (Julien Donada, 2003)
« La Bulle et l’Architecte » raconte l’histoire de Pascal Häusermann, un architecte qui bouleversa les conventions en réinventant une manière d’habiter et de construire.
Bulles (Pablo Zubizarreta, 2001)
A l’institut Gustave Roussy, les enfants cancéreux hospitalisés peuvent recevoir la visite de clowns qui parviennent à soulager, ne serait-ce qu’un moment, la détresse de ces jeunes malades.
Business des fleurs (Le) (Jean-Michel Rodrigo, 2003)
Une rose coupée dans les Andes arrive à Rungis avec juste quelques heures de retard sur ses consœurs françaises du Var. Avion contre camion, ce qui fait la différence, c’est la congélation. La course se poursuit sur des marchés qui fonctionnent désormais comme la Bourse. Une façon, haute en couleurs, d’illustrer la complexité des rapports économiques mondiaux actuels.
Calle 54 (Fernando Trueba, 2001)
Passionné par le jazz latino, le réalisateur Fernando Trueba s’est lancé sur les traces des maîtres encore vivants de ce genre : Gato Barbieri, Tito Puente, J. Gonzalez, Paquito de Riviera…
Candidats (Vassili Silovic, 2002)
Du « Bigdil » à « Loft Story » et « Koh-Lanta », la télévision d’aujourd’hui est devenue celle des anonymes, candidats ou témoins, qui viennent se montrer ou s’éclater à l’écran. Plusieurs candidats ou même les vainqueurs de certains jeux témoignent de leur vécu et portent un regard lucide sur leur expérience.
Caracoles, les nouveaux chemins de la résistance (2003) (Réalisation collective, 2003)
Depuis 1994, les peuples indiens zapatistes ont créé une trentaine de communes autonomes en rébellion qui couvrent plus de la moitié du territoire de l’État du Chiapas. Ces regroupements de communautés en résistance cherchent à résoudre les problèmes posés par leur volonté de s’autogouverner.
Caravane 55 (Valérie Mitteaux, Anna Pitoun, 2004)
Achères, Yvelines, France. Depuis deux ans, Sacuta Filan, jeune femme rom de Roumanie, vit avec ses deux enfants et trente autres familles sur une lande de terre en bordure de la ville.
Carlo Giuliani, ragazzo (Francesca Comencini, 2002)
Le film reconstitue la journée de la manifestation anti-mondialisation 20/07/01, à Gênes, au cours de laquelle l’étudiant Carlo Giuliani, 18 ans, fut tué à bout portant par la police italienne.
Casa-Marseille, Inch’Allah (Bruno Ulmer, 2002)
Chaque année, quelques centaines de clandestins débarquent dans le port de Marseille. Parmi eux, des enfants venus du Maroc cachés dans les cales des cargos. Bruno Ulmer écoute leurs récits d’exil, leur désir d’apprendre un métier. Mais le rêve est de courte durée : à 18 ans, c’est l’expulsion qui les attend.
Casa Milá (La) (Frédéric Compain, 2003)
Chef-d’œuvre de Gaudi, la Casa Milá connut pourtant une triste période où, d’abord boudée par ses commanditaires qui la trouvaient « horrible », elle ne suscita plus qu’indifférence, avant d’être réinvestie par Dali.
Cas d’école (Un) (Leonardo Di Costanzo, 2003)
Une école dans la banlieue de Naples. Ici, les élèves parlent napolitain… et les professeurs parlent italien. Mais la fracture n’est pas seulement une question de langue. Ici, l’absence de projet pédagogique contribue au refus de l’école par les enfants et leurs familles. Classe après classe, réunion après réunion, le film déroule une année scolaire dans ce collège qui, finalement, ressemble à tant d’autres.
Caserne de CRS à Vélizy (Une) (Thierry Imbert, 2000)
La visite guidée de cette caserne de cantonnement de CRS à Vélizy, au sud de Paris, nous est proposée par ses architectes, le Cubain Ricardo Porro et son associé, Renaud de la Noue.
Cauchemar bleu (Le) (Réalisation collective, 2007)
Suite à la répression particulièrement féroce de la manifestation populaire du 25 novembre, les forces fédérales ont emprisonné plus de 200 personnes. Ce film regroupe des témoignages de personnes détenues ce jour-là.
Cauchemar de Darwin (Le) (Hubert Sauter, 2004)
Les rives du plus grand lac tropical du monde, considéré comme le berceau de l’humanité, sont aujourd’hui le théâtre du pire cauchemar de la mondialisation.
Cave - 5 mai 2002 (La) (Pierre Demoy, Frédéric Harlez, 2003)
5 mai 2002, jour du 2ème tour de l’élection présidentielle. Face à face, Jean-Marie Le Pen et Jacques Chirac. Dans la cave d’un immeuble parisien.
Ca veut dire que l’on ne passera pas ? (Réalisation collective, 2006)
Alors que la répression multiplie morts et prisonniers à Atenco et Oaxaca, une vision des barrages routiers menés en solidarité par les zapatistes de la zone Nord du Chiapas.
Centre municipal de Säynätsalo (Le) (Stan Neumann, Richard Copans, 2003)
Au cœur de la Finlande, s’était installée une communauté qui, depuis plus d’un siècle, vivait autour de son usine à bois… L’architecte Alvar Aalto construisit, entre 1949 et 1952, un nouvel hôtel de ville. Richard Copans analyse ici les choix esthétiques et politiques de l’architecte.
Cette France qui file à l’anglaise (Xavier Gasselin, 2005)
Les Anglais se plaisent à investir dans les vieilles pierres françaises, au point que certains villages ne sont aujourd’hui plus peuplés que de Britanniques.
Ce vieux rêve qui bouge (Alain Guiraudie, 2000)
Un jeune technicien débarque dans une usine pour démonter une machine. L’établissement est sur le point de fermer, définitivement. Reste une poignée d’ouvriers qui errent dans l’usine, boivent l’apéro et font la sieste, à l’ombre de parasols multicolores. Peu à peu, autour du « nouveau », commence un ballet amoureux qui entraîne plusieurs des protagonistes…
Chers camarades (Gérard Vidal, 2004)
Une histoire vibrante des luttes et des révoltes des salariés de l’usine Chausson de Gennevilliers. Le réalisateur a vécu cette magnifique aventure humaine comme militant pendant une quinzaine d’années puis derrière une caméra.
Christian Boltanski (Alain Fleischer, 2002)
Depuis bientôt trente ans, Christian Boltanski (né en 1944, à Paris) propose des installations d’images, de documents et d’objets centrés sur le temps, questionnant le regard, la mémoire, la vie ordinaire et son mode d’emploi.
Ch’Toyota (Frédéric Tonolli, Éric Pierrot, 2001)
Janvier 2001 : Toyota inaugure une nouvelle usine à Valenciennes. Qui sont les cadres et les ouvriers embauchés ? Quels sont les critères retenus par Toyota lors des recrutements ? Une enquête à l’intérieur de la culture d’entreprise made in Japan.
Cinéma Dali (Xavi Figueras, 2003)
Pour décrire les rapports tumultueux que Dali a entretenu avec le cinéma et l’image en général, Xavi Figueras présente un film de montage d’archives au rythme soutenu et à la structure ludique.
Citizen Bishara, un député arabe en Israël (Simone Bitton, 2001)
Portrait de l’emblématique député Azmi Bishara, arabe et citoyen israélien, docteur en philosophie, personnage brillant et provocateur, qui se bat pour l’égalité des citoyens arabes et pour leur reconnaissance en tant que minorité nationale au sein de l’État d’Israël.
Contre la montre… Jerzy Skolimowski, peintre, poète, cinéaste (Damien Bertrand, 2003)
En exergue, une déclaration de Jerzy Skolimowski, dans laquelle il exprime la douleur de l’exil. L’interdiction de « Haut les mains ! » l’obligea, en effet, à quitter définitivement la Pologne en 1967 et à vivre « en gitan ».
Coupure (La) (Nathalie Loubeyre, 2003)
Sonia, caissière dans une grande surface, erre dans une zone commerciale pendant ses deux heures de coupure. De supermarchés en cafétéria, de parkings en voies ferrées, de bretelles d’autoroute en hôtels d’affaire, elle maintient le lien, par téléphone, avec son fils, rentré du collège.
Couvent de la Tourette (Le) (Stan Neumann, Richard Copans, 2002)
La dernière grande œuvre de Le Corbusier en France, le couvent de la Tourette, construit entre 1953 et 1960, répondait à un regain de vocations religieuses. Mais, avec Vatican II et mai 68, il traverse une crise majeure et dès 1970, n’accueille plus aucun étudiant. Richard Copans montre que ce lieu, devenu centre de colloques, est celui d’une quête spirituelle.
Cucapas et kiliwas, 9000 ans après (Réalisation collective, 2006)
Si les mots ont encore un sens, il s’agit bien ici d’ethnocide. Cucapas et Kiliwas sont deux petits peuples qui doivent affronter l’interdiction d’exercer leur moyen d’existence et de survie (en l’occurrence, la pêche), l’occupation militaire, l’invasion touristique et l’acculturation de la part de missionnaires évangélistes. Une lutte pour ne pas mourir.
Danièle Huillet, Jean-Marie Straub, cinéastes (Pedro Costa, 2001)
C’est au Fresnoy que Pedro Costa a filmé Jean-Marie Straub et Danièle Huillet, durant le montage de la troisième version de « Sicilia ».
Danse, Grozny danse (Jos De Putter, 2002)
Âgés de six à seize ans, les membres d’une troupe de danseurs tchétchènes, originaires de Grozny, entament une tournée dans les capitales européennes. Répétée d’abord au milieu des ruines d’un pays dévasté, leur danse traditionnelle est davantage qu’un spectacle pittoresque, c’est l’usage d’un art comme affirmation d’existence.
Danse du scalp : pour ou contre le PVC ? (La) (Ariel Camacho, 2002)
Le PVC, produit omniprésent autour de nous engendre des problèmes pour l’environnement et la santé que la Commission Européenne doit réguler.
Davos, Porto Alegre et autres batailles (Vincent Glenn, 2002)
Réflexions croisées sur l’information, le capitalisme et les mouvements sociaux. Le forum économique mondial de Davos (Suisse) existe depuis 1971. Le temps d’un film, nous avons relié un certain nombre de situations en cherchant à deviner quelques-unes des causes d’un tel face à face.
Dean Tavoularis, le magicien d’Hollywood (Clara Kuperberg, Robert Kuperberg, 2003)
Dean Tavoularis est l’un des « production designers » les plus courus d’Hollywood. À partir de sa carrière, Clara et Robert Kuperberg s’emploient à définir ce qu’englobe aujourd’hui cette profession. Extraits de films et témoignages de collaborateurs complètent ce portrait.
De battre, mon coeur s’est arrêté (Jacques Audiard, 2005)
A 28 ans, Tom semble marcher sur les traces de son père dans l’immobilier véreux. Mais une rencontre fortuite le pousse à croire qu’il pourrait être le pianiste concertiste de talent qu’il rêvait de devenir, à l’image de sa mère.
Décharge de déchets toxiques en territoire Papago (Réalisation collective, 2006)
Les Papagos sont un peuple apparenté aux Navajos. Comme leurs cousins du nord, leur terre doit être transformée en décharge.
Défendre les forêts, la lutte des paysans écologiques du guerrero (Réalisation collective, 2000)
Ce film raconte les luttes depuis 1998 pour stopper l’exploitation forestière.
Défense de dérailler (Michel Le Thomas, 2001)
Pendant plus de dix ans, une partie de la population s’est mobilisée pour la défense de la desserte ferroviaire de la ligne Plouaret/Lannion. Michel Le Thomas a suivi l’histoire de cette lutte citoyenne.
De François à François (Sylvie Dreyfus, 2001)
A travers une lettre de François Mitterrand à François 1er, ce court document fait défiler les métiers, les missions de la BnF , au fil du temps et de l’eau…
Dehors : les chemins de la réinsertion (Mathilde Mignon, 2005)
Mickaël, Simao et Mehdi 17 ans, sortent de prison sous contrôle judiciaire. Ils attendent d’être jugés par la cour d’assises des mineurs. Aujourd’hui, ils sont dehors, mais leur avenir est suspendu à un procès toujours repoussé.
Delphine Seyrig, portrait d’une comète (Jacqueline Veuve, 2000)
À travers ce portrait, Jacqueline Veuve a voulu rendre hommage à Delphine Seyrig, évoquant non seulement la comédienne mythique mais aussi la féministe acharnée et finalement l’amie.
Déluge au pays du Baas (Omar Amiralay, 2003)
Trente-trois ans après son premier court métrage, le cinéaste avoue regretter son « erreur de jeunesse », son ode au barrage de l’Euphrate, fierté du parti Baas au pouvoir.
De l’autre côté (Chantal Akerman, 2002)
Dans ce film, l’ailleurs, c’est l’Amérique du Nord, et les pauvres sont pour la plupart des Mexicains. Ils sont passés pendant des années par San Diego mais le service d’immigration américain a réussi à arrêter le flux des illégaux et à le déporter dans l’Arizona.
De l’autre côté du racisme (Pascal Kané, 1991)
Les approches spécifiques du biologiste André Laganey, du journaliste Serge Daney, de l’historien Emile Témime et du psychanaliste Daniel Sibony tentent d’éclairer la notion de racisme à travers les questions d’identité.
Depuis San José de la Zorra, nord-ouest du mexique (Réalisation collective, 2006)
Les Kumiais sont cernés par des gros propriétaires qui grignotent peu à peu leur territoire.
Dernier tango à Buenos Aires (Angus McQueen, 2003)
Dernier tango à Buenos Aires raconte ce qui arrive aux gens ordinaires quand le capitalisme s’écroule. Loin du cours magistral d’économie, le documentaire explore les conséquences aussi bien matérielles que morales d’une crise vécue au jour le jour.
Désentubages cathodiques (Olivier Azam, Alain-Gilles Bastide, Pascal Boucher, Christophe Del Debbio, Michel Fiszbin, Pierre Merejkowsky, 2005)
Désentubages cathodiques présente une sélection de décryptages en images des arnaques en tous genres du petit écran. Du mensonge à la mystification en passant par la manipulation et la fausse impartialité, c’est toute la logique de la désinformation et de l’abrutissement qui est mise à jour.
Des gens comme nous (Françoise Davisse, 2004)
Comment imaginer que des a priori ont le pouvoir de bouleverser nos vies ? C’est ce qui nous est arrivé, à mes voisins et moi, le 17 octobre 2001. Nous habitons le centre ville de Saint-Denis (93). Nous nous sommes promis d’intervenir ensemble lorsque quelque chose se passe dans notre cité.
De Spider-man à Superman : L’Aventure des supers-héros (Michel Viotte, 2001)
Un voyage dans les bandes dessinées des années 50-70 dont les héros ont accompagné l’adolescence et nourri les rêves de beaucoup d’entre nous. Un documentaire aussi plaisant qu’instructif.
Deux histoires de prison (Ginette Lavigne, 2004)
Au Portugal le jour même du renversement du régime fasciste par les militaires, la population s’est rassemblée devant les prisons et a exigé et obtenu la libération de tous les prisonniers politiques. Cette victoire populaire a marqué réellement la fin du fascisme et le début d’une nouvelle ère. Diana Andringa et Maria Jose Campos racontent les mois qu’elles ont passé comme prisonnières politiques à la prison de Caxias.
Dissimulateurs (Les) (Denis Robert, Pascal Lorent, 2001)
« Les Dissimulateurs » constitue un document unique pour la compréhension de la fraude financière planétaire. Pour avoir dénoncé l’affaire Clearstream, Denis Robert n’a cessé d’être harcelé par la justice.
Dix-sept ans (Didier Nion, 2003)
Jean-Benoît a dix-sept ans. Tourné pendant trois ans, le film fait partie de son parcours, pour restituer la difficulté, la délicatesse, d’un passage vers l’âge adulte.
Dominium Mundi, l’empire du management (Gérald Caillat, 2007)
L’Empire du Management est un essai documentaire sur la mondialisation, vue comme une tentative réitérée d’occidentalisation du monde.
Double face de la monnaie (La) (Jerome Polidor, Vincent Gaillard, 2006)
Sur un ton ludique et pédagogique, La double face de la monnaie nous propose de démystifier l’argent et de reconsidérer notre perception de la richesse.
Dr Nagesh (Vincent Detours, Dominique Henry, 2004)
Le Dr Nagesh assure quotidiennement une consultation gratuite à Mumbai (Bombay). Il y reçoit des séropositifs qui ne peuvent pas payer les traitements contre le VIH. Ces hommes, femmes et enfants affrontent la maladie et le rejet des autres.
Du vent dans le voile (Inès Compan, 2002)
De Sanaa à Aden, ce film croise les combats de jeunes citadines Yéménites rebelles, fers de lance de l’évolution du statut de la femme dans une société encore très traditionnelle où se télescopent coutumes, islam et modernité. Elles prennent position sur la question du voile et témoignent plus largement de leur combat quotidien pour accéder à leur liberté.
Eau, service public à vendre (Leslie Franke, Hermann Lorenz, 2005)
En France, les cinq prochaines années seront des années cruciales pour le service public de distribution de l’eau. Et chez nos voisin que se passe-t-il ? Ce film vient nous rappeler les grands enjeux de la gestion de l’eau.
Ecole en campagne (L’) (Christian Tran, 2003)
Face à la fermeture annoncée, à Sainte-Eulalie, de la dernière école publique du haut plateau ardéchois, des parents se mobilisent pour conserver la liberté du choix de scolarisation de leurs enfants.
Education en résistance (Réalisation collective, 2000)
Dans leurs efforts pour résister et organiser l’autonomie de leurs communautés, les zapatistes mettront en place une éducation où se pratiquent les langues indiennes, où l’on cherche à respecter l’individu tout en lui expliquant son lien avec la communauté et ses traditions.
El Batalett – Femmes de la médina (Dalila Ennadre, 2000)
Au coeur de l’ancienne médina de Casablanca, quartier historique et populaire de la cité marocaine, portrait d’un groupe de femmes énergiques, véritables « héroïnes » (batalett) de la vie quotidienne.
Eldorado de plastique (L’) (Philippe Baqué, Arlette Girardot, 2001)
En Andalousie, dans la région d’Almeria, un ancien désert a été recouvert par l’une des plus importantes concentrations de cultures sous serres du monde. À travers le portrait de quatre habitants de cette mer de plastique, le film aborde le revers de ce miracle économique : l’exploitation à outrance d’une main d’œuvre immigrée sans droits et subissant un racisme latent.
Éléphant, la Fourmi et l’État (L’) (Jean-Michel Meurice, Christian Dauriac, 2004)
Depuis plus d’un siècle, Metaleurop, installé dans le Nord Pas de Calais, était le premier producteur de zinc et de plomb d’Europe. Au printemps 2003, le groupe suisse Glencore considère que l’usine n’est plus rentable et décide donc de fermer l’usine de Béthune. 840 employés sont licenciés sans indemnités ; le site, extrêmement pollué, est laissé à l’abandon. Ce désastre était-il évitable ? Qui doit payer, les dirigeants, les actionnaires ou l’État ?
Emploi du temps (L’) (Carole Poliquin, 2000)
Tourné en France, au Québec, aux États-Unis et au Danemark, l’Emploi du temps propose une réflexion stimulante sur le travail. Il illustre la nécessité de repenser le travail en tenant compte de la diversité des aspirations humaines. Il questionne au passage la société de consommation, le rôle des nouvelles technologies et la loi du profit maximal.
En construction (Jose Luis Guerin, 2001)
La construction, pas à pas, d’un immeuble dans un quartier populaire de Barcelone. Une plongée sensuelle et intimiste au coeur du “barrio chino” en pleine transformation architecturale et sociale.
Enfants ont des oreilles (Les) (Marc Pataut, 2004)
Une commande destinée à des familles concernées par le sida est à l’origine de ce film. En réponse à cette proposition, Marc Pataut décide de faire œuvre de monteur plutôt que de regardeur, et choisit de confier la caméra aux témoins.
En quête d’asile (Anne Georget, 2003)
A l’OFPRA, des fonctionnaires instruisent les demandes d’asile politique en France. Comment savoir si une demande est fondée au regard des critères de la Convention de Genève ? En scrutant le travail des fonctionnaires, leurs entretiens avec les demandeurs, leurs questions et leurs doutes, le film porte un regard indispensable sur la question des réfugiés.
Enracinés (Les) (Damien Fritsch, 2005)
Yvette, Arlette, Léon, Catherine et Jean ont entre 70 et 80 ans. Ils sont d’origine paysanne, ont connu une vie faite du dur labeur de la terre et de l’élevage.
Envoyés spécieux (Les habitants du quartier des Courtillières à Pantin, 2002)
Cette série de films courts est le fruit d’un travail mêlant professionnels, semi professionnels et amateurs, qui abordent avec humour et sans préjugés, différents problèmes négligés par les médias dominants.
Epreuve de la solidarité (L’) (Jean-Luc Cohen, 2001)
Pour ces ouvriers d’une entreprise de travaux publics de l’Aube, les 35h c’est surtout une carte de crédit accordée au patron. Quel bénéfice pour les ouvriers ?
Ergon (Joël Godfroid, 2003)
Une atmosphère oppressante, des machines gigantesques à la puissance démesurée. Dans un monde de surconsommation, les industries s’unissent ou meurent. La compétition devient déloyale et la mort inévitable. Vision plastique de la sidérurgie, aujourd’hui et demain.
Esquive (L’) (Abdellatif Kechiche, 2004)
Abdelkrim, alias Krimo, découvre au travers de la fougue de la blonde Lydia le théâtre classique (Marivaux) et surtout l’amour, le vrai, celui qui vous fait oublier le reste du monde, les copains, le père en prison et la cité…
Fahrenheit 9/11 (Michaël Moore, 2003)
Prenant pour point de départ l’élection controversée de 2000, le réalisateur retrace l’improbable ascension d’un médiocre pétrolier texan devenu maître du monde libre.
Faute à Voltaire (La) (Abdellatif Kechiche, 2001)
Tel un Candide rêvant de l’Eldorado, Jallel s’embarque clandestinement pour la France dans l’espoir de tenter sa chance. Là, commence le film…et la lente désillusion de Jallel…
Federico Fellini : je suis un grand menteur (Damian Pettigrew, 2002)
Une mise en image fluide et élégante pour ce documentaire qui recueille les dernières interviews données par Fellini.
Femmes précaires (Marcel Trillat, 2005)
En travaillant, aujourd’hui en France, les femmes sont paradoxalement héritières des conquêtes d’un siècle de luttes féministes et victimes de la persistance de discriminations, parfois de leur aggravation, dans un contexte de montée du chômage et de la précarité, de dérèglementation généralisée, de flexibilité, de travail à temps partiel imposé.
Femme taxi à Sidi Bel-Abbès (Une) (Belkacem Hadjadj, 2000)
À la mort de son mari, Choumicha reste seule avec ses trois enfants. Pour faire front, elle devient femme-taxi à Sidi Bel Abbès. Au gré de ses périples urbains, Choumicha nous fait découvrir la ville, ses dangers, d’autres femmes…
Fespakistes (Les) (Eric Münch, François Kotlarski, 2001)
Des personnalités témoignent à l’occasion des éditions 1999 et 2001 du Fespaco, le Festival panafricain de cinéma et de télévision à Ouagadougou au Burkina Faso. Tous livrent leur vision de ce cinéma du continent noir, de ses enjeux humains et politiques, de ses difficultés et de sa soif de liberté.
Filles d’Iran, un chemin secret dans la montagne (Hormuz Kéy, 2001)
Malgré le poids de l’islamisme officiel, les filles accèdent en grand nombre à l’instruction, poussées par leurs familles, et ambitionnent de prendre un jour des responsabilités pour mener le pays vers la mixité et la liberté.
Friche (La) (Laurent Wittmer, 2002)
Le miracle de la nature au milieu d’un monde de béton et de pollution…
Futur de l’imparfait (Le) (Sylvie Ditmann, 2002)
Au collège Jean-Baptiste Clément, dans le 20ème arrondissement, Zowie tente de réveiller la confiance en soi, la curiosité, et le désir d’apprendre chez ses élèves de cinquième SEGPA. Mais pour la plupart les difficultés ne sont pas seulement scolaires…
Gaza, l’enfermement (Ram Loevy, 2002)
Gaza est une zone de 288 kilomètres carrés entourée d’une clôture électronique. Une prison d’un million de détenus. C’est ainsi que les habitants de Gaza voient leur territoire. D’autant que depuis 1991, quitter Gaza est en principe interdit…
Gens de Yanoun (Catherine Shammas, Jean-Claude Perron, 2003)
Depuis 1997, les colons d’Itamar multiplient les agressions violentes contre les habitants de Yanoun, village palestinien de 150 habitants. Le film, tourné à Yanoun en 2003, donne la parole aux femmes et aux hommes qui vivent dans ce village. Il dévoile une réalité quotidienne ravagée pas la férocité rampante de la progression coloniale.
Gérard Philipe, un homme, pas un ange (Michel Viotte, 2003)
« Acteur engagé dans sa vie comme dans son art », Gérard Philipe meurt le 25 novembre 1959, à 37 ans. La France entière est en deuil. Cet éternel jeune premier à la beauté insolente vécut avec une rigueur et une exigence professionnelles et politiques qui forcent le respect. Extraits de fictions, images d’actualités et films de famille recomposent la biographie de celui qui, à la fois ombre et soleil, reste néanmoins une énigme.
Grèves à la chaîne (Thierry Nouel, 2006)
Deux grèves dures à la télévision, filmées de l’intérieur, mais sous le regard du temps : en 1997, à France 3, grève générale où se posent encore les questions de représentation syndicale, de négociation, mais aussi de trahison et d’utopie révolutionnaire.
Gymnase (Le) (Jean-Marc La Rocca, 2001)
Véronique dirige une salle de sport parisienne. Entre ses professeurs qui se prennent pour les stars et ses client(e)s qui poussent parfois l’entraînement un peu trop loin, elle est fort occupée. Le gymnase n’est pas le royaume de la parole, mais le corps a son language et ses maux sont lourds de sens…
Head on (Fatih Akin, 2004)
Cahit sait ce que signifie « commencer une nouvelle vie ». Drogue et alcool endorment son mal de vivre. La jeune et jolie Sibel est, comme Cahit, turco-allemande et aime trop la vie pour une musulmane convenable.
Henri Cartier-Bresson, l’amour tout court (Jean-Pierre Krief, 2001)
Une fois n’est pas coutume, ce photographe secret s’est fait tirer le portrait !
Histoire d’un secret (Mariana Otero, 2003)
Après 25 ans de silence, le père de la réalisatrice Mariana Otéro lui révéla, à elle et à sa soeur, les véritables circonstances du décès de leur mère, artiste-peintre.
Histoires de vies brisées : les double-peine de Lyon (Bertrand Tavernier, 2001)
Bertrand Tavernier et son fils Nils découvrent la réalité de la détresse vécue par un groupe de « double-peine » en grève de la faim. Une œuvre militante, d’une force incroyable et dont l’objectif est de donner le « temps » aux différents témoins de se faire entendre, de se taire, d’interpeler, de se dévoiler.
Hollywood sur Nil (Saïda Boukhemal, 2003)
Passant par Le Caire, Alger, Marseille et Paris, Saïda Boukhemal recueille le témoignage des protagonistes du cinéma égyptiens des années 50.
Jours précaires (Cyril Mennegun, 2004)
Un film qui montre le quotidien des « travailleurs pauvres », dans une ville de Belfort plus que morose. A travers le portrait de Corinne et de Patrick, Cyril Mennegun fait partager au téléspectateur le quotidien des « travailleurs pauvres », dans une ville de Belfort plus que morose.
Jovanny et les saumons (Patrice Spadoni, Thibault Dufour, Farid Zeroulou, 2006)
Jovanny est un jeune précaire. Venu de province, il habite une petite chambre dans un Foyer de Jeunes Travailleurs à Belleville. Portrait d’un jeune révolté d’aujourd’hui, hors norme, dissertant sur la société et l’ennui…
Joyeuse PAC (Nick Fraser, Ben Lewis, 2002)
En 2002, la Commission européenne a mis en route une réforme de la PAC. Nick Fraser et Ben Lewis suivent les efforts entrepris pour réformer cette titanesque machine à subventions.
Jusqu’au bout (Maurice Failevic, 2004)
Cette fiction s’inspire très librement du conflit des Cellatex survenu en juillet 2000. Les 153 salariés se barricadent aussitôt dans l’usine qu’ils menacent de faire sauter.
Leila attacks (Chris Marker, 2006)
Ou le jeu du chat et de la souris…
Léon Fleisher : Les Leçons d’un maître (Mark Kidel, 2001)
Pianiste américain de renommée internationale, Léon Fleisher dut arrêter de jouer dans les années 70 à cause d’une maladie qui paralysa ses doigts. Il revient sur ses souvenirs et sur sa conception de la musique
Lettre à ma mère (Joële Van Effenterre, 2001)
Dans ce film, la réalisatrice revient sur ses relations familiales, et en particulier sur ses relations avec sa mère. Il s’agit d’un film essentiel, au plein sens du terme, car cette démarche cinématographique réconcilie la réalisatrice avec les siens et avec elle même.
Leyla Zana, l’espoir d’un peuple (Günes Kudret, 2002)
Ce documentaire raconte l’histoire de Leyla Zana et des trois autres députés d’origine kurde, emprisonnés depuis plus de 8 ans en Turquie parce qu’ils demandent la reconnaissance des droits culturels des kurdes dans ce pays.
Liebe Arbeit (Vanessa Lenzi, 2005)
Des femmes sur leur lieu de travail racontent les circonstances qui les ont amené à faire leur métier. Liebe arbeit (« Cher travail ») est un film très personnel qui pose la triple question de la contrainte, de la précarité et de la liberté de choisir son métier.
LIP, l’imagination au pouvoir (Les) (Christian Rouaud, 2007)
« On fabrique, on vend, on se paie », tel était le slogan des LIP, les ouvriers qui avaient récupéré en 1973 la gestion de leur usine horlogère qui avait déposé le bilan . Une épopée ouvrière qui a marqué la France et le mouvement autogestionnaire.
Lobbying : au-delà de l’enveloppe (Myriam Tonelotto, 2003)
Corruption, malversations, pots-de-vin : depuis quelques années « les affaires » semblent se multiplier. Entre témoignages informés et séquences d’animation ciselées ce film montre que si la corruption pénalise le contribuable, le lobbying, lui, enterre le citoyen.
Long train qui s’appelle l’autre campagne (Un) (Réalisation collective, 2002)
« Écouter la parole » est la volonté première de cette caravane qui traverse les États du Mexique. « Prêté » par les zapatistes, le sous-délégué Zéro va parcourir le Mexique à la rencontre de ceux qui luttent « en bas à gauche ».
Lord of war (Andrew Niccol, 2005)
Né en Ukraine avant l’effondrement du bloc soviétique, Yuri arrive aux Etats-Unis avec ses parents. Il se fait passer pour un émigrant juif…
Lors du bicentenaire de Juarez, cela se passe à Oaxaca (Réalisation collective, 2006)
Dès le mois d’octobre 2006, les forces de la Police fédérale préventive entrent dans la ville de Oaxaca pour mettre fin à l’expérience d’autogestion populaire. Ce film témoigne de la brutalité avec laquelle les manifestations contre cette invasion furent réprimées.
Louise, son père, ses mères, son frère et ses sœurs (Stéphane Mercurio, Catherine Sinet, 2004)
Un dîner, bruyant, drôle. Autour de la table, une bien curieuse famille, celle de Louise : son père, ses mères, la femme de son père, ses frères et sœurs. Françoise et Gérard s’aiment depuis 44 ans. Ils ont trois enfants. Sybille et Sylviane s’aiment depuis 23 ans. Elles voulaient un enfant. Elles ont demandé à leur amie Françoise de leur prêter Gérard, son mari. Celle-ci a accepté.
Louvre invisible (Le) (Stéphane Krausz, 2005)
Flânerie des réserves aux combles, en passant par Denon, Sully et la Grande Galerie, à la rencontre de tous les corps de métier qui concourent à la vie du Louvre.
Luc moullet, la ruée vers l’art (Annie Vacelet, 2005)
Assez tard dans ma vie, j’ai repris des études de cinéma. Un jour, je vois les films de fiction de Luc Moullet. Et je m’y reconnais, moi, et ma génération ! Était-ce pure illusion ? Le mieux fût d’aller le demander directement à Luc Moullet.
Lundis au soleil (Les) (Fernando León Aranoa (de), 2002)
Un petit groupe de chômeurs navigue entre recherche d’emploi, petits boulots, verres de bière au bar du coin, aspirations, ambitions, déceptions…
Lutte pour l’eau (La) (Réalisation collective, 2000)
Un grand nombre de communautés indiennes du Chiapas n’ont pas accès à l’eau potable. C’est le très sérieux sujet du film La Lutte pour l’eau qui nous montre les solutions communautaires mises en place par les zapatistes dans ce domaine.
Mar adentro (Alejandro Amenabar, 2005)
Mar adentro est tiré d’une histoire vraie. Celle de Ramon Sampedro, devenu tétraplégique à la suite d’un accident, et qui s’est battu durant vingt-neuf ans pour le droit à l’euthanasie.
Martha Argerich, conversation nocturne (Georges Gachot, 2002)
Alternant prises de vue en direct (séances de répétitions au théâtre où chez elle), images d’archives et « causeries nocturnes », l’auteur parvient à nous faire entrer dans le monde de la grande pianiste argentine. Un film rare.
Martin Parr (Jean-Pierre Krief, Marie Françoise, 2002)
Passionné par la photographie depuis l’âge de quatorze ans, Martin Parr a fait ses débuts en noir et blanc. Attiré par les églises anglaises non conformistes qui disparaissaient, il en fit un de ses premiers sujets, ce qui était aussi une façon d’observer certaines traditions.
Mémoire d’un saccage - Argentine, le hold-up du siècle (Fernando Solanas, 2003)
Durant ces 25 dernières années, de la dictature militaire à aujourd’hui, l’Argentine a subi l’un des effondrements économique et social les plus brutaux qu’un pays ait pu connaître en temps de paix. Tout cela avec l’aide et la connivence de multinationales occidentales et sous le regard complice des institutions internationales.
MetalEurop Germinal 2003 (Jean-Michel Vennemani, 2003)
Après la fermeture sauvage de l’usine Metaleurop, ce documentaire est un des plus beaux témoignages sur les souffrances des ex salariés et de leurs proches. C’est aussi le portrait d’un homme, exsalarié, militant syndicaliste et politique qui refuse d’abdiquer et se reconstruit en créant avec quelques ex salariés une coopérative ouvrière.
Météor, ligne 14 (Thierry Imbert, 2000)
La ligne 14, dernière née du métro parisien avec ses rames automatisées et aérodynamiques, traverse la capitale en diagonale, reliant, à son ouverture en 1998, l’église de la Madeleine à la bibliothèque François-Mitterrand.
Métropolis (Fritz Lang, 1927)
Des ouvriers travaillent dans les souterrains d’une fabuleuse métropole de l’an 2026. Ils assurent le bonheur des nantis qui vivent dans les jardins suspendus de la ville. Un androïde mène les ouvriers vers la révolte.
Midi-Pyrénées TER d’avenir (Alain Hoger)
Depuis 2002, la SNCF signe avec chaque région une convention définissant l’organisation et la gestion des services ferroviaires régionaux de voyageurs. Ce film, diffusé en première partie des divers colloques tenus dans toute la région Midi-Pyrénées, avait pour objectif de lancer le débat auprès des politiques, cheminots et usagers : Quels TER pour Midi-Pyrénées ?
Miquel Barcelo, des trous et des bosses (Jean-Michel Mariou, 2002)
Nul critique d’art ou directeur de musée dans ce film, mais des invités par « analogie » : Ferran Adira, le grand chef du restaurant El Bulli, puisque Barcelo évoque volontiers Manet, Chardin ou Renoir et l’aspect culinaire de la peinture ; Martin Suter, auteur du roman « Small World » dont le héros perd la mémoire, puisque l’artiste aime jouer avec la sienne en peignant sans modèle ; et Tarkovski, avec des extraits de films, par goût et affinité.
Monde moderne (Un) (Sabrina Malek, Arnaud Soulier, 2005)
Saint-Nazaire, 2003, les Chantiers de l’Atlantique. Recours massif à la sous-traitance, fragmentation des équipes de travail, afflux de travailleurs de multiples nationalités… Un film remarquable sur la réorganisation du travail dans nos sociétés contemporaines.
Mondovino (Jonathan Nossiter, 2004)
Armé de sa caméra numérique et d’une affabilité à toute épreuve, Jonathan Nossiter signe un documentaire édifiant sur le commerce du vin, à l’échelle de trois continents et sur fond de mondialisation.
Moolaadé (Ousmane Sembene, 2004)
Dans un village africain, il y a sept ans, une jeune mère a refusé que sa fille soit excisée, pratique qu’elle juge barbare. Aujourd’hui, quatre fillettes s’enfuient pour échapper à ce “ rite de purification ”, et demandent protection à cette femme. Deux valeurs s’affrontent alors : le respect du droit d’asile (le Moolaadé) et l’antique tradition de l’excision (la Salindé).
Morena (Réalisation collective, 2007)
Les médias furent au centre de la lutte pour le pouvoir lors du conflit dans l’État de Oaxaca. Ce film rend compte de l’expérience de télévision populaire qui a fait suite à la prise de possession des installation de Canal 9 par le comité des femmes.
Mort lente de l’amiante (La) (Sylvie Deleule, 2004)
Ce documentaire offre une bonne analyse d’ensemble de cet incroyable silence collectif, à partir de quatre pays emblématiques : le Canada, l’Allemagne, le Brésil. Et, bien entendu, la France, longtemps premier importateur d’amiante et chef de file européen des pro-amiante, qui a attendu 1997 pour l’interdire enfin !
Musafir (Cédric Dupire, Pierre-Yves Perez, 2004)
Musafir est un groupe de musique folklorique qui a la particularité unique de regrouper des musiciens de différentes castes et de différentes religions.
Musée Guggenheim de bilbao (Le) Architectures 4 (Julien Donada, 2004)
Julien Donada retrace l’histoire de la construction du musée Guggenheim de Bilbao, entre 1991 et 1997.
Musée juif de Berlin (Le) - Entre les lignes (Stan Neumann, Richard Copans, 2002)
En 1988, à Berlin, le Sénat décide de faire construire un musée juif pour succéder à celui fermé pendant la Seconde Guerre mondiale. Le bâtiment, achevé en 1998, ouvre au public et 350 000 personnes viennent voir des salles vides.
Mut vitz, l’effort indigène coopératif (Réalisation collective, 2000)
Ce film permet d’apprécier les premiers résultats de cette jeune et modeste coopérative qui a privilégié les valeurs du commerce équitable : cultiver le café suivant des méthodes écologiques et le récolter dans la dignité.
New York : 11 septembre (Jules & Gédéon Naudet, 2001)
Le matin du 11/09/01, à 8h30, Jules Naudet accompagne le capitaine Pfeifer et son équipe de pompiers à proximité du World Trade Center. Ça devait être un jour comme les autres. À 8h45 a lieu l’impact du premier avion avec la Tour 1. La caméra de Jules Naudet saisit, minute après minute, la catastrophe.
Paysage (Sergueï Loznitsa, 2003)
Un arrêt d’autobus dans un bourg de Russie. Les gens attendent le car. Des bribes de dialogues, des fragments de conversations laissent percevoir leur univers.
Plomb durci (Stefano Savona, 2009)
Réalisé par un réalisateur qui était dans la Bande de Gaza pendant les journées dramatiques de l’opération « Plomb durci », en Janvier 2009.
Saddam Hussein, histoire d’un procès annoncé (Jean-Pierre Krief, 2005)
Un documentaire-enquête tourné notamment en Irak, en Jordanie et aux USA, sur la genèse, les coulisses et les secrets de la mise en œuvre du procès de Saddam Hussein.
Sound system (Jérôme Duval, 2000)
Les teknivals et free parties sont des phénomènes underground de la musique techno. Aux travers de ces évènements, se crée de façon éphémère un mode de vie à part, en rupture avec un certain nombre de valeurs qu’impose la société actuelle
Tarnation (Jonathan Caouette, 2003)
Tarnation élabore une nouvelle écriture du documentaire. Ce long métrage est l’autoportrait de Jonathan Caouette, 31 ans, qui dès l’âge de 11 ans, décide de filmer la chronique chaotique de son enfance dans une famille texane.
Témoins pour la paix (Abraham Segal, 2003)
Répondant à l’appel de Goush Shalom - le Bloc de la Paix -, des Français juifs se sont rendus fin janvier 2003 en Israël et dans les territoires palestiniens. Ils ont constaté sur place les méfaits de l’occupation, des attentats et de l’apartheid.
Terre et cendres (Atiq Rahimi, 2005)
Rien ne bouge ou presque. Nous sommes en Afghanistan. Le vieil homme va annoncer à son fils qui travaille à la mine, le père du petit, qu’au village tous sont morts sous un bombardement.
The yes men (Chris Smith, Dan Ollman, Sarah Price, 2005)
Les « Yes Men », un petit groupe d’activistes, créent un faux site internet affilié à l’Organisation Mondiale du Commerce.
Tu seras communiste, mon fils ! (Jean-Christophe Victor, 2003)
Pourquoi, à ton avis, tu crois que je fais ce film papa ? « Oh, je pense que tu ne dois pas avoir que des raisons commerciales… Tu dois avoir aussi des raisons personnelles… » Le réalisateur revient vers sa famille, et plus précisément auprès de son père, militant communiste depuis 60 ans. Trois générations se télescopent pour parler de politique, d’engagement et peut-être d’amour…
Un jour en France (Charlie Rojo, Maud Martin, Mohamed Ouzine, Brice Kartmann, Simon Leclère, Vianney Lambert, Anne Moltrecht, Ludovic Vieuille, Cédric Michel, 2007)
Série de films courts portant, chacun à sa manière, un regard sur la France d’aujourd’hui