Autour du premier mai, la base Cinéma et Société 26 chemins d’accès pour retrouver les films par thème La forêt des amis, choix de films subjectifs et revendiqués L’arbre de l’histoire, les films classés par période historique La coopérative du cinéma, liens vers les lieux de consultation, les festivals, les sites Les sélections filmographiques

Rechercher dans la base

Tous les films - Tous les réalisateurs

Chemin d’accès : Habiter le monde, découvrir le monde et sa diversité culturelle

Escale de Guinée (L’)

Un film de Franssou Prenant

1987 • France • Documentaire • 57 mn • Couleur • Béta SP, Dvd • Mode de production : Auto-production

Scénario : Franssou Prenant

Image : Franssou Prenant

Son : Franssou Prenant

pour trouver ce film :

Producteur :

Franssou Prenant

franssouprenant@yahoo.fr

Distributeur :

Documentaire sur grand écran

52, avenue de Flandres
75019 Paris
téléphone : 01 40 38 04 00
fax : 01 40 38 04 75
mail : info@documentairesurgrandecran.fr

J’ai passé 6 mois en Guinée (Conakry), entre février et juillet 1986 ; j’y ai tourné, seule, en super 8, des éléments de la vie des gens et des fragments de la mienne, objet exilé dans une ville plutôt dure : c’était deux ans après la mort de Sékou Touré, et le pays, après deux décennies de fermeture à l’occident, était comme resté abandonné dans le temps.

Le film n’est pas un documentaire sur la Guinée, pas plus qu’un journal de bord, il est la conjugaison du voyage et de la mémoire, de la réflexion, du regard de l’exilé volontaire et de la vie qui mène son train.

Je ne me rappelle plus pourquoi j’ai voulu aller à Conakry et pourquoi je me suis tellement entêtée à aller là précisément.

J’espérais un mélange de Bamako et de Djibouti et c’est autre chose et ça rentre doucement dans ma tête et dans mon sang par voie de moustiques.

Je mange du riz et je me dis, si on était seulement ce qu’on mange, je serais déjà un autre.

Je me demande à quoi pensent les gens toute la journée. Je me demande si passant par Conakry en vacances j’aurais fui tout de suite ou si j’aurais aimé connaître et regretté de partir comme d’habitude quand on effleure une ville.

C’est bizarre, je suis sensible à de tous petits riens, une odeur et tout se détraque ; j’essaie de ne pas penser : pourquoi je suis là, qu’est ce que je fais là. (voix off)

Aidez-nous à améliorer le site en nous signalant vos corrections sur cette fiche film.

 
fiche-film.png
English presentation